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Grèce : 50 milliards d’engagement pour la France

Grèce : 50 milliards d’engagement pour la France

Tout d’abord, en tant que prêteur direct à la Grèce à hauteur d’environ 12 milliards d’euros effectivement tirés depuis mai 2010, la France consent à réduire de 1% le taux d’intérêt sur ces prêts. Cette mesure concerne l’ensemble des États créanciers. Soit au total 120 millions d’euros, que Bercy pourra présenter comme un simple «manque à gagner», même si ces rentrées auxquelles on renonce avaient été prises en compte dans les recettes du projet de loi de finances 2013. La deuxième ligne d’impact sur le budget français est plus complexe et plus importante. Elle transitera par la BCE et la Banque de France. Son ordre de grandeur porte sur 500 millions d’euros annuellement. Le mécanisme est le suivant: la BCE et les banques centrales nationales (ses actionnaires) ont accepté d’abandonner les «gains» (sic) réalisés sur les titres de dettes grecques qu’elles détiennent. Leurs encours s’élèvent à 50 milliards d’euros. Autrement dit, les intérêts que la BCE touchait sur ces titres et dont le taux (à l’émission) peut être estimé à 4% ne seront pas perçus mais reversés sur un compte bloqué à Athènes. Au total, c’est à 2 milliards d’euros environ, et donc 500 millions pour la Banque de France et indirectement le Trésor français, son actionnaire unique, que nous renonçons. Précisons que ce chiffre de 500 millions correspond à la part française – soit le cinquième de toutes les opérations d’aide à la Grèce (ou plus exactement 20,3%, qui est le quota de la France au capital de la BCE et donc dans l’euro). Ces chiffrages, qui s’élèvent à un peu plus de 600 millions d’euros annuellement pour les finances publiques françaises, ne sont bien sûr que la partie émergée de l’iceberg. Autrement dit l’impact direct et immédiat dans les finances publiques des pays créanciers, car toute l’astuce de l’accord de l’Eurogroupe a consisté à différer les charges d’intérêt et les remboursements en capital vis-à-vis du Fonds européen de stabilité financière (FESF), lequel n’est à la vérité qu’un compte écran pour les États de l’Euroland qui ont donné leur garantie au FESF et qui sont les seuls responsables. «On a un résultat, on peut le présenter à notre Parlement pour une décision», a commenté avec soulagement Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand. Il s’apprête à fournir les chiffres dans les prochains jours au Bundestag, qui devra apporter son aval. Du côté français, Pierre Moscovici se félicite d’avoir «rendu de la visibilité à la zone euro et de l’espoir au peuple grec», ce qui n’est pas faux. Reste à expliquer ce nouveau «miracle grec», qui doit tout à la technique financière, ceci étant  engagements publics  de la France vis-à-vis d’Athènes s’élèvent à 50 milliards d’euros

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