Les ventes PSA plombées par la fiscalité et ses choix

Les ventes PSA plombées par la fiscalité et ses choix

Les facteurs explicatifs de la baisse de Peugeot sont nombreux mais en premier vient la fiscalité qui pèse d’une par sur les coûts de construction d’autre part sur le pouvoir d’achat du consommateur ( qui choisit les modèles les moins chers). Peugeot est moins internationalisé que Renault (en production et en commercialisation) et demeure plus sensible à la conjoncture nationale et européenne. Une solution pour s’en sortir la délocalisation (production et commercialisation). Les ventes mondiales de PSA Peugeot Citroën se sont en effet effondrées en 2012 à moins de 3 millions de véhicules, plombées par la mauvaise santé des marchés européens et la suspension des activités du groupe en Iran, mais le numéro un automobile français espère un rebond cette année.  Les ventes globales de véhicules se sont effondrées l’an dernier de 16,5% par rapport à 2011, à 2,97 millions, selon des chiffres publiés mercredi.  Le numéro un français a pâti notamment de la crise des marchés français et d’Europe du Sud, où il est traditionnellement très présent.  Les immatriculations ont dégringolé dans l’Hexagone (-17,5% selon des données brutes publiées le 2 janvier) et encore plus en Espagne, en Italie et au Portugal. Résultat, les ventes du deuxième constructeur automobile européen ont chuté sur ce continent de 15%, à 1,76 million de véhicules.  Un autre facteur négatif à été la suspension en février des activités du groupe en Iran, où il exportait des voitures en kit. PSA, qui s’alliait alors à l’américain General Motors, l’explique par le « renforcement des sanctions internationales ». Du coup, les ventes d’éléments détachés ont été divisées par plus de trois et devraient être presque nulles en 2013.   »L’année 2013 s’annonce encore difficile en Europe », a averti le directeur général des marques de PSA, Frédéric Saint-Geours. Le groupe table sur un recul de 3 à 5% des marchés français et européen, mais prévoit -sans le chiffrer- un redressement de ses ventes globales cette année, hors éléments détachés.  En Europe, il vise une part de marché de 13%, contre 12,7% en 2012, grâce à de nouveaux lancements après la Peugeot 208.  La guerre des prix devrait continuer, selon le directeur des marques, avec « une offensive de Volkswagen », ce dont se défend ce dernier. « En tant que filiale d’un groupe allemand en France, on est très sensible aux bonnes relations franco-allemandes », a assuré mercredi le président de VW pour la France, Jacques Rivoal.  Le constructeur français poursuit ses projets avec General Motors. Pour autant, pas question de reprendre l’allemand Opel, filiale de son partenaire américain. « Le sujet n’est pas à l’ordre du jour », a insisté M. Saint-Geours devant la presse. Il a rappelé que les deux groupes avaient signé en décembre trois projets portant sur des plateformes et des véhicules communs.  En revanche, PSA et GM pourraient coopérer en Russie, a fait savoir un porte-parole. Pour l’instant, ils n’avaient cité que l’Europe et l’Amérique latine.  L’an dernier, PSA a connu quelques déboires en Amérique latine avec des retards dans l’extension de son usine brésilienne de Porto Real. Le marché brésilien a aussi été tiré par les ventes de petites voitures dites « B Popular », un segment où PSA est absent.  Le groupe a en revanche augmenté ses ventes en Russie et en Chine, deux pays où il possède des usines.  En Russie, ses ventes ont progressé de 7,4%, à 78.000 véhicules. En Chine, où il est présent via deux coentreprises, ses ventes ont grimpé plus vite que le marché (+9,2%, à 442.000 véhicules).  M. Saint-Geours a aussi repoussé l’idée d’une réduction de la part du groupe dans l’équipementier automobile Faurecia, évoquée par un analyste lundi.  Pour se redresser, PSA a lancé en juillet un vaste plan de restructuration en France, qui comprend la fermeture de son usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en région parisienne. Pour la CGT, le recul des ventes est surtout dû à la situation iranienne et, par conséquent, « il n’y a aucune justification que PSA maintienne son plan ».  Le groupe a aussi dû demander pour sa banque une garantie à l’Etat, qui vient d’être notifiée à Bruxelles. Pour autant, le gouvernement continue « à considérer que l’aide qui a été apportée par le gouvernement français n’est pas une aide d’Etat à proprement parler », selon sa porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem.  A la Bourse de Paris, le titre Peugeot a fini mercredi en hausse de 1,58%, à 6,31 euros, dans un marché en hausse de 0,31%.

 

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