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Finances et chômage : un redressement en deux ans ?

Finances et chômage : un redressement en deux ans ?

Face à la dégradation de sa popularité, Hollande accélère la cadence et se fixe deux ans pour redresser la France. Il s’agit d’assainir les finances et d’inverser la courbe du chômage. On lui reprochait son attentisme, il précipite le mouvement ; On lui reprochait le flou de sa stratégie, il fixe le cap, la dette et le chômage. Question cependant, Hollande a-t-il pris conscience de la gravité de la crise ? D’ici quelques semaines, quelques mois, on pourra vérifier avec l’écroulement de la croissance (donc la montée inexorable du chômage) que cette perspective de deux ans est complètement irréaliste. Certainement plus même qu’n mandat présidentiel.  Pour autant, a-t-il averti, « je ne vais pas faire en quatre mois ce que mes prédécesseurs n’ont pas fait en cinq ans ou en dix ans », reprenant une phrase de Bill Clinton lors de la convention démocrate. « Aucun président, -pas moi-même, ni aucun de mes prédécesseurs -, personne n’aurait pu réparer les dégâts causés en seulement quatre ans », avait lancé l’ex-président américain à propos de Barack Obama.  François Hollande a invoqué « la crise qui s’est encore accélérée », annonçant que le budget 2013 serait bâti sur une hypothèse de croissance « réaliste » de « sans doute 0,8% », contre 1,2% prévu jusqu’à présent par le gouvernement. En faiat comme le signale Michel Rocard, cette prévision de croissance n’est guère réaliste ; aujourd’hui les experts qui révisent à la baisse leurs projections tous les six mois prévoient seulement 0.5%, en fait comme en 2012, en 2013 il n’y aura pratiquement pas de croissance, peut-être faut-il s’attendre à la récession. De ce fait,  la courbe du chômage ne pourra être inversée en deux ans, ce serra malheureusement sans doute le contraire. Pour 2012, Hollande a bien été contraint de reconnaître la réalité.  Pour 2012, la croissance devrait être « à peine supérieure à zéro », a estimé François Hollande alors que le gouvernement tablait jusqu’à présent sur 0,3%. Hollande se trompe d’agenda. Promettre la même chose mais en 5 ans aurait déjà constitué un défi considérable, en deux ans c’est une utopie.

 

Hollande : surtout des impôts en plus

Hollande : surtout des impôts en plus

Hollande a surtout annoncé des impôts en plus lors de son intervention et l’austérité a pris le pas sur la problématique de la croissance et de l’emploi. Pour la croissance, il n’a pas même faiat référence à l’indigent plan européen et s’est limité à citer la future discussion sur la flexibilité et la banque publique d’investissement.  Au total ce sont 20 milliards d’impôts qui seront décidés, 10 sur les ménages et 10 sur les entreprises. En plus de ces 20 milliards d’euros de prélèvement nouveaux, le président a confirmé 10 milliards d’économies dans les dépenses de l’Etat. S’y ajoutent les 6 milliards de recettes nouvelles attendues l’an prochain des hausses d’impôts déjà votées durant l’été dans le budget rectificatif pour 2012.  L’effort devrait donc dépasser les 33 milliards d’euros préconisés par la Cour des comptes dans le scénario d’une croissance de 1%. Cela s’explique par la volonté de l’exécutif de respecter son engagement de ramener le déficit à 3% du produit intérieur brut (PIB), contre 4,5% cette année, malgré une croissance encore revue en baisse.  Le gouvernement n’escompte plus que 0,8% de croissance en 2013 contre 1,2% prévus jusqu’à présent, même si M. Hollande « espère que nous ferons plus ». Il s’aligne sur la dernière prévision du Fonds monétaire international (FMI), mais reste au-delà du consensus des économistes, qui tablent en moyenne sur 0,5%.  Pour le gros des hausses d’impôts, M. Hollande a répété qu’il visait en priorité « les plus favorisés » des ménages et les plus grandes des entreprises et qu’il ne voulait « pas de mesures fiscales qui pourraient décourager la consommation », l’un des seuls moteurs de l’économie française.  Les ménages les plus aisés, gagnant plus de 150.000 euros annuels par part, seront imposés au taux marginal de 45%.  M. Hollande a confirmé l’alignement de la taxation des revenus du capital sur celle des revenus du travail, sans en préciser les modalités.  Mesure phare de son programme, les contribuables qui gagnent plus d’un million d’euros par an seront bien imposés, pour la part de leurs revenus d’activité dépassant cette somme, à 75%, malgré la polémique de ces derniers jours et les craintes d’un exil fiscal des grandes fortunes.  Si le président a assuré que la mesure « symbolique » ne souffrirait pas d’exceptions, les revenus du capital sont exemptés et le taux de 75% tiendra compte de toutes les autres contributions déjà payées par le contribuable, au titre de l’impôt sur le revenu ou de la CSG par exemple.  La super-taxe concernera « 2.000 à 3.000 personnes » et durera « le temps du redressement ». « Je pense que nous y arriverons au bout de deux ans. A partir de là, il n’y aura pas besoin de maintenir cette disposition », a ajouté M. Hollande.  Au-delà de ces mesures frappant les plus riches, M. Hollande a décidé de maintenir l’an prochain une hausse d’impôts quasi généralisée via un gel du barème de l’impôt sur le revenu malgré l’inflation.  Décidée par la précédente majorité, et qu’il avait dit vouloir supprimer pendant la campagne présidentielle, cette hausse d’impôt, « c’est l’effort pour tous », a déclaré M. Hollande.  Pour épargner les plus modestes, le chef de l’Etat a promis « un système de décote » pour les deux tranches les plus basses. Objectif: éviter à des ménages non-imposables de le devenir uniquement en raison du gel du barème, alors que leurs revenus n’augmentent pas.

 

L’impôt sur le revenu : Hollande revient sur sa promesse, le barème sera gelé

L’impôt sur le revenu : Hollande revient sur sa promesse, le barème sera gelé

 

 Hollande revient sur sa promesse de réactualiser les barèmes de l’impôt sur le revenu avec l’inflation. Comme en 2012 (revenus (2011), les barèmes seront donc gelés. L’impôt sur le revenu va donc augmenter comme l’inflation. Des mesures vont accroître la progressivité de l’IR. Une nouvelle tranche marginale va être créée, à 45 % au-delà de 150.000 euros par part. Et les avantages fiscaux seront globalement plafonnés à 10.000 euros par ménage, au lieu de 18.000 euros + 4 % du revenu imposable aujourd’hui, sachant aussi que le crédit d’impôt pour les emplois à domicile pourrait être intégré dans le plafond. Concernant le gel des barèmes de l’impôt sur le revenu , le plan Fillon avait prévu le gel des tranches du barème en 2013 (ce qui alourdit l’IR de 1,7 milliard) et François Hollande conserve donc la mesure, sauf pour les deux premières tranches qui bénéficieront d’un système de décote afin d’éviter qu’une personne rentre dans le barème ou change de tranche sans que ses revenus aient progressé plus que l’inflation. Enfin, le projet du PS prévoit de revenir sur le régime dont bénéficient les « impatriés » (ménages qui ont résidé au moins cinq ans hors de France et qui reviennent).

France-Hollande : le match à ne pas perdre sur TFI

France-Hollande : le match à ne pas perdre sur TFI

Popularité en chute libre pour Hollande, il lui faudra remonter ce lourd handicap et répondre à des nombreuses questions. Hollande ne veut pas faire du Sarkosysme mais entre l’hyper activisme et l’attentisme, il y a sans doute un chemin à trouver.   Ce dimanche, un nouveau sondage BVA-Le Parisien/Aujourd’hui en France annonce que 59% des Français se disent mécontents des débuts de ce quinquennat, contre seulement 34% au mois de mai. Un autre sondage Ifop-le JDD annonce sans détour qu’ »un français sur deux estime que François Hollande ne tient pas ses promesses« .  Cette fois, le Président aura donc 25 minutes pour convaincre, quatre mois à peine après son élection : un tour de force où il lui faudra conquérir une population française minée par l’angoisse de la crise et dans un contexte économique difficile. François Hollande est donc naturellement très attendu sur les mesures fiscales et budgétaires. Toutefois, son entourage ne prévoit pas d’annonces particulières, mais s’attend à ce qu’il « fixe le cap sans entrer dans le détail« , comme l’explique un proche à l’AFP.  Parmi les questions-pièges auxquelles il lui sera difficile d’échapper : le débat sur la taxe exceptionnelle de 75% appliquée aux revenus de plus de 1 million d’euros, l’affaire de la demande de nationalité belge par Bernard Arnault, première fortune de France, et la stratégie employée pour éviter une hausse générale des impôts. Selon le Journal du Dimanche, l’effort de réduction du déficit devrait pourtant entrainer 15 à 20 milliards d’euros de hausse d’impôts en 2013. Alors que le moral des français est en chute libre, François Hollande a justifié sa volonté, dans cet entretien au journal Le Monde daté du dimanche 9 septembre, d’imprimer un nouveau style à la présidence, basé sur la constance : « un style cela s’imprime au fur et à mesure (…) je ne suis pas un bouchon au fil de l’eau  » a-t-il expliqué. Il expliquera donc qu’il entend respecter le bon ordre des réformes, le bon rythme et la bonne direction. Cela sans doute par opposition à l’activisme de Sarkozy. Sur la direction, pas sûr qu’il parvienne à convaincre car sur les deux sujets centraux compétitivité et croissance (donc aussi emploi), on a du mal à percevoir une réelle stratégie ; Sur le rythme là, il n’est pas dans le tempo et comme l’indique Rocard (voir article), il n’avait pas prévu la crise et la récession. Quant à l’ordre, force est de constater que la priorité a été de détricoter ce qu’avait fait Sarkozy et non de mettre en ouvre le redressement économique. Hollande aura fort à faire pour démontrer le contraire et la dialectique sera insuffisante pour cacher la faiblesse du fond.

 

Michel Rocard : « Hollande prend conscience de la gravité de la crise »

Michel Rocard : « Hollande prend conscience de la gravité de la crise »

Toujours lucide, Rocard fait un bilan pertinent de l’action de Hollande. Pour résumer, la crise a été sous estimée par le PS ; il ne faut pas compter sur la croissance en 2013, commencer par l’équilibre des comptes et espérer un retour de la croissance est une erreur, Hollande n’a pas de marge de manœuvre mais comme l’Allemagne va aussi entrer en récession , elle va finir par comprendre la nécessité de action de la BCE. (Interview du Parisien). Finalemenet une critique assez acerbe de la vison économique des  experts du PS (et de Hollande).

François Hollande affronte-t-il une situation particulièrement difficile ?
Michel Rocard.
Oui, absolument. C’était prévisible.

 

N’avait-il pas sous-estimé cette gravité ?
Je crois que si. Avant l’élection, je m’étais permis de désapprouver le pronostic de retour à la croissance dressé par les experts du PS et repris par François Hollande. Nous étions dans une stagnation longue et j’avais ajouté le pronostic d’une récession probable : on est en train d’y entrer.

Hollande doit-il accélérer le rythme ?
Nous avons une culture de frénésie du court terme, d’action choc, du résultat immédiat. Or, en matière économique, tout type d’action, notamment ce qui passe par l’impôt, met un an et demi à produire ses résultats. L’action rapide n’existe pas!

Le reproche d’immobilisme est donc infondé ?
Oui. D’autant qu’un autre problème se pose : la Syrie. La comparaison avec la Libye n’a rien à voir. Il se constitue un arc chiite — Irak-Iran-Syrie — défendu par la Russie et la Chine. C’est nouveau et dangereux : on n’attaque pas cela n’importe comment. Les pousse-au-crime qui disent « il faut intervenir » sont irresponsables ou sots.

Comme Sarkozy cet été ?
Les anciens présidents ou Premiers ministres ont un devoir de silence et de respect après leur départ. J’en ai un peu voulu au président Sarkozy de cette sortie. Surtout que François Hollande est au contraire celui qui en a fait le plus sur la scène internationale : il a exploré la possibilité d’une pression aérienne avec quelques pays pour court-circuiter le Conseil de sécurité de l’ONU. Mais nous sommes marqués par un défaut national, c’est que le sens de l’Etat de l’opposition est plus faible que dans d’autres pays d’Europe, où on respecte plutôt celui qui est en responsabilité.

Retour partiel à la retraite à 60 ans, augmentation de l’allocation rentrée et du smic, c’étaient de bonnes décisions malgré la crise ?
Ces choix résultent de promesses électorales faites pour compenser des brutalités ou des injustices commises du temps de Sarkozy. La tranche d’imposition à 75%, c’est symbolique, c’est une espèce de vengeance électorale.

Faut-il revenir sur cette taxe à 75%? Hollande doit-il en parler ce soir ?
C’est lui qui choisira. C’est un petit problème franco-français qui n’a rien à voir avec le drame principal, la stagnation et la récession qui vient.

Comment lutter contre la crise ?
Il arrive une chose gravissime : la science économique, qui n’avait rien vu venir en matière de crise, ne sait plus quoi dire! Aucun gouvernement ne reçoit de conseils pertinents et moins encore convergents, c’est épouvantable.

Comment expliquer cette impuissance ?
Il y a consensus des économistes sur le diagnostic de récession, mais pas sur le traitement. Notamment parce qu’il y a un héritage de la pensée économique précédente disant qu’il faut commencer par ramener l’équilibre des finances publiques, et espérer que la crise se résorbe par la suite. Je ne crois pas à ce raisonnement.

Désormais, le président a-t-il pris la mesure de la crise ?
Il est en train de prendre conscience de la situation. Mais aucun gouvernant ne peut agir contre son opinion et son Parlement! Et tant que l’Allemagne sera dirigée par des gouvernants qui veulent épurer la dette sans se soucier de savoir si ça aggrave la récession, Hollande n’a pas de marge de manœuvre. D’où l’accusation d’immobilisme. Heureusement, Draghi est en train de faire comprendre avec subtilité qu’il faut aider davantage les Etats en difficulté.

L’objectif de réduction des déficits à 3% en 2013 est-il réaliste ?
Dès l’instant qu’il y a un dogme quelque part, on se plante. Et là, avec la récession en 2013, ce n’est plus possible. Inutile d’écraser trop la dépense pour du coup alimenter la récession. C’est d’ailleurs pour cela que je m’oppose à toute règle d’or sur la réduction des déficits. Mais il y a des conditions : le faire en concertation avec les Allemands — eux aussi entrent en récession, ils finiront bien par comprendre — et en accord avec la BCE. Il faut surtout y aller avec pédagogie pour convaincre les opinions. La pédagogie suppose un discours clair. Ce n’est pas encore le cas. Le PS et ses économistes, comme Hollande qui a été un de leurs obéissants serviteurs, ont été pris à contre-pied par la récession qui arrive et qu’ils n’avaient pas prévue.

L’objectif de croissance de 1,5% pour 2013 est-il tenable ?
Non. Mon sentiment, c’est plutôt qu’en 2013 nous soyons en décroissance légère. Même si la France résiste mieux que beaucoup d’autres pays européens. Hollande a à tenir devant l’orage pendant un an ou deux à condition que se lancent des formes d’une nouvelle économie répondant aux exigences écologiques.

Vous déconseillez aux parlementaires socialistes de voter non au traité européen ?
Absolument, car le succès du vote « non » serait une aggravation immédiate et probablement conduirait à l’explosion de la zone euro, ce qui serait une catastrophe planétaire et un naufrage pour chaque pays retrouvant sa monnaie dévaluée d’au moins 30%.

Hollande est-il à la hauteur du « sens tragique de l’histoire » ?
On ne le saura qu’après… L’arrivée au pouvoir change les gens eux-mêmes. Il faut qu’il change sa vision de l’économie.

Comment jugez-vous les premiers pas de Jean-Marc Ayrault ?
Je suis très sensible à son sérieux : pas de blagues, pas de dérives, pas d’apostrophes. C’est un prudent. Du coup, évidemment, il ne satisfait pas l’appétit d’événements et de scoops.

Est-il assez ferme ?
Il ne dit rien, mais avec Ayrault, je vous garantis que ça va bien marcher dans les rangs… Personnellement, j’ai vraiment su être Premier ministre au bout de six mois.

Y a-t-il des personnalités dans ce gouvernement qui vous ont déjà marqué ?
Ayrault, Moscovici, etc. Ce sont des talents tranquilles. Manuel Valls est tout sauf un agité, les mesures qu’il prend paraissent pertinentes. Surtout, le ministre de l’Intérieur permet de sortir de cette accusation post-soixante-huitarde selon laquelle la gauche ignorerait les problèmes de sécurité.

 

 

Poutine critique l’Europe ; leçon d’apparatchik

Poutine critique l’Europe ; leçon d’apparatchik

Poutine ne manque pas d’air ; il critique l’Europe et demande notamment que les pays d’union européenne soutiennent la consommation. Autrement dit le pouvoir d’achat. Dans un pays qui déteint détient d’énormes richesse naturelles, la leçon ferait plutôt sourire ; certes la croissance russe se développe mais elle profite surtout aux apparatchiks devenus milliardaires en quelques années ; le salaire moyen russe est de l’ordre du RSA français, pas de quoi être fier d’une politique sociale particulièrement inégalitaire. Poutine a par ailleurs fustigé l’attitude de l’Union européenne, qui a ouvert cette semaine une enquête sur le géant gazier russe Gazprom, soupçonné de pratiques anticoncurrentielles dans plusieurs pays d’Europe centrale et orientale très dépendants des livraisons de gaz russe, laissant entendre qu’il s’agissait d’une manœuvre pour que la Russie vienne en aide à l’Europe, à bout de souffle.   »Nous pensons que c’est une approche non constructive », a-t-il déclaré, appelant à régler ce problème à travers un dialogue « bienveillant ». « Cela est provoqué par plusieurs facteurs, mais surtout par la situation économique difficile dans la zone euro », a-t-il estimé, accusant la Commission européenne de vouloir forcer Gazprom à « subventionner » les pays d’Europe de l’Est en difficultés, autrement dit à leur fournir du gaz à bon prix.   Soulignant que la crise en Europe « affecte négativement la croissance » en Asie-Pacifique, ils saluent l’engagement des Européens à « prendre toutes les mesures nécessaires » pour éviter un éclatement de la zone euro, qui aurait des répercussions à travers le monde entier.  Dans ce contexte, ils appellent à stimuler la consommation dans leur propre pays, réduire la dette publique et ne pas imposer de barrières commerciales.   La croissance du PIB russe se chiffrera à 4% ou 5% en 2012, a déclaré le président russe Vladimir Poutine dans un entretien accordé à la chaîne Russia Today à la veille du sommet de l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Vladivostok. « Nous avons enregistré une bonne croissance économique de 4,2%, le chiffre le plus important parmi les grandes puissance économiques après la Chine et l’Inde. La croissance économique moyenne en Europe, dans la zone euro, a atteint 3,9%, alors que nous avons eu 4,2%. A propos, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) prévoient une croissance négative de -0,3% pour la zone euro en 2013, alors que la Russie s’attend à une croissance de 4% ou 5% », a indiqué le chef de l’Etat russe.

 

 

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dimanche 12 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Un haut conseil aux finances publiques ! Pour quoi faire ?

Un haut conseil aux finances publiques ! Pour quoi faire ?

 

Encore un machin, un haut conseil aux finances publics au sein de la cour des comtes dont c’est pourtant la mission. Sans doute pour glisser ai sein de ce haut conseil quelques personnalités qui auront pour mission de veiller à arrondir les critiques habituelles de la cour des comptes. Un machin de plus, qui n’apporte rien (sinon quelques postes supplémentaires sans doute de hauts fonctionnaires). François Hollande a donc confié vendredi à la Cour des comptes le rôle de gardienne de l’orthodoxie budgétaire, une réforme qui témoigne de sa volonté de respecter ses engagements européens, même s’ils seront lourds de conséquences dès 2013. Le président français, qui a fait de l’assainissement des comptes d’ici 2017 une priorité de son quinquennat, a annoncé la création d’un Haut conseil aux finances publiques sur lequel la Cour des comptes aura la haute main, complément de la « règle d’or » européenne interdisant les déficits qui doit être adoptée en octobre par le Parlement. « Cette nouvelle institution sera, pour la République, une garantie de crédibilité et de transparence », a promis le chef de l’Etat, qui a par ailleurs réaffirmé sa volonté de ramener les déficits publics à 3% du produit intérieur brut en 2013, malgré la vive détérioration de l’économie. « Le ralentissement économique actuel rend encore plus ardu la réalisation de cet objectif mais encore plus nécessaire la réussite de cet exercice », a-t-il dit lors d’une cérémonie à la Cour des comptes, corps auquel il fut rattaché. Au cœur de la stratégie budgétaire du président, le Haut conseil des finances publiques sera notamment chargé de vérifier les hypothèses de croissance sur lesquelles les budgets sont construits. « Trop de gouvernements se sont souvent par le passé laissé guider par des prévisions exagérément optimistes et le plus souvent démenties », a dit François Hollande, dont le gouvernement doit justement se résoudre à baisser ses prévisions de croissance pour 2013. La prévision actuelle de 1,2% est deux fois plus optimiste que les consensus d’économistes qui tablent eux sur une croissance proche de 0,5% ou 0,6%. Déjà marqué du sceau des difficultés budgétaires, le budget 2013 est d’ores et déjà un casse-tête pour un gouvernement qui récuse le terme d’austérité mais qui a pris l’engagement d’être à l’équilibre en 2017.  

 

Sondage Hollande : une majorité mécontents ; pas assez vite, pas assez loin

Sondage Hollande : une majorité mécontents ; pas assez vite, pas assez loin

 

60% de français contents avant l’été et 60% mécontents après l’été. Comment s’explique cette spectaculaire inversion de tendance? La personnalité du nouveau président ne semble pas en cause. « Son image personnelle dans les enquêtes récentes reste plutôt bonne », souligne Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA. Les Français n’ont pas non plus le sentiment d’avoir été trompés sur la marchandise par un candidat qui ne leur avait par ailleurs pas promis la lune. Dans notre sondage, 58% jugent que l’action du gouvernement respecte les engagements qui avaient été pris pendant la campagne. Un score supérieur à ceux obtenus, avec les mêmes questions, par Nicolas Sarkozy en septembre 2007 et par Jacques Chirac en septembre 1995. Le problème pour Hollande porte sur son action, ou plutôt sur son inaction. « Les Français doutent désormais sérieusement de sa capacité à changer les choses », poursuit Sliman. Frappés par la crise dans leur vie quotidienne, ils attendaient que le nouveau pouvoir prenne le taureau par les cornes. Or, après les mesures immédiates (retour partiel à la retraite à 60 ans, augmentation de l’allocation de rentrée scolaire…), le gouvernement à donner l’impression de passer plus de temps à détricoter l’héritage Sarkozy ou à consulter qu’à prendre des décisions. Hollande en paye aujourd’hui le prix fort. 55% des sondés interrogés par BVA estiment que le gouvernement ne va pas assez loin, ni assez vite, dans le domaine des réformes. A la même époque en 2007, 40% d’entre eux pensaient, à l’inverse, que Sarkozy menait les siennes « à un bon rythme ». Sur ce plan, Hollande se révèle beaucoup plus proche de Jacques Chirac en 1995. Dernier souci et non des moindres pour l’Elysée : notre enquête révèle que, sur le thème de l’équité et de la justice, il ne fait guère mieux que son prédécesseur pourtant qualifié de « président des riches » dès le début de son quinquennat. Une majorité de sondés estiment que le gouvernement ne répartit pas équitablement les efforts.

 

 

Comme Bernard Arnaud, nous sommes tous des belges

Comme Bernard Arnaud, nous sommes tous des belges

 

Comme Bernard Arnaud chaque français va demander la nationalité belge. Pas pour demeurer en Belgique mais pour obtenir ensuite le statut de résident à Monaco. Selon le fiscaliste belge Didier Grégoire, la demande de nationalité belge de Bernard Arnault pourrait laisser présager d’un exil fiscal…vers Monaco. C’est en tous cas une hypothèse crédible car l’obtention de la double nationalité ne changera rien pour Bernard Arnault à son statut fiscal en France ou en Belgique.  Pour le moment, explique l’avocat fiscaliste belge Didier Grégoire, si Bernard Arnault change de nationalité, cela ne « changera rien pour lui en matière d’imposition ». Tant que le patron de LVMH résidera en France, il sera imposé en France. S’il décide de déménager en Belgique, c’est la Belgique qui le taxera sur ses revenus mondiaux. Peu importe sa nationalité.  Mais pour ce fiscaliste, cette demande de changement de nationalité est peut-être un coup de billard à plusieurs bandes de la part de Bernard Arnault. Il pourrait impliquer un exil fiscal vers Monaco. « Pour être fiscalement domicilié à Monaco et de manière intéressante fiscalement, il faut pour cela ne plus être Français ». C’est donc là que la nationalité belge trouverait son un intérêt.  Pourquoi ne pas accepter que tous les français deviennent belges (et monégasques bien sûr),  dans ces conditions ; ce serait un pas vers une vraie intégration européenne puisque le siège de l’union européenne est à Bruxelles. Avantage non négligeable outre la fiscalité, le fait qu’on pourra s’abstenir de la comédie électorale  puisque le prince de la principauté est en place à vie.

 

15 à 20 milliards d’euros de hausses d’impôts en 2013 et 10 milliards d’économies plus ou moins fictives

15 à 20 milliards d’euros  de hausses d’impôts en 2013 et 10 milliards d’économies plus ou moins fictives

 

Quelle est l’équation pour le budget 2013 ? Trouver une quarantaine de milliards pur tenir l’objectif de 3% de déficit budgétaire ; En fait on ne pourra sans doute pas y parvenir ; On va d’abor surestimer la croissance et les recettes fiscales. La croissance retenue sera proche de 1% alors que les experts prévoient à, pine 0.6% ( et encore) ; soit un manque à gagner de 5 à 10 milliards car mécaniquement moins de croissance c’est aussi davantage de dépenses sociales ; Ensuite, on va augmenter la fiscalité de l’ordre de 15 à 20 milliards ‘ (CSG, impôts sur le revenus, TVA aussi sur le carburant par exemple), enfin on va escompter des économie en grande partie fictives notamment sur la sécurité sociale et sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Pour les hures supplémentaires avec la quasi stagnation de l’économie, il faut s’attendre à une nette diminution ; A noter aussi la montée des dépenses Assedic avec la croissance du chômage. Finalemenet en matière de déficit public, on ne fera guère mieux en 2013 qu’en 2012. L’effort pour réduire le déficit public en 2013, qui sera au cœur de l’intervention télévisée du président François Hollande dimanche sur TF1, va entraîner « 15 à 20 milliards d’euros » de hausses d’impôts, selon le Journal du dimanche citant une source anonyme.  Cela représentera l’essentiel des mesures du projet de budget 2013 pour ramener le déficit public à 3% du PIB à la fin 2013, comme s’y est engagé le chef de l’Etat, souligne le JDD, qui précise que l’exécutif table sur une prévision de croissance pour 2013 « au maximum à 1% ».  S’y ajouteront 10 milliards au titre des économies réalisées au sein de l’Etat, 2,5 milliards trouvés au sein de la Sécurité sociale et 5 milliards provenant des mesures prises à l’été 2012 comme la fiscalisation des heures supplémentaires.  François Hollande avait écarté vendredi toute hausse « générale et indifférenciée » des impôts pour les ménages français, tout en prévenant que l’effort de réduction du déficit public serait « le plus important depuis 30 ans ».  Cela représente « un peu plus de 33 milliards d’euros en termes d’inflexion des dépenses et en termes de recettes supplémentaires », avait rappelé le président qui s’exprimait devant la Cour des comptes. Il avait promis que l’effort serait « justement partagé ».

 

 

BCE : pour la mise en place du plan d’aide, il va falloir attendre … la demande des pays concernés

BCE : pour la mise en place du plan d’aide, il va falloir attendre … la demande des pays concernés

Psychologiquement le plan d’aide de la BCE a faiat son effet sur les marchés ; dans la réalité ce sera autre chose ; Il faut en effet que les pays concernés soient demandeurs or ils ne sont pas pressés de voir passer par les fourches caudines de l’Europe qui va leur imposer encore une plus grande austérité. En fait on va encore jouer au chat et à la souris pendant quelque temps. L’Espagne ou l’Italie vont compter sur l’effet de l’annonce de la BCE pour que leurs taux d’emprunt baissent. Si tel était le cas durablement, il ne serait pas nécessaire de demander de l’aide. Les marchés, eux, souhaitent des demandes d’aides officielles pour que la BCE agisse. Après l’euphorie, les marchés vont peser à nouveau sur les taux pour forcer l’Espagne en particulier à formuler officiellement son besoin d’aide à la BCE. Quelques  semaines ou quelques mois risquent donc de passer encore sans que les choses bougent. D’Ici là, c’est toute la zone euro qui risque d’être dégradée ; la BCE pourrait encore réagir mais cette fois sans condition ; ce qu’attendent peut-être l’Espagne et l’Italie. En annonçant jeudi que la BCE était prête à acheter de la dette émise par les Etats en difficulté (d’une durée maximum de trois ans) pour des montants en théorie illimités, Mario Draghi est allé au-delà des attentes des marchés. Les coûts d’emprunt de l’Italie et de l’Espagne ont aussitôt reculé et continuaient à baisser vendredi. Mais encore faut-il maintenant que les pays visés demandent un sauvetage et qu’ils acceptent de respecter des conditions qui promettent d’être strictes. D’autant que le souhait de Mario Draghi d’obtenir l’implication du Fonds monétaire international pour la mise au point et le respect des conditions attachées au programme de sauvetage risque de rendre la tâche encore plus difficile pour l’Espagne. Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol, ferait tout pour éviter d’avoir à subir les humiliantes visites trimestrielles des inspecteurs du FMI, de l’Union européenne et de la BCE qui ont été imposées à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal en échange des fonds débloqués dans le cadre des plans de sauvetage. Compte tenu de la réticence du gouvernement Rajoy, le spécialiste des taux d’intérêt à la Rabobank Richard Mcguire se demande si les marchés ne vont pas devoir faire pression sur l’Espagne pour qu’elle se résolve à solliciter un sauvetage. Après des discussions avec la chancelière Angela Merkel et alors que se réunissait la BCE, Mario Rajoy a bien montré jeudi qu’il n’était pas pressé de demander un programme. Il a affirmé devant les journalistes incrédules que les conditions assortissant la demande d’assistance n’avaient pas été discutées. Vendredi, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, a annoncé que Madrid allait examiner les conditions du programme de rachat d’obligations avant de prendre une décision concernant une demande d’aide.

 

 

Etats-Unis : la croissance sans emploi ?

Etats-Unis : la croissance sans emploi ?

 

D’après certains analystes financiers, les Etats Unis seraient sortis de la crise, témoin la baisse du chômage ; En réalité cette baisse du chômage n’est pas la conséquence de l’amélioration de l’emploi mais du faut que les chômeurs renoncent à s’inscrire comme demandeurs d’emplois. En fait, l’activité se ralentit dans le secteur manufacturier et au-delà dans l’ensemble de l’économie. La croissance sera à peine de 2% en 2012 et moins en 2013 ; la situation des Etats unis est en faiat assez proche de celle de l’Europe (croissance qui se ralentit, dettes, chômage) ; témoin. Les créations d’emplois qui ont diminué beaucoup plus que prévu en août aux Etats-Unis. Le nombre de créations d’emplois non agricoles n’a été que de 96.000 en août, montrent les chiffres publiés vendredi par le département du Travail, contre 141.000 en juillet (révisé de 163.000). Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 125.000 créations de postes. Le taux de chômage a reculé à 8,1% contre 8,3% en juillet – le consensus ressortait à 8,3% -, une diminution essentiellement à mettre sur le compte des désinscriptions des chômeurs qui renoncent à retrouver un emploi. La révision à la baisse des chiffres de juin et juillet, soit 41.000 emplois créés en moins que lors des premières estimations, intensifie la pression sur la Fed alors que certains économistes plaident en faveur d’un nouveau programme d’assouplissement monétaire (QE3). « Ces chiffres illustrent l’enlisement de l’économie américaine, ce qui conforte les attentes des investisseurs en faveur d’un QE3″, souligne un cambiste. Qualifiant la stagnation du marché du travail de « grave préoccupation », le président de la Fed, Ben Bernanke, a laissé entendre lors de son discours la semaine dernière à Jackson Hole (Wyoming) qu’une telle décision pourrait être prise lors de la réunion de politique monétaire de la FED.

 

L’Allemagne doit quitter la zone euro ou changer, George Soros

L’Allemagne doit quitter la zone euro ou changer, George Soros

 

L’Allemagne doit quitter la zone euro si elle n’est pas prête à agir de façon plus active à sa tête et à aider les Etats membres en difficulté à sortir du cercle vicieux de la crise de la dette et de la récession économique, a déclaré samedi le milliardaire George Soros. Selon ce financier américain, l’Europe file vers une longue dépression et une fin douloureuse de son processus d’unification si des mesures ne sont pas prises pour aider les pays du sud du continent à s’en sortir, en assumant collectivement une partie de la dette et en oubliant son obsession pour l’austérité, dictée par l’Allemagne. « L’Allemagne devrait être le moteur du développement d’une politique de croissance, d’une union politique et d’un partage des coûts, et accepter le prix d’un tel leadership, ou s’en aller avec un arrangement à l’amiable », a déclaré Soros dans une interview accordée à Reuters TV à Vienne. George Soros, philanthrope libéral devenu célèbre en spéculant contre la livre britannique en 1992, affirme qu’une zone euro sans l’Allemagne pourrait être plus compétitive en terme d’exportations et assurer le service de sa dette de façon moins coûteuse avec un euro « latin » plus faible, emmené par la France. Dans le cas contraire, l’Allemagne devrait accepter et intensifier le rôle moteur qui lui revient de facto, et abandonner sa position idéologique, dictée par la Bundesbank, opposée au financement par les banques centrales des Etats et favorable à une inflation strictement limitée à 2%. Le gouvernement allemand a néanmoins salué le nouveau programme de la BCE dévoilé jeudi, qui prévoit le rachat d’obligations souveraines sur le marché secondaire afin de réduire les coûts de financement de pays de la zone euro sous pression, pourtant critiqué par la Bundesbank. Soros estime que ce programme pourrait accorder à l’Europe « plus de temps que les mesures précédentes ». « C’est une démarche plus spectaculaire », a-t-il ajouté, mais il a prédit que ni l’Espagne, ni l’Italie ne feraient appel à ce programme. Selon lui, l’Europe aurait davantage besoin d’une « zone d’euro-obligations », une hypothèse pour l’instant rejetée par Berlin.

 

 

Economie politique société: derniers articles

samedi 8 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Etats-Unis : le chômage en baisse mais les emplois aussi !

Etats-Unis : le chômage en baisse mais les emplois aussi !

 Il y a évidemment deux lectures de la situation économique et sociale aux Etas Unis. On peut se réjouir de la baisse du chômage mais dans le même temps l’emploi régresse nettement ; En cause une croissance qui ne décolle pas et le fait que nombre de chômeurs ne sont pas indemnisés et ne s‘inscrivent plus comme demandeurs ‘emplois. Aux Etas –unis, comme en France, on «  nettoie aussi les listes de chômeurs » surtout à la veille des élections. Le taux de chômage des Etats-Unis est retombé en août après trois mois de hausse, mais les embauches dans le pays ont fortement baissé aussi ce mois-là, selon des chiffres officiels publiés vendredi à Washington. Le taux de chômage a reculé de 0,2 point par rapport à juillet pour revenir à 8,1% en données corrigées des variations saisonnières, le niveau le plus faible en plus de trois ans qu’il avait touché en avril, indique le dernier rapport mensuel sur l’emploi et le chômage du département du Travail.

 

Standard & Poor’s : plan BCE positif mais risqué

Standard & Poor’s : plan BCE positif mais risqué

Orientations de la BCE positives mais risquées, a estimé vendredi l’agence de notation Standard & Poor’s. Les annonces du président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, « largement conformes à nos attentes », n’ont pas d’effet sur les notes attribuées aux pays de la zone euro ni sur leur perspective, a précisé dans un communiqué l’agence de notation. La BCE a annoncé jeudi une série de mesures exceptionnelles pour enrayer la crise de la zone euro, incluant notamment un programme illimité de rachat de dette des pays ayant du mal à se financer sur les marchés, comme l’Espagne et l’Italie. « Ces initiatives peuvent aider à stabiliser le marché de la dette publique en zone euro et à renforcer la détermination des gouvernements des pays membres de la périphérie –notamment la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Irlande– à poursuivre leur œuvre de réforme budgétaire et économique », souligne S&P. « Des progrès soutenus dans les réformes pourraient, en retour, renforcer la qualité de crédit » de la dette publique de ces pays, ajoute l’agence. Mais S&P, qui accorde à la BCE la note maximale « AAA », avec une perspective stable, rappelle avoir attribué une perspective négative aux notes de 15 des 17 pays de la zone euro car elle doute de la capacité des gouvernements européennes à prendre les mesures nécessaires. « Au niveau européen, nous avons observé une lassitude grandissante à l’égard des programmes d’aide aux pays en difficulté dans certains des pays du coeur de la zone euro comme l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande », note l’agence de notation.

 

Hollande : pas de hausse généralisée des impôts ; on fait comment pour le budget 2013, on laisse filer la dette ?

Hollande : pas de hausse généralisée des impôts ; on fait comment pour le budget 2013, on laisse filer la dette ?

Hollande a rappelé deux promesses pas de hausses d’impôts généralisé et réduction de la dette ; On voit mal comment réaliser les deux objectifs surtout avec une croissance nulle en 2012 et peut-être seulement de 0.7% (et encore) en 2013. Il faudra en effet trouver une quarantaine de milliards mais où sans relèvement des impôts. Ce qui vient d’être fait pour l’impôt sur les revenus payés en 2012 et sans doute en 2013 ; ce qui ne suffira pas, il faudra augmenter la CSG ou la TVA ou les deux. Ou laisser filler le budget, ce qui est également vraisemblable car avec la récession de la zone euro, aucun pays n’atteindre ses objectifs budgétaires. « Je confirme ici l’engagement pris par la France de ramener le déficit public à 3% (du produit intérieur brut) à la fin de l’année 2013. Ce sera l’effort budgétaire le plus important depuis 30 ans », a-t-il lancé lors d’une audience solennelle de la Cour des comptes, son corps d’origine.  Le chef de l’Etat a expliqué vouloir respecter cet objectif pour « préserver la qualité de la signature de la France à l’égard des marchés pour financer notre dette à des taux d’intérêt les plus bas possible, ce qui est le cas aujourd’hui », mais aussi « pour retrouver des marges de manœuvre nécessaires » pour l’avenir.  Alors que le gouvernement tente de boucler le projet de budget pour l’an prochain, il a reconnu que « le ralentissement économique actuel » rendait « encore plus ardu » mais « encore plus nécessaire » cet objectif. Cela représente « un peu plus de 33 milliards d’euros en termes d’inflexion des dépenses et en termes de recettes supplémentaires », a rappelé François Hollande.   »C’est la raison pour laquelle je me refuse, avec le gouvernement, à une augmentation générale et indifférenciée des impôts sur les ménages, qui dégraderait leur pouvoir d’achat », a insisté le président. « Ceux qui ont le plus devront acquitter davantage. »  Quant aux entreprises, il a dit, sans plus de précisions, que la charge fiscale serait répartie entre PME et grands groupes « de façon à mieux prélever sans nuire à la compétitivité ».  Côté dépenses, il a réaffirmé son intention de les maîtriser. « Les dépenses hors charge de la dette et pensions seront stabilisées en valeur, ce qui permettra de réaliser sur la seule année 2013 des économies de plus de 10 milliards d’euros », a-t-il rappelé.  Pour autant, il a une nouvelle fois critiqué la Révision générale des politiques publiques (RGPP) mise en place par son prédécesseur Nicolas Sarkozy, jugée « mécanique et purement comptable ».  Pour la remplacer, le chef de l’Etat a annoncé « un séminaire gouvernemental sur la modernisation de l’action publique » qui « se tiendra à la fin de ce mois sous l’autorité du Premier ministre » Jean-Marc Ayrault.   »A son issue sera élaborée une feuille de route interministérielle sur les missions prioritaires de l’Etat », un Etat qu’il souhaite « stratège », « protecteur » et garant de la cohésion sociale, territoriale et environnementale, a-t-il insisté. Cette « feuille de route » fera ensuite l’objet d’une « concertation » express, au niveau central et local, « qui sera achevée à la fin du mois de novembre ».  François Hollande a justifié ces efforts par la volonté de « clore » la phase de la crise de la zone euro.  Des « décisions importantes » ont été prises, selon lui, par l’Union européenne fin juin et par la Banque centrale européenne jeudi, avec un nouveau programme de rachat de dette publique pour faire baisser les taux d’intérêt des pays en difficulté. Mais « ces décisions ne nous dispensent pas de mettre de l’ordre dans la gestion de nos pays respectifs », a-t-il martelé.  Par ailleurs, M. Hollande a annoncé qu’un Haut Conseil des finances publiques serait créé, auprès de la Cour des comptes, pour « assurer le suivi » de la politique budgétaire du gouvernement.  Cette « autorité incontestable » est prévue par le traité européen de discipline budgétaire, « qui sera soumis au Parlement dans les prochains jours » pour ratification, a-t-il rappelé.  Ce Haut Conseil fera partie d’un projet de loi organique, attendu en octobre devant le Parlement, sur la « règle d’or » de retour à l’équilibre budgétaire, également prévue par le traité européen.

 

 

BCE, Après l’euphorie, retour aux réalités

BCE, Après l’euphorie, retour aux réalités

C’était prévisible, après l’euphorie suite aux décisions de la BCE, c’est le retour aux réalités qui va dominer. Une réalité qui va imposer aux pays qui veulent de laide de s’engager dans l’austérité ; or c’est économiquement, socialement et politiquement risqué. En fait on va s’apercevoir que cette aide de la BCE va coûter très cher au pays qui va la demander. D’où les hésitations de ceux qui en auraient besoin. Economiquement, cela risque de tuer un peu plus la croissance, socialement de développer un chômage  déjà très important et politiquement ce pourrait être une forme de suicide. « Tous les regards se tournent en premier vers l’Espagne. Le pays doit au plus vite se prononcer sur une éventuelle demande d’aide financière globale pour que le marché ait encore plus de visibilité », a commenté Valérie Plagnol, directrice des études économiques chez Credit Suisse.  Pas question de se précipiter, estime Madrid, en dépit de la pression de ses partenaires européens qui la poussent à réclamer un plan de sauvetage plus large que l’aide déjà prévue pour ses banques.  Le gouvernement espagnol a écarté vendredi toute demande de sauvetage financier dans l’immédiat, affirmant que ce n’est pas une décision « qu’on prend du jour au lendemain » et qu’il analysera « avec calme et prudence » les conditions liées à une éventuelle intervention de la BCE.  La BCE s’est déclarée jeudi prête à racheter de manière illimitée des obligations souveraines de maturités allant d’un à trois ans des pays de la zone euro qui le demanderont, mais sous certaines conditions strictes, dont une demande officielle d’aide des pays aux fonds de secours européens.  Une annonce qui a été saluée à l’unanimité par les marchés: Mario Draghi, président de la BCE, « a fait du bon travail, à la hauteur des attentes », ont souligné les économistes chez Crédit Agricole CIB. Sur le marché de la dette, le taux d’emprunt à long terme de l’Espagne est passé sous le seuil des 6% vendredi matin, une première depuis fin mai. Peu avant 16H00 GMT, le taux de référence à 10 ans de l’Espagne était en baisse à 5,576% et celui de l’Italie à 5,048%.

 

 

Hollande tente de rassurer face aux promesses non tenues

Hollande tente de rassurer  face aux promesses non tenues

Visiblement les critiques des experts et des médias vis-à-vis des renoncements de Hollande ont faiat mouche. Ce dernier a été contraint d’affirmer haut et fort que les promesses seraient tenues. Reste à savoir comment le gouvernement va boucler son budget 2013 qui compte tenu de la dégradation de la croissance devra trouver une quarantaine de milliards. Soupçonnés de vouloir renier les promesses de la campagne présidentielle, à commencer par l’emblématique taxe à 75% sur les plus hauts revenus, François Hollande et le gouvernement ont martelé vendredi qu’ils tiendraient tous leurs engagements dans le budget 2013.   »J’ai pris des engagements et ils seront tenus », a assuré le chef de l’Etat lors d’un déplacement à Evian (Haute-Savoie) vendredi soir.  Lors d’une audience solennelle de la Cour des comptes en début de journée, il avait réitéré « l’engagement pris par la France de ramener le déficit public à 3% (du produit intérieur brut) à la fin de l’année 2013″, contre 4,5% du PIB cette année.   »Ce sera l’effort budgétaire le plus important depuis 30 ans », avait-il souligné.  Le gouvernement doit boucler d’ici fin septembre son projet de loi de Finances et M. Hollande a reconnu que « le ralentissement économique » rendait « encore plus ardu », mais « encore plus nécessaire », cet objectif représentant « un peu plus de 33 milliards d’euros » en économies ou impôts nouveaux.  Reste que sur le fond, les incertitudes subsistent. « Les arbitrages sont en cours », répètent à l’envi Bercy, Matignon ou l’Elysée.  Du coup, les fuites se multiplient: le gouvernement semble sur le point de repousser, ou de vider de leur substance, bon nombre d’engagements électoraux.  Le plus symbolique est celui d’une contribution exceptionnelle de 75% sur la part des revenus dépassant un million d’euros par an, qui, de l’aveu même d’un membre du gouvernement, se révèle un « casse-tête » à mettre en oeuvre.  Le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac a déjà annoncé que la ponction ne durerait que « le temps du désendettement » et épargnerait « artistes, écrivains, cinéastes ».  Or, selon Les Echos et Le Figaro, la facture pourrait être allégée pour les plus fortunés: la taxation s’appliquerait aux seuls salaires, excluant les revenus du capital. En outre, les couples ne seraient imposés qu’à partir de deux millions d’euros, alors que le candidat Hollande avait assuré que la super-taxe frapperait à partir d’un million « par foyer fiscal ».  Les Echos ajoutent que CSG et CRDS seraient intégrées au taux d’imposition global de 75%, ce qui abaisserait la contribution en tant que telle à 67%. Ainsi aménagée cette taxe « ne contribuera pas à réduire les inégalités de revenus » et serait « avant tout symbolique », a relevé le principal syndicat des agents des impôts, Solidaires.  Face au début de procès en reniement des engagements électoraux, le président Hollande a rétorqué vendredi soir que cette contribution sera mise en oeuvre « à partir de 1 million d’euros » de revenus.   » La déductibilité des intérêts d’emprunt des entreprises, censée être supprimée, pourrait n’être que rabotée. Et la réforme de l’impôt sur les sociétés, pour en moduler le taux en fonction de la taille de l’entreprise, pourrait, de sources gouvernementales, être repoussée à un « paquet compétitivité » au premier trimestre 2013.  M. Hollande a promis vendredi de répartir la charge fiscale entre PME et grands groupes « de façon à mieux prélever sans nuire à la compétitivité ».  Il a aussi exclu toute « augmentation générale et indifférenciée des impôts sur les ménages ». Or, de source gouvernementale, l’exécutif devrait maintenir en 2013 le gel du barème de l’impôt sur le revenu décidé par l’ancienne majorité et qui s’apparente justement à une hausse généralisée.

 

 

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