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Archive mensuelle de septembre 2012

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Pôle emploi : un nouveau plan bidon contre le chômage

Pôle emploi : un nouveau plan  bidon contre  le chômage

Jean Bassères, récent patron de Pôle emploi dévoile son nouveau plan contre le chômage. Un nouveau plan bidon d’autant que cet ancien inspecteur des finances n’a qu’une notion très approximative des réalités du marché du travail ; comme la plupart des employés de pôle emploi. Sur le front de l’emploi, les clignotants sont dans le rouge vif. Le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs devrait être confirmé aujourd’hui avec la publication des chiffres d’août. Un triste record qui s’ajoute à un taux de la population active sans emploi supérieur à 10 %. Pour autant,Michel Sapin, le ministre du Travail, refusait hier de broyer du noir, réaffirmant que l’objectif d’un inversement de la courbe du chômage, fixé pour fin 2013 par le chef de l’Etat, était « parfaitement atteignable ». Et le gouvernement de brandir tout l’arsenal en préparation pour tordre le coup à ce mal qui frappe toute l’Europe : 150 000 contrats d’avenir, 500 000 contrats de génération, négociations tous azimuts sur le marché du travail…Un plan de lutte qui s’articule autour de Pôle emploi. Jean Bassères, ancien inspecteur des finances, en a pris les commandes il y a neuf mois. Il nous livre sa feuille de route pour faire de son administration, issue de la fusion houleuse entre l’ANPE et l’Unédic, une arme de choc au service des plus éloignés de l’emploi.  Jean Bassères, le patron de Pôle emploi depuis

Comment Pôle emploi parvient-il à faire face à l’envolée du chômage ?
Jean Bassères.
Cela se traduit par un surcroît d’activité. Les équipes de Pôle emploi sont fortement mobilisées pour que les délais de traitement des dossiers soient les plus raisonnables possibles. Y compris en faisant des heures supplémentaires, comme le week-end dernier. L’inscription et l’indemnisation sont naturellement les priorités en période d’augmentation du chômage. Aujourd’hui, 90% des inscriptions sont réalisés dans les dix jours suivant le premier contact.

Neuf mois après votre arrivée à la tête de Pôle emploi, qu’est-ce qui a changé pour les chômeurs ?
Nous disposons depuis le mois de juin d’une nouvelle feuille de route qui a revu les modalités d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Une première étape a été franchie en septembre. Après une analyse précise de leur portefeuille de demandeurs d’emploi (NDLR : autrement dit le nombre de chômeurs suivis par agent) les conseillers décident désormais, avec eux, des modalités de contacts les plus adaptés. Tant en termes de fréquence que du type de contact. Cela peut être sous forme d’entretiens physiques, par mail, ou téléphonique. L’objectif est d’abandonner une approche trop mécanique au profit d’une approche personnalisée. Début 2013, nous allons différencier trois types d’accompagnement et de suivi. Il faut faire plus pour ceux qui en ont vraiment besoin, ceux qui sont les plus éloignés du marché du travail. C’est ça le changement très fort.

C’est-à-dire ?
L’accompagnement renforcé sera destiné à ceux qui sont les plus éloignés du marché du travail. Les 2000 nouveaux CDI décidés par le gouvernement seront consacrés à cet accompagnement qui mobilise déjà près de 600 conseillers. Ces conseillers suivront 70 demandeurs d’emploi au maximum. Au total, plus de 180 000 personnes seront concernées en 2013. L’accompagnement guidé s’adressera aux personnes n’ayant pas les mêmes difficultés, mais qui ont besoin d’un suivi régulier par Pôle emploi. Enfin, le suivi et l’appui à la recherche d’emploi sera destiné à des personnes autonomes et proches du marché du travail. La nouveauté, c’est la différenciation des services proposés par Pôle emploi et les marges de manœuvre nouvelles des conseillers. Notre pari, c’est de leur faire confiance. Qui mieux que le conseiller est capable d’analyser les besoins des demandeurs d’emploi au regard de la situation locale du marché du travail? Il n’y aura pas de critères nationaux permettant de déterminer les catégories.

Quand allez-vous recruter ces 2000 CDI ?
Dès octobre, grâce à l’important effort financier décidé par le gouvernement, dans un contexte budgétaire très contraint. Nous engageons également des efforts de simplification et de réorganisation qui vont nous permettre d’affecter à l’accompagnement des demandeurs d’emploi, d’ici à 2015, l’équivalent de 2000 conseillers qui s’ajoutent à ces recrutements.

Ne risquez-vous pas de négliger la grande majorité des demandeurs d’emploi ?
Non, globalement, nous allons augmenter de 30% les ressources consacrées à l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Il n’y aura plus d’entretiens systématiques ?
Tous les demandeurs d’emploi n’ont pas les mêmes besoins. Néanmoins, il y aura deux rendez-vous systématiques, un premier au bout de quatre mois et un deuxième au bout de neuf mois. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’autres contacts pendant cette période, mais c’est le conseiller qui en décidera.

Les demandeurs d’emploi restent en moyenne seize mois au chômage. Comment l’expliquez-vous ?
Ces chiffres traduisent la crise et les difficultés conjoncturelles. Pôle emploi ne peut pas réduire le chômage à lui tout seul. Notre mission est d’éviter que le demandeur d’emploi bascule dans le chômage de longue durée et c’est pour cela que nous développons un accompagnement renforcé et nous souhaitons systématiser l’entretien au neuvième mois.

A combien estimez-vous le nombre d’offres non pourvues ?
En moyenne, 8 à 10% des offres reçues à Pôle emploi ne trouvent pas preneur. Soit autour de 250 000 ou 300 000 postes. Il y a souvent une méconnaissance des métiers. Notre travail, c’est de les faire connaître auprès des demandeurs d’emploi et d’apporter les qualifications qui manquent, en améliorant l’accès à la formation des demandeurs d’emploi, car 10% seulement en bénéficient. C’est le sens du chantier engagé par le gouvernement avec les régions et les partenaires sociaux.

Allez-vous appliquer les sanctions prévues en cas de refus de formation ou d’un travail ?
Les règles existent et s’appliquent déjà depuis longtemps.

 

 

UNEDIC : 3 milliards de déficit et 235.000 chômeurs de plus fin 2012.

UNEDIC :  3 milliards de déficit et 235.000 chômeurs de plus fin 2012.

Michel sapin vient d’annoncer que le nombre de chômeurs dépasse désormais les 3 millions et l’UNEDIC refait ses comptes. L’Unedic a annoncé mercredi qu’elle s’attendait à une augmentation du nombre de demandeurs d’emploi sans activité de 235.000 personnes au total en 2012, et a révisé ses prévisions de déficit à 2,6 milliards contre 3 milliards pour l’année en cours. L’union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (Unedic) est une association chargée par l’Etat de gérer l’assurance chômage. Plus concrètement, l’Unedic est la tour de contrôle du système qui coordonne le collecteur de cotisations (Acoss) et celui qui les reverse et accompagne les demandeurs d’emplois (Pôle emploi). Une estimation de la hausse du chômage pour toute l’année 2012. Coordonnant tout le service public de l’emploi, l’Unedic établit des tendances à partir des comptes-rendus que tous les autres organismes lui envoient. L’Unedic estime ainsi que l’année 2012 devrait se traduire par 235.000 nouveaux demandeurs d’emplois sans activité, c’est-à-dire inscrits en catégorie A.  Cette estimation indique que le chômage est sérieusement en train de progresser en France. Lors de ses précédentes prévisions, l’Unedic tablait en effet sur 178.000 demandeurs d’emplois supplémentaires en 2012. Avec ce nouveau chiffre, il revoit donc son estimation en forte hausse : +32%.Le ministère du Travail a fait ses comptes : au cours des sept premiers mois de l’année, 138.800 personnes supplémentaires se sont déjà inscrites en catégorie A. Résultat, la France comptait fin juillet 2,987 millions de personnes inscrites en catégorie A en métropole. La barre des 3 millions de chômeurs a d’ailleurs déjà été franchie, comme l’a reconnu le ministre du Travail Michel Sapin.

 

Moral des patrons : déprime et incertitude

Moral des patrons : déprime et incertitude

 

Le climat des affaires dans l’industrie s’est certes stabilisé au mois de septembre mais à un niveau très inférieur à sa moyenne de long terme, selon les données publiées mardi par l’Insee. Surtout, les perspectives générales de production, qui représentent l’opinion des industriels sur l’activité dans son ensemble, se dégradent de nouveau fortement par rapport au mois précédent et se rapprochent des niveaux très bas atteints en 2009, au plus fort de la crise financière, souligne l’Insee. Confrontées au ralentissement de l’économie mondiale, les entreprises françaises, dont 4% à peine exportent, souffrent aussi d’une demande intérieure qui se dérobe sous le double effet de la rigueur budgétaire et d’un pouvoir d’achat en berne pénalisé par la montée du chômage et de l’inflation. Le pouvoir, qui ne peut miser sur un secteur public au régime sec et une consommation des ménages atone, semble désormais se souvenir de leur rôle moteur dans la croissance. Soucieux de dépasser les tensions suscitées par le projet de fermeture de l’usine PSA à Aulnay, le président François Hollande a exprimé avant la trêve estivale « sa confiance à l’égard des entreprises ». Le Premier ministre et une dizaine de membres du gouvernement ont participé fin août à l’université d’été du Medef et se sont engagés à restaurer la compétitivité de l’économie française mais sans faire de propositions concrètes. Jean-Marc Ayrault a promis aux députés, lors de la rentrée parlementaire, un « choc de compétitivité » avant fin 2012. Il compte sur un rapport commandé à l’ancien patron de la SNCF et d’EADS, Louis Gallois, sur la compétitivité des entreprises, le coût du travail et la protection sociale, attendu en octobre. Le gouvernement a aussi demandé aux partenaires sociaux de s’entendre d’ici la fin de l’année sur des mesures en faveur de l’emploi et de la compétitivité.    

 

Recapitalisation des banques : contesté par l’Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas

Recapitalisation des banques : contesté par l’Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas

 

L’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande refusent que le MES soit utilisé pour régler les recapitalisations des banques antérieures à l’accord sur le MES. En calait, ils veulent limiter l’intervention de ce fonds européen car la plupart des dettes sont bien antérieures au nouvel accord sur le MES. Les trois pays ont publié mardi un communiqué commun semblant revenir sur l’essentiel de ce qui avait été convenu lors du sommet européen de juin en matière de recapitalisation directe des banques en difficulté. Dans ce communiqué, rendu public à l’issue d’une réunion de leurs ministres des Finances à Helsinki, ces trois pays établissent les conditions en vertu desquelles ils seraient disposés à autoriser le futur Mécanisme européen de stabilité (MES) à recapitaliser le secteur bancaire. Le texte établit une nette distinction entre les problèmes que le secteur bancaire pourrait rencontrer à l’avenir et ceux du moment, déclarant en substance qu’il est de la responsabilité des pays concernés de traiter la question des banques très endettées d’Espagne, d’Irlande et de Grèce. Une position qui ne plaira ni à l’Espagne ni à l’Irlande en particulier, ces deux pays estimant que le sommet de juin consacrait le principe de dissocier le lien douloureux entre dette publique et situation du secteur bancaire. « Le MES peut assumer directement la responsabilité des problèmes survenant dans le cadre de la nouvelle supervision mais les difficultés héritées du passé doivent être de la responsabilité des autorités nationales », lit-on dans le communiqué de ces trois pays notés AAA et qui ont adopté la ligne la plus dure durant la crise de la dette. Priés d’apporter des précisions, les autorités de ces derniers se sont abstenues de tout commentaire. Mais un responsable de la zone euro au fait des discussions qui se sont tenus à Helsinki a dit: « Tout ce que je peux dire c’est que ce communiqué implique que la recapitalisation directe sous MES ne doit pas être employée à régler de vieux problèmes ».

 

 

Chômage : très mauvais, le chiffre de 3 millions dépassé

Chômage : très mauvais, le chiffre de 3 millions dépassé

 

Le nombre de chômeurs a dépassé trois millions en août en France, a confirmé mercredi le ministre du travail, Michel Sapin, sur France 2. « C’est mauvais, c’est forcément mauvais. J’ai d’ailleurs dit au cours de ces dernières semaines que, au rythme qui était déjà acquis dans l’été, je m’attends bien entendu à ce que le chiffre (…) de trois millions de chômeurs en France sera dépassé », a-t-il déclaré.

 

 

Economie politique société: derniers articles

mardi 25 septembre 2012

18h00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Draghi-BCE condamne l’inaction et indirectement l’Allemagne

Draghi-BCE condamne l’inaction et indirectement l’Allemagne

Critique de Draghi contre l’inaction (qu’il constate sans doute) et indirectement contre l’Allemagne qui la favorise. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a assuré aujourd’hui qu’il était plus risqué pour la stabilité européenne d’opter pour l’inaction plutôt que pour l’action. « Dans les circonstances actuelles, le plus grand risque pour la stabilité n’est pas l’action mais l’inaction », a déclaré M. Draghi, défendant la politique de la BCE, qui a annoncé début septembre de nouvelles mesures contre la crise, devant la fédération allemande de l’industrie à Berlin. Le président de la BCE s’est également déclaré confiant  dans la possibilité d’un accord entre gouvernements sur la proposition de la Commission européenne sur le futur superviseur bancaire en zone euro. « En ce qui concerne la proposition de la Commission (…), je suis confiant dans le fait que les gouvernements vont trouver un accord sur le cadre approprié », a déclaré M. Draghi.  La chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Banque centrale européenne  »sont d’accord qu’il faut toujours en Europe – aussi bien sur le plan national qu’en collaboration au sein de l’Union monétaire – une disposition considérable à des réformes, pour atteindre une meilleure compétitivité et être de nouveau digne de confiance », selon le communiqué diffusé après une rencontre des deux responsables.

1000 milliards d’euros pour relancer la croissance en Europe d’après le professeur Roland Berger

1000 milliards d’euros pour relancer la croissance en Europe d’après le professeur Roland Berger

Le professeur Roland Berger plaide pour un véritable plan de croissance de 1000 milliards pour les infrastructures. On est loin évidemment du mini plan de croissance de 120 milliards décidés au dernier sommet européen. Le professeur Roland Berger, fondateur du cabinet de conseil du même nom, propose de mobiliser les capitaux privés pour financer les gigantesques besoins en infrastructures dont l’Europe a besoin, dans les télécoms, l’énergie, l’eau, les routes. Ce serait le troisième pilier d’un plan de croissance qui compléterait l’effort fait par les états pour sauver l’euro.  En l’an III de la crise de la dette souveraine et de la crise financière, nos dirigeants politiques ne semblent plus connaître dans leurs programmes de sauvetage de l’euro que deux paquets de mesures : « l’austérité budgétaire » (pour les pays en crise) et le « financement » (pour les États membres du Nord encore solvables, l’Allemagne en particulier). Ces deux approches sont correctes et nécessaires, mais elles ne suffiront pas si l’on veut éviter l’effondrement de la monnaie communautaire, voire celui de l’Union européenne. Entre-temps, cette vision focalisée sur l’austérité et l’aide financière a entraîné l’Europe dans une crise triple. Primo, elle a exacerbé la crise de la dette publique et de l’euro. Secundo, l’économie de la zone euro et de l’UE se trouve maintenant en récession, conduite par les pays débiteurs avec leurs programmes d’austérité, qui ne sont pas sans rappeler ceux mis en œuvre en Allemagne dans les années 1920 au siècle dernier. Et tertio, l’intégration européenne fait face à une grave crise politique. L’économie des pays en crise est en pleine contraction, avec son cortège de chômage en hausse, de destruction de patrimoine et de tensions sociales. Certains médias de ces pays fustigent le « diktat de Bruxelles », qui les fait plonger dans la pauvreté. Les citoyens des pays du Nord, encore sains financièrement, se retrouvent dans une situation indésirable sans y être pour quoi que ce soit. Ils ne veulent pas risquer leurs économies pour aider les pays voisins à rembourser les dettes qu’ils ont accumulées « à force de gabegie ». L’Europe est profondément divisée. La croissance économique est nécessaire pour restaurer la confiance des citoyens dans leur monnaie et leur Union. Or, des programmes de croissance financés par l’État s’excluent eux-mêmes. D’une part, ils contribueraient à accroître encore l’endettement public, et de l’autre, ils ne résoudraient pas la crise de croissance, car il ne s’agit pas d’une crise de la conjoncture, mais d’une crise structurelle de la compétitivité qu’on ne saurait maîtriser qu’en initiant des réformes structurelles, y compris des réductions des dépenses, des salaires et des coûts. Alors que faire ? Pour sortir de la crise, une stratégie de croissance favorisée par l’État, mais financée par le secteur privé et satisfaisant aux principes de l’économie de marché, s’impose. Elle servirait à développer et à moderniser les infrastructures européennes. On estime à pas moins de 1.000 milliards d’euros les investissements nécessaires, et cela uniquement pour l’UE. Et 170.000 milliards provenant de fortunes privées à travers le monde sont prêts à les financer. La tâche de la politique consisterait à guider les capitaux privés vers les projets d’infrastructure, à instituer des réglementations favorables à la concurrence et aux investisseurs et un environnement exempt d’idéologie et juridiquement stable basé sur l’économie de marché. Au sommet de la liste de projets potentiels, l’infrastructure de télécommunications a besoin d’autoroutes de données à large bande pour assurer son renouvellement technologique. Une poli-ique de régulation européenne remontant à l’ère du monopole postal et téléphonique empêche encore que les investissements nécessaires soient attractifs. Ainsi, les grands opérateurs de télécommunications comme France Telecom, Telecom Italia, Telefonica etc., ne peuvent pas mobiliser des capitaux privés. Si nos dirigeants politiques se résolvaient à adopter une réglementation novatrice conforme au marché, cela pourrait entraîner une croissance significative. Avec des investissements de plus de 270 milliards d’euros dans l’infrastructure de communication, on ne réussirait pas seulement à créer plusieurs centaines de milliers d’emplois en Europe, mais la productivité des usagers de l’industrie privée et de l’administration publique augmenterait elle aussi. De plus, une industrie de l’informatique et de l’Internet européenne, à l’image de Google, Amazon ou Facebook aux États-Unis, pourrait enfin se développer. Un autre exemple est l’approvisionnement en énergie : en Europe, il va falloir investir ces prochaines années, surtout du fait du « virage énergétique » allemand, 220 milliards d’euros dans les réseaux et le stockage. Cela requiert une politique de l’énergie de dimension européenne et la sécurité de planification nécessaire. Elles n’ont toujours pas été mises en place. Au niveau de la canalisation et de l’épuration des eaux usées, on estime que l’attente en matière d’investissement s’élève à au moins 200 milliards d’euros. Et pour les travaux routiers, les besoins d’investissement sont évalués à 180 milliards d’euros. Malheureusement, en Europe, l’idéologie qui prédomine est que l’infrastructure doit rester aux mains de l’État, avec des variantes bizarres d’un pays à l’autre. Ainsi, en France, l’approvisionnement en eau fait partie du secteur privé, mais l’État doit fournir l’électricité. En Allemagne en revanche, l’alimentation en eau est publique, tandis que l’approvisionnement en électricité est en grande partie effectué par des entreprises privées. Dans de nombreux pays, il existe des autoroutes à péage gérées par des sociétés privées ; il n’y a qu’en Allemagne, pays de transit par excellence, que cela semble impossible pour on ne sait quelle raison. Les incohérences de ce genre sont légion. Un programme d’infrastructure financé au moins partiellement par des investisseurs privés, conçu sous la forme d’un plan de croissance pour l’Europe soumis aux lois du marché, pourrait donc être le troisième pilier encore manquant d’un programme de sauvetage de l’euro cohérent, à côté de celui du changement structurel créé par l’austérité pour une meilleure compétitivité et une meilleure discipline budgétaire dans le Sud, et de celui du financement provisoire solidaire destiné à calmer les marchés financiers fourni par l’Allemagne et les pays du Nord membres de la zone euro. De cette façon, l’Europe pourrait en pleine crise se donner une économie hautement novatrice et productive dotée d’une excellente infrastructure. Les fournisseurs de capitaux privés profiteraient de la croissance et de la productivité accrue, les salariés d’une hausse des emplois de haute qualité. Simultanément, les États pourraient réduire leur dette grâce à l’augmentation des rentrées fiscales et la réduction des dépenses sociales. De plus, on restaurerait ainsi la confiance de la population dans l’euro et dans l’intégration européenne.

 

 

Automobiles : Montebourg pour le chômage partiel, comme en Allemagne

Automobiles : Montebourg pour le chômage partiel, comme en Allemagne

 

Face à la chute des ventes de voitures en France et en Europe, les deux constructeurs français PSA Peugeot Citroën et Renault ont réduit la cadence de plusieurs de leurs sites d’assemblage à la rentrée alors qu’il sont déjà confrontés à des surcapacités de production. Pour réduire ses capacités, PSA a en outre annoncé en juillet la fermeture de son usine d’Aulnay-sous-Bois en 2014. « Je suis favorable à ce qu’on élargisse, à ce qu’on facilite l’usage du travail partiel, plutôt qu’on ferme des usines (…) c’est la stratégie allemande qui leur a tant réussi dans la crise », a dit Arnaud Montebourg au cours d’une rencontre avec la presse organisée par 7pmTV. « Quand votre chiffre d’affaires s’écroule de 80%, la réaction française a été de mettre tout le monde à la porte, (…) de perdre les savoir-faire industriels, de perdre les compétences, de désoler des territoires », a-t-il ajouté. « Les Allemands ont dit: nous nous serrons les coudes, nous finançons, ils ont mis six milliards dans le chômage partiel, pendant que nous on subventionnait les heures supplémentaires. Nous avons été cigale, les Allemands ont été fourmi. » La possibilité d’avoir recours à une plus grande flexibilité dans les usines automobiles françaises pour ajuster la production à la demande constitue une des grandes demandes des constructeurs hexagonaux. Le dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD), financé conjointement par l’entreprise, l’Etat et l’Unedic, ne peut excéder douze mois dans sa forme actuelle. PSA, qui réclame l’extension de ce dispositif, a déjà négocié également avec ses syndicats un accord de flexibilité en échange de l’attribution d’un nouveau modèle sur le site de Sevelnord. Le numéro deux de Renault, Carlos Tavares, a indiqué pour sa part que si le groupe au losange gérait actuellement la situation difficile que connaissent ses sites à travers le chômage partiel, les usines françaises de Renault devaient à terme devenir plus compétitives.

 

 

Pharmacie-Sanofi : 900 postes supprimés

Pharmacie-Sanofi : 900 postes supprimés

 

Sanofi a annoncé mardi qu’il prévoyait de supprimer environ 900 postes en France à l’horizon 2015, un objectif revu en nette baisse par rapport au scénario que craignaient les syndicats, dans un dossier suivi de près par le gouvernement. Le groupe pharmaceutique a précisé dans un communiqué qu’ »aucune délocalisation de site et aucune modification du nombre de sites industriels en France n’est prévue ». Mais il a ajouté que la vocation du site de recherche de Toulouse, qui emploie près de 600 chercheurs, « reste à préciser », indiquant avoir identifié « des acteurs susceptibles d’y poursuivre des activités scientifiques ou technologiques ». Sanofi n’avait pas fourni d’indications chiffrées en annonçant en juillet une restructuration de ses activités françaises, et a précisé mardi que les réductions de postes se feraient sur la base du volontariat. Les syndicats avaient estimé entre 1.200 et 2.500 le nombre des postes que le groupe voulait supprimer, sur un total de quelque 28.000 postes en France. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a déclaré mardi matin à des journalistes que le gouvernement avait insisté auprès de Sanofi pour obtenir une limitation du nombre des réductions de postes. Une réunion s’est tenue à l’Elysée lundi soir avec Sanofi, a-t-il dit au cours d’une rencontre avec la presse organisée par 7pmTV. « Nous avons prié les dirigeants de Sanofi de réduire encore leur plan, qui était (hier soir) de 1.371 postes », a dit le ministre. « Je note qu’ils (Sanofi) ont suivi les recommandations du gouvernement. » Arnaud Montebourg, qui avait reçu vendredi dernier l’intersyndicale du groupe, a invité Sanofi « à engager un dialogue social exemplaire avec les territoires concernés ».

 

Merkel : toujours l’austérité

 

 

Merkel : toujours l’austérité

S’exprimant lors d’une réunion de la fédération des industries allemandes, elle a estimé que l’Allemagne n’était « pas une île » qui pouvait se déconnecter de la conjoncture économique européenne et mondiale. « Nous sommes une nation exportatrice (…) Nous ne pouvons pas nous déconnecter des évolutions économiques globales et européennes », a-t-elle déclaré, précisant que la zone euro représentait 40% des exportations allemandes et l’Union européenne dans son ensemble 60%. « Il y a une absence de confiance sur les marchés financiers sur le fait que certains pays de la zone euro puissent rembourser leurs dettes sur le long terme », a-t-elle dit. « Le monde a des doutes sur le degré de compétitivité de pays de la zone euro. » Elle a ensuite insisté sur le rôle de l’Allemagne dans l’équation européenne : « Nous devons faire les efforts qui permettront à l’Europe de sortir de cette crise plus forte qu’elle n’y est entrée », a-t-elle déclaré. Angela Merkel a par ailleurs rejeté l’idée que l’Allemagne freinait la création d’un organisme de supervision bancaire européen. Ces dernières semaines, Berlin a en effet clairement considéré comme irréaliste l’idée qu’une telle institution puisse être opérationnelle dès le mois de janvier. « Nous voulons une plus forte supervision bancaire européenne », a-t-elle assuré, soulignant qu’il était prématuré d’envisager la recapitalisation d’une banque de la zone euro via le Mécanisme européen de stabilité (MES) avant qu’une telle instance de supervision soit bien en place. Angela Merkel a également noté que le pacte budgétaire et le processus devant mener à une supervision bancaire unique étaient des pas dans la bonne direction. Elle a cependant regretté que la Cour européenne de Justice n’ait pas été dotée de pouvoirs lui permettant d’intervenir dans les politiques budgétaires nationales dans la zone euro. « Nous ne pouvons pas avoir le soutien sans le contrôle. Les deux vont de pair », a-t-elle déclaré. La dirigeante allemande a ajouté que le déficit budgétaire de l’Allemagne devrait représenter 0,9% du produit intérieur brut (PIB) cette année et elle a estimé au passage que le pays devait encourager la demande intérieure.La Chancelière devait rencontrer le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, mardi dans l’après-midi. Ce-dernier doit s’exprimer devant la même assemblée à l’issue de cet entretien.

 

 

Erika: la cour de cassation retourne sa veste ; Total reconnu coupable

Erika: la cour de cassation retourne sa veste ; Total reconnu coupable

Innocent sous la droite, Total est reconnu coupable sous la gauche  Au printemps dernier l’avocat général de la cour de cassation avait estimé nécessaire d’annuler toutes les procédures. Aujourd’hui, la cour de cassation estime Total totalement coupable ; bref l’indépendance de la justice ! La Cour de cassation a validé mardi toutes les condamnations pénales prononcées en 2010 dans l’affaire du naufrage de l’Erika, notamment celle de Total qui avait écopé de l’amende maximale, soit 375.000 euros.  En outre, elle a condamné Total, qui avait été exonéré de responsabilité civile par la Cour d’appel de Paris, à « réparer les conséquences du dommage solidairement avec ses coprévenus d’ores et déjà condamnés » à des dommages et intérêts, selon l’arrêt.  Le naufrage le 12 décembre 1999 de l’Erika, navire vieux de 25 ans battant pavillon maltais, affrété par le groupe Total et appartenant à un armateur italien, avait souillé 400 kilomètres de côtes de la pointe du Finistère à la Charente-Maritime, et mazouté quelque 150.000 oiseaux.  Le 30 mars 2010, la cour d’appel de Paris avait confirmé les condamnations pénales pour pollution du groupe Total, de la société de classification Rina, de l’armateur Giuseppe Savarese et du gestionnaire Antonio Pollara.  Les parties civiles (Etat, collectivités locales, associations de protection de l’environnement) avaient obtenu 200,6 millions d’euros de dommages et intérêts, dont une partie au titre de leur « préjudice écologique ».  Au printemps, l’avocat général à la Cour de cassation, Didier Boccon-Gibod, avait provoqué un tollé en recommandant une « cassation sans renvoi de l’arrêt attaqué », c’est-à-dire une annulation définitive de la procédure, au motif que la justice française n’était pas compétente.  La Cour a au contraire jugé que « plusieurs dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (…) justifiaient l’exercice par la France de sa compétence juridictionnelle pour sanctionner un rejet involontaire d’hydrocarbures (dans la zone économique exclusive française) par un navire étranger entraînant un dommage grave dans sa mer territoriale et sur son littoral ».

 

Fraude fiscale : enquête chez l’ancien patron du MEDEF, Antoine sellières

Fraude  fiscale : enquête chez  l’ancien patron du MEDEF, Antoine sellières

Wendel et le domicile de 13 responsables ou anciens cadres du groupe, dont M. Seillière, ont été perquisitionnés dans la matinée, a-t-on indiqué de source judiciaire.   »Ils ont précisé vouloir perquisitionner certains bureaux de personnes privées », a confirmé de son côté une porte-parole de Wendel. « A ce jour, Wendel n’est pas concerné par cette procédure pénale et n’a rien à cacher à la justice », a-t-elle ajouté.  Le parquet de Paris avait ouvert fin juin une information judiciaire à la suite d’une série de plaintes de l’administration fiscale, contre 14 cadres et anciens cadres de la société d’investissement Wendel. M. Seillière, ancien président du Medef, de même que l’ex-président du directoire du holding Jean-Bernard Lafonta et Bernard Gautier, membres du directoire, figurent parmi les personnes visées.  L’administration fiscale avait constaté, dans les déclarations des cadres visés par les plaintes, des « infractions fiscales graves et intentionnelles consistant en la minoration de la déclaration d’ensemble des revenus de l’année 2007″. Bercy leur reproche de s’être « volontairement soustraits à l’établissement et au paiement de l’impôt ».  Ces responsables sont soupçonnés d’avoir élaboré un montage financier leur permettant de toucher 340 millions d’euros d’intéressement « net d’impôts ».  Grâce à ce montage M. Seillière aurait perçu 65 millions d’euros de gratifications et doit 40 millions d’euros au fisc tandis que M. Lafonta, qui aurait perçu 150 millions d’euros, doit une centaine de millions.  Dans une décision du 3 juin, le Comité de l’abus de droit fiscal, chargé d’arbitrer les litiges entre le fisc et les contribuables, avait jugé fiscalement incorrect le montage financier.  L’enquête judiciaire pour fraude fiscale est distincte d’une enquête préliminaire ouverte fin avril pour délit d’initiés et manipulation de cours par des dirigeants du groupe.  Cette seconde enquête a été ouverte à la suite d’une plainte contre X d’un ancien cadre qui a accusé M. Lafonta, de « délit d’initié » pour avoir vendu pour 40 millions d’euros de titres Wendel en 2007 au mépris d’une obligation de les conserver. Une obligation imposée en 2007 aux cadres au moment où le groupe était en train de monter discrètement au capital de Saint-Gobain.  M. Seillière est soupçonné d’avoir pour sa part vendu un peu plus de 153.000 actions.  Avant de bénéficier d’un non-lieu, l’ex-patron des patrons et quinze dirigeants du groupe avaient été par ailleurs visés par une plainte pour « abus de bien social et recel », déposée par Sophie Boegner, cousine de M. Seilliere, et ex-administratrice de la holding familiale de la famille Wendel, la SLPS (Société lorraine de participations sidérurgiques).  Mme Boegner accusait ces dirigeants d’avoir réalisé des bénéfices indus lors d’une réorganisation du capital ayant permis à M. Seillière de racheter 5% du capital avec une forte décote.  Le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke avait conclu que si les dirigeants de Wendel avaient réalisé « des gains très importants », cela ne pouvait « permettre de caractériser des abus de biens sociaux ».  Wendel a dû faire face par ailleurs à plusieurs autres affaires, dont une assignation au tribunal de commerce par son ancien directeur juridique, qui lui réclame 6,8 millions d’euros, ainsi qu’à trois dirigeants.

 

 

Economie politique société: derniers articles

mardi 25 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle baisse du climat des affaires

Nouvelle baisse du climat des affaires

L’indicateur du climat général des affaires en France a baissé d’un point en septembre, à 86 points, annonce mardi l’Insee dans son enquête mensuelle de conjoncture. L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie manufacturière est resté stable à 90, alors que les 25 économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 89 points, leurs estimations s’échelonnant de 86 à 91.  Ces indicateurs restent ainsi sous le seuil de 100 qui correspond à leur moyenne de longue période. L’indicateur des services a monté de trois points à 87, celui du bâtiment a perdu un point à 94 et celui du commerce de détail a perdu six points à 86.  L’Insee souligne dans un communiqué que l’indicateur de retournement calculé au niveau France reste « en zone défavorable ». « C’est également le cas de tous les indicateurs de retournement sectoriels sauf dans les services, où l’indicateur se redresse tout en restant en zone d’incertitude », ajoute l’Insee.

 

 

Logement : plongeon des mises en chantier

Logement : plongeon des mises  en chantier

 

Les mises en chantier de logements neufs ont baissé de 10,3% sur la période allant de juin à août 2012, comparé à la même période en 2011, a annoncé mardi le ministère du Logement. Le nombre de permis de construire pour ces mêmes logements a également reculé, de 1,2%, pour la période de juin a août. Le recul des mises en chantier est légèrement plus modéré que le mois dernier, où le ministère avait annoncé une baisse de 2,5% pour la période de mai à juillet. Pour juin-août, les mises en chantier de logements neufs atteignent 66.970 unités. Sur douze mois (de septembre 2011 à août 2012), elles s’élèvent à 341.838, soit une baisse de 2,6% comparé aux 12 mois précédents.
Le nombre de permis de construire délivrés pour des logements neufs s’élève pour sa part à 115.021 unités pour les trois mois. Sur un an, entre septembre 2011 et août dernier, il s’inscrit en hausse de 7,7% à 460.147 unités

Allemagne: bas niveau du moral des ménages mais stable

Allemagne: bas niveau du moral des ménages mais stable

La confiance du consommateur devrait être stable mais à un bas niveau  pour le deuxième mois de suite en octobre, selon l’institut GfK, son étude publiée mardi montrant que le bas niveau des taux d’intérêt n’incite pas à épargner mais plutôt à continuer de consommer. L’indice publié par l’institut ressort à 5,9, un chiffre conforme aux attentes et identique à celui publié pour les mois de septembre et d’août. L’enquête, menée auprès d’environ 2.000 Allemands, montre toutefois une détérioration des anticipations en termes de revenus, le sous-indice en la matière passant de 31,6 en août à 23,9 en septembre, dernier mois pour lequel cette donnée est disponible.

 

 

Asie : baisse ses prévisions de croissance par Standard & Poor’s

Asie : baisse ses prévisions de croissance par  Standard & Poor’s

Standard & Poor’s à révisé lundi à la baisse ses prévisions dans la zone Asie-Pacifique pour 2012. Cinq pays voient leur PIB révisé de 0,5 point environ: la Chine, le Japon, la Corée, Singapour et Taïwan. En Chine, où «le ralentissement coïncide avec une prochaine transition politique», la hausse du PIB (produit intérieur brut) est revue à 7,5% contre 8%. Au Japon, elle est ramenée de 2,5% à 2%, un chiffre inférieur aux 2,4% prévus par le FMI (Fonds monétaire international), et en Corée du Sud, elle passe de 3% à 2,5%. Quant à Singapour et Taïwan, ils tombent respectivement de 2,5% à 2,1% et de 2,5% à 1,9%. L’Australie est un peu moins pénalisée avec une croissance ramenée de 3,2% à 3%. Deux pays sont dégradés d’un point: Hongkong et l’Inde, à 1,8% et 5,5%, cette dernière étant pénalisée par le manque d’eau qui nuit à son agriculture, «un secteur important de son économie». Si le Vietnam, la Thaïlande, l’Indonésie, la Malaisie et la Nouvelle-Zélande sont inchangés, Standard & Poor’s relève en revanche ses prévisions pour les Philippines de 4,3% à 4,9%. Et l’agence de prévenir que «toute dégradation dans l’eurozone aggravera les risques de contagion dans la région Asie-Pacifique».

 

Automobiles : La France, championne du monde du diesel défend la technique

Automobiles : La France, championne du monde du diesel défend la technique

 

Actuellement le diesel représente plus de 70% du parc en France, record du monde.  Dans les années 1950, seuls les camions et les tracteurs fonctionnent au diesel. Et c’est pour soutenir les transporteurs routiers, agriculteurs et artisans que les gouvernements allègent les taxes sur ce carburant. Les constructeurs automobiles français s’engouffrent dans la brèche, après le deuxième choc pétrolier. «Tout bascule au milieu des années 1980, lorsque Jacques Calvet, le patron de PSA, décide de développer des petits moteurs diesel pour ses citadines, comme la Peugeot 205, de façon à alléger la facture des automobilistes», explique Bernard Jullien, directeur du Gerpisa, un centre de recherche sur l’automobile. Argument de vente: ces véhicules sont certes plus coûteux à l’achat, mais ils consomment moins (entre 15 et 20 %) et se revendent plus cher. Le patron de PSA pratique un lobbying efficace pour s’assurer que les avantages fiscaux sur le diesel perdurent. Il est soutenu par Renault, qui prend la même direction stratégique.  La demande décolle à la fin des années 1990, avec l’invention de l’injection directe, qui permet de réduire la consommation sans sacrifier la puissance. À partir de 2008, l’accent mis par les pouvoirs pubics sur la diminution des émissions de CO2 et donc de la consommation a continué de mettre cette technologie à l’honneur en France, sans que soit abordée la question des particules fines. Conséquence, Renault et PSA sont aujourd’hui très dépendants de cette technologie. «Porter un coup d’arrêt au diesel aurait des conséquences incalculables pour la filière automobile française, mais aussi sur les automobilistes, qui seraient lourdement pénalisés par l’effondrement de la valeur de revente de leur véhicule», souligne François Roudier, le porte-parole du CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles). À partir de 2014, la norme Euro 6 imposera de réduire drastiquement les émissions d’oxyde d’azote (NOx). D’où un surcoût pouvant aller jusqu’à «plusieurs centaines d’euros par voiture», selon PSA, ce qui pourrait rendre l’équation financière moins favorable pour le diesel. Chez PSA, on reconnaît que les ventes sont «trop diésélisées».«Nous avons de grandes ambitions à l’international, où la place du diesel est bien moins importante. C’est le sens de nos ­investissements dans nos petits ­moteurs essence à trois cylindres», souligne Christian Chapelle, ­directeur du développement des moteurs.

 

 

Réforme dépendance : pas avant 2014.

Réforme dépendance : pas avant 2014.

 

Promesse du candidat Hollande, la grande réforme de la dépendance aura bien lieu. Mais pas tout de suite, au mieux dans deux ans! En attendant la future «loi d’adaptation de la société au vieillissement», Michèle Delaunay, la ministre déléguée chargée des Personnes âgées, a décidé de commander ce mardi un rapport à Luc Broussy, conseiller général socialiste du Val-d’Oise et spécialiste du grand âge.  L’expert devra plancher sur le volet de l’adaptation, notamment des logements, à la perte d’autonomie des personnes âgées. L’objectif de la réforme à venir sera de maintenir le plus longtemps possible les retraités à domicile plutôt que de les envoyer à l’hôpital. Un souhait exprimé par les intéressés eux-mêmes, mais aussi une nécessité économique pour réduire la facture de la Sécurité sociale, en abaissant à moyen terme le nombre d’hospitalisations. Le candidat Hollande avait promis dans ce but l’aménagement de 80.000 logements par an. Si ce chiffre ne semble plus d’actualité, l’entourage de la ministre insiste toutefois sur «l’impact fort sur l’économie et l’emploi» qu’aurait, entre autres, la mise en place de nouvelles normes ou de labels d’habitation. La loi pourrait également soutenir le développement de la domotique (robots d’assistance à la vie quotidienne) et structurer un marché où la France accuse un retard, notamment par rapport au Royaume-Uni. Roselyne Bachelot, en charge du dossier de la dépendance dans un précédent exécutif, tenait au mot près le même discours d’attente… La réforme Delaunay ne se limitera pas au seul secteur du BTP ou aux monte-escaliers qui redonnent le sourire, dans les publicités, aux personnes dépendantes. François Hollande tient à augmenter le plafond de la principale aide existante: l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) que touchent 1,15 million de personnes et qui peut atteindre 1261 euros par mois pour les plus dépendants. Malgré cela, le «reste à charge» s’élève à 1468 euros en moyenne, selon le ministère de la Santé. Autre volet de la future loi Delaunay, la prévention. Le ministère insiste sur l’importance du dépistage: 40 % des personnes âgées sont jugées «fragiles» ou «préfragiles». Il faut donc former les médecins à déceler ces faiblesses et à proposer des programmes de maintien dans l’autonomie comme d’apprendre à tomber ou à faire du sport. Là encore, la France est en retard sur les pays du Nord, visible en termes d’espérance de vie sans incapacité. Améliorer ce point permettrait de réduire le nombre de personnes âgées envoyées à l’hôpital. Reste que le financement de la future réforme Delaunay reste flou. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a laissé entendre récemment que le taux réduit de la CSG dont profitent les retraités les plus aisés pourrait être aligné sur celui des actifs. Le gouvernement semble par contre savoir quels instruments il n’utilisera pas. Le recours obligatoire à des complémentaires privées semble être écarté, de même que la récupération sur succession (l’État se rembourse des soins prodigués en ponctionnant l’héritage), plébiscitée par l’ancienne majorité.

 

 

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