Endettement : l’Espagne ne teindra pas ses promesses
Les finances locales et les coûts de la Sécurité sociale pourraient empêcher l’Espagne de ramener son déficit dans les limites négociées avec l’Union européenne. « Notre objectif est de faire bien les choses et nous verrons ce qui se passera à la fin de l’année », indique Rajoy. L’Espagne a bénéficié en juin d’une ligne de crédit de 100 milliards d’euros pour aider ses banques et aux autres acteurs du secteur financier. Ces derniers mois, les spéculations vont bon train sur un plan global d’aide financière à l’instar de la Grèce, du Portugal ou de l’Irlande. « Je comprends que lorsque nous parlons d’un sauvetage, nous faisons allusion à la possibilité que l’Espagne puisse demander à la Banque centrale européenne d’acheter des obligations sur le marché secondaire », souligne Mariano Rajoy. « Jusqu’à présent, je n’ai pas considéré que cela était nécessaire, mais si je pense à l’avenir que cela est dans notre intérêt, je n’aurai aucun doute à l’heure de me tourner vers la BCE », ajoute-t-il. Vendredi, le gouvernement a renoncé à une promesse de campagne en annonçant qu’il n’alignerait pas sur l’inflation la hausse des pensions de retraite en 2013. L’ajustement sera plutôt de l’ordre de 1 à 2% quand l’indice des prix à la consommation est en progression de 2,9% selon les statistiques de novembre. Cette décision, qui va toucher neuf millions de retraités, est « imposée par la réalité », justifie Rajoy. « Les retraites représentent 25% de la dépense publique et il est annoncé que le nombre de retraités sera bien plus élevé dans les prochaines années », poursuit-il.
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