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Archive mensuelle de septembre 2012

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Chômage : l’alibi de l’héritage

Chômage : l’alibi de l’héritage

 

Il fallait s’y attendre, on ressort l’alibi de l’héritage pour le chômage ; certes, en place depuis 4 mois, le gouvernement n’est pas seul responsable de cette situation ; En fait, c’est le résultat des politiques menées depuis une trentaine d’années tant par la droite que par la gauche. Cependant les annonces d’impôts tous azimuts ne sont pas faits  pour améliorer la situation. Outre que ces prélèvements obligatoires vont encore affecter la compétitivité,  ils créent une instabilité fiscale qui nourrit l’attentisme et les délocalisations ; depuis 30 ans aucun gouvernement n’a compris les facteurs explicatifs du déclin économique de la France et ce n’est pas avec un gouvernement de fonctionnaires qu’Hollande sera en mesure de mieux percevoir la problématique surtout sur fond de crise mondiale. Le président de la République, François Hollande, a commenté la situation de l’emploi en France depuis New York où il participait à l’Assemblée générale de l’ONU. «Nous avons 3 millions de chômeurs dans notre pays (qui) ne sont pas venus depuis 4 mois, ils sont là, une situation dont nous héritons», a-t-il déclaré lors d’un point presse.  Ce mercredi, la barre symbolique des 3 millions de chômeurs a été franchie. La France métropolitaine comptait, au mois d’août 2012, 3 011 000 personnes sans emploi (catégorie A) exactement. Un seuil jamais franchi depuis 1999. «Nous allons tout faire, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et moi-même, pour endiguer puis ensuite faire reculer le chômage», a-t-il enchaîné. «Je rentre cet après-midi et donc dès jeudi matin et sans que j’ai été coupé du gouvernement et des responsables qui ont vocation à agir, j’aurai à préparer la communication qui sera faite sur le budget 2013», a conclut le chef de l’Etat

Montebourg : pour Petroplus, l’Etat n’a ni les compétences techniques, ni les moyens financiers

Montebourg : pour Petroplus, l’Etat n’a ni les compétences techniques, ni les moyens financiers

 

Montebourg baisse d’un ton sur Petroplus et avoue que l’Etat ne peut pas faire grand-chose hormis la recherche d’une repreneur pour l’instant douteuse. Le dossier de la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) progresse, a déclaré mercredi Arnaud Montebourg, qui a noté une « amélioration de l’offre » quelques jours avant la décision du tribunal de commerce de Rouen. Le ministre du Redressement productif s’est rendu sur le site de la raffinerie, qui est en redressement judiciaire depuis le 25 janvier, à la suite du dépôt de bilan de sa société-mère Petroplus, basée en Suisse. « Le dossier progresse. Nous avons encore quelques jours pour réussir », a-t-il dit devant une grande partie des 550 salariés. « Nous défendons le projet de reprise parce que le gouvernement ne peut pas le faire lui-même. Il n’en a pas les aptitudes techniques et il n’en a pas les moyens financiers dans cette période de disette budgétaire », a-t-il ajouté. Le tribunal de commerce, qui avait examiné début septembre les offres de reprise des sociétés Net Oil et Alafandi Petroleum Group (APG), a reporté sa décision au 2 octobre en estimant que des documents administratifs manquaient aux dossiers. Le site a redémarré la production à la mi-juin, après la signature d’un contrat temporaire avec le groupe Shell, ancien propriétaire du site. D’une durée maximale de six mois, ce contrat arrivera à son terme mi-décembre. Un autre accord de ce type est en cours de négociation avec l’appui de financiers non européens, a souligné Arnaud Montebourg sans autres précision.

 

Hollande à l’ONU : le Mali devra attendre.

Hollande à l’ONU : le Mali devra attendre.

Hollande n’a pas convaincu l’ONU de la gravité de la situation au Mali et ce pays devra attendre pour entrevoir une action concertée des nations. Même l’envoi dune force africaine paraît peu probable avant des mois.  Critiqué en France pour sa politique à l’égard de la Syrie, le président ne pouvait, pas plus que sur l’Iran, favoriser des avancées concrètes sur ces deux dossiers sensibles eu égard au soutien de la Chine et de la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité, aux régimes de Damas et de Téhéran. Si le président français s’était montré prudent mardi sur le dossier malien lors de son allocution en séance plénière, il a adopté un ton résolument plus optimiste mercredi. Il a ainsi estimé que les conditions étaient réunies pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité et mettre en oeuvre « rapidement » une force africaine sur le terrain. S’exprimant à l’issue d’une conférence consacrée à la région, François Hollande a jugé qu’une nouvelle étape avait été franchie. « Cette Assemblée générale des Nations unies (…) peut ouvrir un processus de retour à la sécurité dans la région du Sahel et à un retour à l’intégrité du Mali », s’est-il félicité lors d’une conférence de presse. Il a notamment salué la décision de principe du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, de nommer un envoyé spécial pour la région. Certaines délégations présentes à l’Onu restent néanmoins très sceptiques sur les chances de voir des troupes africaines fouler le désert malien dans les prochaines semaines ou les prochains mois.

 

Economie politique société: derniers articles

mercredi 26 septembre 2012

18h00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Espagne : les taux au dessus de 6% à nouveau

Espagne : les taux au dessus de 6% à nouveau

 

Le rendement des obligations d’Etat espagnoles à 10 ans a dépassé 6% mercredi pour la première fois en une semaine, illustrant le regain de tension sur les marchés alors que Madrid semble toujours hésiter à solliciter une aide extérieure. L’inquiétude des investisseurs est nourrie entre autres par la manifestation contre l’austérité qui a dégénéré mardi soir à Madrid, deux jours avant que le gouvernement ne dévoile son projet de budget 2013. La décision de la Catalogne d’organiser des élections régionales anticipées pèse également sur la tendance, de même que des propos du président du gouvernement Mariano Rajoy cités par le Wall Street Journal, selon lesquels il ne se résoudra à solliciter une aide que si les coûts d’emprunt espagnols sont durablement trop élevés. A 10h00 GMT, le rendement du papier à dix ans est en hausse de 26 points de base à 6,03%.

 

 

Heures sup : baisse de 3% des salaires pour 4 millions de salariés

Heures sup : baisse de 3% des salaires pour 4 millions de salariés

la suppression de la loi TEPA – qui permet la défiscalisation des heures supplémentaires – décidée par le gouvernement dans le cadre du PLFR et réclamée par les syndicats de salariés va entrainer « une baisse drastique des rémunérations nettes de l’ordre de 3 % pour 53 % des 3,5 millions de salariés inscrits sur les listes électorales syndicales (plus de 4 millions de salariés en comptabilisant les CDD) » d’après le cabinet FIDUCIAL .  Cette diminution de salaire, visible sur les fiches de paie du mois de septembre 2012, « ampute de façon importante le pouvoir d’achat des salariés ». Pour un salarié au SMIC travaillant 39 heures par semaine, « cette réduction se traduit par une perte de 43,73 € par mois, soit 525,26 € par an (ce qui équivaut à une perte de 40 % d’un mois de salaire) », calcule l’étude. Pour les autres salariés, leur perte de rémunération augmentera mécaniquement en fonction de la progression dans l’échelle des salaires. Les calculs de Fiducial se basent sur une étude Harris Interactive* – réalisée en oût 2012 pour la CGT  – qui estime que 40 % des salariés des très petites entreprises (TPE) travaillent 40 heures ou plus par semaine et 13 % entre 35 et 39 heures. « Cette baisse de rémunération entraînera mécaniquement des revendications de maintien du salaire, à une période où les très petites entreprises sont confrontées à des difficultés financières importantes », conclut Fiducial.

 

 

Le fils d’une sénatrice PS pressenti à la direction de l’EPAD

Le  fils d’une sénatrice PS pressenti à la direction de l’EPAD

Est-ce le début d’une nouvelle affaire de l’Epad ? En 2009, le  deuxième fils de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, Jean, sans réelle expérience professionnelle, fut pressenti pour être nommé président du conseil d’administration de cet organisme qui gère le quartier d’affaires de la Défense (Hauts-de-Seine), et dont le nom complet est désormais « Epadesa ».  Après un tollé général, l’affaire s’était dégonflée, non sans causer beaucoup de tort à l’image du chef de l’Etat. Aujourd’hui, selon des informations de l’hebdomadaire « Le Point » à paraître jeudi, c’est Amin Khiari, fils de Bariza Khiari, sénatrice (PS) de Paris et vice-présidente de la chambre haute du Parlement, qui serait en lice pour le poste-clé de directeur général. Il est vrai que son expérience plaide pour lui, à la différence de Jean Sarkozy, à l’époque âgé de 23 ans et inscrit en deuxième année de droit.   A 35 ans, ce diplômé de l’école de commerce ESSEC a en effet dirigé le Pôle universitaire Léonard de Vinci. Basé dans le quartier de la Défense et surnommé la « fac Pasqua », du nom de son fondateur, ce groupement d’écoles privées est rattaché au Conseil général des Hauts-de-Seine. Un poste à responsabilité, donc, et dans la même zone géographique que l’Epad. Toutefois, Amin Khiari a été démis de ses fonctions en 2010 pour des dérives de gestion (du personnel et des frais de fonctionnement) épinglées par la Chambre régionale des comptes.  « Le Point » croit savoir que le gouvernement actuel souhaiterait imposer le fils de la vice-présidente du Sénat rapidement. La ministre du Logement Cécile Duflot aurait même reçu à la mi-septembre l’actuelle présidente de l’Epad, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, « pour lui demander de convoquer au plus vite un conseil d’administration ».  A l’UMP des Hauts-de-Seine, selon l’hebdomadaire, on soupçonne fortement Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat et 2ème vice-président de la région Île-de-France, d’être à l’origine de l’idée. Amin Khiari et lui font tous deux partie du Club du XXIè Siècle, un réseau qui promeut la diversité. Tout comme Bariza Khiari. Au cabinet de Cécile Duflot, contacté par le site « Médiapart », on assure que si Amin Khiari fait bien partie des candidats, rien n’a encore été décidé.

 

 

violences anti-rigueur à Athènes

violences anti-rigueur à Athènes  

Des heurts ont opposé policiers et manifestants mercredi à Athènes en marge de manifestations contre un nouveau paquet de mesures de rigueur devant être introduit au parlement à la demande des créanciers, UE et FMI.  Les fauteurs de trouble, encagoulés, opérant par petits groupes, ont jeté des molotov en contrebas de la place Syntagma faisant face au parlement, en direction des forces anti-émeutes, qui ont riposté par des tirs de grenade assourdissante et de gaz lacrymogènes, a constaté l’AFP.  Les affrontements, qui ont duré une grosse demi-heure, se sont poursuivis sur la place et vers le ministère des Finances devant lequel un camion de pompiers était stationné, alors que le gros des manifestants étaient en train de réculer dans un nuage suffoquant.  Les molotov ont mis le feu à un kiosque de promotion d’une société téléphonique, à des poubelles et des abribus tandis que des individus s’en prenaient à des vitrines, notamment avec des bouts de marbre déchaussés sur les façades et des barres de fer.  Les hôtels de luxe longeant la place étaient mis à l’abri des échauffourées par un cordon policier, qui n’a pu toutefois empêcher un taggeur en colère d’écrire le slogan « Revolution » à la peinture sur le store en fer d’un des palaces.  Selon la police, 34.000 personnes ont défilé au total à Athènes mercredi et 18.000 à Salonique, les syndicats évoquant le chiffre de 100.000. Quelque 5.000 policiers avaient été déployés pour contenir les débordements, fréquents en Grèce, à l’occasion des manifestations.  Le 7 février, plus de 20.000 personnes avaient manifesté à Athènes et Salonique, selon la police, et plus de 100.000 le 12 février, lors du vote au parlement du deuxième plan d’aide à la Grèce assorti de mesures d’austérité.  Mercredi, le cortège le plus fourni était celui du front syndical communiste Pame, uni derrière les slogans « Insoumission » et « Pas de nouveaux sacrifices pour la ploutocratie ».  Derrière, les banderoles des deux centrales syndicales GSEE et Adedy, organisatrices de la journée d’action demandaient de « repousser les nouvelles mesures dures, injustes et inefficaces ».   »Depuis deux-trois ans, nous vivons une catastrophe sociale incroyable, la société grecque est un cobaye pour ce qui se passe ailleurs » dans l’Union européenne (UE), tempêtait Ilias Loizos, un employé municipal de 56 ans, qui affirme que son salaire a été réduit de moitié.   »Nous avons un tiers de chômeurs, les affaires ne marchent plus (…) nous sommes désespérés et avons perdu confiance dans l’UE », affirmait aussi Dimitris Mitropoulos, un enseignant de 35 ans.  Les employés de sociétés en voie de privatisation (Eau, électricité, caisse d’épargne) scandaient : « no pasaran » en dénonçant le « bradage » imposé par les créanciers.  Afin de montrer la détermination du gouvernement à mener à bien sa politique, le ministère des Finances a fait savoir dans la matinée que le nouveau plan de mesures d’économies et de réformes structurelles, contesté dans la rue, avait été « bouclé » lors d’une réunion discrète la veille au soir entre le Premier ministre conservateur Antonis Samaras et son ministre des Finances, Yannis Stournaras.  Les mesures, portant sur plus de 11,5 milliards d’économies budgétaires, essentiellement des coupes de salaires publics, pensions et prestations sociales, doivent encore être soumise à l’aval des deux partenaires de la coalition gouvernementale, et décrocher le feu vert de la troïka représentant les créanciers du pays.  Soutenue par le principal parti d’opposition, la Gauche radicale Syriza, la journée d’action est la troisième de l’année mais la première depuis l’arrivée au pouvoir en juin de la coalition gouvernementale.  Devant l’hôpital Evangelismos, en centre-ville, Dimitri Tsiolias, radiologue, ne se faisait aucune illusion sur l’issue du mouvement.   »La grève ne changera rien. Peu importe ce que nous faisons, les salaires vont baisser, tout vient de la troika », expliquait-il en désignant les représentants des bailleurs de fonds du pays, UE, BCE et FMI.  Aucune desserte des îles n’était assurée suite à un mot d’ordre de grève de 24H qui a pris effet dans la nuit.  Un arrêt de travail des contrôleurs aériens a provoqué l’annulation de 12 vols des compagnies grecques, Olympic air et Aegean Airlines.  Conditionnant le maintien de la Grèce sous perfusion financière, alors que la nécessité d’une troisième opération de soutien au pays parait gagner du terrain, le nouveau plan doit être adopté au parlement avant le sommet européen du 18 octobre. La Grèce attend le déblocage du versement au pays de 31,5 milliards d’euros de prêts.

 

 

Bartolone : baisse de 10% l’indemnité de frais des députés ; de la frime !

Bartolone : baisse de 10% l’indemnité de frais des députés ; de la frime !

 

Baisse de 10 °% des frais des députés après la baisse du salaire de Hollande et de Ayrault ; En faat de la frime ; d’abord parce que les revenus restent consistants, ensuite parce qu’ils ne règlent pratiquement rien de leur train de vie pendant leur mandat enfin et surtout parce qu’on on leur demande de mieux gérer les intérêts la France et non de faire du cinéma sur la réduction de leurs primes. Tout cela est du cirque pour gogos ; on sait très bien que les parlementaires s’arrangent pour récupérer une partie de leurs primes de frais (en embauchant peu ou pas de collaborateurs ou en embauchant des membres de leurs famille ; comme Bartolone !). Pour économiser vraiment le coût de la représentation parlementaire, une solution : diminuer par 3 ou 4 le nombre d’élus. Une solution qui n’est pas de nature à plaire aux syndicats des élus que sont les partis politiques. A l’heure de la rigueur budgétaire, il a martelé un slogan, lors d’une conférence de presse devant l’Association des journalistes parlementaires: « ni populisme, ni immobilisme », et rappelé qu’il avait lui aussi abaissé son salaire de 30% comme François Hollande et Jean-Marc Ayrault.  Ces annonces ont toutefois été assombries par une polémique sur twitter autour de la présence à son cabinet de son épouse en tant que chargée de mission.  Interrogé par Europe 1, Claude Bartolone a réfuté tout conflit d’intérêt, expliquant que son épouse avait déjà été sa collaboratrice dans de précédentes fonctions, au ministère de la Ville (1998-2002) ou au conseil général de Seine-Saint-Denis, dont il a été le président. « Je n’ai pas embauché ma femme, j’ai épousé ma collaboratrice », a-t-il assuré.  La principale mesure est la réduction de 10% de l’IRFM. Cette indemnité de représentation de frais de mandat (6.412 euros) sert par exemple au paiement du loyer de la permanence du député. Elle s’ajoute à la rémunération nette du député (5.189 euros) et à son enveloppe pour payer ses collaborateurs.  Mais l’absence de contrôle sur son utilisation nourrit régulièrement les suspicions. Selon le député PS René Dosière, la commission pour la transparence de la vie politique a évalué dans son dernier rapport que l’IRFM contribuait à un enrichissement compris « entre 1.400 euros et 200.000 euros » sur un mandat.  Le sujet avait d’ailleurs resurgi en juillet pendant le débat budgétaire avec un amendement centriste de Charles de Courson. Les députés, de gauche comme de droite, avaient alors renvoyé la balle à Claude Bartolone.  La baisse de 10% (4,4 millions d’euros) sera affectée à améliorer la situation des assistants parlementaires, qui réclament depuis des années des améliorations et un statut.  Pour autant, sur le contrôle proprement dit de l’IRFM, les députés seront simplement tenus de faire « une déclaration sur l’honneur », attestant qu’ils l’utilisent uniquement pour leurs frais de mandat. Et le nouveau déontologue de l’Assemblée sera chargé d’une étude sur le sujet.   »Je pense qu’on ne fait pas avancer la démocratie en diminuant les moyens des parlementaires », a protesté le chef de file des députés UMP, Christian Jacob. En revanche, l’ancien président de l’Assemblée, Bernard Accoyer (2007-2012), UMP lui aussi, a salué cette baisse, de même qu’un autre député UMP, Jean-Louis Moudenc. Les centristes et le Front de gauche ont également approuvé.  Pour sa part, l’association Avaaz, qui avait réclamé la transparence sur l’IRFM, s’est dite « déçue »: « c’est peut-être 10% de frais en moins, mais toujours 0% de transparence ».  Par ailleurs, la réserve parlementaire, destinée à financer des investissements soutenus par les députés dans leur circonscription, sur laquelle règne une totale opacité, sera désormais répartie « équitablement » entre les groupes politiques.  Le budget global de l’Assemblée sera gelé à compter du 1er janvier. Bernard Accoyer avait procédé à une baisse de 3% du budget, qui s’établit à un peu plus de 500 millions d’euros.  Claude Bartolone s’est aussi fait fort d’annoncer l’arrivée de la Cour des comptes au Palais-Bourbon pour « certifier » les comptes 2013.  Plus symboliquement, il a également officialisé la suppression d’un certain nombre de frais de déplacements, comme la classe affaires pour les voyages de moins de 5 heures, et proposé de renouveler le parc automobile par « des véhicules hybrides ou électriques ». Enfin, en « clin d’oeil » à la biodiversité, est mise à réflexion l’installation de ruches au Palais-Bourbon…

 

 

Mireille Mathieu assigne pour « dénigrement » de ses propos ; un conseil : qu’elle la ferme !

 

Mireille Mathieu assigne pour « dénigrement »  de ses propos ; un conseil : qu’elle la ferme !

 

Mireille Mathieu a cru devoir s’exprimer à propos de la liberté d’expression en Russie d’où un conflit avec deux émissions françaises qui ont déformé ses propos ; Pour éviter de tels incidents, un conseil : qu’elle la ferme. Certaines de nos vedettes médiatisées se croient obligées de parler de tout. On se demande ce qui leur confère une telle autorité morale, philosophique ou politique ; Mirelle Mathieu chante, c’est son métier ; on ne lui demande pas de parler ; une fonction dont elle ignore l’essentiel. Surtout sur un sujet aussi sensible que la liberté d’expression en Russie ; notre chanteuse qui a eu son heure de gloire vieillit mal et semble en délicatesse avec l’humour et l’humilité. On peut compter sur les émissions satiriques pour en remettre une couche ; avec une telle cible, c’est du caviar (russe évidemment). . Mireille Mathieu va assigner pour « dénigrement » et « diffamation » les sociétés de production des émissions « Le Petit Journal » et « On n’est pas couché », diffusées par Canal+ et France 2, après des propos tronqués dénaturant sa position sur la condamnation du groupe russe Pussy Riot, a-t-on appris mardi dans l’entourage de la chanteuse. Mireille Mathieu va assigner pour « dénigrement » et « diffamation » les sociétés de production des émissions « Le Petit Journal » et « On n’est pas couché », diffusées par Canal+ et France 2, après des propos tronqués dénaturant sa position sur la condamnation du groupe russe Pussy Riot, a-t-on appris mardi dans l’entourage de la chanteuse. Ces assignations seront déposées mercredi par Me André Schmidt, l’avocat de la chanteuse. Les deux émissions seront également poursuivies pour « propos mensongers ». Présenté par Yann Barthès, « Le Petit Journal » avait diffusé un sujet tournant en ridicule Mireille Mathieu à partir de déclarations de la chanteuse à une chaîne russe. Laurent Ruquier, sur France 2, avait fait de même. La chaîne russe TV Tsentr a admis, 48 heures après, avoir coupé une phrase de l’interview de Mireille Mathieu dans laquelle la chanteuse française demandait l’indulgence pour les Pussy Riot condamnées à 2 ans de prison, tout en désapprouvant leur concert punk dans une église de Moscou. Mireille Mathieu, très populaire en Russie, avait donné cette interview à l’occasion de sa venue à Moscou pour participer à un festival international de musique militaire. »Mireille Mathieu a été profondément blessée par le dénigrement mis en scène par +Le Petit Journal+ et +On n’est pas couché+ », a indiqué à l’AFP un proche de la chanteuse.

 

Pôle emploi : face à l’inutilité un nouveau plan !

Pôle emploi : face à l’inutilité un nouveau plan !

 

Encore un nouveau plan de Pôle emploi, cette fois orienté vers ceux qui ont le plus besoin. Comment faire le tri ?  Les chômeurs inscrits souhaitent très majoritairement retrouver un emploi ! Or à peine 10% des offres d’emploi passent par pôle emploi ; les autres sont traités par des agences privées spécialisées. En matière d’embauche, Pôle emploi a largement faiat la preuve de son inutilité. Témoin, un chômeur de 54 ans qui avait saisi le tribunal administratif de Paris afin de faire constater que l’organisme a violé son obligation d’accompagnement et de suivi, a obtenu gain de cause, révèle Le Nouvel Obs sur son site Internet. « Au cours du prochain entretien Pôle emploi devra mettre à jour le projet personnalisé de mon client. Par la suite, Pôle Emploi devra lui proposer régulièrement des formations et des offres d’emploi », affirme l’avocate du plaignant, Me Emilie Videcoq, interrogé par Le Nouvel Obs. C’est la première fois que le service public de l’emploi fait l’objet d’une telle procédure, qualifiée d’ »inédite » par l’avocat du plaignant. Procès  exemplaire contre pôle emploi de la part d’un chômeur, il pourrait y en avoir d’autres. Surtout, la plupart des demandeurs d’emplois pourraient légitimement se retourner conte pôle emploi dont l’ incapacité à proposer des emplois n’est plus à démontrer. Sans parler des procédures administratives inutiles, contradictoires et vexatoires pour décourager les chômeurs. En clair, pôle emploi ‘s’occupe du chômage mais pas de l’emploi. En cause évidemment la situation économique générale mais aussi l e faiat que le marché de l’emploi ne passe pas par pôle emploi mais par les agences privées. Enfin comment exiger du personnel de pôle emploi ,qui n’a qu’une idée très approximative du marché du travail, qu’il soit en capacité de comprendre et d ‘agir pour favoriser la réinsertion professionnelle ( hormis en matière de formation et encore). En  fait la plupart des entretiens avec les conseillers se terminent de la même manière, ; le conseiller enregistre pour la énième fois la situation du chômeurs ( état civil, formations suivi, qualification, emploi recherché etc.) et remet au chômeur la copie de cette situation ; c’est ce qu’on appelle le suivi !Ancien chargé de clientèle chez Veolia, un demandeur d’emploi ( 54 ans) reproche à l’institution publique de ne pas lui avoir fait parvenir des offres qui pourtant correspondaient à son profil. «Mon client cherche un poste de responsable de gestion, donc un domaine où il y a de l’emploi», déclare Me Hennequin. En cela, l’établissement public «a violé ses obligations», affirme l’avocat, «en ne proposant ni rendez-vous mensuel, ni actualisation du projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE).» «Aujourd’hui, mon client se trouve dans une situation d’urgence: il arrive en fin de droits, son épouse est interdite bancaire, il reçoit les procès verbaux des huissiers de justice», détaille l’avocat. A l’issue de l’audience, qui aura lieu ce mardi dans le cadre d’une procédure en référé, le juge aura 48 heures pour statuer sur «l’obligation de placement» réclamée par l’avocat du demandeur d’emploi. Celui-ci considère que le droit du travail a été enfreint, entraînant la violation de deux libertés fondamentales, le droit effectif au travail et le droit au respect de la vie privée et sociale. Contacté par lefigaro.fr, Pôle emploi concède «qu’effectivement il y a eu un manque», même si, précise-t-on, celui-ci ne concerne que la recherche d’emploi et non pas l’indemnisation. Selon l’établissement public, cette plainte a peu de chances d’aboutir, car «en se basant sur le droit du travail, nous ne pouvons juridiquement être tenus pour responsables si un demandeur d’emploi ne trouve pas satisfaction à l’issue de sa période d’accompagnement.»

 

Economie politique société: derniers articles

mercredi 26 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ménages : moral en baisse, épargne en hausse

Ménages : moral en baisse, épargne en hausse

Selon l’INSEE, la confiance des ménages a continué de se dégrader. L’indice qui synthétise cette confiance a en effet reculé de un point par rapport au mois d’août et de deux points par rapport à juillet (l’Insee ne réalise pas d’enquête en août et fait donc une estimation pour ce mois)  Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse après le redressement constaté en mai et juin dernier. Et l’indicateur synthétique se retrouve, à 85 points, désormais au plus bas depuis février dernier. Si au fil des mois l’indicateur synthétique ne fait finalement que s’effriter et demeure dans la zone qui était la sienne tout au long de 2011, le détail de l’enquête publiée ce mercredi matin recèle des informations qui ne sont pas de bon augure pour l’avenir. Crise oblige, les ménages interrogés semblent en effet plus frileux à consommer et promptes à retrouver des comportements de fourmis.  Ils sont ainsi moins nombreux qu’en juillet à considérer comme opportun de faire des achats importants (l’indicateur perd 3 points) mais nettement plus nombreux a estimer qu’il est opportun d’épargner : le solde correspondant augmente de 7 points entre juillet et septembre. Il atteint le niveau des 30 points et s’avère de ce fait au plus haut depuis …septembre 2007. Leur opinion sur leur capacité d’épargne est également orientée à la hausse (elle gagne 5 points entre juillet et septembre) et signe qu’ils ne pensent pas devoir moins remplir leur bas de laine à l’avenir, les ménages interrogés estiment que leur capacité à épargner dans les mois à venir est quasi stable (+1). Autant d’éléments qui sont confirmés par l’envolée de la collecte d’épargne, notamment sur le Livret A. Les dernières données disponibles montrent en effet qui la collecte nette sur les huit premiers mois de l’année pour le Livret A a atteint 15,17 milliards confirmant que 2012 pourrait bien être un millésime historique pour ce placement préféré des Français.

 

FMI : le flot de liquidités pourraient réalimenter les placements spéculatifs

FMI : le flot de liquidités pourraient réalimenter les placements spéculatifs

 

Des deux côtés de l’Atlantique, la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne ont considérablement assoupli leur politique monétaire, notamment en maintenant durablement leur principal taux d’intérêt à un niveau proche de zéro. Couplée à de vastes programmes de rachat de titres de dette, cette action ‘a été et reste utile pendant la crise’, souligne le Fonds monétaire international dans son rapport sur la stabilité financière mondiale. Lundi, sa directrice générale, Christine Lagarde, a même prédit que les banques centrales se verraient au final reconnaître un ‘rôle majeur’ pour avoir sorti l’économie mondiale de la crise. Mais dans leur rapport, les experts du Fonds relèvent que cette politique pourrait également produire des ‘effets indésirables’ à l’heure où le système financier reste ‘trop complexe’ et ‘vulnérable’ cinq ans après les prémices de la crise économique née des excès du secteur bancaire aux Etats-Unis. En raison de taux proches de zéro, ‘les profits que les banques tirent d’activités traditionnelles (principalement les prêts, ndlr) devraient rester faibles pour une longue période’, souligne le Fonds. En réaction, les banques pourraient se tourner vers le type d’activités ‘plus rémunératrices’ et plus risquées qui les avaient plombées  il y a cinq ans quand elles avaient massivement parié sur des crédits immobiliers à risque (‘subprimes’) aux Etats-Unis. Un flot croissant de liquidités pourrait par ailleurs se déverser vers ‘le système bancaire parallèle’ (‘shadow banking’) qui englobe des activités des acteurs ‘parabancaires’ (assurances, fonds d’investissement…), lesquelles sont menées hors du contrôle des régulateurs et inquiètent le FMI. ‘Des fonds de pension ou des compagnies d’assurance (…) pourraient ressentir l’envie de se tourner vers des activités plus risquées pour payer leurs assurés ou les pensions des retraités’, a commenté Laura Kodres, co-auteur du rapport, lors d’une conférence de presse à Washington. ‘Nous surveillerons le type de vulnérabilités que cela pourrait instiller dans le système’, a-t-elle ajouté. C’est loin d’être le seul sujet d’inquiétude pour le FMI. ‘Les réformes n’ont pas encore permis de mettre en place un ensemble plus sûr de structures financières’, souligne ce rapport qui note que la persistance de la crise ‘retarde le  redémarrage  du système sur des bases plus sûres’. Le rapport s’attarde sur la réforme internationale en cours du secteur bancaire, baptisée Bale III, qui obligera notamment les établissements financiers à augmenter leur niveau de capitaux propres et qui rencontre de nombreuses résistances. Cette réforme, censée entrer en vigueur en janvier 2013, pourrait conduire les banques à réaliser ‘des économies d’échelle’ pour absorber les coûts de la nouvelle régulation, aboutissant à une concentration ‘encore plus forte’ du secteur, note le FMI. ‘Il y a un risque que certains établissements mondiaux deviennent incontournables, renforçant le problème des banques’ que les gouvernements ne peuvent se permettre de laisser faire faillite sans risquer de déstabiliser tout le système, alerte le rapport. Certaines banques mettent par ailleurs au point de ‘nouveaux produits financiers’ qui permettent de contourner les nouvelles régulations, s’inquiète le rapport. ‘Les vulnérabilités demeurent et l’application des réformes est inégale’, souligne le FMI.

 

 

Croissance zone euro : Standard & Poor’s révise encore en baisse ; -0.8% en 2012

Croissance zone euro : Standard & Poor’s révise encore en baisse ; -0.8% en 2012

 

S&P  a revu ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) en zone euro à la baisse pour 2012 et 2013, selon un rapport publié mardi. L’agence de notation, qui ne voit pas encore les signes de la reprise, prévoit une récession pire que prévue. En 2012, elle s’attend à une contraction du PIB de la zone de -0,8%, soit un point de pourcentage moins bien que dans ses dernières prévisions rendues en juillet. Et, alors qu’elle s’attendait en juillet à un léger mieux en 2013, avec un retour à la croissance à +0,3%, l’agence s’est finalement ravisée et prévoit désormais une croissance nulle. En cause, selon S&P, le ralentissement des économies émergentes. Sont pris comme point de comparaison les crises qui avaient secoué le Canada, la Finlande et la Suède dans les années quatre-vingt dix. A cette époque, ces pays avaient rencontré des difficultés importantes, mais les effets néfastes pour la croissance des cures d’austérité avaient été limités par une conjoncture mondiale favorable, ce qui avait permis un retour à la croissance plus rapide selon l’agence. De même, le fort ralentissement observé en Europe en 2009 avait été compensé par des plans de relance monétaire. Ce qui avait fait grimper la croissance des importations des pays émergents à 10,3% en 2010, avant que celle-ci ne redescende à 3,6% en 2011 et à seulement 0,2% durant la première moitié de cette année sous l’effet des politiques de lutte contre l’inflation, notamment en Chine, gros client à l’export de l’Allemagne. Alors que dans le même temps, les échanges entre pays européens sont restés « anémiques », selon les termes employés dans le rapport, du fait notamment d’une baisse de la consommation des ménages dans les pays périphériques de la zone euro.  

 

Confiance des ménages : encore en baisse en septembre

Confiance des ménages : encore en baisse en septembre

 

La confiance des ménages encore en baisse, l’indice baissant d’un point par rapport à août et de deux points par rapport à juillet Pour se retrouver à son niveau le plus bas depuis février, a annoncé mercredi l’Insee. L’indicateur synthétique ressort à 85, après 86 en août et 87 juillet, et reste nettement inférieur à sa moyenne de longue période calée à 100. Seize économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indice à 86, leurs estimations allant de 85 à 89. Entre juillet et septembre, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée recule légèrement (-2 points), note l’Insee. Les ménages sont moins nombreux qu’en juillet à considérer comme opportun de faire des achats importants (-3). Leur opinion sur leur situation financière personnelle future est quasi stable (-1). Ces trois soldes restent inférieurs à leur moyenne de longue période. L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle gagne 5 points entre juillet et septembre. Celle sur leur capacité à épargner dans les mois à venir est quasi stable (+1). Ces soldes restent supérieurs à leur moyenne de long terme. Les ménages sont plus nombreux à considérer qu’il est opportun d’épargner : le solde correspondant augmente de 7 points entre juillet et septembre, restant supérieur à sa moyenne de longue période. Les ménages sont plus nombreux qu’en juillet à anticiper une augmentation du chômage (+6 points). Ce solde a augmenté de 27 points depuis mai, se situant largement au-dessus de sa moyenne de long terme, note l’Insee.

 

 

OCDE : il faut tailler dans les collectivités locales

OCDE : il faut tailler dans les collectivités locales

 

Dans un rapport publié mardi, l’OCDE considère la RGPP comme «une avancée importante dans la modernisation de l’État en France» et estime que notre pays est désormais dans «une situation relativement privilégiée» par rapport à d’autres. L’organisation internationale note que la RGPP a permis une baisse de 6,4% de l’emploi dans la fonction publique d’État entre 2007 et 2012 (soit 150.000 suppressions de postes), ce qui ne s’était jamais produit auparavant dans l’Hexagone. Néanmoins, pour l’OCDE, la France doit aller plus loin. La démarche d’optimisation des coûts doit devenir permanente. L’organisation préconise de mettre en place une méthode de coupes systématiques, définissant un objectif annuel de baisse des coûts – personnel et autres – par ministère. Pour cela, le futur gouvernement va devoir mieux communiquer avec les fonctionnaires. Car aujourd’hui, la réduction des coûts ne fait pas partie de la culture de la fonction publique, selon l’OCDE. La RGPP a été perçue comme temporaire. Elle n’a pas suscité l’adhésion des fonctionnaires. «Il existe un décalage entre le sentiment de l’effort accompli par les agents et la quantité des réformes d’un côté, et les économies budgétaires de l’autre», écrit le rapport. De fait, les économies devraient atteindre seulement 15 milliards d’ici à 2013. C’est peu comparé à un déficit public de 136,5 milliards en 2010. Mais cela est dû au fait que la RGPP s’est limitée à une restructuration de l’État. Pour réduire sa dette, la France doit désormais procéder à une revue de ses politiques sociales et de ses niches fiscales. L’OCDE demande aussi de mettre en place une RGPP pour les collectivités locales. «L’organisation et la gouvernance des pouvoirs publics au niveau local – caractérisées par un grand nombre de niveaux de collectivités, un très grand nombre de communes, une présence encore importante de l’État et un niveau d’emploi augmentant très rapidement – sont coûteuses et demandent à être rationalisées», lit-on dans le rapport.

 

Daniel Cohn-Bendit : Eva Joly a une posture de juge d’instruction !

Daniel Cohn-Bendit : Eva Joly a une posture de juge d’instruction !

 

Le député européen EELV, Daniel Cohn-Bendit, a annoncé dimanche qu’il « mettait sa participation » au mouvement écologiste « entre parenthèses provisoirement ». La raison : « l’incohérence totale » du parti sur le traité budgétaire européen, les responsables ayant décidé de rejeter le texte en conseil fédéral samedi. Le projet est pourtant soutenu par le gouvernement, au sein duquel évoluent des ministres « écolos ». Ce mardi, le ton est monté avec Eva Joly, qui accuse « Dany » de faire volte-face. « Au mois de février 2012, Daniel Cohn-Bendit était contre le traité, il a lancé un appel à tous les Verts européens pour ne pas le voter et aujourd’hui, il a changé de position. Donc, si l’un de nous n’est pas cohérent, ce n’est pas sûr que cela soit moi », a-t-elle lancé sur RTL. Une pique que l’intéressé n’a pas apprécié. « J’adore la posture du juge d’instruction Eva Joly. Les juges d’instruction ont une pièce à conviction, et ils disent voilà, mais ils oublient de raconter l’histoire. Cette lettre était surtout destinée aux Verts allemands qui négociaient avec Mme Merkel leur oui à ce traité, et ils négociaient que Mme Merkel parle aussi de relance. Elle a fait d’ailleurs une ouverture vers la relance, les Verts allemands ont alors approuvé le traité ».

Comment envisagez-vous votre futur ? Envisagez-vous de démissionner ?

« J’ai été lu par le groupe des Verts et je suis un des deux vice-présidents du parti au Parlement européen, donc je ne démissionne pas. Ce que je dis, c’est que la maison commune Europe Ecologie ne me plaît pas, je ne m’y sens pas bien. Je ne sais pas ce que je vais faire, je suis assez désorienté ».

Cécile Duflot ne dit pas si elle soutient ou non le traité ? En tant que ministre, sa position est-elle tenable ?

« Ma conception d’un ministre, c’est qu’il défend. Quand Joschka Fischer était ministre en Allemagne (NDLR : de 1998 à 2005, ce membre des Verts est Vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères), il défendait la position du gouvernement. Cécile Duflot défend ce qu’elle veut, mais qu’elle défende quelque chose. »

Vous êtes déçu ?

« Ce genre de politique m’énerve. Des tas de gens que j’estime sont contre ce Traité, comme Noël Mamère. Je trouve qu’ils se trompent, mais il est conséquent. Cécile Duflot, elle, ne sait pas. Elle dit travailler pour les gens, c’est gentil, mais elle n’appelle pas un chat un chat. »

 

 

L’UE attaque Boeing sur le dossier des subventions

L’UE attaque Boeing sur le dossier des subventions

La Commission européenne attaque Boeing sur le dossier récurrent des subventions.  Moins de 48 heures après avoir reçu la notice de mise en conformité des Etats-Unis dans le dossier Boeing, la Commission a rendu son verdict mardi.  Il s’agissait pour les Etats-Unis d’annuler des milliards de dollars de subventions accordées à l’avionneur Boeing et jugées illégales par l’OMC.   »Nous avions espéré que les Etats-Unis se conformeraient de bonne foi aux règles internationales et se soumettent aux règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) qui ont condamné les subventions reçues par Boeing », a estimé Karel de Gucht, le commissaire européen en charge du Commerce. « Nous sommes déçus de constater qu’il n’en est rien », a-t-il poursuivi dans un communiqué.   »L’UE considère que les Etats-Unis maintiennent un certain nombre de subventions », a de son côté indiqué l’OMC dans un communiqué.  Pour Bruxelles, « le manque d’informations dans la notification américaine a permis une analyse rapide qui met en évidence que les Etats-Unis n’ont jamais retiré les subventions illégales accordées à Boeing ».  Pire, l’UE soupçonne également Washington d’avoir accordé de nouvelles subventions illégales à Boeing et dispose d’ »indices » en ce sens.   »Les Etats-Unis ne nous laissent donc pas d’autre choix que d’insister sur les règles de conformité devant l’OMC », affirme M. De Gucht, se disant « confiant dans le fait d’aboutir à des règles de jeu équitables dans le secteur de l’aviation ».  En conséquence, l’UE a demandé dès mardi des consultations bilatérales avec les Etats-Unis au sujet des subventions à Boeing. Les deux parties ont désormais quinze jours pour aplanir leurs différends.  En cas d’échec, les Européens peuvent demander la mise en place d’un panel d’experts chargé d’examiner la mise en oeuvre de ce plan américain.  Le département américain du Commerce avait fait savoir dimanche qu’il avait retiré toutes les subventions jugées illégales par l’OMC à Boeing dans le litige entre ce dernier et son concurrent européen Airbus.  En mars dernier, l’OMC avait confirmé que l’avionneur américain avait reçu « des milliards » de dollars de subventions illégales des Etats-Unis.  M. De Gucht avait alors salué « une décision historique », arguant que le coût des subventions se chiffre en milliards d’euros pour l’industrie européenne.   »Les Etats-Unis ont utilisé le soutien aux entreprises d’une façon illégale et cela a nui à une concurrence loyale », avait-il précisé.  Dans ce dossier, les juges de l’OMC avaient estimé en 2011 –en première instance– que certaines de ces aides américaines constituaient des subventions contraires aux règles du commerce mondial. Les juges les avaient alors chiffrées à « au moins 5,3 milliards de dollars » pour la période 1989-2006.  Commission européenne.  L’avionneur européen Airbus et son rival américain Boeing s’affrontent depuis fin 2004 devant l’OMC par le biais de leurs autorités respectives, qui ont déposé deux plaintes simultanées dénonçant les aides publiques accordées à chacun d’entre eux.

 

 

Claude Bartolone : l’objectif de 3% de déficit est intenable !

Claude Bartolone : l’objectif de 3% de déficit est intenable !

Le  président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a jugé dimanche « intenable » l’objectif de réduire les déficits publics à 3% du PIB. La faute au manque de croissance. Le député PS de Seine-Saint-Denis s’est dit persuadé « qu’on ne peut pas demander le même effort aux pays européens lorsqu’il y a de la croissance et lorsqu’il n’y en a pas ». « Mais, a-t-il précisé, je ne souhaite pas que ce soit la France qui donne l’impression de ne pas tenir ses engagements et sa parole parce que nous aurions à le payer cher au niveau de la gestion de notre dette et de l’effort financier ». Il a donc demandé à Manuel Barroso de poser la question de la « faisabilité » au nom de la Commission européenne. Invité mardi sur France Inter à dire si oui ou non Claude Bartolone avait raison, le ministre des affaires européennes Bernard Cazeneuve s’est bien gardé de répondre directement à la question. Il a botté en touche pour dérouler le discours habituel de la rigueur assumée avec une langue de bois qui illustrait bien la situation inconfortable du gouvernement aujourd’hui. D’un côté, il sait très bien que l’objectif des 3% n’est pas tenable, en raison notamment du manque de croissance. Tous les experts sont d’accord sur ce point. Même ceux du FMI qui sont pourtant attachés à la rigueur budgétaire. Mais de l’autre, il est tenu de se taire. Car à ce stade, avouer que la France ne respectera pas ses objectifs budgétaire, ce serait saper les efforts entrepris ces derniers mois pour rassurer les marchés. Avouer que la France compte s’en sortir en obtenant un délai supplémentaire, ou en utilisant les souplesses du pacte de stabilité (car il y en a) est également impossible. Mais de telles mesures pourraient bien faire partie de l’agenda caché du gouvernement. Bernard Cazeneuve a d’ailleurs aussi justifié la rigueur par la nécessité de demeurer crédible pour « préserver la possibilité d’avoir des initiatives en matière de croissance ». Et il a même précisé « qu’il fallait faire en sorte que ces initiatives ne soient pas prises par tel ou tel pays mais par l’ensemble des pays de l’UE pour éviter que des échappées belles pénalisent telle ou telle économie ». De là à inclure dans des « initiatives de croissance » communes, le fameux délai supplémentaire susceptible d’accorder un respiration à cette croissance, il n’y a qu’un pas qui finira par être franchi.  Or justement, tous les éléments se mettent en place pour cela. L’Espagne et le Portugal ont déjà obtenu un relâchement budgétaire. Le FMI appelle à continuer sur cette voie, y compris au Royaume-Uni. L’institut Bruegel réclame déjà un délai supplémentaire d’un an pour tous les pays de la zone euro. Au rythme où vont les choses, la France pourra sans doute réclamer elle aussi en 2013, un relâchement budgétaire.  Celui-ci pourra se faire sans renier le pacte de stabilité. Celui-ci prévoit en effet d’équilibrer les comptes sur l’ensemble d’un cycle économique, c’est-à-dire environ cinq ans. Par ailleurs, il tient comptes, dans ses exigences, des circonstances exceptionnelles, telles qu’une récession. Pour l’instant, à Bruxelles, une demande de négociation émanant de la France est encore un scénario « spéculatif ». Mais ce n’est sans doute qu’une question de temps.  » La renégociation aura lieu en 2013 « , parie Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities.

 

 

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