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Archive mensuelle de novembre 2012

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La RATP épinglée mais la Cour des comptes débloque

La RATP épinglée mais  la Cour des comptes débloque

La cour des compte a épinglé la RATP parce qu’elle a été trop vite pour améliorer la desserte  du RER A. l’une des lignes franciliennes les plus encombrée ;  la RATP avait promis la mise en circulation de rames à deux niveaux, capables d’accueillir davantage de passagers. De fait, le 8 avril 2009, le groupement Alstom-Bombardier annonçait qu’il allait fournir à la RATP 60 rames à deux niveaux (soit 30 trains) «pouvant transporter chacune 1 725 personnes». Cette première commande ferme prévoyait, en option, une commande supplémentaire de 70 rames, qui a été validée en juin 2012 (soit 65 trains en tout). Problème, selon un rapport confidentiel de la Cour des comptes, révélé par Le Monde daté du 28 novembre, cette commande, passée en avril 2009, n’aurait pas permis de «faire jouer ouvertement la concurrence». L’appel d’offres européen précisait en effet qu’il fallait livrer 65 trains en un temps record, afin de respecter la promesse du précédent président de la République Nicolas Sarkozy qui voulait, avec ces nouvelles rames, «améliorer le confort de millions de voyageurs». Selon le rapport, afin de rester dans les temps, Pierre Mongin, PDG de la RATP a choisi de commander un matériel le plus proche possible des rames MI84, déjà en service sur le réseau et précédemment construites… par Alstom et Bombardier. De quoi favoriser le consortium qui a pu faire une offre rapidement au détriment d’éventuels concurrents.  Finalemenet on reproche surtout à la RATP d’avoir été trop vite. Cette fois la Cour des comptes (habituellement plus pertinente) se plante car on ne saurait faire jouer la concurrence autrement quand il s’agit d’un matériel aussi spécialisé et dans un tel délai ; Ajoutons que la doctrine, c’est bien mais le bons sens aussi, il s’agit en effet de l’argent du contribuable (qui finance essentiellement la RATP) qui n’est pas destiné prioritairement à financer l’industrie étrangère. A ce petit jeu idiot de la concurrence exacerbée, on peut aussi se demander si un cabinet de gestion privé ne serait pas moins couteux et plus performant que la Cour des comptes.

Espagne : 37 milliards de prêts européens pour assainir les banques

Espagne : 37 milliards de prêts européens  pour assainir les banques

 

 La Commission européenne a approuvé les plans de restructuration de Bankia, CaixaCatalunya, NovaCaixa, ainsi que la vente de Banco de Valencia à La ­Caixa. Du même coup, elle a résolu de leur accorder 37 milliards d’euros, un montant prélevé sur le maximum de 100 milliards que l’Europe s’est engagée à verser à l’Espagne pour assainir son système bancaire. Près de la moitié de ces 37 milliards ira à Bankia, la quatrième banque du pays. En échange, les ex-caisses d’épargne, désormais transformées en banques, devront se soumettre à des conditions très strictes. Le commissaire à la Concurrence, l’Espagnol Joaquín Almunia, les a énoncées à Bruxelles. D’ici à 2017, les banques réceptrices de la manne européenne devront réduire leur activité de 60 %, fermer la moitié de leurs agences et limiter la rémunération de leurs dirigeants. Un repli des voiles à la hauteur de l’expansion, démesurée, des cajas au cours de ces vingt dernières années. Entre 1984 et 2008, les caisses d’épargne sont passées de 10.500 agences et 70.000 employés à 25.000 agences et 135.000 employés. Outre ces conditions quantitatives, les quatre banques devront réorienter leur activité: se limiter à la banque de détail, auprès des particuliers et des PME et se replier sur leurs territoires naturels, c’est-à-dire leurs régions d’origine, dans lesquelles elles étaient contraintes de se contenir jusqu’en 1981. Les activités à risque, telles que les opérations immobilières, seront proscrites. «L’histoire a démontré qu’elles n’étaient pas capables de gérer efficacement les opérations à risque», a jugé Almunia. Bankia, qui reçoit près de 18 milliards d’euros, a donné le détail de la première étape de sa restructuration en présentant un plan stratégique à l’horizon 2015. La banque, issue de la fusion de sept caisses d’épargne, est le symbole des excès du secteur financier espagnol et de sa gestion. Bankia supprimera 6000 postes de travail, soit 28 % du nombre total de ses employés. Elle fermera également 1000 de ses 3000 agences. Le PDG de la banque, José Ignacio Goirigolzarria, a également proposé aux investisseurs une conversion en actions ordinaires de leurs actions préférentielles, s’ils acceptent une décote de 39 % sur la valeur nominale. Il a estimé qu’après «des pertes records» cette année, son établissement devrait retrouver l’équilibre en 2014, puis dégager 1,2 milliard d’euros de bénéfices en 2015.

Chérèque (CFDT) : Montebourg fait du bluff avec Mittal

Chérèque (CFDT) : Montebourg fait du bluff avec Mittal

Réaliste, Chérèque estime qu’il est inutile de menacer Mittal France (plus de 20 000 salariés ) quand on n’a pas les moyens de reprendre toute la filière. Que Montebourg s’occupe de Florange, c’est ce qu’on lui demande. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a donc estimé qu’Arnaud Montebourg avait fait « un pas de trop » en souhaitant le départ d’ArcelorMittal de France. Le bras de fer entre la France et le groupe sidérurgique sur le sort des hauts-fourneaux de Florange, en Moselle, s’est durci ces derniers jours, notamment après des déclarations du ministre du Redressement productif.  François Chérèque salue la volonté du gouvernement et du président François Hollande de faire pression sur Mittal pour régler le problème de Florange, il juge en revanche « inutile » et « inopportune » la déclaration d’Arnaud Montebourg.   »Quand on a 23.000 salariés (en cause) et qu’on n’a pas les moyens de reprendre toute la branche, c’est une erreur », a-t-il déclaré en marge d’une assemblée générale des cadres de la CFDT. « C’est toujours Montebourg, c’est toujours un pas de trop. » Il estime que les déclarations du ministre sont susceptibles de mettre en difficulté l’ensemble des salariés de Mittal en France ou au moins de lui faire peur. « M. Montebourg, on lui demande de s’occuper de Florange et pas de l’ensemble d’Arcelor », a-t-il ajouté.

 

Prix Carburant : Hollande renie sa parole

Prix Carburant : Hollande  renie sa parole

 

Pierre Moscovici, le ministre de l’Économie et des Finances, a signifié la sortie progressive du dispositif temporaire instauré il y a trois mois. Rappelons les promesses de Hollande, bocage des prix et ensuite dispositif type TVA flottante pour ne pas faire augmenter les ressources fiscales du fait de la hausse des cours de pétrole. Les technocrates de Bercy ont gagné pas question de toucher à la fiscalité du carburant. Concrètement, la taxe (TICPE) – qui avait été diminuée de trois centimes – augmentera de nouveau d’un centime le 1er décembre, puis d’un demi-centime le 11 et 21 décembre, et retrouvera son niveau normal le 11 janvier. Le ministre a précisé que le dispositif temporaire avait eu un coût important pour les finances publiques – de l’ordre de 500 millions d’euros – et qu’il avait été synonyme de succès «car les prix sont aujourd’hui 15 centimes plus bas pour un litre d’essence et de 9 centimes par litre de gazole». Le recul est en effet réel, mais il s’explique essentiellement par le repli des prix du pétrole: le Brent à Londres qui cotait autour de 116 dollars à la fin août évolue aujourd’hui autour de 110 dollars. Quoi qu’il en soit, le gouvernement invite les distributeurs pétroliers – compagnies et grandes surfaces -, à remonter eux aussi de manière progressive leurs prix. Dans le cadre du dispositif temporaire, ces acteurs avaient diminué le litre d’essence et de gazole de deux à trois centimes également. À l’Union française des industries pétrolières (Ufip), on souligne que ses membres «accompagneront progressivement la sortie du dispositif». L‘Ufip insiste également sur l’effort consenti par les industriels, qui s’élève à 250 millions d’euros sur la période. Pierre Moscovici a ajouté que le gouvernement «sera prêt à agir en cas de nouvelle flambée des prix». En attendant, «avec plus de transparence, nous allons recréer de la concurrence, donc faire baisser les prix», a-t-il encore indiqué. L’État compte par exemple rendre obligatoire sur les autoroutes l’affichage des prix des stations les plus proches des sorties. Il veut aussi intégrer au site d’information sur le prix sur les carburants (www.prix-carburants.gouv.fr) la totalité des stations-service françaises avec des données parfaitement actualisées sur les prix.  Ces mesures sont proposées dans le rapport que l’Inspection générale des finances vient de remettre au ministre. Le document souligne que les distributeurs mettent 7 à 12 jours pour répercuter à la pompe les hausses du pétrole mais 11 à 44 jours pour les baisses. Comme le souligne un fonctionnaire, «il faut arrêter de faire croire que l’État peut seul régler la question des prix du carburant – c’est un travers qu’ont tous les gouvernements. Subventionner l’essence, c’est subventionner les pays producteurs.» Drôle de subvention en réalité puisque les taxes représentent 60 à 70% du prix, une subvention négative en quelque sorte !

 

 

Pierre Moscovici, le ministre de l’Économie et des Finances, a signifié la sortie progressive du dispositif temporaire instauré il y a trois mois. Rappelons les promesses de Hollande, bocage des prix et ensuite dispositif type TVA flottante pour ne pas faire augmenter les ressources fiscales du fait de la hausse des cours de pétrole. Les technocrates de Bercy ont gagné pas question de toucher à la fiscalité du carburant. Concrètement, la taxe (TICPE) – qui avait été diminuée de trois centimes – augmentera de nouveau d’un centime le 1er décembre, puis d’un demi-centime le 11 et 21 décembre, et retrouvera son niveau normal le 11 janvier. Le ministre a précisé que le dispositif temporaire avait eu un coût important pour les finances publiques – de l’ordre de 500 millions d’euros – et qu’il avait été synonyme de succès «car les prix sont aujourd’hui 15 centimes plus bas pour un litre d’essence et de 9 centimes par litre de gazole». Le recul est en effet réel, mais il s’explique essentiellement par le repli des prix du pétrole: le Brent à Londres qui cotait autour de 116 dollars à la fin août évolue aujourd’hui autour de 110 dollars. Quoi qu’il en soit, le gouvernement invite les distributeurs pétroliers – compagnies et grandes surfaces -, à remonter eux aussi de manière progressive leurs prix. Dans le cadre du dispositif temporaire, ces acteurs avaient diminué le litre d’essence et de gazole de deux à trois centimes également. À l’Union française des industries pétrolières (Ufip), on souligne que ses membres «accompagneront progressivement la sortie du dispositif». L‘Ufip insiste également sur l’effort consenti par les industriels, qui s’élève à 250 millions d’euros sur la période. Pierre Moscovici a ajouté que le gouvernement «sera prêt à agir en cas de nouvelle flambée des prix». En attendant, «avec plus de transparence, nous allons recréer de la concurrence, donc faire baisser les prix», a-t-il encore indiqué. L’État compte par exemple rendre obligatoire sur les autoroutes l’affichage des prix des stations les plus proches des sorties. Il veut aussi intégrer au site d’information sur le prix sur les carburants (www.prix-carburants.gouv.fr) la totalité des stations-service françaises avec des données parfaitement actualisées sur les prix.  Ces mesures sont proposées dans le rapport que l’Inspection générale des finances vient de remettre au ministre. Le document souligne que les distributeurs mettent 7 à 12 jours pour répercuter à la pompe les hausses du pétrole mais 11 à 44 jours pour les baisses. Comme le souligne un fonctionnaire, «il faut arrêter de faire croire que l’État peut seul régler la question des prix du carburant – c’est un travers qu’ont tous les gouvernements. Subventionner l’essence, c’est subventionner les pays producteurs.» Drôle de subvention en réalité puisque les taxes représentent 60 à 70% du prix, une subvention négative en quelque sorte !

 

La commission européenne liquidateur bancaire

La commission européenne liquidateur bancaire

 

La Banque centrale européenne (BCE) verrait bien la Commission européenne assumer de manière permanente la tâche de liquider les banques mal en point qui survivent surtout en se refinançant auprès d’elle, apprend-on mercredi auprès de responsables au fait du dossier. En l’absence de mécanisme européen de liquidation des banques en trop grande difficulté, l’œuvre d’assainissement a été assignée par défaut au commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia. Ce dernier a ordonné une restructuration des banques espagnoles mercredi et veut faire de même en Grèce. La création d’un tel mécanisme s’inscrit dans le mouvement de création d’une « union bancaire » européenne censée rétablir la confiance dans un secteur bancaire mis à mal par la crise après avoir prêté pratiquement sans limite pendant des années. Cette démarche passerait par la création d’une autorité de surveillance bancaire unique, un rôle qui serait confié à la BCE et d’un régime unique de garantie des dépôts. La question des « banques zombies », qui ne survivent plus que grâce aux prêts de la BCE mais n’ont quasiment plus aucune chance de renouer avec une activité de prêt normale, préoccupe au plus haut point Bruxelles qui pense qu’il faut réduire le nombre des établissements dans un contexte de contraction rapide du crédit. Il n’existe aucune estimation fiable du nombre de banques en danger en Europe mais Joaquin Almunia a exigé la restructuration d’une cinquantaine d’établissements depuis le début de la crise financière et ordonné la fermeture de quelques autres, dont l’allemand WestLB. Le nettoyage ne peut être le fait de la BCE, en tant que superviseur, d’autant que cela pourrait la mettre en porte-à-faux vis-à-vis de gouvernements qui, habituellement, règlent l’addition lorsqu’une banque met la clé sous la porte.

Séparation des activités bancaires : une petite réforme

Séparation  des activités  bancaires : une petite réforme

 

Pas de séparation complète des activités de dépôts et des activités spéculatives mais une filiale pour ces dernières. Une petite réforme comparée à ce qui s’est imposé aux Etas Unis et en Grande Bretagne.  Le gouvernement français entend imposer aux banques qu’elles isolent leurs activités pour compte propre et qu’elles mettent fin à des pratiques jugées trop risquées, tout en prenant soin de préserver le modèle de « banque universelle » cher aux établissements tricolores. L’avant-projet de loi « portant réforme bancaire et financière », que Reuters a pu consulter mercredi, concernera les banques ainsi que les entreprises d’investissement et les compagnies financières. Courtiers, assureurs ou spécialistes du crédit à la consommation devront également s’y conformer. En dépit de l’opposition répétée des banquiers français, un projet de loi définitif devrait être présenté en conseil des ministres le 19 décembre avant un examen par le Parlement début janvier. Les préconisations du texte sont moins contraignantes que celles figurant dans le rapport Liikanen, qui milite pour une séparation complète des activités de dépôt des activités spéculatives des banques. Encore inappliqué, ce rapport sert cependant de cadre à la réflexion en cours en Europe. La future législation devrait aussi être moins exigeante que celle qui prévaut aux Etats-Unis (Volker Rule) et en Grande-Bretagne (réforme Vickers). Les banques françaises devront loger dans des « filiales dédiées », au plus tard en juillet 2015, leurs activités exclusivement réservées à leur compte propre, le financement sans garantie de hedge funds (fonds à effet de levier) et de capital-  L’activité dite de « tenue de marché » (market maker), qui permet de maintenir, sur les marchés, une liquidité élevée et des écarts de prix très bas entre contreparties, sera préservée.

 

Economie,politique, Société: les pages les plus visitées

 

 

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« La crise va durer des années et Hollande n’a pas la tête à l’économie» (Rocard)

« La crise va durer des années et Hollande n’a pas la tête à l’économie» (Rocard)

 

(Interview de l’AFP)

 

Les socialistes, analyse-t-il, sont arrivés « au pouvoir avec un pronostic faux », « avec une hypothèse d’un retour à un peu de croissance grâce à la sagacité de la politique socialiste. C’était une annonce erronée ». « J’ai passé six mauvais mois au début », poursuit Michel Rocard selon lequel le gouvernement « était très lent à réagir », avant que n’intervienne la « grosse correction » des mesures en faveur de la compétitivité des entreprises, annoncées le 6 novembre par Jean-Marc Ayrault. « Depuis vingt-cinq ans, souligne-t-il, jamais aucun gouvernement de la République, de droite ou de gauche, n’a pris une mesure conjoncturelle aussi forte ». Mais selon lui, il est bien illusoire pour le gouvernement de tabler sur une croissance de 0,8% du PIB en 2013, « c’est exclu », et de parvenir à un déficit public de 3% du PIB pour la fin de l’année prochaine, un objectif « très difficile » à atteindre. « Nous sommes depuis neuf mois dans une stagnation évidente et probablement en train d’entrer en récession ». Pour l’ancien Premier ministre, « la prise en compte (par le gouvernement) du fait que nous sommes dans une vraie crise et pour des années n’est pas encore totalement faite ». « Il faut (…) reconnaître qu’il n’y a plus de perspectives de croissance. Aucun des moteurs d’une croissance éventuelle n’est allumé », relève Michel Rocard, en citant la consommation des ménages en berne, la réduction des dépenses publiques et ses conséquences économiques, les exportations qui régressent. « François Hollande est un social-démocrate depuis trente ans. Il n’a pourtant pas eu la tête à l’économie et il est resté un homme formé par l’action politique quotidienne. Et l’action politique quotidienne a l’inconvénient de vous raccourcir l’horizon, centré sur le court terme », poursuit Michel Rocard. L’ancien chef du gouvernement déplore « l’insuffisance du dialogue social » en France, « la plus grave des faiblesses » du pays. Il vante aussi les exemples scandinave et allemand du sens de la « continuité de l’Etat » entre pouvoir et opposition, qui respecte « ce que les autres ont fait, sauf contradiction absolument majeure et rare ». Michel Rocard considère qu’au niveau international, en raison de la conjonction de différents éléments tels que le ralentissement de la croissance, les bulles financières et la spéculation – »tout cela continue »–, les dettes souveraines, le réchauffement climatique, le retour d’une « nouvelle croissance » durable n’est pas envisageable avant « l’ordre de la décennie ». « On ne retrouvera plus la croissance gaspilleuse d’objets industriels à jeter. Ce n’est plus possible et les investisseurs eux-mêmes n’auront plus confiance », prévoit néanmoins l’ancien Premier ministre. « Il est impératif que l’Europe soit soudée face à cette mutation », poursuit Michel Rocard en relevant l’évolution des derniers mois de l’Allemagne, acquise à l’obligation de préserver « la solidarité » au sein de la zone euro. « L’Allemagne est en train d’entrer en récession par la baisse de ses ventes (exportations vers les pays européens affectés par la crise). Du coup, elle se découvre solidaire malgré elle ». « Ca, c’est formidablement convaincant » pour que Berlin soit acquis à la nécessité d’une relance. Michel Rocard considère enfin avec flegme les relations houleuses entre le PS et le Front de gauche. « Je ne sais pas s’il (le FG) est capable d’analyser la situation telle qu’elle est. Il a toujours dans la tête une idée d’économie administrée. Le Front de gauche est un extra-terrestre

 

Argentine : vers la faillite

Argentine : vers la faillite

L’agence d’évaluation financière Fitch a abaissé mardi de cinq crans la note de l’Argentine, de « B » à « CC », et jugé « probable » un défaut de paiement du pays, qui vient d’être condamné à verser 1,33 milliard de dollars à des fonds spéculatifs. Jeudi, un juge fédéral de l’Etat de New York a ordonné à l’Argentine de payer cette somme à des fonds spéculatifs détenteurs de dette publique et qui avaient refusé un échange de titres après le défaut de paiement du pays en 2001.

Notre-Dame-des-Landes : investissement archaïque pour Hulot

Notre-Dame-des-Landes : investissement archaïque pour Hulot

(Interview Hulot dans le parisien)

Comment sortir de l’impasse à Notre-Dame-des-Landes ?
NICOLAS HULOT. Je n’ai pas de recette miracle mais je pense qu’il faut sortir des postures jusqu’aux boutistes de part et d’autre. Arrêtons de caricaturer ce combat en le réduisant à une bataille entre progressistes et obscurantistes. Il y a un vrai mouvement citoyen contre cet aéroport qui rassemble des jeunes, le monde paysan, des écologistes et beaucoup de personnes soucieuses de construire une société différente. C’est l’expression d’un vrai désarroi. Je trouve affligeant qu’au XXIème siècle, on envoie des forces de l’ordre face à des jeunes et des paysans qui se battent contre ce projet. Donnons-nous du temps pour écouter sincèrement les arguments, y compris économiques, et nommons un médiateur qui soit une autorité incontestable. Il n’y a pas d’urgence à faire cet aéroport, alors remettons les choses à plat.

Le grand-ouest a-t-il besoin de ce nouvel aéroport ?
Dans la région, je note qu’il y en a déjà un à Rennes, un à Lorient, un autre quasi inutilisé à Angers qui n’est pas optimisé et l’actuel aéroport de Nantes qui ne fermera pas car Airbus n’en déménagera pas. La conviction de ceux qui défendent Notre-Dame-des-Landes est sincère…mais obsolète. Ce projet a été pensé il y a plus de quarante ans à un moment où le trafic aérien était en expansion, où le baril de pétrole ne coûtait que quelques dollars et où il n’y avait pas de problème de réchauffement climatique. Aujourd’hui, le monde a changé et on s’obstine à l’ignorer. Maudits soient les yeux fermés ! L’aéroport et ses accès coûteront au final plus d’un milliard d’euros. Non seulement ce sont des investissements d’hier mais il y a d’autres priorités, surtout si la France veut respecter ses engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre

 

UMP : un referendum suicidaire

UMP : un referendum suicidaire

 

La solution du referendum semble donner satisfaction pour sortir de cette crise qui n’en finit pas. Apparence seulement, car les politologues vont mettre quelques jours ou quelques semaines pour se rendre compte du caractère suicidaire de la démarche. En effet ce referendum sera précédé d’une campagne avec les partisans du oui (chez Fillon)  et du Non (chez Copé). Avec quels arguments ? Pour les partisans de Fillon, parce que Copé à triché, pour les partisan de Copé parce que Fillon n’accepte pas la démocratie et que de toute façon lui aussi, il a triché. Encore un beau déballage et pendant plusieurs semaines. Un temps suffisant pour rendre irrémédiable la fracture créée au sein de l’UMP. Sans parler du dépouillement des résultats et de leur proclamation. En réalité les liste des adhérents dans les partis sont très approximatives sur la base du paiement des cotisations, c’est valable pour tous les partis. En fait d’anciens adhérents qui ne sont pas à jour de  leur cotisation sont conservés dans les fichiers et certaines fédérations gonflent leurs chiffres pour peser davantage au plan national. Campagne, référendum, re-campagne et réélection, de quoi tuer définitivement un parti comme l’UMP. La solution existe pourtant, imposer un tiers immédiatement à la tête du parti – même provisoirement (Sarkozy, Juppé un autre) ; pas sûr aujourd’hui cette solution puisse être acceptée par les apparatchiks. par les militants sans doute.

Justice française : inefficace selon un rapport mondial

Justice française : inefficace selon un rapport mondial

 

La France est pointée du doigt pour ses retards dans les procédures judiciaires et pour ses discriminations policières à l’encontre des minorités, une critique qui vaut aussi pour l’Europe occidentale, le Canada et les Etats-Unis, selon un rapport sur l’état de droit dans le monde publié mercredi. Si les 16 pays d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest évalués dans ce rapport arrivent en tête pour l’efficacité de leur système judiciaire, le niveau minimal de corruption, la protection des droits et la responsabilité de leurs gouvernements, leur « grande faiblesse » en matière d’accès à la justice civile doit attirer « l’attention des décideurs », prévient le rapport.Seuls la Norvège, qui se classe au premier rang pour son système judiciaire civil, les Pays-Bas et l’Allemagne, qui arrivent juste derrière, échappent à cette critique.

 

Referendum UMP : comment et quand voter ?

Referendum UMP : comment et  quand voter ?

Les  militants UMP devraient revoter sur… l’opportunité d’un nouveau scrutin pour désigner le président de l’UMP. Deuxième vote et nouveau casse-tête en perspective car il y a là une ligne de fracture supplémentaire entre fillonistes et copéistes.  Revoter ou non : pour le camp Fillon, c’est clairement « oui ». L’ex-Premier ministre a d’ailleurs annoncé mardi la création d’un groupe autonome à l’Assemblée avec cet objectif précis. « Je demande à Jean-François Copé une nouvelle élection par les adhérents dans les trois mois, sous le contrôle d’une commission indépendante », a lancé François Fillon. « Impossible », a cependant répondu Jean-François Copé. « Statutairement, nous n’avons absolument pas le droit de provoquer des élections comme ça au seul motif que c’est un ultimatum qui est lancé par celui qui n’a pas été proclamé élu ».. L’ancien président s’était lui-même prononcé pour un nouveau vote, mais avec un préalable : poser la question aux militants. Jean-François Copé a donc repris l’idée, l’a proposé à Fillon, qui s’y est dit favorable sous conditions. Dans une lettre adressée mardi à Jean-François Copé, l’ancien premier ministre demande « des garanties absolues d’impartialité et d’équité ». Qui passeraient notamment par un vote par Internet organisé par un prestataire extérieur indépendant, « choisi d’un commun accord et sous la supervision strictement paritaire de nos deux équipes », et sous le contrôle d’une commission indépendante de personnalités reconnues de l’UMP.  Les copéistes le répètent à l’envi : organiser une nouvelle élection réclame statutairement six mois de campagne. Et on ne sait honnêtement pas où ils ont trouvé ce chiffre. Après épluchure des dits statuts, pas de trace de ses fameux six mois. Au contraire même. Précisément, les copéistes devraient brandir le Règlement intérieur, puisque l’article 26 des statuts y renvoie directement. « Les modalités de vote sont définies par le Règlement intérieur », peut-on y lire. Place donc aux six pages du RI. Et là, l’article 27 stipule qu’ »en cas de vacance de la présidence de l’Union (sic), la Cocoe organise dans les six mois l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante ». Six mois maximum donc, et non minimum. Encore faut-il s’entendre sur la notion de « vacance de la présidence ». Pour Jean-François Copé, qui s’appuie sur la Commission de recours, qui « statue en dernier ressort », selon les statuts, cette condition n’est évidemment pas réunie.

 

Liste des membres du groupe parlementaire Fillon

Liste des membres du groupe parlementaire  Fillon

François Baroin, Jacques-Alain Bénisti, Bernard Brochand, Dominique Bussereau, Jérôme Chartier, Guillaume Chevrollier, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Jean-Michel Couve, Bernard Debré, Rémi Delatte, Dominique Dord, Marianne Dubois, Christian Estrosi, François Fillon, Hervé Gaymard, Annie Genevard, Guy Geoffroy, Georges Ginesta, Charles-Ange Ginesy, Jean-Pierre Giran, Philippe Goujon, Claude Greff, Anne Grommerch, Arlette Grosskost, M. Serge Grouard; Françoise Guégot, Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Michel Heinrich, Patrick Hetzel, Philippe Houillon, Charles de La Verpillière, Jean-François Lamour, Thierry Lazaro, Isabelle Le Callennec, Dominique Le Mèner, Alain Leboeuf, Pierre Lellouche, Jean Leonetti, Céleste Lett, Geneviève Levy, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Alain Marc, Alain Marleix, Philippe-Armand Martin, Jean-Claude Mathis, Jean-Claude Mignon, Patrick Ollier, Valérie Pécresse, Michel Piron, Bérengère Poletti, Christophe Priou, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Sophie Rohfritsch, Paul Salen, Michel Sordi, Lionel Tardy, François Vannson, Jean-Sébastien Vialatte, Jean-Pierre Vigier, Laurent Wauquiez et Éric Woerth. Apparenté : Claude Sturni.

François Baroin, Jacques-Alain Bénisti, Bernard Brochand, Dominique Bussereau, Jérôme Chartier, Guillaume Chevrollier, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Jean-Michel Couve, Bernard Debré, Rémi Delatte, Dominique Dord, Marianne Dubois, Christian Estrosi, François Fillon, Hervé Gaymard, Annie Genevard, Guy Geoffroy, Georges Ginesta, Charles-Ange Ginesy, Jean-Pierre Giran, Philippe Goujon, Claude Greff, Anne Grommerch, Arlette Grosskost, M. Serge Grouard; Françoise Guégot, Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Michel Heinrich, Patrick Hetzel, Philippe Houillon, Charles de La Verpillière, Jean-François Lamour, Thierry Lazaro, Isabelle Le Callennec, Dominique Le Mèner, Alain Leboeuf, Pierre Lellouche, Jean Leonetti, Céleste Lett, Geneviève Levy, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Alain Marc, Alain Marleix, Philippe-Armand Martin, Jean-Claude Mathis, Jean-Claude Mignon, Patrick Ollier, Valérie Pécresse, Michel Piron, Bérengère Poletti, Christophe Priou, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Sophie Rohfritsch, Paul Salen, Michel Sordi, Lionel Tardy, François Vannson, Jean-Sébastien Vialatte, Jean-Pierre Vigier, Laurent Wauquiez et Éric Woerth. Apparenté : Claude Sturni.

OCDE : moins de rigueur pour plus de croissance

OCDE : moins de rigueur pour plus de croissance

Dans son rapport semestriel sur les « Perspectives économiques mondiales », l’OCDE révise à la baisse ses prévisions de croissance dans la plupart des grandes économies.  Aux Etats-Unis, la croissance est toujours là, mais moins forte qu’attendu dans le précédent rapport, en mai. Elle serait de 2,2% cette année et de 2% en 2013, avant de rebondir à 2,8% en 2014.  Mais c’est surtout dans la zone euro, dont la crise « demeure la principale menace pour l’économie mondiale », que la situation s’aggrave. Malgré les récentes avancées, notamment les progrès « très positifs » sur la Grèce salués mardi par le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria, le contexte reste « précaire ». « Il n’est pas difficile d’imaginer que la situation puisse dégénérer », ce qui replongerait le monde dans la récession, redoute l’organisation.  La récession dans l’Union monétaire serait plus forte qu’attendu en 2012, avec un produit intérieur brut (PIB) en recul de 0,4%, et, fait nouveau, se poursuivrait l’an prochain (-0,1%).   »La zone euro va rester en récession cette année pour en sortir très lentement, peut-être vers la fin de 2013″, a déclaré lors d’une conférence de presse le chef économiste de l’OCDE Pier Carlo Padoan.  En France, la croissance ne serait que de 0,2% en 2012 et 0,3% en 2013 puis accélèrerait à 1,3% en 2014. C’est moins qu’attendu par le gouvernement pour tenir ses engagements budgétaires, qui ne seraient donc pas pleinement respectés.  Selon le club des pays riches, le « facteur clé » de ces perspectives moroses est une « baisse significative de la confiance », sur fond de désendettement tous azimuts, de ralentissement dans les pays émergents et de chômage élevé qui, dans la zone euro, atteindrait le niveau record de 12% de la population active en 2014. L’emploi est « à la base des préoccupations » sur la zone euro, a insisté Pier Carlo Padoan.  Du coup, le chef économiste appelle à éviter tout « assainissement excessif des finances publiques à court terme », des deux côtés de l’Atlantique.   »Si le +mur budgétaire+ n’est pas évité, un choc négatif considérable pourrait faire basculer les Etats-Unis et l’économie mondiale dans la récession », prévient-il. Républicains et démocrates doivent donc à trouver un accord d’ici la fin de l’année sur un plan de réduction du déficit à moyen terme, « plus mesuré » que les coupes et hausses d’impôts drastiques qui, sinon, entreraient en vigueur en 2013.   »Dans la zone euro, l’ajustement du solde budgétaire structurel devrait s’en tenir aux engagements actuels et les stabilisateurs automatiques (comme les prestations sociales) devraient pouvoir jouer librement », met-il en garde. Cela signifie que les gouvernements ne doivent pas prendre de nouvelle mesure de rigueur si la croissance escomptée n’est pas au rendez-vous et si les objectifs affichés de réduction du déficit public ne sont pas atteints.  Selon l’OCDE, « pour éviter la perte de crédibilité qui affecterait des pays agissant isolément, une telle politique devrait être définie et rendue publique de manière concertée » au niveau européen. Autrement dit, la Commission européenne doit lâcher du lest et faire savoir qu’elle ne sanctionnera pas les Etats qui ne seront pas dans les clous l’an prochain.  Et, en cas d’aggravation ultérieure, les Etats devraient « ralentir l’assainissement budgétaire » voire, pour les plus vertueux comme l’Allemagne, prendre des « mesures temporaires de relance ».

 

UMP : après les élections, un referendum truqué ?

UMP : après les élections, un referendum truqué ?

Un accord de principe sur un referendum pour demander aux adhérents s’ils veulent revoter mais Copé veut rester  à la tête de l’UMP en attendant. Autant dire que le feuilleton n’est pas terminé car rien ne dit que ce referendum ne sera pas aussi truqué. L’accord était donc encore loin d’être scellé mardi soir, au dixième jour du psychodrame qui déchire le parti, mais le principe sur lequel les deux hommes se sont accordés est le suivant: demander aux militants s’ils souhaitent voter à nouveau pour la présidence du parti.  Avant ce développement, obtenu à l’issue d’une rencontre entre les deux hommes organisée à l’initiative de l’ex-chef de l’Etat, la crise venait de prendre un tour nouveau avec l’amorce d’une scission à l’ Assemblée nationalee, où les fillonistes ont lancé un nouveau groupe parlementaire, distinct de celui présidé par le copéiste Christian Jacob.  Face à l’accélération des événements, Jean-François Copé a demandé à François Fillon de renoncer à cette initiative, tout en proposant ce référendum pour sortir de l’impasse. Un « deal » dont Nicolas Sarkozy serait en fait l’instigateur, selon l’entourage de François Fillon.  Pour l’ancien président de la République, « tout est préférable à une scission », a appris l’AFP auprès de son entourage.  François Fillon a accepté le principe du référendum, mais à la condition d’obtenir « des garanties strictes d’impartialité », parmi lesquelles la mise en place d’une « direction collégiale » à l’UMP « durant toute la durée des opérations de vote ».  Or, Jean-François Copé a d’ores et déjà prévenu que si les militants appelaient à un nouveau vote pour la présidence du parti, lui-même resterait à la tête de l’UMP jusqu’au scrutin.  Cette condition est inacceptable pour les fillonistes, qui ont dénoncé tout au long de la précédente campagne interne la double casquette de Jean-François Copé, à la fois candidat à la présidence et secrétaire général du parti, ce qui lui permettait d’avoir la main sur l’appareil et ses moyens.  Quant à la création d’un groupe dissident à l’Assemblée, baptisé Rassemblement-UMP et composé de 68 députés fillonistes sur 194 UMP, elle a eu lieu officiellement mardi soir.  Ne pas perdre la face  François Fillon avait accru la pression pour faire plier son rival avec l’annonce de la création de ce groupe, une première dans l’histoire de l’UMP, qui a récemment fêté ses dix ans. Mais l’ancien Premier ministre a aussitôt promis que ce groupe retournerait au bercail si une nouvelle élection était organisée dans les trois mois.   »Soit notre appel est entendu et alors nous sauverons l’UMP ensemble par la démocratie. Soit notre appel est méprisé et alors j’en tirerai toutes les conséquences politiques », a averti François Fillon, qui a réuni mardi matin ses soutiens parlementaires au Musée social de Paris.  Lundi, Nicolas Sarkozy s’était déjà montré ouvert à l’idée d’un nouveau vote, lors d’un déjeuner avec François Fillon. Le même jour, la commission des recours de l’UMP, dont les fillonistes ne reconnaissent pas la légitimité, avait de nouveau proclamé Jean-François Copé président, avec 952 voix d’avance, et non plus 98 comme lors de la proclamation des premiers résultats le 19 novembre.  Selon Jean-François Copé, le référendum pourrait avoir lieu en décembre ou en janvier.  Jusque-là, le président, officiel, mais très contesté, de l’UMP avait fermement refusé l’idée d’un nouveau vote des 300.000 adhérents du parti, de plus en plus ardemment demandé par François Fillon.  Cette solution d’un référendum préalable pourrait, du coup, permettre à chacun des deux rivaux de ne pas perdre la face.   »On pourrait sortir par le haut de cette crise », a espéré mardi le député filloniste Jean Leonetti dans les couloirs de l’Assemblée.  Le camp Fillon dénonce notamment le manque de neutralité des membres de la commission des recours, dont six sur neuf ont soutenu un candidat pendant la campagne (4 pro-Copé, 2 pro-Fillon).   »Cette culture du pouvoir où tout est permis, où rien n’est transparent, n’est pas digne d’un grand parti moderne », a attaqué l’ancien Premier ministre, qui avait déjà parlé de « mafia » la semaine dernière.   »Statutairement (…), nous n’avons absolument pas le droit de provoquer des élections comme ça, au seul motif que c’est un ultimatum qui est lancé par celui qui n’a pas été proclamé élu », lui avait répliqué Jean-François Copé.

 

Retraites: les Français très inquiets

Retraites: les Français très inquiets

Selon Harris interactive, 46% des actifs interrogés se sont déclarés « tout à fait » inquiets et 28% « plutôt » inquiets sur le montant de leur future retraite, contre respectivement 45 et 36% en 2011.  Mais, en l’espace d’un an, la proportion d’actifs âgés de 25 à 44 ans disant se préoccuper de leur retraite a bondi de 10 points de pourcentage, passant de 34 à 44%.  Globalement l’âge auquel on se préoccupe de préparer sa retraite a gagné deux ans, passant de 47 à 45 ans.  78% des actifs estiment nécessaires des sources supplémentaires de financements aux régimes obligatoires.  Regrettant un déficit d’information sur ce qu’ils toucheront, 78% n’ont qu’une vague idée du niveau de leur future pension.  Pour une majorité de Français (58%), la retraite est avant tout une question financière.  Signe de la défiance vis-à-vis de l’avenir, 40% des actifs interrogés privilégient l’épargne financière individuelle pour préparer la retraite alors qu’ils ne sont que 14% à compter sur les pensions qui leur seront versées par le régime général et les régimes complémentaires.  La proportion des actifs disant épargner pour financer leur retraite a augmenté de trois points: 61% contre 58% en 2011. Celle des 35-44 ans de 8 points à 58%, celle des 25-34 ans de cinq points à 48%.  55% des actifs épargnent plus de 5% de leur revenu, 32% de 6 à 10% et 6% économisent jusqu’à 25%.  81% des personnes interrogées épargnent sur des comptes sur livrets (livret A, LDD, etc.), 45% dans l’épargne logement et 44% choisissent l’assurance vie.  43% des Français (47% des 25-44 ans) n’ont confiance en aucun de leurs interlocuteurs en matière de retraite. La Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et les régimes complémentaires Agirc-Arrco ont vu leur « cote de confiance » baisser de 8 points, à 25%. L’Etat ne recueille que 4% et les syndicats seulement 2%.

 

Sanofi: 2000 postes menacés et une demande de réunion tripartite

Sanofi: 2000 postes menacés et une demande de réunion tripartite

« Nous avons rappelé notre première exigence, le retrait d’un plan inacceptable et a minima que le gouvernement et le président de la République organisent une réunion tripartite avec comme préalable une suspension de toute la procédure » de restructuration, a indiqué à l’AFP Pascal Vially, coordonnateur CFDT pour le groupe.  La délégation syndicale a été reçue par des conseillers de François Hollande et du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.  M. Vially a précisé qu’une réponse leur serait donnée « d’ici la fin de la semaine ». « On attend la reprise d’un dialogue social sans menace de suppression d’emplois », a-t-il ajouté.  De son côté, Philippe Guérin, coordonnateur FO, a indiqué être « dans l’attente positive de cette réunion qui permettrait de remettre l’ensemble du dossier à plat ».  Plus tôt dans la journée, environ 350 salariés, selon les syndicats, certains en blouse blanche, s’étaient réunis devant le siège de Sanofi, rue de la Boétie à Paris (VIIIe), en brandissant des pancartes proclamant « Christophe Viehbacher (ndlr, directeur général du groupe), les licenciements c’est maintenant » ou « Sanofi tue l’emploi ».   »Un plan de départs volontaires, c’est surtout la casse de l’emploi, cela veut dire aucune embauche, des salariés transférés et d’autres qui ne sauront pas où ils seront reclassés », a martelé le cégétiste Thierry Bodin.  Sanofi, désormais première capitalisation boursière française, emploie environ 28.000 personnes sur 49 sites en France. Le groupe a dévoilé en juillet un projet prévoyant la suppression de 914 postes d’ici à 2015, sans licenciement, mais les syndicats accusent la direction de le sous-estimer, affirmant que ce chiffre ne prend pas en compte le site de Toulouse.  Selon l’intersyndicale, plus de 2.000 postes en France pourraient être touchés par des mesures de départs volontaires, de mobilités et de suppressions de postes, dans la recherche, les fonctions supports et la production de vaccins.  D’après le décompte des syndicats, 1.767 postes au total seraient en effet supprimés et 700 transférés. En contrepartie, 300 postes seraient créés à Marcy-l’Etoile (Rhône) et Val-de-Reuil (Eure). L’avenir du centre de recherche de Toulouse (614 salariés) est lui particulièrement menacé par ce plan.  Fin octobre, Chris Viehbacher a assuré que le réorganisation de la recherche visait à « accroître significativement le nombre de médicaments produits en France » et ne constituait « pas un action de réduction de coûts ».

 

Immobilier neuf : la chute des ventes

Immobilier neuf : la chute des ventes

 

Baisse  25% des ventes des promoteurs au troisième trimestre et un plongeon de 20% des permis de construire en octobre, signe que l’année 2013 ne sera pas meilleure par rapport à 2012. « Désormais la question est de savoir si 2014 verra une reprise », affirme Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris-Ouest et spécialiste du secteur, interrogé par l’AFP.  Les chiffres publiés par le ministère du Logement sont encore plus mauvais que ceux des mois précédents et éloignent de l’objectif de 500.O00 logements neufs par an, fixé par François Hollande, qui permettrait de combler le déficit d’habitations dans les régions les plus dynamiques économiquement (IDF, Rhône-Alpes, Paca).
Ainsi les ventes de logements neufs (20.500) par les promoteurs ont chuté de 24,9% au troisième trimestre par rapport à la période correspondante de 2011, les acheteurs potentiels étant inquiets de la détérioration de la situation économique et effrayés par les prix élevés. « Il s’agit du plus mauvais troisième trimestre depuis 2008, année de la crise des subprimes », souligne M. Mouillart. De plus, malgré l’abandon de l’avantageux dispositif « Scellier » à la fin de l’année, mais qui a été fortement réduit par rapport à 2011, le quatrième trimestre devrait enregistrer une forte baisse par rapport à celui de l’an dernier qui avait vu les investisseurs se ruer pour acheter des logements pour les louer. Le paradoxe est que les prix ne fléchissent pas malgré cette crise de mévente. Le prix moyen du m2 pour les logements en immeubles collectifs progresse ainsi de 0,9% au troisième trimestre par rapport à la période correspondante de l’an dernier, selon le ministère. Le président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) François Payelle avait prédit le 15 novembre que l’année 2012 serait la plus mauvaise depuis 17 ans en termes de ventes et que 2013 ne serait pas meilleure. Les maisons individuelles touchées également Même pessimisme du côté des constructeurs de maisons individuelles. Le président de l’Union des maisons individuelles (UMF) Christian Louis-Victor a indiqué à l’AFP que les ventes de ce secteur en 2012 (125.000) seraient inférieures de près de 17% à celles de 2011. Les estimations pour 2013 (110.000) enregistreraient même encore une baisse de 12% par rapport à l’année précédente, ce qui entrainerait une chute de 25% en seulement deux ans. Très loin de l’année 2007 (187.000), sans parler de la période de prospérité du secteur, au début des années 1970, où 250.000 maisons individuelles partaient comme des « petits pains » chaque année. Pour les mises en chantier de logements neufs, aussi bien privés que sociaux (69.001 entre août et octobre 2012), la chute est également brutale, avec un repli de 21,0% par rapport à la même période de 2011. Sur l’ensemble de l’année 2012, le total devrait tomber sous la « barre » des 310.000 contre 378.600 en 2011, estime M. Mouillart. Encore plus inquiétant pour l’avenir: sur les trois derniers mois considérés (août à octobre 2012), le nombre de permis de construire déposés marque un recul de 6,9% par rapport à la même période de 2011. Le seul mois d’octobre enregistre un plongeon de 28,6%, « ce qui est considérable car on n’avait pas vu une chute d’une telle ampleur pour un mois d’octobre depuis 1986 à l’exception de 2008″, selon M. Mouillart.

Immobilier : urgent d’attendre pour acheter

Immobilier : urgent d’attendre pour acheter

Selon  l’indice du moral immobilier Logic-Immo/TNS Sofres, les Français  sont 51 % à penser que la période est propice aux projets immobiliers (seulement 15 % d’avis défavorables), le meilleur score depuis janvier 2011, mais ne bougent pas quand il s’agit de passer à l’acte. Ils sont d’ailleurs 58 % à estimer que les taux d’intérêt sont attractifs contre seulement 24 % en début d’année. Mais c‘est surtout la mauvaise perception du climat économique qui pousse les acheteurs potentiels à attendre: 72 % des personnes interrogées prévoient une dégradation du niveau de vie général dans les six prochains mois. Une situation qui selon eux doit déboucher sur une baisse des prix plus perceptible. Ils sont désormais 51 % à penser que les maisons et appartements seront moins chers dans les six prochains mois et 37 % à estimer qu’ils resteront stables (contre 45 % et 36 % en début d’année). Il est donc urgent d’attendre. Pour cette enquête d’octobre les habitants d’Ile-de-France ont été interrogés de façon spécifique. Ils ne sont pas si différents du reste de la population. Il sont légèrement plus optimistes puisque seuls 68 % d’entre eux (contre 72 %) pensent que le niveau de vie futur va se dégrader. Côté prix, leur attente de baisse est un peu moins marquée: 46 % estiment qu’elle viendra tandis que 16 % pensent qu’ils augmenteront encore.

 

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