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Pauvreté -RSA : seulement+ 8 euros pas mois ; en cause, l’assistanat aveugle

 

Faute de pouvoir trier dans les bénéficiaires, le gouvernement choisit d’accorder seulement 8 euros pas mois au RSA. Le gouvernement vient de dévoiler un ensemble de mesures destinées à lutter contre la pauvreté, à l’issue de la conférence organisée sur ce thème. Au sujet du revenu de solidarité active, le premier ministre a annoncé une revalorisation du RSA-socle qui a remplacé le RMI en 2009. Cette prestation destinée aux plus démunis qui date du gouvernement Rocard en 1988 va augmenter de 10% en 5 ans. L’objectif de cette augmentation est de permettre au RSA de représenter la moitié du smic: le salaire minimum s’élève aujourd’hui à un peu plus de 1100 euros contre 475 euros pour le RSA. En fait c’est la masse des bénéficiaires qui empêche de relever de manière significative les montant ; En  1990 pour le RMI (que le RSA a remplacé) le nombre de bénéficiaire était de 500 000 aujourd’hui il est de 2 millions. En cause,  évidemment la crise, le chômage en particulier mais aussi le désamour de certains vis-à-vis du travail. Il est plus facile en effet de s’en sortir financièrement avec 450 euros par mois) qu’en travaillant pour 1000 euros ou par exemple pour 750 euros ( moyenne nationale) pour les salariés qui exécutent des taches ménagères à domicile  Avec  les différentes aides et exemptions d’impôts, le RSA décourage le retour à l’emploi surtout chez certains jeunes. En fait, le nombre de bénéficiaires ne devrait pas dépasser 1 million mais on ne sait pas trier entre les véritables personnes dans le besoin et ceux qui profitent du système. Ajoutons que l’armée de travailleurs sociaux (surtout embauchés par les collectivités locales) ne facilite pas la clairvoyance en matière de solidarité ; nombre d’entre eux ne sont là que pour aider au déclenchement des aides surtout depuis la décentralisation du RSA. Les magistrats de la Cour des comptes ont d’ailleurs rendu un rapport qui épingle le manque d’efficacité de l’accompagnement au retour à l’emploi proposé aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) et du revenu minimum d’insertion (RMI).).  Les magistrats de la Cour des comptes estiment que «la décentralisation de la gestion du revenu minimum d’insertion et le passage au revenu de solidarité active n’ont pas permis de progrès majeur dans l’accompagnement vers l’emploi», alors que la finalité de ces dispositif est précisément la sortie de l’assistanat. La Cour note que, bien qu’obligatoire en théorie, la signature d’un contrat d’insertion avec les bénéficiaires des minima sociaux, garantissant leur bon suivi, n’est pas systématique. Les magistrats relèvent aussi que la qualité de l’accompagnement reste insuffisante, du fait notamment de la surcharge de travail pour les interlocuteurs mis à la disposition des allocataires. Pour améliorer le dispositif, la Cour des comptes souhaite que l’obligation de signature d’un contrat d’insertion entre le bénéficiaire et son référent soit enfin respectée. Dans ses préconisations, elle réclame aussi la création d’un véritable système d’évaluation efficace dans chaque département, basé sur des critères nationaux, et donc homogènes. «Vingt ans après la mise en oeuvre du RMI, il est toujours aussi difficile de porter un jugement sur l’échec ou la réussite des dispositifs d’insertion faute de disposer d’instruments de mesures adaptés», regrettent les magistrats.

 

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