La consommation alimentaire recule

La consommation alimentaire recule

Si l’on sen tient à la valeur la consommation a augmenté mais c’est uniquement sous l’effet des prix ; en volume il y a baisse de près de 1% et cela en dépit de la croissance démographique. Conclusion : une baisse de 1.3% en volume. «Les achats de produits de grande consommation sont restés tout juste stables l’an passé, constate Jacques Dupré, directeur Insight chez SymphonyIRI, qui analyse les sorties de caisses des grandes surfaces. Ce n’est pas si mal sachant que la consommation a été handicapée au premier semestre par l’inflation et que le pays est officiellement entré en crise.» Les dépenses reculent ainsi en volume de 0,8 %, mais progressent de 1,9 % en valeur dans les hypers, supermarchés et magasins hard discount. «Si on intègre le drive, en plein essor dans le pays, on arrive à une stabilité en volume et une augmentation de 2,5 % en valeur», précise Jacques Dupré. Reste que si l’on prend en compte la croissance démographique de l’Hexagone, les dépenses auraient dû augmenter d’au moins 0,5 %. «Par ménage, les Français ont donc moins consommé qu’en 2011», nuance le ­spécialiste. Il n’empêche, on est loin du passage à vide qui avait marqué la précédente crise de 2008. L’inflation élevée, conséquence de la flambée des cours des matières premières, avait fortement pénalisé les volumes d’achats (- 1,3 %). Les consommateurs s’étaient massivement reportés vers Lidl, Netto et autres enseignes de hard discount et vers les marques de distributeurs (MDD), qui stagnent depuis autour de 30 % de parts de marché. Ils avaient par ailleurs boudé les produits dits «plaisir» qui résistent à la crise cette année, à l’image de la confiserie (+ 1,3 %) ou des plats traiteur (+ 3 %).Le recours aux rabais illustre l’évolution des comportements. La part d’achats sous promotion est ainsi passée de 11,8 % à 12,3 % entre 2011 et 2012, faisant la part belle aux marques nationales. Les consommateurs n’hésitent plus à feuilleter les prospectus des enseignes à la recherche des bons plans avant même de se rendre en magasins. Ils privilégient les promotions à réduction immédiate aux remboursements différés des cartes de fidélité. Exit aussi les lots de douze pour le prix de dix. Ils rechignent à stocker ou à dépenser trop d’un coup. L’augmentation des prix au premier semestre (+ 3 %), conséquence des taxes alimentaires et de la pression sur les matières premières, avait suscité des craintes en début d’année. Le ralentissement de l’inflation au second semestre (+ 1 %) explique la résistance des volumes. Outre le retour à la normale sur le front des matières premières, il a été rendu possible par la guerre des prix que se sont livré les enseignes, notamment sur les produits vedettes des grandes marques. Au détriment des MDD, qui ont ainsi perdu en attractivité.

 

 

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