• Accueil
  • > Archives pour septembre 2012

Archive mensuelle de septembre 2012

Page 20 sur 21

L’avenir de la zone euro devant la justice allemande

L’avenir de la zone euro devant la justice allemande

 

 

L’avenir de la zone euro est examinée par la cour constitutionnelle allemande ; Si cette cour s’oppose au fonds de solidarité européenne (MES), ç’en est fini de la solidarité financière européenne. Plus vraisemblablement, on risque d’avoir un avis favorable de cette cour mais assorti d’une demande de renforcement des pouvoirs du parlement sur les orientations européennes dans ce domaine ; Auquel cas, ce serait un nouveau boulet pour la prise de décision et l’action commune en zone euro. Très respectée des Allemands, la Cour constitutionnelle examine depuis le 10 juillet six plaintes visant à bloquer la ratification du mécanisme européen de stabilité (MES) et du pacte budgétaire, émanant en particulier des députés du parti de gauche radicale Die Linke, d’un élu conservateur et d’une association de citoyens.  Pour la plupart des analystes, il fait peu de doutes que le tribunal donnera son aval à ces mesures.  Les plaignants font grief au MES, qui doit à terme devenir un mécanisme de sauvetage permanent en zone euro avec une force de frappe de 500 milliards d’euros, de violer la Loi fondamentale allemande en forçant le pays à tirer un trait sur sa souveraineté budgétaire.  Ils reprochent aussi à ce dispositif d’exposer les finances de l’Allemagne, premier contributeur des plans d’aide en zone euro, à un risque illimité en cas de défaut d’un pays membre.  D’un point de vue constitutionnel, le pacte budgétaire, qui contraint les Etats européens à la discipline budgétaire, « ne pose pas de problème. Pour le MES, la question est de savoir jusqu’à quel point il est possible de prendre les décisions qui obligent financièrement l’Allemagne sans l’aval du parlement. (…) Je doute que la Cour constitutionnelle invalide le MES », a analysé pour l’AFP Matthias Ruffert, chercheur en droit à l’Université d’Iéna (est).  De son côté, le Parlement allemand a d’ores et déjà ratifié ce mécanisme ainsi que le pacte budgétaire avec une majorité des deux tiers, lors d’une session extraordinaire mi-juillet.  Le MES doit à terme remplacer le Fonds européen de stabilité financière (FESF) déjà en vigueur. Il est jugé indispensable par beaucoup d’économistes au cas où l’un des poids lourds de la zone euro, tels l’Italie ou l’Espagne, ferait appel à l’aide européenne.  Depuis deux ans, le juge suprême allemand, soucieux de préserver les droits du parlement en matière de politique européenne, s’est déjà prononcé plusieurs fois sur le mécanisme d’aide européenne, demandant systématiquement le renforcement de l’implication des députés allemands.  C’est justement ce qui inquiète Paris, qui juge la décision de la Cour de Karlsruhe sur le MES « cruciale ». « Le risque n’est pas tant qu’elle le retoque, mais qu’elle étende encore le champ du contrôle parlementaire, ce qui rendrait les choses peu opérationnelles », commentait une source proche du gouvernement français.  Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), s’est tout de même inquiété d’un éventuel rejet par la Cour constitutionnelle, soulignant qu’il manquerait alors un « instrument de résolution de crise important ».  Une décision contraire « n’entraînerait probablement pas un effondrement de l’euro », mais « la volatilité sur les marchés financiers repartirait à la hausse, mettant fin à la récente période de calme qui a permis un lent retour de la confiance en zone euro », selon elle.  Cela se traduirait par « des répercussions majeures sur les marchés financiers », ont affirmé aussi les analystes de la banque américaine Morgan Stanley, évaluant à 40% les chances que la Cour invalide le dispositif. Un tel scénario pourrait contraindre à « des mesures exceptionnelles, et notamment un référendum » sur l’euro en Allemagne, qui ouvrirait un nouveau chapitre d’incertitudes, estimait Mattias Kumm, spécialiste des questions constitutionnelles pour l’université Humboldt de Berlin.

 

Rajoy : des euro-obligations dès 2013 ?

Rajoy :  des euro-obligations dès 2013 ?

 

 

Critères de convergence, autorité budgétaire européenne et euro-obligations, les trois phases du plan que propose Rajoy le Premier ministre espagnol. Finalemenet un plan assez proche de ce que dit aussi Merkel. Avec toutefois une différence de taille, Rajoy veut une action immédiate sur les écarts de taux et là l’Allemagne ne sera pas d’accord.  Reste à savoir également  si les critères de convergence seront respectés dans les délais.  M. Rajoy a indiqué au Bild am Sonntag que la première étape vers une mutualisation de la dette des pays de la zone euro, qui aurait l’avantage de faire baisser les coûts d’emprunts de ses membres les plus vulnérables, pourrait être mise en place dès le début de l’année prochaine.   »L’union budgétaire devrait être réalisée en trois étapes », a-t-il expliqué.   »Tout d’abord, les États membres devraient prendre des mesures pour se conformer aux critères de convergence fiscale et économique imposés par le Conseil européen », suggérant que cette harmonisation se fasse en 2013-2014.  Ensuite, en 2015-2016, « une autorité budgétaire européenne, chargée de surveiller les budgets nationaux, doit être créée. Elle formulerait également des recommandations sur les objectifs et l’orientation de la politique budgétaire dans la zone euro ».  A ce stade, des euro-obligations à moyen et à long terme pourraient être émises, à condition que la majeure partie de la dette soit toujours portée au niveau national », a-t-il dit.  Dans une troisième étape, lors de laquelle l’ensemble de la zone euro se verrait imposer des objectifs budgétaires contraignants, des obligations communes à l’Union (européenne) pourraient être émises », a-t-il dit, suggérant 2017-18 comme date d’émission.   »C’est ma proposition, d’autres peuvent voir les choses différemment », a souligné M. Rajoy. « Ce qui est important, c’est que nous parvenions à définir un objectif et les conditions requises pour y parvenir ». Car « la situation actuelle », qui voit certains pays européens s’acquitter de taux d’intérêt « intolérablement élevés » tandis que d’autres bénéficient de taux négatifs, « ne peut pas durer », a-t-il fait valoir. « C’est pourquoi il nous faut résoudre dès à présent le problème des rendements divergents ».  M. Rayoy doit rencontrer jeudi à Madrid la chancelière allemande Angela Merkel.  Cette dernière a exprimé à plusieurs reprises son opposition aux euro-obligations, estimant que cela ferait grimper les coûts d’emprunt très bas, sinon négatifs, de Berlin et cela conduirait les Etats membres de la zone euro à relâcher leurs efforts de discipline budgétaire. M. Rajoy s’est montré confiant au sujet de la chancelière, indiquant qu’il avait « l’impression » qu’elle était « prête » à faire davantage pour résoudre les « problèmes urgents auxquels font face l’euro et l’intégration européenne ».

 

 

Chômage: le chiffre de trois millions franchi et ça va continuer d’après Sapin

Chômage: le chiffre de  trois millions franchi et ça va continuer d’après Sapin

 

3,232 millions demandeurs d’emploi sans aucune activité étaient recensés fin juillet — 4,733 millions au total, en incluant ceux avec une activité réduite.  Interrogé lors de l’émission « Tous politiques » de France Inter/AFP/Le Monde, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a admis dimanche que le nombre des demandeurs d’emploi était « très violent », sans confirmer le nombre de 3 millions en métropole.  Il a simplement reconnu que le chiffre de 3 millions était exact « si l’on ajoute les chiffres en métropole et en outre-mer ». Et « la situation est préoccupante », a-t-il souligné.  Après les chiffres « vraiment mauvais » de juillet, les partenaires sociaux comme le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, ont appelé le gouvernement « à modifier sa politique économique ». Le leader de la CFDT, François Chérèque, a prôné ce week-end une « accélération des réformes ».  Pour Michel Sapin, « la question est : est-ce que cela va augmenter encore beaucoup? Oui, cela va augmenter ». « Est-ce qu’à un moment donné on peut l’inverser ? Oui, on peut l’inverser. Ce sont des décisions économiques, ce sont des décisions européennes qui sont là ».   »Il faut de la croissance pour pouvoir créer des emplois et ainsi lutter véritablement contre le chômage », a-t-il souligné.  Face à l’urgence, le président de la République, François Hollande, a consacré mercredi dernier le premier conseil des ministres de la rentrée à « la bataille pour l’emploi », considérée comme « l’enjeu numéro un du quinquennat ».  Michel Sapin y a présenté sa première mesure phare, les « emplois d’avenir » pour les jeunes non qualifiés, visant 150.000 contrats en 2014, dont 100.000 dès 2013.  Après ce projet suivront en 2013 les « contrats de génération », qui vont « permettre à des jeunes de rentrer dans l’emploi en CDI et permettre à des plus âgés de rester dans l’entreprise », a rappelé M. Sapin.  L’ouverture de la négociation est prévue « dans quelques jours » avec l’objectif de créer 500.000 contrats en cinq ans.  Le gouvernement lancera aussi la délicate négociation sur la « sécurisation de l’emploi » le 10 septembre en transmettant aux partenaires sociaux un document d’orientation.   »Le contrat de travail n’est plus un contrat stable », a affirmé M. Sapin pour lequel il faut « revoir cela pour donner plus de sécurité dans l’emploi ».  Mais, pour Michel Sapin, « de l’autre côté », les entreprises doivent aussi « pouvoir s’adapter » aux nouvelles donnes économiques.   »Il faut permettre une adaptation en terme d’organisation du travail, en terme de localisation de l’emploi, aussi en terme de quantité d’emplois », a estimé le ministre, choisissant, à l’instar du Premier ministre Jean-Marc Ayrault cette semaine, de parler d’ »adaptation » plutôt que de « flexibilité ».

 

OCDE : « la BCE doit acheter des obligations, vite et sans limite »

OCDE : « la BCE doit acheter des obligations, vite et sans limite »

 

L’OCDE ne tourne pas autour du pot ; il faut que la BCE achète des obligations pour endiguer la crise de la zone eur ; c’est ce qu’ a estimé dimanche le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria.Vite et sans limite. Ce n’est pas une mise en demeure mais cela y ressemble car c’est toute la zone de l’OCDE qui est affectée maintenant par la crise européenne. « Le plus tôt sera le mieux », a déclaré Angel Gurria lors d’une conférence de presse en Slovénie. Selon le chef de l’Organisation de coopération et de développement économiques, la BCE doit agir davantage car les fonds de sauvetage mis en place par les Européens depuis le début de la crise – FESF, MES – « ne suffisent pas, pas assez rapides, pas assez réactifs ». « C’est le système qui est en jeu, l’euro ne devrait pas être exposé à un risque », a ajouté Gurria. Le Fonds européen de stabilité financière et son successeur, le Mécanisme européen de stabilité, destinés à financer les pays européens en difficulté, peuvent lever des fonds sur les marchés pour un montant limité. Angel Gurria a dit « souhaiter et espérer » que le MES, entériné par le parlement allemand en juin, serait approuvé le 12 septembre par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Un rejet pourrait signer la fin du MES. Le secrétaire général de l’OCDE a également prédit que la zone euro sortirait intacte de la crise actuelle. « Je suis convaincu que personne ne va quitter l’euro et que personne ne devrait quitter l’euro. Et je suis convaincu que plusieurs autres pays rejoindront l’euro dans le futur », a déclaré Angel Gurria.

 

 

Economie politique société: derniers articles

dimanche 2 septembre 2012

 

 

RSS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Apple-Samsung : la guerre des justices nationalistes continue (voir article)

Apple-Samsung : la guerre des justices nationalistes continue (voir article)

Apple relance l’offensive. Débouté vendredi au Japon dans l’une des plaintes qui l’opposent à son rival coréen Samsung, le groupe informatique américain a déposé un nouveau recours aux États-Unis pour violation de brevets. Cette requête concerne les derniers téléphones et tablettes qui viennent d’être lancés par le Coréen, notamment le téléphone Galaxy S3 et la tablette informatique Galaxy Note 10.1. Apple l’accuse d’avoir violé pas moins de huit brevets. Cette plainte s’ajoute à celle déposée en février et qui visait à l’époque 17 appareils de Samsung lancés depuis août 2011. La nouvelle demande a été déposée vendredi devant le tribunal de San José, en Californie, celui-là même qui avait donné raison à Apple le 24 août dernier. Les juges avaient alors reconnu Samsung coupable d’avoir délibérément copié des éléments de l’iPhone et de l’iPad d’Apple, et condamné la firme asiatique à plus d’un milliard de dollars d’amende. Un record dans une affaire de défense de propriété intellectuelle. Apple explique dans sa plainte que malgré la première procédure judiciaire, qui a conduit à la condamnation de son concurrent, «Samsung a continué à inonder le marché avec des produits copiés». Des actes qui feraient subir à la firme à la pomme «des dommages irréparables». La guerre technologique et judiciaire qui oppose Apple et Samsung devant les tribunaux de plusieurs pays dans le monde, n’est donc pas prête de se terminer. Jusqu’ici les succès sont partagés. Si Apple l’a emporté en Californie et Samsung au Japon, un juge coréen a récemment renvoyé les deux groupes dos à dos. Certains imaginent que le contentieux pourrait aboutir dans plusieurs mois sur la table de la Cour suprême à Washington.

 

 

Peillon : « l’école doit avoir un pouvoir spirituel sur la société » !

Peillon : «  l’école doit avoir un pouvoir spirituel sur la société » !

Ancien professeur de philo, Vincent Peillon sait ce dont il parle mais là il semble bien que l’enflure des mots cache la réalité des urgences scolaires ; l’école a d’abord vocation à enseigner notamment et surtout le français et les mathématiques, deux matières en souffrance et qui expliquent  en grande partie l’échec scolaire et la décrépitude du système. Ensuite revenir à l’instruction civique serait plus modeste et plus pertinent d’autant que ce discours de Peillon  est ambigu ; il pourrait d’ailleurs être approprié par certains extrémistes religieux qui font des écoles coraniques le lieu de la pensée universelle. Comme d’habitude,  la gauche ne lésine pas sur les mots et les concepts mais se trouve en léger décalage avec les enjeux du moment.

Peillon  (interview JDD):

. Je souhaite pour l’école française un enseignement qui inculquerait aux élèves des notions de morale universelle, fondée sur les idées d’humanité et de raison. La république porte une exigence de raison et de justice. La capacité de raisonner, de critiquer, de douter, tout cela doit s’apprendre à l’école. Le redressement de la France doit être un redressement matériel mais aussi intellectuel et moral.

Quelles sont ces valeurs communes?
Lorsque le président de la République dit devant le monument de Jules Ferry faire de l’école la priorité, il dit à la société qu’un certain nombre de valeurs sont plus importantes que d’autres : la connaissance, le dévouement, la solidarité, plutôt que les valeurs de l’argent, de la concurrence, de l’égoïsme… Nous devons également porter et défendre l’égalité des garçons et des filles. Une société et une école qui n’enseignent pas ces valeurs s’effondrent. Il faut assumer que l’école exerce un pouvoir spirituel dans la société.

Il faut enseigner la laïcité?
La laïcité comme fait juridique, philosophique et historique n’est pas suffisamment étudiée. Certains pensent que la laïcité est contre les religions ; certains au contraire que c’est simplement la tolérance ; d’autres que c’est uniquement des règles de coexistence. Or, la laïcité ce n’est pas simplement cela. Il existe aussi une « laïcité intérieure », c’est-à-dire un rapport à soi qui est un art de l’interrogation et de la liberté. La laïcité consiste à faire un effort pour raisonner, considérer que tout ne se vaut pas, qu’un raisonnement ce n’est pas une opinion. Le jugement cela s’apprend.

 

 

Sondage : Hidalgo favorite pour remplacer Delanoë à Paris

Sondage : Hidalgo favorite pour remplacer Delanoë à Paris

Bertrand Delanoë peut se retirer tranquille. A moins de deux ans des prochaines municipales et alors que le maire de Paris a annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat, sa « dauphine » désignée peut lancer sa candidature en toute sérénité. Anne Hidalgo, qui lancera officiellement sa campagne mercredi ou jeudi, battrait tous ses challengers de droite selon le sondage Ifop/JDD. Ni François Fillon, ni Jean-Louis Borloo, ni Rachida Dati ne seraient en mesure de reconquérir l’ancien fief de Jacques Chirac. Quatre enseignements se dégagent après l’examen des résultats de notre enquête. D’abord la gauche progresse encore. Le total des voix de gauche atteignait 48% aux municipales de 2008, 50% lors de la dernière présidentielle. Il culminerait à 53% selon notre sondage. Un record historique. Second enseignement : il semble qu’il n’y a pas de problème d’héritage à gauche. Le choix de Bertrand Delanoë de mettre en piste Anne Hidalgo, sa fidèle numéro deux, est approuvé par les sympathisants de gauche. Sa première adjointe recueille de solides résultats au premier tour. Elle est en tête dans tous les cas de figure. Elle devance tous ses opposants de droite : 3 points d’avance sur François Fillon, 8 points sur Jean-Louis Borloo et 13 points sur Rachida Dati. Plus surprenant, il n’y a pas de « nostalgie Delanoë » selon Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’IFOP. 52% des Parisiens interrogés ne regrettent pas sa décision de quitter la vie politique parisienne. « Les Parisiens semblent plus attachés à la gestion de la gauche qu’à la figure du maire », estime Frédéric Dabi. Troisième constat : Fillon reste la meilleure carte pour la droite parisienne. Il est le seul à maintenir la droite à flot. Il fait même légèrement mieux que le score obtenu par Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle. Il bénéficie aussi de bons reports des voix centristes au second tour mais serait largement devancé (54% contre 46%) par Anne Hidalgo. Ce sondage ne devrait pas changer grand-chose dans l’esprit de François Fillon. En décidant de se présenter à la présidence de l’UMP, l’ancien Premier ministre a fait le choix sans le dire complètement d’un destin présidentiel plutôt que municipal. Dernier enseignement : le match entre Anne Hidalgo et Cécile Duflot semble plié. La nouvelle députée de Paris ferait légèrement mieux que Denis Baupin, candidat en 2008 (9% contre 7%) mais ne bousculerait pas la donne à gauche.

 

 

Chérèque (CFDT) : « Le débat sur la flexibilité est du niveau de cour d’école ! »

Chérèque (CFDT) : «  Le débat sur la flexibilité est du niveau de cour d’école ! »

François Chérèque demande l’accélération des réformes et estime que la France ne s’adapte pas aux défis de la mondialisation. (Interview JDD)

La barre des trois millions de chômeurs sera franchie bientôt. Le gouvernement a débloqué des emplois aidés et lancé les contrats d’avenir, est-ce suffisant selon vous?
Le gouvernement met en place des mesures utiles que nous soutenons mais je crains que dans quelques mois cela ne s’avère insuffisant. Il faut aller plus loin, renforcer les formations pour les chômeurs, et réactiver les mesures de chômage partiel qui évitent aux salariés d’être exclus de l’entreprise. Les Allemands le font très bien, ils ont aussi des accords de sauvegarde de l’emploi, ils s’inscrivent dans une vision à plus long terme de l’économie.

La hausse du chômage va continuer?
Je le crains malheureusement. Tant que le pacte de croissance européen n’est pas mis en œuvre, l’activité sera faible. Il est plus que temps d’être réalistes : la situation économique de notre pays est mauvaise car la France n’est pas adaptée aux défis de la mondialisation. Une partie du monde politique et syndical refuse de le voir. Il faut travailler sur la mutation de notre économie, qui devra être respectueuse de l’environnement. Nous avons une grande responsabilité sur l’adaptation de notre modèle social.

Que proposez-vous?
Il est grand temps d’agir. Le gouvernement doit accélérer les réformes, les partenaires sociaux aussi. Nous devons lancer la négociation sur le marché du travail au plus vite, pour la conclure au plus tôt. Nous n’avons pas besoin d’un an pour négocier sur les accords de sauvegarde de l’emploi, qui permettent les mutations économiques et la protection de l’emploi. Ce dossier est posé et connu de tous, la situation est trop grave pour attendre.

Jean-Claude Mailly (Force ouvrière) refuse de négocier si le gouvernement écrit le mot « flexibilité » et Laurence Parisot (Medef) aussi, s’il ne l’écrit pas…
C’est du niveau de la cour d’école. La gravité de la crise commande que l’on dépasse ce type d’arguments. Notre objectif à tous doit être de permettre aux salariés de s’en sortir. Sinon, les Français pourront vraiment se demander à quoi nous servons.

 

Sondage : 68% de français pessimistes et confiance dans le gouvernement en berne

Sondage : 68% de français  pessimistes et confiance  dans le gouvernement en berne

 

 

68% de personnes se disent pessimistes pour leur avenir malgré l’alternance politique, selon une enquête de l’ Ifop réalisé pour Dimanche Ouest France. Ce chiffre approche le pic historique de pessimisme mesuré par l’institut en août 2005 (70%) dans le cadre de cette vague d’enquête créée en 1995. « C’est également la première fois que l’inquiétude est aussi vive en début de mandat présidentiel : en août 2002 et août 2007, après la réélection de Jacques Chirac et l’élection de Nicolas Sarkozy, respectivement 34% et 50% des Français se disaient inquiets pour eux et leurs enfants », relève l’Ifop. Lors de la précédente vague, début janvier, 65% des sondés se disaient pessimistes pour leur avenir et celui de leurs enfants. Ils étaient 66% il y a un an. Le pessimisme n’épargne pas les sympathisants du PS, avec 58% d’idées noires. Autant d’éléments qui semblent justifier la volonté de François Hollande de partir à la reconquête de l’opinion. Si le pessimisme prime dans toutes les catégories de population interrogées, il touche prioritairement les Français âgés de 65 ans et plus (74%), les artisans et commerçants (70%) et les inactifs (72%), relève l’institut de sondage. L’optimisme a en revanche, « sensiblement » cru auprès des ouvriers (33%, +4 points depuis janvier). A l’instar des trois vagues d’enquête précédentes, la confiance accordée par les Français au nouveau gouvernement apparaît minoritaire, sauf pour la protection de l’environnement (50%, +7 points), souligne l’institut. Quelque 45% des personnes interrogées font confiance au gouvernement concernant l’intégration des personnes issues de l’immigration (+17), 42% pour la lutte contre l’insécurité (-1) et 42% également pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion (+21).

 

 

Espagne : une hausse de TVA qui va plomber la croissance

Espagne : une hausse de TVA qui va plomber la croissance

 

L hausse de la TVA décidée en Espagne doit théoriquement réduire le déficit public. En théorie, car cette hausse qui représente prés de 500  euros annuels par personne va peser sur la consommation et sur la croissance ; or l ‘Espagne est déjà en récession ; Du coup la croissance pourrait plonger encore de un à deux points. La hausse de trois points de la TVA, de 18% à 21%, décidée par le gouvernement pour réduire les déficits publics est donc entrée en vigueur samedi en Espagne, un pays qui connaît une deuxième récession en trois ans. Cette mesure, qui devrait particulièrement affecter des consommateurs déjà peu fortunés et les petits commerces aux chiffres d’affaires faméliques, fait partie d’un vaste plan destiné à réduire le déficit public de 65 milliards d’euros d’ici à 2014 et à éviter que le pays ne tombe en faillite. Mais beaucoup estiment qu’elle ne fera qu’aggraver la récession actuelle, alors qu’un Espagnol actif sur quatre est au chômage et que Madrid a déjà fait appel à l’aide internationale pour sauver ses banques. « J’ai des enfants, ma femme est malade et ne peut pas travailler, donc cette augmentation de la TVA va beaucoup nous affecter. Mais que pouvez-vous y faire ? Le gouvernement prend ces mesures et nous ne pouvons que l’accepter », constate Carlos Asis Alema sur le marché de Las Ventas, à Madrid. Selon l’Organisation des consommateurs et des usagers (OCU), cette hausse de la TVA aura pour effet d’alourdir de 470 euros la dépense annuelle moyenne de chaque famille. Le chauffage, les factures téléphoniques, les vêtements ou encore le coiffeur sont concernés par cette réévaluation. La taxe sur les tickets de cinéma ou de théâtre est elle passée de 8% à 21%, celle sur la viande rouge de 8% à 10%. De grandes entreprises comme Inditex, qui possède la marque de vêtements Zara, ou la chaîne de supermarchés Mercadona ont dit qu’ils ne répercuteraient pas cette hausse sur leurs prix afin de préserver leurs clients. Mais les plus petits magasins, à l’inverse des grandes enseignes, ne peuvent pas se permettre de réduire leurs marges et sont bien plus inquiètes des conséquences de cette hausse de la TVA, alors que la vente au détail baisse mois après mois depuis deux ans.

 

 

L’Etat apporte son soutien au Crédit immobilier de France à la dérive

L’Etat apporte son soutien au Crédit immobilier de France à la dérive

 

Encore un établissement bancaire qui disparaitrait sans l’aide de l’Etat, comme le Crédit foncier de France ou Dexia. Le gouvernement va donc accorder sa garantie au Crédit immobilier de France (CIF), établissement en difficulté après la nouvelle dégradation infligée mardi dernier par Moody’s. Cette garantie sera mise en place « sous réserve de l’autorisation de la Commission européenne et du Parlement », qui sera saisi dans le cadre de la prochaine loi de finances, précise le ministère de l’Economie dans un communiqué publié samedi. La Banque postale ayant renoncé pour le moment à racheter le CIF, dont les difficultés de refinancement l’obligent à trouver un repreneur, le prêteur immobilier a appelé l’Etat à la rescousse. Le PDG du CIF, Claude Sadoun, a été contraint de quitter ses fonctions vendredi soir lors d’un conseil d’administration de crise, selon Le Figaro, qui a révélé l’information. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a « pris acte de la nomination de Bernard Sevez en qualité de nouveau président-directeur général » et « s’attend à ce que l’ancien dirigeant du CIF renonce à toute indemnité », précise Bercy. Conscients des fragilités du groupe, les pouvoirs publics ont encouragé les dirigeants du groupe CIF « à rechercher un adossement depuis plusieurs années », dit le communiqué. « Les dirigeants du CIF ont mis en place en juin 2012 un processus ouvert, afin de trouver un repreneur. Cette tentative n’a toutefois pas abouti », ajoute-t-il. Le CIF est un petit réseau bancaire de 300 agences, mais plus de 30 milliards d’euros d’emprunts portent sa signature, précise Le Figaro. Ne bénéficiant d’aucun dépôt bancaire, il est dépendant des marchés financiers pour trouver des sources de refinancement. Mais avec la crise que traverse la zone euro, l’agence Moody’s estime que le groupe n’est plus viable sans soutien financier.

Economie politique société: derniers articles

samedi 1er septembre 2012

 

 

RSS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Impôts sur le revenu : hausse en 2012 … et 2013

Impôts sur le revenu : hausse en 2012 … et 2013

 

Injuste hier, la hausse de l’impôt sur le revenu pourrait devenir juste aujourd’hui. En effet Le gouvernement est très tenté d’enterrer une des promesses socialistes de la campagne électorale, celle concernant l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu (IR). L’enjeu est de taille: il s’agit de savoir si oui ou non les Français subiront une hausse générale de l’IR en 2013. Traditionnellement, la grille sur laquelle repose le calcul de l’IR évolue en fonction de l’inflation: cela permet aux ménages qui voient très souvent leurs revenus augmenter (salaires, pensions) en fonction du coût de la vie de ne pas payer plus d’impôt de ce seul fait. Fin 2011, la précédente majorité de droite a décidé de suspendre cette indexation pour les revenus de 2011, imposés en 2012 et pour les revenus de 2012, imposés en 2013. De quoi provoquer une hausse généralisée de l’IR de 2,1 % cette année, puis d’un montant équivalent l’an prochain. Une hausse touchant aussi bien les ménages aisés que les classes moyennes et modestes. Au nom de la justice fiscale, François Hollande s’était engagé lors de la campagne à rétablir l’indexation sur l’inflation pour les revenus de 2012, imposés en 2013. Las, le gouvernement Ayrault réfléchit désormais sérieusement à maintenir la désindexation. Car cette désindexation rapporte plus de 1,7 milliard aux caisses de l’État! «Tout le monde doit faire un effort. L’effort doit être juste. La mesure est sur la table, mais rien n’est encore arbitré», dit-on à Matignon.

 

 

Malaise Taubira : Le député UMP l’a attribué à « une prise de conscience » de la ministre

Malaise Taubira : Le député UMP  Luca l’a attribué à « une prise de conscience » de la ministre

 

Pas de trêve sanitaire pour Lionnel Luca. Fervent détracteur, comme beaucoup à droite, de Christiane Taubira, le député UMP des Alpes-Maritimes a profité du malaise de la ministre de la Justice, vendredi à Bordeaux, pour glisser sur Twitter une saillie qui n’est pas passée inaperçue. « Le malaise de Ch Taubira est survenu à l’énoncé de toutes les mesures en faveur de la délinquance : en fait c’est une prise de conscience! », a écrit le chantre de la Droite populaire, l’aile dure de l’UMP.  Le malaise de Ch Taubira est survenu à l’énoncé de toutes les mesures en faveur de la délinquance:en fait c’est une prise de conscience! Les réactions ne se sont pas faites attendre. « Lionnel Luca comme à son habitude, la quintessence de la classe et de l’élégance », a ironisé une internaute sur Twitter. Un autre utilisateur du réseau social a choisi de répondre à l’élu UMP par un trait d’humour tout aussi douteux : « Votre prise de conscience à vous risque de prendre la forme d’une chouette rupture d’anévrisme », écrit-il. Devant ces réactions, Lionnel Luca a publié un second message non pas pour s’excuser, mais pour constater le manque d’humour de ses adversaires politiques. « Étonnant comme la gauche est susceptible et manque d’humour sur ses ministres lorsqu’elle a tout utilisé pendant 5 ans contre Nicolas Sarkozy », écrit le député.

 

 

Prix carburant : la baisse de 3 centimes ; Pas de 6.

Prix carburant : la baisse de 3 centimes ;  Pas de 6.

S’appuyant sur les chiffres du site Internet spécialisé Carbeo.fr, l’association 40 millions de consommateurs  affirme que « la moyenne générale constatée sur les premiers jours de baisse des prix » est de « 3,4 centimes de moyenne sur le SP98, 3,6 centimes sur le gazole et surtout 3,1 centimes sur le SP95 « . Or, la baisse, dont la charge devait être répartie entre l’Etat et les pétroliers, devait aller jusqu’à 6 centimes par litre. « Les prix baisseront jusqu’à 6 centimes à la pompe, 3 centimes pour les pétroliers et 3 centimes pour l’Etat. C’est un effort substantiel » et « concrètement, c’est un euro et demi de moins » pour un plein de 25 litres, avait annoncé mardi le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici. « Cette décision sera applicable dans les 24 heures et donc les prix à la pompe vont baisser maintenant », avait-il ajouté, précisant que cela représenterait pour l’Etat « un effort qui sera d’environ 300 millions d’euros ». « Si l’on retranche à ces chiffres les 3 centimes consentis par le gouvernement, l’effort des industriels du secteur est largement inférieur à 1 centime, ce qui laisse un goût amer aux automobilistes pour qui une baisse de 6 centimes n’apparaissait déjà que symbolique », dénonce pourtant le communiqué de l’association 40 millions d’automobilistes. « L’effort partagé annoncé ne repose finalement aujourd’hui que sur l’Etat, les professionnels ne jouent donc pas le jeu », ajoute 40 millions d’automobilistes. Mardi, Total avait annoncé qu’il diminuerait ses tarifs de 5 à 6 centimes de litres dans ses stations-service françaises, dont 2 à 3 centimes à sa charge. « On ne peut pas faire plus parce que nous sommes limités par nos marges, et cette fameuse histoire de vente à perte », avait plaidé le PDG du groupe, Christophe de Margerie. Les magasins Leclerc et Système U s’étaient, eux, engagés dès lundi à vendre le carburant à prix coûtant.

 

 

Moscovici : » la future banque publique d’investissements c’est mon territoire ! » ; Sous entendu pas celui de Montebourg

Moscovici : » la future banque publique d’investissements c’est mon territoire ! » ; Sous entendu pas celui de Montebourg

Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a réfuté vendredi tout mélange des genres dans le choix de la banque Lazard comme conseil pour la future banque publique d’investissement, un des grands chantiers de la rentrée. Seul hic : le patron de Lazard, Matthieu Pigasse est aussi l’employeur de la journaliste Audrey Pulvar, compagne d’Arnaud Montebourg. Rappelant qu’il était « seul ministre en charge » de cette décision, Pierre Moscovici a expliqué dans un communiqué que Lazard a « présenté la meilleure offre » parmi quatre en lice dans le cadre d’un appel d’offres afin de trouver un établissement chargé de conseiller le gouvernement sur la création de cette banque qui sera chargée de financer les entreprises. Le Nouvel Observateur laissait entendre jeudi que ce choix pourrait ne pas être indépendant du fait que Matthieu Pigasse, a nommé en juillet la journaliste Audrey Pulvar, compagne d’Arnaud Montebourg, à la tête du magazine Les Inrockuptibles dont il est propriétaire. Parler d’échange de bons procédés est une « insinuation malveillante », a déclaré Pierre Moscovici à Europe 1, « Arnaud Montebourg n’a absolument pas été impliqué dans ce choix », a-t-il dit, insistant sur le fait que le dossier lui revenait. « C’est mon ministère » qui « pilote le financement de l’économie », mission de la future BPI, a encore asséné le ministre.

 

Gouvernement : encore un mauvais sondage qui impose un changement de rythme

Gouvernement : encore un mauvais sondage qui impose un changement de rythme

Il va falloir changer de rythme car les sondages sont mauvais, c’est le constat de Hollande. Changer le rythme mais aussi la nature des mesures. Tout cela n’est pas à la hauteur des enjeux et les français le pensent. Il ne suffit pas de déclarer  »l’urgence, c’est l’emploi » encore faut-il une stratégie. Ce n’est pas le verbiage approximatif de Montebourg qui en peut faire office .En attendant, Les mauvais sondages s’accumulent pour François Hollande et le gouvernement Ayrault. Le dernier en date porte sur les réformes prévues et insiste sur le rythme de leur mise en œuvre, et il n’est pas fameux. Le couple exécutif l’a compris, et le message martelé ces derniers jours est clair : il faut accélérer le tempo. A en croire les Français interrogées, il y a urgence, en effet. Pour 50% d’entre eux, le rythme des réformes est trop lent, selon ce sondage TNS Sofres/iTélé publié vendredi. 25% estime que le tempo est convenable, alors que 6% juge le rythme trop rapide. Par ailleurs, les réformes engagées « ne sont pas suffisamment ambitieuses », pour 50% des sondés, contre 12% qui pensent au contraire qu’elles le sont trop, et 18% à qui elles conviennent. Enfin, dernier reproche adressé par les Français au couple exécutif : sa trop grande discrétion. C’est surtout vrai pour le chef de l’Etat. 48% des personnes interrogées jugent que François Hollande « n’est pas suffisamment présent dans la conduite des affaires du pays », contre 38% qui l’estiment « présent comme il faut ». Le chef de l’Etat et le Premier ministre n’ont pas attendu les résultats de ce sondage pour prendre conscience de l’impatience des Français. En témoigne le discours aux tonalités d’urgence prononcé par François Hollande depuis la foire de Châlons-en-Champagne vendredi. « L’urgence, c’est l’emploi », a-t-il lancé en annonçant que les emplois d’avenir seraient créés au plus vite. Mais François Hollande a aussi tenu à rappeler sa méthode. Les décisions seront donc prises dans un calendrier ordonné, en respectant les rythmes du Parlement et le dialogue social ». Voilà peut-être le casse-tête pour le gouvernement dans les jours à venir : aller plus vite, mais respecter la parole donnée pendant la campagne, selon laquelle la concertation prévaudra. Ce message d’urgence dans le dialogue est porté également par les ministres. « François Hollande ne souhaite pas que nous perdions du temps et il a raison. Il faut aller vite, il faut aller fort », a insisté Pierre Moscovici sur Europe 1. « Il faut avancer vite, mais de façon ordonnée, en tenant compte d’une méthode qui n’est pas brutale, qui fait appel au Parlement, aux partenaires sociaux ». Histoire de mettre une nouvelle fois en avant la rupture avec la méthode du président précédent, un certain Nicolas Sarkozy.

 

Hollande : « la crise est exceptionnelle ; il faut agir pour préparer l’avenir » ; il serait temps !

Hollande : «  la crise est exceptionnelle ; il faut agir pour préparer l’avenir » ; il serait temps !

Hollande semble découvrir, sans doute grâce aux sondages défavorables, que la crise est exceptionnelle et qu’il faut agir vite et bien. On se demande alors pourquoi le gouvernement s’est autorisé 15 jours de vacances après seulement 3 mois d’activités ( il n’y a qu’en politique que le droit du travail est aussi tolérant) ; « Mon devoir, c’est de dire la vérité aux Français: nous sommes devant une crise d’une gravité exceptionnelle, une crise longue qui dure depuis maintenant plus de quatre ans », a lancé le chef de l’Etat dans ce discours, présenté comme important par son entourage, à la foire de Châlons-en-Champagne.  En baisse dans les sondages et ciblé par les critiques sur le rythme, jugé trop lent, des réformes, M. Hollande ne joue plus la carte de l’anti-sarkozysme et de l’attaque du bilan du dernier quinquennat.   »Il ne s’agit plus de juger le passé mais d’agir dès aujourd’hui pour préparer l’avenir », a dit M. Hollande, dont la « mission », selon ses termes, est de « conduire notre pays pour qu’il fasse des choix dans le bon ordre, dans le bon rythme et dans la bonne direction ».   »C’est au gouvernement, sous l’autorité de Jean-Marc Ayrault, de mettre en oeuvre cette orientation », a-t-il dit, comme un rappel à l’ordre à son Premier ministre, jugé trop discret.  La droite a accueilli le discours du président avec une certaine ironie. « Suite à une campagne électorale destinée à faire croire que le seul problème de la France s’appelait Sarkozy et un été rempli d’immobilisme, le chef de l’Etat donne une impression brouillonne et impuissante », a jugé Jean-Christophe Lagarde, porte-parole des députés centristes. « Eloge de l’impuissance », a raillé Jean-Louis Borloo, président du parti radical.   »Incantatoire », « à côté des enjeux », a résumé le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé.  La gauche y a vu au contraire, à l’instar du président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, un discours de « vérité » et de « volonté », « un marqueur de ce début de quinquennat »,  Soupçonné de vouloir se plier au rythme « sarkozyste », avec des annonces tous azimuts, M. Hollande a cherché à dissiper cette idée: « le changement n’est pas une somme d’annonces, c’est une force (…) qui donne une direction ». Il a promis des décisions « dans un calendrier ordonné, en respectant les rythmes du Parlement et le dialogue social ».  Le chef de l’Etat a toutefois entériné l’accélération des réformes, en particulier pour faire face à « l’urgence » de l’emploi, avec un chômage qui frôle la barre des 3 millions de personnes. « Il n’y a pas de jours à perdre (…) trop de périls nous menacent », a-t-il justifié.  Il a ainsi rappelé qu’il avait convoqué une session parlementaire du Parlement pour que le texte sur les « emplois d’avenir » soit adopté au plus vite. « Dès le début du mois d’octobre seront signés les premières conventions », a-t-il assuré.  Le dispositif sur les contrats de génération sera présenté dans « les jours qui viennent » aux partenaires sociaux. Quant aux plans sociaux et restructurations, ils feront l’objet de négociations entre syndicats et patronat « dés le mois prochain ».

 

Croissance : Hollande annonce à nouveau la création de la banque publique d’investissements

Croissance : Hollande annonce à nouveau la création de la banque publique d’investissements

 

Hollande à Châlons a rappelé la mobilisation pour la croissance mais en se limitant à l’annonce de la banque publique investissements. Cette  Banque publique d’investissement, chantier phare du nouveau gouvernement, sera créée dans les jours qui viennent, a déclaré vendredi François Hollande. La BPI devait à l’origine être opérationnelle en janvier 2013 et le gouvernement, qui avait annoncé en juillet que l’échéance était l’automne, a encore accéléré le calendrier. « Une banque publique d’investissement sera créée dans les jours qui viennent, a déclaré François Hollande dans un discours à Châlons-sur-Champagne (Marne) où il a annoncé une mobilisation pour relancer la croissance sans annoncer de mesure nouvelle. La BPI vise notamment à remédier aux difficultés de financement des petites et moyennes entreprises, des entreprises de taille intermédiaire et des « acteurs de l’économie sociale et solidaire », en proposant un guichet unique en région. Elle devrait se traduire par une profonde réorganisation des différents outils de financement public qui gravitent autour de la Caisse des dépôts. Une mission de consultation pour définir les contours de la BPI a été confiée à Bruno Parent, un inspecteur des finances.

 

 

1...1718192021



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol