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Angela Merkel : il y a des conditions très strictes à l’aide de la BCE

Angela Merkel : il y a des conditions très strictes à l’aide de la BCE

 

 Rappel à l’ordre très net de la part de l’Allemagne, la BCE n’a pas signé de chèque en blanc ; les conditions d’aide seront très strictes. Angela Merkel a indirectement répondu vendredi aux critiques qui se sont élevées en Allemagne contre le plan de rachat d’obligations lancé par la Banque centrale européenne, en saluant l’indépendance de l’institution monétaire et en rappelant les pays en difficulté à leurs responsabilités en matières de réformes. « La BCE est une institution indépendante et très forte », a déclaré la chancelière allemande au cours d’un déplacement en Autriche. Angela Merkel a souligné le fait que le président de la BCE, Mario Draghi, avait dit très clairement que l’achat d’obligations n’interviendrait que si les pays en difficulté formulaient une demande d’aide, et que celle-ci serait encadrée de conditions très strictes. « La conditionnalité est un point très important. Le contrôle et l’aide, ou le contrôle et les conditions, ne vont pas l’un sans l’autre », a-t-elle insisté, alors que la presse conservatrice allemande reproche à Mario Draghi d’avoir signé un « chèque en blanc ». Les propos de la chancelière font écho à ceux de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, qui s’est attaché vendredi à défendre les décisions prises par la BCE, jugeant inappropriées les critiques émises par certains journaux allemands. Le chef du gouvernement autrichien, qui n’a pas toujours été sur la mAngela Merkel : il y a des conditions très strictes à l’aide de la BCE Rappel à l’ordre très net de la part de l’Allemagne, la BCE n’a pas signé de chèque en blanc ; les conditions d’aide seront très strictes. Angela Merkel a indirectement répondu vendredi aux critiques qui se sont élevées en Allemagne contre le plan de rachat d’obligations lancé par la Banque centrale européenne, en saluant l’indépendance de l’institution monétaire et en rappelant les pays en difficulté à leurs responsabilités en matières de réformes. « La BCE est une institution indépendante et très forte », a déclaré la chancelière allemande au cours d’un déplacement en Autriche. Angela Merkel a souligné le fait que le président de la BCE, Mario Draghi, avait dit très clairement que l’achat d’obligations n’interviendrait que si les pays en difficulté formulaient une demande d’aide, et que celle-ci serait encadrée de conditions très strictes. « La conditionnalité est un point très important. Le contrôle et l’aide, ou le contrôle et les conditions, ne vont pas l’un sans l’autre », a-t-elle insisté, alors que la presse conservatrice allemande reproche à Mario Draghi d’avoir signé un « chèque en blanc ». Les propos de la chancelière font écho à ceux de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, qui s’est attaché vendredi à défendre les décisions prises par la BCE, jugeant inappropriées les critiques émises par certains journaux allemands. Le chef du gouvernement autrichien, qui n’a pas toujours été sur la même longueur d’onde que son homologue allemande a lui aussi défendu la nouvelle approche adoptée par la BCE. « Je considère que les décisions prises hier par la BCE – qui est indépendante et qui prend ses propres décisions – comme réellement positives, parce qu’elles marquent une nouvelle étape vers des obligations publiques redevenant plus sûres pour les investisseurs », a déclaré Werner Faymann.La BCE a donné son feu vert jeudi au lancement d’un nouveau programme de rachat d’obligations souveraines sur le marché secondaire, potentiellement illimité. ême longueur d’onde que son homologue allemande a lui aussi défendu la nouvelle approche adoptée par la BCE. « Je considère que les décisions prises hier par la BCE – qui est indépendante et qui prend ses propres décisions – comme réellement positives, parce qu’elles marquent une nouvelle étape vers des obligations publiques redevenant plus sûres pour les investisseurs », a déclaré Werner Faymann.La BCE a donné son feu vert jeudi au lancement d’un nouveau programme de rachat d’obligations souveraines sur le marché secondaire, potentiellement illimité.

Espagne : on applaudit le plan de la BCE mais on hésite à s‘y engager

Espagne : on applaudit le plan de la BCE mais on hésite à s‘y engager

 

Rajoy, comme tout le monde a applaudi les décisions de la BCE pour le rachat obligations mais comme il fallait s’y attendre, il hésite à s’y engager compte tenu des risques économiques et sociaux (voir article). Mariano Rajoy et Angela Merkel ont dit jeudi ne pas avoir discuté des conditions que Madrid devrait accepter pour bénéficier du programme d’achat d’obligations de la Banque centrale européenne (BCE) annoncé au même moment. A l’issue d’un entretien bilatéral à Madrid, le président du gouvernement espagnol et la chancelière allemande ont donné une conférence de presse au moment même où le président de la BCE, Mario Draghi, annonçait le programme d’achats obligataires. Celui-ci, a-t-il dit, sera assorti de conditions « strictes et efficaces » pour les pays bénéficiaires. Mariano Rajoy ne cache pas sa volonté d’obtenir un plan de sauvetage souverain pour l’Espagne mais il entend d’abord analyser les conditions fixées par la BCE. « Lorsqu’il y aura du nouveau, je vous le dirai », a-t-il répondu aux journalistes qui lui demandaient si ce point avait été évoqué dans ses discussions avec Angela Merkel. Il a noté qu’il ne s’était pas engagé sur de nouvelles réformes en Espagne et n’avait aucune intention de toucher au système de retraites, où aucune coupe n’est intervenue à ce jour. A Francfort, Mario Draghi a précisé que les pays souhaitant bénéficier du programme de la BCE devaient s’entendre sur les conditions avec le fonds d’aide d’urgence de l’Europe. Il a ajouté que le soutien du Fonds monétaire international serait recherché. L’annonce du plan de la BCE, en dépit de l’opposition de la Bundesbank, a en tout cas fait reculer le rendement des fonds d’Etat espagnols à 6,1%, son plus bas niveau depuis quatre mois.

 

Déficit commercial en baisse du fait de la baisse de consommation de carburant

Déficit commercial en baisse du fait de la baisse de consommation de carburant

 

 

Le déficit commercial de la France s’est nettement replié en juillet, se réduisant de 1,8 milliard d’euros par rapport à juin sous l’effet d’une baisse marquée des importations et d’un léger rebond des exportations, ont annoncé vendredi les Douanes. Le déficit des échanges de biens de la France avec le reste du monde en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables s’est établi à 4,271 milliards d’euros contre un chiffre révisé de 6,065 milliards en juin. « Les importations se contractent nettement en juillet, un repli des achats énergétiques s’ajoutant à une chute des acquisitions de matériels de transport. Les exportations enregistrent de leur côté un léger rebond, grâce à une bonne performance de l’industrie aéronautique et spatiale », ont commenté les Douanes dans un communiqué. Les exportations se sont élevées en juillet à 36,579 milliards d’euros, contre 36,273 milliards en juin, et les importations à 40,850 milliards d’euros, contre 42,338 milliards en juin. Le déficit des 12 derniers mois s’établit à 68,072 milliards d’euros, alors que celui de l’année 2011 avait atteint le record de 71,898 milliards, ont précisé les Douanes.

 

 

Economie politique société: derniers articles

vendredi 7 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Effet Draghi : Les taux espagnols sous les 6%

Effet Draghi : Les taux espagnols sous les 6%

Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Espagne est passé sous le seuil des 6% ce matin sur le marché obligataire, pour la première fois depuis fin mai, continuant à profiter des mesures dévoilées la veille par la Banque centrale européenne (BCE) destinées à aider la zone euro. Vers 08H50 (06H50 GMT), le taux, qui évolue en sens inverse du prix, tombait à 5,898% (contre 6,030% jeudi à la clôture), sur le marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise.

 

 

Réduction Impôts PME : remise en cause

Réduction Impôts PME : remise en cause

Encore une promesse fiscale remise en cause, après le renoncement à la fusion revenus-CSG, à l’impôt initialement prévue sur les grandes fortunes (75%), c’est au tour des PME. Des PME qui, en moyenne, paient 25% de plus que les grands groupes. C’était une des promesses de campagne de François Hollande: faire varier davantage le taux de l’impôt sur les sociétés (IS) en fonction de la taille des entreprises, c’est-à-dire accorder un taux faible à davantage de PME, un taux moyen aux sociétés de taille intermédiaire et frapper d’un taux élevé les grands groupes. Selon nos informations, cette modulation du taux de l’impôt sur les sociétés en fonction de la taille de l’entreprise ne ferait pas partie du projet de loi de finances pour 2013. La mesure serait renvoyée à plus tard. En effet, le gouvernement craint que cette modulation soit coûteuse pour les finances publiques. En théorie, le système doit être équilibré, la perte fiscale occasionnée par le faible taux d’IS accordé aux PME étant compensée par le gain obtenu grâce à la taxation plus forte des grandes entreprises. Mais une erreur de calibrage est vite arrivée! Le gouvernement aurait préféré ne prendre aucun risque. Le gouvernement préférerait également ne pas toucher aux deux impôts remplaçant la taxe professionnelle: la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) et la CFE (cotisation foncière des entreprises). Là aussi, il s’agirait d’un renoncement par rapport au programme de campagne. Concrètement, le dégrèvement de CVAE en faveur des PME serait maintenu, alors que le programme PS prévoyait sa suppression. Concernant la CFE, le programme prévoyait d’instaurer une réduction en cas d’investissement. Cet avantage ne serait pas mis en place.

 

Pauvreté : près de 15% des français concernés

Pauvreté : près de 15% des français concernés

 

.En 2010, 8,6 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (fixé conventionnellement à 60 % du niveau de vie médian), soit avec moins de 964 euros par mois. C’est 444.000 Français de plus qu’en 2009, année qui avait déjà vu le taux de pauvreté remonter. Celui-ci atteint désormais 14,1 % de la population (+ 0,6 point en 2010), « son plus haut niveau depuis 1997 ». Il était de 13,4 % en 2007, date à laquelle Nicolas Sarkozy s’était engagé à le réduire d’un tiers au cours de son quinquennat.  Si le taux de pauvreté reste le plus élevé chez les chômeurs (36,4 %), c’est chez les moins de 18 ans que la progression est la plus forte (+ 1,9 point, à 19,6 %). Les enfants vivant dans des familles monoparentales sont les plus concernés. « Cette évolution spécifique constitue en fait un contrecoup de 2009 », explique l’Insee. A l’époque, le gouvernement avait pris des mesures d’aide pour les plus modestes (prime de solidarité active, prime de 150 euros au titre de l’allocation de rentrée scolaire) qui n’ont pas été reconduites en 2010. A cela s’est ajouté le gel du barème des prestations familiales.  Davantage de Français pauvres donc, et plus d’inégalités aussi. Sur un an, le niveau de vie médian (partageant la population en deux parts égales) a reculé de 0,5 %, déduction faite de l’inflation, effaçant sa légère progression de 2009. Correspondant au revenu disponible du ménage divisé par un coefficient pour chaque membre du foyer (une « unité de consommation » pour le premier adulte ; 0,5 pour les autres personnes  de plus de 14 ans ; 0,3 pour les enfants), il s’élevait à 19.270 euros annuels en 2010. « Seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse de leur niveau de vie », relève l’Insee. La baisse est la plus forte chez les 10 % les plus modestes (- 1,3 %), tandis qu’elle reste limitée pour le décile à l’autre bout de l’échelle (- 0,3 %). Le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 5 % des personnes les plus aisées repart à la hausse (+ 1,3 %). « Les évolutions de salaire expliquent en partie la hausse des inégalités », poursuit l’Insee.  En 2010, le salaire moyen des cadres a augmenté, notamment dans la finance, alors qu’il a diminué pour les ouvriers. Qui plus est, les revenus du patrimoine (très concentrés chez les plus aisés) ont progressé.

 

 

Logement : il faudra revoir sérieusement la liste de terrains publics disponibles

Logement : il faudra revoir sérieusement la liste de terrains publics disponibles

 

Après avoir présenté mercredi la liste des 930 terrains sur lesquels seront construits 110000 logements sociaux ou privés, les pouvoirs publics ont fait marche arrière. Hier, il était impossible de se procurer la fameuse liste des 2000 ha de terrains en question.  La veille, celle-ci était pourtant disponible sur le site Internet du ministère du Logement. « La liste publiée datait du mois de mars, reconnaît le porte-parole de Cécile Duflot, la ministre du Logement. Depuis, il y a eu des modifications. Les préfets nous font remonter toutes les informations pour effectuer la mise à jour . ».  Sur les 930 terrains listés, des dizaines n’appartiennent plus à l’Etat. Au Havre (Seine-Maritime), deux des trois terrains annoncés comme disponibles par l’Etat — une ancienne prison et une ancienne gare — appartiennent déjà à la ville. Dans le Val-de-Marne, un terrain à Bonneuil est déjà vendu pour les travaux du prolongement de la N406, tandis qu’à Santeny les quelques hectares listés ont été cédés à Nexity. A Pontoise (Val-d’Oise), la caserne Bossut a été rachetée par l’agglomération en… 2006! Idem à Strasbourg (Bas-Rhin), où les 3600 m2 du quai Sturm ont été acquis par un promoteur. Autre exemple à Rennes (Ille-et-Vilaine), où deux terrains doivent accueillir la deuxième ligne du métro.On attend donc une nouvelle liste du ministère du logement.

 

Impôt 75% sur les grandes fortunes : remis en cause.

Impôt 75% sur les grandes fortunes : remis en cause.

« Il y a plusieurs scénarios sur la table sur l’assiette, les modalités. La question devrait être tranchée en début de semaine prochaine. » L’Elysée a réagi jeudi soir aux informations publiées par Le Figaro et Les Echos qui indiquaient par exemple que la taxe à 75% promise par François Hollande sur les hauts revenus ne s’appliquerait qu’à partir de deux millions d’euros pour les couples. « Aucune décision n’est prise. »  Une source dans l’entourage du président Hollande a ensuite affirmé que « les 75% seront appliqués », même si les modalités de la taxation sont encore « à l’étude ». « Tant que les arbitrages ne seront pas rendus -au plus tard dans 15 jours-, les hypothèses circulant avant n’ont pas de valeur », a ajouté cette source.  Selon Le Figaro, « un célibataire serait taxé s’il gagne plus d’un million d’euros par an », conformément à la promesse présidentielle d’imposer à 75% la part des revenus excédant ce seuil. « Mais pour un couple ou une famille avec enfants, il faudra, selon nos informations, que les revenus du foyer fiscal dépassent deux millions d’euros pour que la taxe à 75% s’applique. En revanche, les enfants ne donneraient droit à aucun avantage », ajoute le journal. « En outre, la taxe à 75% ne s’appliquerait qu’aux revenus du travail » et pas à ceux du capital, ajoute le quotidien. Fin juillet, le ministre du Budget Jérôme Cahuzac avait déjà annoncé vouloir différencier entre les salaires dépassant un million d’euros par an et les revenus plus aléatoires des « artistes, écrivains, cinéastes ou chefs d’entreprise voulant par exemple vendre leur entreprise », et qui pourraient échapper à cet impôt. « La prise de risque ne doit pas être dissuadée », avait-il affirmé, « il ne faut pas encadrer la création, il ne faut pas encadrer l’activité économique ». De leur côté, Les Echos précisent que pour éviter une censure du Conseil constitutionnel, « la taxe à 75% s’entendra comme la somme de la taxe exceptionnelle, de la CSG (7,5%) et de la CRDS (0,5%) ». « En d’autres termes, la nouvelle taxe sur les très hauts revenus ne serait ‘que’ de 67% », ajoute le journal économique. Le mesure pourrait ne durer que deux ans et toucher un millier de ménages. En juillet, Jérôme Cahuzac avait déclaré que cet impôt ne durerait que « le temps du désendettement ». Sollicités par l’AFP, les services de Bercy n’ont pas fait de commentaire. Les arbitrages fiscaux sont en cours à l’Elysée et à Matignon, en vue du projet de loi de Finances qui doit être présenté fin septembre en Conseil des ministres.

 

 

Bourse :forte baisse de PSA Peugeot Citroën

Bourse :forte baisse de  PSA Peugeot Citroën

 

Le titre du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën perdait près de 3% et signait la plus forte baisse du CAC 40 vendredi matin, les investisseurs ajustant leur portefeuille après l’annonce de sa prochaine sortie de l’indice vedette parisien. A 09H04 (07H04 GMT), la valeur lâchait 2,78% à 5,87 euros, tandis que le CAC 40 prenait 0,58%. Le groupe belge de chimie Solvay, son successeur dans l’indice à partir du 24 septembre, gagnait lui 1,78% à 90,44 euros.

 

Draghi-BCE : un grand coup contre qui ? La spéculation ou les Etats

Draghi-BCE : un grand coup contre qui ? La spéculation ou les Etats

 

La presse et les analystes sont unanimes pour saluer le plan de la BCE qui doit mettre fin à la crise financière européenne. C’est l’euphorie de la pensée unique du moment. Il pourrait en être différemment d’ici quelques jours et quelques semaines ; En effet Draghi a bien joué. Critiquée pour son immobilisme, la BCE a cette fois présenté un plan en réponse à la spéculation sur les taux d’intérêt. Les Etats auront donc désormais  de la difficulté à rendre responsable cette BCE qui était jusque là paralysée. En fait le plan de la BCE renvoie la balle dans le cap des Etats et d’une certaine manière, ces derniers sont pris au piège de leurs exigences vis-à-vis de la banque centrale européenne. En effet l’action de la BCE pour le rachat d’obligations est soumis à une condition draconienne : que les Etats qui feront la demande d’aide se soumettent aux conditions (non précisées) de rééquilibrage de leurs comptes publics ; en clair, qu’ils se soumettent à l’austérité. D’une certaine façon  ce plan de la BCE renvoie donc  la balle dans le camp des Etats. Certes la spéculation va sans doute sérieusement se tasser pendant quelques semaines voire quelques mois et c’est effectivement un coup porté à la spéculation, au moins pour un temps. Reste que les contreparties demandées risquent d’être mortelles pour la croissance des Etats demandeurs. Or moins de croissance, c’est davantage de chômage, moins de rentrées fiscales (à pression constante) ; quelle sont les Etats qui auront le courage d’imposer une telle cure d’austérité ? En fait ce plan répond à l’urgence pour calmer les marchés et les écarts de taux mais ne garantit rien, bien au contraire sur la question fondamentale de l’avenir de la croissance de la zone euro maintenant entrée en récession.

 

BCE : artillerie lourde ou pétard mouillé ?

BCE : artillerie lourde ou pétard mouillé ?

Difficile d’entendre des voix discordantes après l’annonce du rachat d’obligations par la BCE. L’éloge est unanime ; résumé, la BCE a sorti son artillerie lourde, l’euro est sauvé. Certes la BCE a bougé en promettant d’intervenir mais il faut une autre condition qu’on va mettre des jours voire des semaines à comprendre. A savoir, la demande officielle de l’Etat qui souhaite et les contreparties en termes d’austérité. Car Ce programme sera enclenché à la condition stricte que les Etats qui souhaitent en bénéficier aient auparavant fait appel à l’aide des fonds de secours européens, le FESF, provisoire, et le MES, son futur successeur. En clair, il faudra qu’un pays comme l’Espagne, très réticent jusqu’à présent, réclame officiellement cette aide avant qu’il ne puisse être mise en œuvre.  L’Espagne, qui a déjà adopté des mesures d’austérité douloureuses, se refuse pour l’instant à faire appel à une aide globale européenne -après celle obtenue pour ses banques- tant qu’elle ne sait pas ce qu’il lui sera demandé comme sacrifice. Or il y a deux risques dans le pays demandeurs d’aides, le premier que l’austérité tue la croissance, le second qu’on ne tienne pas les objectifs de rééquilibrage budgétaires demandés. Deux exemples récents, la Grèce qui n’a jamais tenu les objectifs fixés par les différents plans européennes de soutien ; l’Espagne qui a bien engagé des réformes mais le paie en terme croissance et de chômage. De toute manière dans les deux cas les objectifs budgétaires ne sont pas atteints. C’est précisément ce que craint l’Allemagne. Dans un communiqué jeudi après-midi, la Bundesbank a réitéré ses critiques.   »Si ce programme conduit les Etats à repousser les réformes nécessaires, cela va de nouveau saper la confiance dans la capacité des responsables politiques à résoudre la crise », a-t-elle estimé. La vraie question est de savoir si ce plan de la BCE est ou non réaliste. Avec la récession, les besoins de financement de pays en difficultés vont croitre et les demandes daides plus nombreuses. Pour obtenir ces aides (comme en Grèce), les pays demandeurs vont tout accepter comme contrepartie et sachant sans doute que certaines ne seront jamais satisfaites. Autant dire alors que c’est la planche à billets européenne qui va financer (donc à terme l’inflation). Inversement si un pays s’en tient strictement aux mesures d’assainissement, il va tuer sa croissance, augmenter son chômage et se mettre dans une situation encore plus difficile tant sur le plan économique que social. Impossible aujourd’hui de faire entendre une voix différente tellement l’éloge se unanime ; c’est le temps des moutons de Panurge ; dans les jours et les semaines à venir ce sont pourtant les vrais questions que posent ce plan qui vont émerger ; on sera alors mieux informé pour savoir si la BCE a sorti son artillerie lourde ou un pétard mouillé.

 

 

BCE : décisions prévues de rachats d’obligations sans beaucoup de précisions

BCE : décisions prévues de rachats d’obligations sans beaucoup de précisions

 

Même insuffisantes au regard des enjeux, les annonces vont satisfaire les marchés pendant quelque  temps. En fait la BCE a fait des annonces qui étaient prévues ; des annonces limitées à des rachats d’obligations sur le marché secondaire  sans autre précision sur le montant . La Banque centrale européenne (BCE) va lancer un nouveau programme, baptisé « Outright monetary transactions » (OMT), en raison « des perturbations graves observées sur le marché des obligations publiques qui proviennent de craintes infondées de la part des investisseurs sur la réversibilité de l’euro », a déclaré jeudi son président Mario Draghi. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a présenté jeudi le nouveau programme de rachat de titres de dette d’Etats de la zone euro, annonçant également la fin de l’ancien programme de rachat lancé en mai 2010, le SMP. Ce dernier, dont il a toujours été dit qu’il était limité en temps et en montant, n’était pas suffisamment efficace, a précisé Mario Draghi.  L’institution de Francfort achètera sur le marché secondaire des obligations d’Etat de maturité allant de 1 à 3 ans et ne fixera « pas de limite quantitative » à ces achats, a indiqué Mario Draghi. Ces deux points étaient attendus: annoncer une enveloppe d’un montant fixe aurait en effet poussé les marchés à tester la BCE et une intervention sur des maturités inférieures à trois ans s’apparente à des opérations classiques sur le marché monétaire (et non à un financement monétaire des déficits publics). Ce programme sera soumis à la stricte condition que les Etats qui souhaitent en bénéficier aient auparavant fait appel à l’aide des fonds de secours européens, le FESF, provisoire, et le MES, son futur successeur. Ce qui implique, de la part de ces pays, des efforts accrus d’assainissement de leurs finances publiques. La BCE avait déjà indiqué qu’il n’y aurait pas d’achat de dettes sans signature préalable d’un accord pour activer l’intervention du FESF. Un appel à l’aide auquel s’est pour le moment refusé Madrid et Rome.

 

 

Zone euro – Eurostat : baisse du PIB de 0,2 %

Zone euro – Eurostat : baisse du PIB de 0,2 %

La zone euro a enregistré une contraction de son activité de 0,2% au deuxième trimestre, après une croissance nulle au premier, a confirmé jeudi l’office européen de statistiques Eurostat dans une deuxième estimation. Ce chiffre masque d’importantes disparités entre pays de la zone euro, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et dans une moindre mesure la France résistant beaucoup mieux que l’Espagne, l’Italie, la Belgique, mais surtout la Finlande et le Portugal.

 

Chômage record en Grèce : près de 25%

Chômage record en Grèce : près de 25%

Le taux de chômage en Grèce s’est inscrit à un nouveau record historique en juin, à 24,4%, contre 23,5% (chiffre révisé) en mai, selon les données d’Elstat, les services de statistiques du pays. La Grèce, dans sa cinquième année de récession, connaît ainsi un taux de chômage plus de deux fois plus élevé que le taux moyen de la zone euro.

 

 

France- l’OCDE : prévisions de croissance pour 2012 à seulement 0,1%

France- l’OCDE : prévisions de croissance pour 2012 à seulement 0,1%

Selon les prévisions actualisées de l’Organisation de coopération et de développement économiques pour les pays riches du G7, l’économie française ne progresserait que de 0,1% cette année, contre 0,6% attendus auparavant. En fait compte tenu de l’optimisme de ce type de prévisions ,  on sera tout près de la récession. D’ores et déjà les prévisions du budget 2012 sont obsolètes et le déficit va donc encore s’accroître.  Après neuf mois consécutifs de « croissance zéro » depuis fin 2011, l’OCDE prévoit un recul du produit intérieur brut (PIB) de la France de 0,1% au troisième trimestre 2012 puis à nouveau une quasi-stagnation (+0,05%) au dernier trimestre.  Le gouvernement table pour sa part sur une croissance de 0,3% cette année. Il a bâti son budget rectificatif pour 2012, adopté cet été, sur cette hypothèse. Si la croissance devait être encore plus faible, la France risquerait de ne pas respecter son engagement de réduction du déficit public à 4,5% du PIB à la fin de l’année (contre 5,2% en 2011).  L’OCDE est plus pessimiste que le Fonds monétaire international (FMI) qui prévoyait en juillet une croissance de 0,3% en France en 2012.

 

 

Economie politique société: derniers articles

jeudi 6 septembre 2012

 

 

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Enquête antidumping contre des fabricants chinois

Enquête antidumping contre des fabricants chinois

« La Commission européenne a lancé aujourd’hui une enquête antidumping concernant les importations de Chine de panneaux solaires et de leurs principaux composants », indique-t-elle dans un bref communiqué.  Cette décision a été prise à la suite d’une plainte cet été d’un groupement d’entreprises européennes présentes dans l’industrie solaire. « La plainte a apporté suffisamment d’éléments mettant en évidence un possible dumping des prix de la part des exportateurs (chinois) vers le marché européen, des dommages pour l’industrie solaire européenne (…). Par conséquent, la Commission a jugé qu’il y avait suffisamment d’éléments justifiant de prime abord l’ouverture d’une enquête ».  Pékin a déploré aussitôt l’ouverture de cette enquête.  La Commission européenne a rappelé que la plainte reçue par Bruxelles est « la plus importante à ce jour en matière de dumping », en prenant en compte la valeur des importations concernées.  La Chine a exporté en 2011 vers l’Union européenne des panneaux solaires et des composants pour environ 21 milliards d’euros.  Les entreprises européennes rassemblées dans le groupement baptisé EU ProSun reprochent à Pékin d’accorder des prêts importants et de prendre des mesures protectrices en faveur de leurs rivales chinoises, leur permettant d’écouler leurs modules à des prix inférieurs aux coûts de production.  Ce groupement a déposé plainte le 25 juillet, arguant que les panneaux solaires et les composants-clés importés de Chine vers le marché européen l’étaient à des prix inférieurs à ceux du marché.

 

 

Marchés, après l’annonce de la BCE, le yo-yo habituel

Marchés, après l’annonce de la BCE, le yo-yo habituel

 

Il faut s’attendre au yo-yo habituel après l’annonce de la BCE de ce jour. Une annonce nécessairement floue sans engagement quantitatif et même sans orientation sur la question centrale de l’écart des taux ; cela va suffire aux marchés pour faire varier la tendance à la hausse pour quelques jours au moins. Ensuite, le flou de la décision de la BCE deviendra plus évident ; en outre les mauvais résultats de la croissance vont récréer des inquiétudes et ce sera la baisse. Donc le mouvement de yo-yo habituel mais dans une tendance strucrellemenet baissière. La  phase suivante sera la réunion européenne ; ce sommet donnera les mêmes résultats. L’Allemagne a déjà indiqué qu’il ne fallait pas attendre de décisions fracassantes. Peu importe, ce sera encore suffisant pour justifier des variations à la hausse ; suivront des analyses plus approfondies sur l’indigence des orientations européennes et la baisse reprendra. L’essentiel pour les analystes est de trouver des raisons objectives ou non de faire bouger la cotation et de continuer à spéculer sur des marchés qui ressemblent davantage à un casino qu’’à une représentation de l’économie réelle. Ce qu’on appelle pudiquement la financiarisation excessive de l’économie.

 

Doux : suppression de 1000 postes

Doux : suppression de 1000 postes

 

Les offres de reprises de Doux excluent plus de trois usines sur sept et 55 % des salariés. C’est un pan de l’histoire de Doux qui prendra bientôt fin. Le pôle frais du volailler a été placé en liquidation judiciaire le 1er août, avec une poursuite d’activité jusqu’au 10 septembre seulement. Mercredi, le tribunal de commerce de Quimper (Finistère), qui étudiait les offres de reprise partielle du pôle frais, a mis en délibéré sa décision jusqu’à la date limite du 10 septembre, prolongeant le suspense pour ses salariés: 1 772 employés, sur un total de 3 400 pour l’ensemble du groupe Doux en France. Les offres, qui concernent une partie seulement des sept abattoirs et usines, émanent de poids lourds du secteur avicole, Glon Sanders (Sofiprotéol), Duc, LDC et d’une filiale de Doux (Galina). Le prix de cession des actifs du pôle frais pourrait atteindre 9,8 millions d’euros. De quoi contribuer au règlement des créanciers du groupe. Mais, dans le meilleur des cas, près d’un millier de personnes seraient licenciées. Seuls 789 emplois seraient sauvegardés, soit moins de la moitié des effectifs du pôle frais. Ce qui explique les jets d’œufs et les insultes («Voyou! Lâche!») qui ont accueilli mercredi Charles Doux, PDG du groupe, à son arrivée au tribunal de commerce, où manifestaient 150 personnes. «Charles Doux ne veut pas commenter ce qui s’est passé devant le tribunal, il préfère saluer la dignité de la majorité du personnel, a déclaré un membre de son entourage. C’est une journée particulièrement difficile, car le site de Graincourt n’est pas repris et devra fermer.»

 

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