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Archive mensuelle de novembre 2012

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Grèce : 50 milliards d’engagement pour la France

Grèce : 50 milliards d’engagement pour la France

Tout d’abord, en tant que prêteur direct à la Grèce à hauteur d’environ 12 milliards d’euros effectivement tirés depuis mai 2010, la France consent à réduire de 1% le taux d’intérêt sur ces prêts. Cette mesure concerne l’ensemble des États créanciers. Soit au total 120 millions d’euros, que Bercy pourra présenter comme un simple «manque à gagner», même si ces rentrées auxquelles on renonce avaient été prises en compte dans les recettes du projet de loi de finances 2013. La deuxième ligne d’impact sur le budget français est plus complexe et plus importante. Elle transitera par la BCE et la Banque de France. Son ordre de grandeur porte sur 500 millions d’euros annuellement. Le mécanisme est le suivant: la BCE et les banques centrales nationales (ses actionnaires) ont accepté d’abandonner les «gains» (sic) réalisés sur les titres de dettes grecques qu’elles détiennent. Leurs encours s’élèvent à 50 milliards d’euros. Autrement dit, les intérêts que la BCE touchait sur ces titres et dont le taux (à l’émission) peut être estimé à 4% ne seront pas perçus mais reversés sur un compte bloqué à Athènes. Au total, c’est à 2 milliards d’euros environ, et donc 500 millions pour la Banque de France et indirectement le Trésor français, son actionnaire unique, que nous renonçons. Précisons que ce chiffre de 500 millions correspond à la part française – soit le cinquième de toutes les opérations d’aide à la Grèce (ou plus exactement 20,3%, qui est le quota de la France au capital de la BCE et donc dans l’euro). Ces chiffrages, qui s’élèvent à un peu plus de 600 millions d’euros annuellement pour les finances publiques françaises, ne sont bien sûr que la partie émergée de l’iceberg. Autrement dit l’impact direct et immédiat dans les finances publiques des pays créanciers, car toute l’astuce de l’accord de l’Eurogroupe a consisté à différer les charges d’intérêt et les remboursements en capital vis-à-vis du Fonds européen de stabilité financière (FESF), lequel n’est à la vérité qu’un compte écran pour les États de l’Euroland qui ont donné leur garantie au FESF et qui sont les seuls responsables. «On a un résultat, on peut le présenter à notre Parlement pour une décision», a commenté avec soulagement Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand. Il s’apprête à fournir les chiffres dans les prochains jours au Bundestag, qui devra apporter son aval. Du côté français, Pierre Moscovici se félicite d’avoir «rendu de la visibilité à la zone euro et de l’espoir au peuple grec», ce qui n’est pas faux. Reste à expliquer ce nouveau «miracle grec», qui doit tout à la technique financière, ceci étant  engagements publics  de la France vis-à-vis d’Athènes s’élèvent à 50 milliards d’euros

Bâle III, on verra plus tard !

Bâle III, on verra plus tard !

Après les Etats-Unis, l’Europe repousse l’échéance. Le 1er janvier prochain, pourrait en effet être retardée d’environ six mois, voire davantage si diplomates et politiques ne parviennent pas à débloquer la situation. A première vue, un tel report serait une bonne nouvelle pour les banques, en particulier les plus petites d’entre elles, qui auraient ainsi une chance de s’adapter plus aisément à de nouvelles exigences complexes. Mais il aurait surtout pour effet d’ajouter à l’incertitude créée par la décision américaine de s’affranchir de l’échéance du 1er janvier, affaiblissant ainsi un processus censé éviter une nouvelle crise financière comparable à celle déclenchée en 2008 par la faillite de Lehman Brothers. « Quoi qu’il arrive, la nouvelle réglementation ne pourra pas être effective le 1er janvier », a dit un responsable européen. « Il serait plus réaliste de tabler sur le milieu de l’année. » Le secrétaire général du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire a insisté mardi sur la nécessité d’appliquer sans délai les nouvelles règles prudentielles, tout en reconnaissant que certains pays ne le feraient pas. « Un grand nombre de juridictions ont déjà tout mis en place et nous sommes prêts pour la date du 1er janvier 2013″, a dit Wayne Byres à Reuters lors d’un déplacement à Abou Dhabi. « Nous maintenons cette date et ceux qui ne seront pas prêts le 1er janvier pourront l’être plus tard », a-t-il ajouté.

Accélération du chômage en octobre, +500 000 attendus en 2013

Accélération du chômage en octobre, +500 000 attendus en 2013

Le chômage a connu une accélération en octobre ; sur la tendance de l’ ordre 500 000 chômeurs sont attendus en 2013 ; 18e mois de progression consécutive pour atteindre son plus haut niveau depuis 14 ans et demi. Les travailleurs les plus âgés ont été les plus touchés, les plus jeunes étant un peu plus épargnés que les autres. Les inscriptions pour licenciements économiques ont fortement progressé, tout comme celles pour fin de mission d’intérim. « Cette poursuite de la dégradation, continue depuis 18 mois et inscrite dans une tendance lourde depuis 2008, était prévisible. Elle risque de se poursuivre encore », écrit le ministère du Travail dans un communiqué. « Il faut du temps, dans le contexte que nous connaissons, pour freiner puis inverser cette trajectoire. » Le ministre du Travail, Michel Sapin, confirme dans ce communiqué l’objectif du gouvernement d’inverser la courbe du chômage d’ici fin 2013. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) a augmenté de 45.400 (+1,5%) en octobre en France métropolitaine, pour atteindre 3.103.300, son niveau le plus élevé depuis avril 1998. Sur un an, la progression en catégorie A est de 10,6%.En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 1,6%, soit 71.500 personnes de plus, pour atteindre 4.587.000 (+9,4% sur un an). Avec les départements d’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C est de 4.870.800.

Economie politique société: pages les plus regardées

 

 

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Copé le fossoyeur de l’UMP

Copé le fossoyeur de l’UMP

Copé s’est déclaré vainqueur, une victoire à la Pyrrhus qui va couter cher à l’UMP. Le feuilleton de l’UMP se poursuit. L’éclatement paraît difficilement évitable. Résultats: un camp Fillon  qui pourrait créer son parti, des militants qui vont partir vers le FN et ce qui reste, présidé par Copé ; Un vari massacre. Copé vainqueur et mais en réalité fossoyeur de l’UMP. Sarkozy peut peut-être encore intervenir mais il doit le faire vite. Sans surprise, la commission nationale des recours de l’UMP a entériné ce lundi la victoire de Jean-François Copé à la présidence du parti. Sans  La riposte n’a pas tardé. D’ores et déjà, les fillonistes avaient fait savoir qu’ils ne reconnaissaient pas la légitimité de la commission des recours puisque six de ses neuf membres avaient soutenu un candidat à la présidence de l’UMP (4 étaient pro-Copé et 2 étaient pro-Fillon). Mais, quelques minutes après le discours de Jean-François Copé, François Fillon a rendu public un communiqué. Il a dénoncé «un coup de force» de son adversaire et jugé «illégale» la décision de la commission de recours, «dont la composition n’offre aucune garantie d’impartialité». Jérôme Chartier, l’un de ses proches, a carrément affirmé que l’UMP de Jean-François Copé s’était «transformée en Fort Chabrol». La situation restait donc totalement bloquée ce lundi soir, au lendemain de l’échec de la médiation tentée par l’ancien Premier ministre, Alain Juppé, sous l’oeil bienveillant de Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l’État est rentré de Shanghaï dimanche soir. Tout le weekend, il s’était tenu informé des derniers rebondissements. Dès ce lundi matin, Alain Juppé en a d’ailleurs appelé à Nicolas Sarkozy. «C’est à lui de jouer. Il apparaît clairement qu’il est le seul aujourd’hui à avoir l’autorité suffisante pour proposer éventuellement une sortie que je n’aperçois pas pour ce qui me concerne», a déclaré le maire de Bordeaux sur RTL. Lundi midi, Nicolas Sarkozy a reçu à déjeuner François Fillon. Un rendez-vous d’un peu plus d’une heure, à l’issue duquel François Fillon a quitté le 77, rue Miromesnil, siège des bureaux de l’ancien président, sans faire aucune déclaration. Ce déjeuner avait été calé avant l’escalade de ces derniers jours entre copéistes et fillonistes. Des bribes de leur conversation ont cependant filtré dans la soirée de ce lundi. D’après l’AFP, Nicolas Sarkozy aurait expliqué à son ancien Premier ministre qu’il juge préférable de revoter tout en lui déconseillant de recourir à la justice. Jean-François Copé, qui a appelé à ne pas «instrumentaliser» Nicolas Sarkozy, a toutefois fait savoir qu’il l’avait eu longuement au téléphone lundi matin. Des proches de Nicolas Sarkozy ont déclaré que l’ancien président, qui a fait le choix de s’éloigner de la vie politique après sa défaite à la présidentielle, en mai, est «très soucieux de l’unité» de l’UMP. Il est «extrêmement préoccupé» par la situation et a «toujours été consulté par les uns et les autres, et encore plus aujourd’hui», a précisé un de ses amis.

 

Petroplus: le fonds libyen n’investira pas

Petroplus: le fonds libyen n’investira pas  

« La LIA (Libyan Investment Authority) a démenti les informations rapportées par certains médias et circulant sur internet au sujet de son intention d’acheter une ancienne raffinerie en France », a indiqué l’agence, citant le communiqué.   »Les informations rapportées à ce propos ne sont pas justes et les médias n’ont pas pris la peine de les vérifier », a affirmé ce fonds souverain.   »Nous n’avons même pas entamé l’étude de faisabilité et de l’opportunité d’investir dans la raffinerie », a indiqué la LIA, soulignant qu’elle « ne consentira des investissements que dans des projets rentables au service des intérêts de la Libye ».  Le communiqué de la LIA intervient après des critiques acerbes de la part de médias libyens et sur Facebook au sujet de l’intérêt porté par le fonds à une « raffinerie en faillite ».  L’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie a indiqué qu’elle n’était pas « surprise » par ce démenti. « Toutes les infos qui nous remontaient de Libye nous indiquaient que cela ne bougeait pas beaucoup là-bas », a précisé à l’AFP Yvon Scornet, son porte-parole.  Ce syndicaliste a appelé le gouvernement « à prendre ses responsabilités » et à s’engager avec les autres candidats comme il comptait le faire avec les Libyens, notamment avec « l’intervention du Fonds stratégique d’investissements (FSI) » de manière à trouver une solution « dès le début décembre ».  Le ministre français du Redressement productif Arnaud Montebourg avait annoncé début novembre avoir reçu une lettre du fonds souverain libyen, qui entendait selon lui « examiner le dossier » de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne et « éventuellement investir » dans ce site en liquidation proche de Rouen.  Il avait précisé que cette lettre était « non engageante », c’est-à-dire qu’elle ne déboucherait pas forcément sur une décision d’investir de la part des Libyens.  Mi-novembre, le quotidien français Le Monde avait rapporté qu’Arnaud Montebourg cherchait à convaincre la LIA d’investir dans une société « publique » aux côtés du FSI.  Cette société serait chargée de reprendre et de rénover la raffinerie normande qui n’est pas « viable actuellement du fait de sa petite taille et du manque d’investissements », avait indiqué le ministre qui s’était rendu peu avant en Libye.  La raffinerie, qui emploie 470 salariés, a déposé son bilan le 24 janvier à la suite de la faillite de sa maison mère suisse.  Le 13 novembre, le tribunal de commerce de Rouen a repoussé au 5 février la date limite de dépôt des offres de reprise qui était fixée initialement au 5 novembre.  Au 5 novembre, une seule offre avait été déposée: celle du groupe NetOil, basé à Dubaï, mais elle avait été jugée « incomplète ».  Outre le fonds libyen, cinq autres candidats potentiels s’étaient déclarés simplement intéressés: Alafandi Petroleum Groupe (APG), basé à Hong Kong, l’Irakien Jabs Gulf Energy Ltd, l’Iranien Tadbir Energy Development Group, ainsi que les Suisses Activapro AG et Terrae International.

 

UMP : rien n’est réglé et Sarkozy doit agir vite pour sauver les meubles

UMP : rien n’est réglé et Sarkozy doit agir vite pour sauver les meubles  

La scission de l’UMP est en route, un seul peut encore l’empêcher : Sarkozy ; S’il attend, pas sûr alors que le camp Fillon soit décidé à se raccommoder avec le camp Copé. Une raison : Fillon veut être candidat en 2017.  Dans la soirée des sources UMP, issues des camps Fillon et Copé, ont affirmé à l’AFP que Nicolas Sarkozy estimait préférable d’organiser une nouvelle élection pour sortir le parti de l’impasse, et déconseillait à François Fillon de saisir la justice, comme celui-ci menace de le faire.   »Je pense que rien n’est réglé en fait », avait résumé en fin de journée Alain Juppé, le maire de Bordeaux qui avait échoué la veille à jouer les médiateurs entre les deux rivaux, devenus adversaires irréconciliables.  Peu avant, la commission des recours de l’UMP, dont les fillonistes ne reconnaissent pas la légitimité, avait de nouveau proclamé M. Copé président de l’UMP, cette fois avec 952 voix d’avance, et non plus 98 comme lors de la proclamation des premiers résultats le 19 novembre.  Immédiatement, au siège de l’UMP M. Copé a appelé « à choisir le pardon plutôt que la division », en tendant la main à M. Fillon. Mais ce dernier a dénoncé un « coup de force » de son rival. L’ex-Premier ministre a de nouveau récusé les résultats, en dénonçant le manque de neutralité des membres de la commission, dont six sur neuf avaient soutenu un candidat pendant la campagne (4 pro-Copé, 2 pro-Fillon).  La commission des recours a accédé à davantage de demandes du camp Copé, en faisant notamment annuler les résultats des bureaux 1 et 3 de Nice ou ceux de Nouvelle-Calédonie, où M. Fillon l’emportait, et où les copéistes dénonçaient des fraudes. Les contestations de M. Fillon ont, pour leur grande majorité, été rejetées, au motif qu’elles n’auraient pas été suffisamment argumentées.   »Toutes les questions seront évoquées », y compris celle d’un nouveau groupe parlementaire, a déclaré le député Jérôme Chartier, tout en assurant que « jamais François Fillon ne se fera l’artisan de la division de l’UMP ».  L’intervention directe de Nicolas Sarkozy -une première depuis le début de la crise- n’a pas changé la donne dans l’immédiat, mais elle pourrait avoir du poids dans les jours à venir.

 

La fin de l’UMP

La fin de l’UMP

 

Finalemenet l’UMP pourrait bien disparaître complètement en raison de la rivalité Copé-Fillon mais  aussi en raison des divergences idéologiques. Finalemenet Copé est assez proche du FN tandis que Fillon se situe davantage au centre. On peut même penser  que le Copé décomplexé pourrait y compris gouverner avec le FN. Ce qui est inenvisageable pour Fillon. On pourrait alors imaginer une recomposition des alliances dans le paysage politique français. La crise à l’UMP était en tout cas  loin d’être réglée lundi soir, avec la proclamation de nouveaux résultats en faveur de Jean-François Copé, immédiatement récusés par François Fillon. Elément nouveau : l’entrée discrète de Nicolas Sarkozy dans l’arène, qui a pris soin de converser avec les deux belligérants. Il aurait, selon l’AFP, fait part à François Fillon de sa préférence pour un nouveau vote et lui aurait déconseillé de saisir la justice.

UMP : la scission avec deux groupes parlementaires

UMP : la scission avec deux groupes parlementaires

Après l’échec de la médiation Juppé, certains députés fillonistes, à l’instar de Lionel Tardy, appellent à la scission du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Cette question sera débattue mardi matin, lors d’une réunion de crise entre François Fillon et les parlementaires qui le soutiennent. Et la décision pourrait être annoncée dans la foulée.

• Lionel Tardy à la manoeuvre. « Toutes les conditions sont réunies pour qu’il y ait une scission au sein du groupe UMP à l’Assemblée ». « Je souhaite qu’au minimum, il y ait un groupe différent de celui de Jean-François Copé à l’Assemblée nationale, a déclaré, dimanche soir, Lionel Tardy, soutien de François Fillon.

• Jacob en opération dissuasion. Le patron du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, juge cette proposition insensée. « Créer un groupe parlementaire UMP (NDLR : propre à Fillon), ce serait prendre la responsabilité de faire exploser le parti. Ce serait suicidaire », a prévenu, dimanche soir, ce très proche de Copé.

• Les pour, les contre. Pour constituer un groupe autonome à l’Assemblée, les fillonistes doivent rassembler au minimum 15 députés. Rien d’insurmontable, selon Lionel Tardy. « Il y aura énormément de monde, sans doute plus de monde qu’avec Jean-François Copé », fanfaronne même le député. D’ici mardi, il va surtout falloir convaincre. Damien Meslot, député UMP du Territoire de Belfort, ne veut pas en entendre parler. « La scission au sein du groupe UMP à l’Assemblée Nationale impliquerait une explosion de notre mouvement et ce serait le meilleur cadeau que l’on pourrait faire à l’extrême droite », a déclaré l’élu, lundi matin. D’autres n’écartent pas cette hypothèse. « Je discute actuellement avec ceux qui me sont proches », a confié lundi le député UMP pro-Fillon Michel Piron, en chiffrant leur nombre à au moins 15 à 20 députés.

• Le scénario. Dans le camp Fillon, on imagine déjà l’image à l’Assemblée. D’un côté, le groupe UMP présidée par Jean-François Copé, de l’autre, le canal dissident avec François Fillon et ses troupes. Reste que les dissidents auront des moyens limités. Car un nouveau groupe parlementaire doit attendre le début de la session ordinaire suivante pour jouir pleinement de ses droits à l’Assemblée. Les dissidents fillonistes devraient donc attendre octobre 2013 avant de pouvoir disposer d’une journée pour défendre leurs propositions de lois au sein du Palais Bourbon.

• L’argent, nerf de la guerre. Derrière la création d’un groupe dissident à l’Assemblée, il y a une question d’argent. D’ici vendredi, chaque député doit déclarer à quel groupe parlementaire il adhère. Or, chaque parlementaire rapporte 42.000 euros par an à sa formation politique. Si une centaine de parlementaires décidaient de suivre François Fillon, ce serait un manque à gagner de 4 à 5 millions pour le parti, alors que l’UMP est déjà lourdement endetté. En 2013, le financement public du parti va passer d’un peu plus de 30 millions d’euros par an, à environ 20 millions.

 

Dallas-UMP : l’épisode de lundi

Dallas-UMP : l’épisode de lundi

• Copé déclaré (de nouveau) vainqueur. La commission nationale des recours de l’UMP a confirmé lundi la victoire de Jean-François Copé sur son rival François Fillon par 952 voix d’écart. La CONARE a notamment annulé les résultats contestés de Nouvelle-Calédonie et ceux des premier et troisième bureaux des Alpes-Maritimes. Quelques minutes après cette annonce, Jean-François Copé a estimé qu’il « appartient en conscience de choisir le pardon plutôt que la division » et a affirmé que l’UMP avait « besoin » de François Fillon.

• Fillon dénonce un « coup de force ». François Fillon a récusé ces résultats. « Une nouvelle fois Jean-François Copé se fait proclamer président par un coup de force », a écrit François Fillon dans un communiqué, pour qui la décision de la Commission nationale de recours de l’UMP « est illégale », cette commission n’offrant « aucune garantie d’impartialité ».

• Sarkozy aurait estimé préférable de revoter. L’ancien chef de l’État serait partisan de l’organisation d’un nouveau vote, selon plusieurs sources concordantes citées par l’AFP. Nicolas Sarkozy déconseillerait par ailleurs à François Fillon de saisir la justice, pour contester les résultats de l’élection de Jean-François Copé à la présidence de l’UMP, selon ces mêmes sources. Il aurait prodigué ses conseils durant le déjeuner de lundi avec l’ancien Premier ministre.

• Un recours en justice ? Sur Europe 1, Éric Ciotti a de nouveau évoqué un recours en justice. Quand ? « François Fillon rassemblera demain (mardi) ses amis pour décider » des recours et d’une éventuelle constitution d’un groupe de parlementaires autour de lui. Rendez-vous mardi à 9h30.

 

UMP : Sarkozy pour de nouvelles élections

UMP : Sarkozy pour de nouvelles élections

 

. Selon des sources concordantes citées par l’AFP, Nicolas Sarkozy aurait glissé lundi à la mi-journée, durant le déjeuner qu’il a pris avec François Fillon, qu’il serait préférable d’appeler les adhérents de l’UMP à voter une nouvelle fois pour sortir de l’impasse dans laquelle est plongé le parti. Selon entourage, il souhaiterait avant tout un « retour au calme et à l’apaisement », avec un objectif : « la préservation de l’unité de l’UMP ». Rien, ou si peu, n’avait jusqu’alors filtré sur le contenu de l’entretien d’une heure et demie entre l’ex-président de la République et son ancien Premier ministre, depuis quelques jours cantonné dans la désagréable position du battu dans la course à la présidence de l’UMP. A son arrivée au 77 rue Miromesnil, dans le 8e arrondissement de Paris, François Fillon n’avait rien dit. Peu après 14 heures, à la sortie, Nicolas Sarkozy était resté tout aussi mutique. Seul l’entourage de François Fillon avait fini par confier : « l’ambiance pendant le déjeuner était détendue, décontractée, empreinte de confiance réciproque ».  Quelques heures plus tard, c’est la Commission des recours qui a rebattu les cartes en proclamant la victoire de Jean-François Copé, crédité selon elle de 952 voix d’avance sur François Fillon. D’où l’importance de la prise de position de Nicolas Sarkozy, si elle est confirmée. Le président de la République rejoindrait ainsi son ancienne ministre Nathalie Koscisucko-Morizet, qui a annoncé lundi le lancement du site jeveuxrevoter.fr. sur Europe 1, Eric Ciotti ou encore Christian Estrosi dans le camp des « pro-nouveau scrutin ». Dans le camp Copé, on craint que cette prise de position ne finisse de convaincre d’autres non alignés. Mais pas question pour Nicolas Sarkozy de donner un blanc-seing à François Fillon au travers de ce nouveau vote. Si Nicolas Sarkozy privilégie la solution de nouvelles élections, c’est « pour éviter l’escalade du conflit », déclare l’une des sources citées par l’AFP. Au passage, l’ancien président de la République en profite donc pour déconseiller à François Fillon de saisir la justice pour contester les résultats controversés de cette élection interne. Nicolas Sarkozy « n’a ni découragé ni encouragé François Fillon dans ses différentes démarches », avait assuré de son côté l’entourage de François Fillon quelques heures auparavant.

Les bourses en baisse, de fausses raisons

Les bourses en baisse, de fausses raisons

 

Comme d’habitude de fausse raisons ; en réalité, c’est simplement une prise de bénéfice.  La hausse de la semaine passée a provoqué  le classique mouvement de yo-yo attendu ; rien ne justifiait cette hausse car les motifs d’inquiétude sont les mêmes que précédemment. Aujourd’hui on rectifie. Les Bourses européennes ont donc fini en baisse lundi, les investisseurs ayant pris quelques bénéfices après les bonnes performances de la semaine dernière, en attendant le résultat de la réunion des ministres des Finances de la zone euro sur la Grèce. Après l’accord sur la Grèce, il y aura encore des mouvements de yo-yo mais tendanciellement du faiat de l’écroulement de la croissance la tendance sera nécessairement baissière.

Mittal chez Hollande

Mittal chez Hollande

Le président d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, sera reçu mardi par François Hollande pour discuter de l’avenir du site de Florange, au coeur du bras de fer avec le ministre du Redressement productif, a-t-on dit de source proche du dossier. Le gouvernement presse Mittal de céder plus d’activités que prévu pour permettre la reprise du site mosellan, une opération qui pourrait passer par une nationalisation temporaire. »La présence industrielle de Mittal en France n’est pas en cause », écrit Arnaud Montebourg sur Twitter. « Ce sont les méthodes de Mittal, les menaces proférées à l’encontre des 20.000 salariés vendredi qui ne sont pas acceptables. » Il expliquait dans un entretien aux Echos publié lundi que « nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu’ils n’ont pas respecté la France ». « Les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants », ajoutait-il, à propos de la fermeture du site de Gandrange. Il n’a « jamais tenu ses engagements » envers l’Etat. L’entourage de Lakshmi Mittal a protesté. « Nous sommes particulièrement choqués par ce qu’a dit M. Montebourg », a dit une source proche. « Ce sont des déclarations assez violentes à l’égard d’un groupe qui emploie 20.000 personnes en France. » A cinq jours de l’expiration du délai accordé au gouvernement pour trouver un repreneur aux deux hauts fourneaux et à l’aciérie de Florange, qu’ArcelorMittal veut fermer, Arnaud Montebourg a confirmé qu’il travaillait sur un « projet de nationalisation transitoire » de Florange. « Le problème des hauts fourneaux de Florange, ce n’est pas les hauts fourneaux de Florange, c’est Mittal », dit-il. Le groupe refuse de céder l’activité transformation de l’acier, comme le réclame le gouvernement pour faciliter une reprise.  

 

Grèce : aide accordée

Grèce : aide accordée

 

L’accord, «laborieux mais constructif» pour Christine Lagarde, a été scellé au bout de 14 heures de discussion, lors d’un quatrième rendez-vous extraordinaire depuis la mi-novembre. Il autorise le déboursement à partir du 13 décembre de trois tranches de crédits suspendues depuis l’été et permet au trésor grec d’éviter la banqueroute. L’enveloppe d’aide en retard atteint 44 milliards, dont 10 milliards que le conseil du FMI devra lui-même débloquer à son tour. Dans le huis clos, l’objectif de l’allégement de dette a rapidement réuni l’adhésion des ministres des finances, de la directrice générale du fonds et du patron de la BCE Mario Draghi: il s’agit de ramener la Grèce sur une pente d’endettement qui lui laisse assez d’oxygène pour retrouver la croissance et, in fine, rembourser son dû. La dette devra être ramenée à 124 % du PIB en 2020 (au lieu de 145 % escompté). Elément nouveau, les Européens promettent de la réduire encore, «à moins de 10 %», en 2022. En filigrane, le scénario se profile d’une remise de dette en bonne et due forme d’ici quelques années. Après des mois d’incertitude politique et financière, Athènes et ses créanciers s’engagent pour le long terme. Restait encore à préciser la nature et la répartition de l’effort immédiat demandé aux Européens: 20 % du PIB grec ou 40 milliards. Une bruyante controverse a retardé la conclusion jusqu’aux petites heures de mardi. Le FMI poussait à un abandon immédiat de créances publiques. Les trésors européens et le ministre allemand Wolfgang Schäuble s’y opposaient vent debout. L’hypothèque a été levée dans la nuit. Pour le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, le Fonds est désormais «complétement revenu à bord». Mario Draghi a annoncé «un retour de la confiance envers la Grèce et l’Europe». L’euro s’est ressaisi à l’ouverture des marchés en Asie. Le plan arraché à l’Eurogroupe exclut pour le moment toute atteinte au principal de la dette. Mais il utilise les possibilités d’allègement de la part des trésors nationaux, de la BCE et du fonds de sauvetage européen. Afin de diminuer le fardeau, il réduit de 1 point le taux d’intérêt accordé à la Grèce par les créanciers publics. Il rallonge les échéances de ces prêts de 15 à 30 ans, c’est-à-dire au-delà de 2040. Il reporte de dix ans le paiement des intérêts au fonds de sauvetage FESF. Dès 2013, la BCE et les banques centrales nationales rétrocéderont quelque 11 milliards de profits réalisés sur les obligations grecques. L’Eurogroupe autorise enfin Athènes à racheter ses propres titres, avec une décote probable de plus de 60 %.

 

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Notre-Dame-des-Landes: la chasse aux lapins écolos continue

Notre-Dame-des-Landes: la chasse aux lapins écolos continue

Une situation surréaliste, 500 gendarmes qui chassent les écolos dans les bois de Notre Dame des Landes où les travaux n’ont pas  commencé. En fait ces travaux ne commenceront pas avant 2014, sils se font car ce projet, comme beaucoup d’autres du même type, est inutile et couteux (voir articles). Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est resté ferme dimanche tout en jouant « l’apaisement » face aux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui ont appelé à une nouvelle mobilisation sur place lundi dès 05H00 matin.   »Il ne s’agit aucunement de revenir sur le projet d’aéroport », a martelé sur Radio J, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem alors que le Premier ministre a annoncé samedi soir la création d’une « commission du dialogue ». En revanche, Mme Vallaud-Belkacem a ajouté qu’il est « pris acte qu’il y a des divergences d’interprétation sur l’impact de ce projet sur l’environnement ».  Dans un communiqué dimanche soir, l’Acipa – la principale association d’opposants au projet d’aéroport – a appelé les opposants à occuper les lieux « dès 5H00 du matin (…) les cabanes réoccupées et les 40 tracteurs arrivés sur les lieux et enchaînés autour ».  Les opposants se sont montrés déterminés dimanche à obtenir le « retrait » des forces de l’ordre avant toutes négociations.  Plusieurs élus du CeDpa (Comité des élus opposés à l’aéroport) sont allés jusqu’à s’enchaîner aux grilles de la préfecture à Nantes dimanche après-midi pour demander le retrait des gendarmes mobiles du site.  Le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Laverné, a reçu une délégation de ces élus. « Nous lui avons demandé de faire remonter au ministre de l’Intérieur qu’il était absolument impossible de parler de dialogue tant que les forces de l’ordre ne seraient pas retirées de la zone », a dit à l’AFP après la rencontre Françoise Verchère porte-parole du CeDpa . « Quand il n’y en avait pas il n’y avait pas de guerre! », a-t-elle ajouté.  Plus tôt dans la journée, Dominique Fresneau, coprésident de l’Acipa –visiblement excédé face à la poursuite des affrontements entre manifestants et gendarmes mobiles dans la nuit de samedi à dimanche– a exprimé la même exigence au sujet des forces de l’ordre. « Il va falloir que l’apaisement soit réel », a-t-il dit lors d’un point presse dimanche à Notre-Dame-des-Landes.

 

Impôts locaux: révision du régime de la CFE en 2013 mais pas pour la taxe foncière des particuliers

Impôts locaux: révision du régime de la CFE en 2013 mais pas pour  la taxe foncière des  particuliers

La taxe foncière (CFE) a parfois triplé pour les entreprises ; cette  cotisation foncière des entreprises (CFE), qui a remplacé partiellement la taxe professionnelle, devrait faire l’objet d’une réforme en profondeur l’an prochain. Après la fronde des petites entreprises qui ont vu, il y a quelques semaines, la facture de leur CFE tripler dans certaines communes, le gouvernement réfléchit à revoir la fixation du taux pour 2013. Le montant de la CFE, assise sur la valeur locative des biens des entreprises, est déterminé par un taux fixé par chaque commune. Mais certaines entreprises déclarent une valeur locative très faible par rapport à leur activité réelle  une réforme de toute manière indispensable pour les entreprises. Pour les particulier, par contre pas de changement, la taxe foncière continue d’augmenter.  « Sur l’ensemble de la France, la taxe foncière a augmenté en moyenne de 20,94% entre 2006 et 2011 alors que l’inflation a seulement progressé de 8,2% pendant cette période », déplore Jean Perrin, le président de l’UNPI, dans cette étude annuelle présentée mercredi. Aussi, pour la principale organisation de propriétaires-bailleurs, « il faut que les collectivités locales bloquent les taux » car celles-ci sont responsables, à égalité avec l’Etat, de la moitié de la hausse. Entre 2006 et 2011, c’est à Verdesse (+129,43%) et Aghione (+116,15%), en Corse, que la taxe foncière a le plus augmenté devant Villers-Adam (+99,95%, Val d’Oise) et Romain-aux-Bois (+92,08%, Vosges). Parmi les 50 communes les plus peuplées de France, c’est à Paris que l’augmentation a été la plus forte (+67,90%) à cause de la création d’un taux départemental. Mais en 2011 les taux cumulés de la capitale par rapport à la valeur locative (13,5°%) restaient néanmoins parmi les plus bas des grandes villes. Dans les quatre autres grandes métropoles, la hausse est de 15,11% à Lyon, 15,34% à Marseille, 18,42% à Toulouse et 23,26% à Nice. C’est à Fort-de-France qu’elle est la plus modérée (+8,48%) devant Aix-en-Provence (+10,44%) et Reims (+10,49%). En 2011, Courbevoie (Hauts-de-Seine), restait, grâce au quartier d’affaires de La Défense, la ville où les taux cumulés de la taxe foncière restaient les moins élevés (12,09%) devant Paris (13,50%), Boulogne-Billancourt (14,44%) et Nanterre (18,77%). Par contre c’est à Amiens qu’ont été constatés les taux les plus élevés (54,49%) devant Grenoble (54,00%), Caen (53,01%) et Angers (52,90%) Les résultats concernant plus de 36.000 communes sont publiés sur le site internet www.unpi.org

 

 

 

71% des français pour de nouvelles élections à l’UMP

71% des français pour de nouvelles élections à l’UMP

De nouvelles élections à l’UMP, la solution voulue par 71% des Français et 67% des sympathisants UMP. Sur les responsabilités de la crise, les personnes interrogées répondent en priorité qu’elles ne savent pas (58 % chez les Français et 44 % à l’UMP). Mais quand elles ont un avis, c’est Jean-François Copé qui est jugé responsable du blocage davantage que François Fillon. « Les sympathisants font payer clairement la crise à Copé. En deux semaines, c’est-à-dire avant et après l’élection, la cote d’avenir de Copé a chuté de 21 points quand celle de Fillon ne baisse que de 4 points », relève Frédéric Dabit, directeur général adjoint de l’Ifop. Les responsables de l’UMP trouveront peut-être un motif de consolation dans ce sondage catastrophique, puisque 40% des Français déclarent ressentir de « l’indifférence » et seulement 21% de « l’inquiétude ». Plus préoccupant par contre, le nombre de sympathisants UMP accablés par le spectacle de leurs dirigeants incapables de trouver une solution à la crise : 44% se disent « déçus », 26% « inquiets » et 17% en colère. L’addition de tous ces mécontents à droite coûtera sûrement très cher à leurs dirigeants le moment venu. Une chose est certaine : l’UMP ne survivrait pas à une seconde semaine de crise.

 

France : en tête du classement mondial pour l’électricité

France : en tête du classement mondial pour l’électricité

La France numéro un dans un classement de 146 pays pour «la qualité de son électricité, sa disponibilité et son accès». Cette médaille d’or mondiale est «la conséquence d’un parc nucléaire important». Le résultat de ce baromètre inédit de «la compétitivité énergétique des États» établi par KPMG et l’Institut Choiseul, publié en avant-première par Le Figaro, ne manquera pas d’alimenter le débat sur la transition énergétique dont le coup d’envoi doit être donné jeudi. Il confortera les défenseurs du parc atomique d’EDF et crispera ceux qui veulent en réduire le poids. La France est en revanche très mal classée – 93e – pour la qualité de son mix énergétique, catégorie qui reflète sa forte dépendance aux importations d’énergies fossiles et la faible part d’énergies renouvelables dans son bouquet énergétique. «Nous avons retenu des critères qui étaient disponibles dans des bases de données internationales fiables afin d’établir une comparaison de 146 pays», justifie de son côté Pascal Lorot, président fondateur de l’Institut Choiseul, ancien de Total et de la CRE (Commission de régulation de l’énergie). Ce souci de comparer des données simples a empêché de prendre en compte les gaz de schistes en tant que facteur de compétitivité mais ils interviennent pour calculer le taux d’indépendance énergétique. Compte tenu de cette lacune, les États-Unis arrivent onzième au classement général, avec 58,3 points et auraient sans doute un meilleur score si le prix de l’énergie pesait davantage dans ce classement. Malgré ces limites inhérentes à tout classement de ce type, ce baromètre permet de dégager de grandes tendances. L’Europe, avec une moyenne de 49,9, obtient une meilleure compétitivité énergétique que l’Amérique (44,1) et l’Asie (42,1) tandis que l’Afrique est, sans surprise, à la traîne (36). La plupart des pays d’Europe du Nord et de l’Ouest, en tête du classement mondial, «se tiennent dans un mouchoir de poche», observe Pascal Lorot, avec des notes entre 55 et 66. Le géant chinois arrive 50e au classement général, «caractérisé par une forte dépendance énergétique et une piètre qualité en matière d’électricité» et se classe 120e pour la note environnementale.

 

Une peugeot low-cost, la 301

Une peugeot  low-cost, la 301

.Huit ans après les débuts de la Logan de Renault, PSA lance à son tour des modèles à petits prix pour rattraper son retard dans les pays émergents. Le groupe a lancé début novembre en Turquie la Peugeot 301, un modèle familial tricorps – avec coffre apparent – et son équivalent chez Citroën, la C-Élysée. Ces véhicules seront commercialisés dans la foulée au Maghreb, puis en Russie, en Europe de l’Est et au Moyen-Orient. Ils seront ensuite produits en Chine, pour un lancement en 2014. Le constructeur compte vendre 150.000 Peugeot 301 et 100.000 C-Élysée en 2014, dont la moitié en Chine.  «En Turquie, comme dans de nombreux pays émergents, les modèles à coffre apparent représentent la moitié des ventes du principal segment, celui des voitures compactes. Nous ne pouvions pas rester absents de ce créneau», souligne Maxime Picat, le directeur de la marque Peugeot. La 301 s’adresse «aux familles de la classe moyenne qui cherchent une voiture robuste, avec de la place à l’intérieur et un grand coffre, mais aussi moderne, le tout pour un prix accessible», poursuit-il, en précisant que cet achat peut représenter «un an de salaire ou plus». La 301 et la C-Élysée évolueront dans l’univers de prix des Hyundai Accent ou Chevrolet Aveo. Elle sera proposée autour du bassin méditerranéen à un prix inférieur à celui de la 208, soit à partir d’environ 10.000 euros en Algérie. Un tarif plus élevé que celui de la Logan (7990 euros dans ce pays et 6600 euros au Maroc). Principale limite de ce projet, PSA n’a pas poussé jusqu’au bout la démarche low-cost. Après avoir envisagé de créer une nouvelle usine dans un pays à bas coûts, le groupe a opté pour une production à Vigo, en Espagne. Il ne bénéficiera donc pas des avantages de Renault, qui fabrique sa gamme «entry» au Maroc et en Roumanie, avec des coûts salariaux horaires de trois à cinq fois inférieurs (ceux des ouvriers espagnols sont compris entre 20 à 22 euros de l’heure). Contrairement à Renault, PSA n’a pas non plus créé de toutes pièces une plate-forme low-cost. La 301 – comme la C-Élysée – est basée sur la plate-forme de la 208, avec laquelle elle partage 60 % des pièces. «Nous avons tout fait pour que la voiture soit le moins chère possible, tout en restant une vraie Peugeot», explique Hubert Passignani, le responsable du projet. La 301, qui se veut «une voiture simple», compte 20 % de pièces principales en moins que la 208. Des économies de 10 à 15 % ont par ailleurs été réalisées sur de nombreux composants.  Les plastiques retenus sont ainsi moins sophistiqués, et les moteurs ont été simplifiés. À l’inverse, il a fallu investir pour rallonger la voiture. Le Lion assure que la 301 sera «rentable», et devrait «contribuer fortement à améliorer la situation du groupe». «Un meilleur taux de remplissage permettra d’abaisser les coûts de production de l’usine de Vigo, qui profite également de sa grande proximité avec le port», explique Hubert Passignani. Pour les véhicules fabriqués en Espagne, le point d’équilibre n’est cependant pas situé «très au-dessous» des volumes de production prévus (125.000 exemplaires pour les deux marques), reconnaît-il. Il est donc peu probable que ces voitures dégagent des marges aussi élevées que le low-cost de Renault (de 9 à 14 %, selon les pays). Parallèlement, PSA pourrait chercher à s’inspirer du succès de la Logan en Europe. Citroën va ainsi lancer la C-Élysée en Es­pagne et au Portugal. «Nous regarderons les ventes avec attention», souligne Maxime Picat, de Peugeot, qui explique «ne rien s’interdire» pour l’Europe de l’Ouest et la France. «Si les clients nous demandent la 301, nous la leur vendrons», précise-t-il.

 

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