• Accueil
  • > Le gouvernement tétanisé par une crise qu’il ne comprend pas

Le gouvernement tétanisé par une crise qu’il ne comprend pas

Le gouvernement tétanisé par une crise qu’il ne comprend pas

 

Le gouvernement tétanisé par une crise qu’il ne comprend pas Depuis la rentrée le gouvernement fait l’objet de critiques sans concession de la part de la presse qui constate son inaction face à la crise. Certes, certaines analyses ne sont pas sans arrière-pensées politiques mais cela correspond cependant à la dégradation de la popularité de la majorité et en particulier de Hollande dans l’opinion. Les français sont déçus et ils le seront encore davantage avec les propositions du budget 2013. Une raison fondamentale à cela, le gouvernement et sa majorité ne comprennent pas la nature et l’ampleur de la crise. Hormis quelques mesures d’affichage de portée limitée ( certaines utiles mais pas à la hauteur des enjeux) , l’action gouvernementale se réduit à une augmentation massive de la fiscalité. Pour 2013, ce sont 30 milliards qui viendront peser en plus sur les prélèvements obligataires. Or mécaniquement, 30 milliards de ponctions en plus, c’est au moins 1% de croissance en moins. Or nous sommes actuellement sur un trend de croissance zéro ; Les instituts de conjoncture toujours prudents (et en retard) contestent la prévision du gouvernement pour la croissance fixée à 0.8%. Pour l’instant, ils l’estiment à 0.3% ; BFM Businesse, Michel Rocard et bien d’autres pensent qu’il n’y aura aucune croissance en 2013. En fait , on risque de connaître la récession. La problématique est pourtant simple, l’économie est plombée par la fiscalité et le chômage n’est que le résultat de cette situation ; témoin la dégradation dramatique de notre balance des échanges (qui ne date pas d’hier). Suppression de postes, cessation d’activités, délocalisation ne font que sanctionner une économie asphyxiée. L’inversion de la courbe du chômage d’ici fin 2013 est une illusion de même que la perspective de ramener le déficit à 3% du PIB en 2013. En fait Hollande ne dispose pas de marges de manœuvre car il s’est fait ligoter par la politique d’austérité européenne qui veut d’abord assainir les comptes publics avant de relancer la croissance ; Une erreur stratégique qui sera mortelle pour l’Europe et la zone euro. La FED l’a compris en venant de décider de donner la priorité absolue à l’emploi quitte à faire baisser le dollar et à le payer en termes d’inflation. Même avec la ponction de 30 milliards en 2013 (en fait 40 milliards avec les mesures déjà prises antérieurement), le budget ne pourra pas atteindre l’objectif de 3% de déficit par rapport au PIB. Cela du fait de l’insuffisance de rentrées fiscales découlant de l’absence de croissance. Par ailleurs les comptes sociaux vont fortement se dégrader notamment l’ASSEDIC et la sécu (voir autres articles) là aussi de manière mécanique. Par ailleurs, on ne voit pas l’ombre d’un projet crédible de redressement industriel (la voiture électrique, oui mais ce n’est pas avant 20 ans et d’ici là on risque de ne plus avoir de constructeurs français en France). Carence collective d’analyse, carence collective de prospective, carence collective de stratégie. Carences aussi individuelles, un avocat pour le redressement industriel, un médecin pour redresser le budget, un enseignant pour diriger le gouvernement. Ce gouvernement ne pourra pas tenir encore un an. Il sera déconsidéré bien avant cela. Ou alors il faudra prendre conscience rapidement de la nature, de l’ampleur et du rythme de cette crise systémique et aussi de la nécessité d’engager des réformes notamment en matière de politique industrielle, de compétitivité, d’innovation, de réforme sociale et de formation. epuis la rentrée le gouvernement fait l’objet de critiques sans concession de la part de la presse qui constate son inaction face à la crise. Certes, certaines analyses ne sont pas sans arrière-pensées politiques mais cela correspond cependant à la dégradation de la popularité de la majorité et en particulier de Hollande dans l’opinion. Les français sont déçus et ils le seront encore davantage avec les propositions du budget 2013. Une raison fondamentale à cela, le gouvernement et sa majorité ne comprennent pas la nature et l’ampleur de la crise. Hormis quelques mesures d’affichage de portée limitée ( certaines utiles mais pas à la hauteur des enjeux) , l’action gouvernementale se réduit à une augmentation massive de la fiscalité. Pour 2013, ce sont 30 milliards qui viendront peser en plus sur les prélèvements obligataires. Or mécaniquement, 30 milliards de ponctions en plus, c’est au moins 1% de croissance en moins. Or nous sommes actuellement sur un trend de croissance zéro ; Les instituts de conjoncture toujours prudents (et en retard) contestent la prévision du gouvernement pour la croissance fixée à 0.8%. Pour l’instant, ils l’estiment à 0.3% ; BFM Businesse, Michel Rocard et bien d’autres pensent qu’il n’y aura aucune croissance en 2013. En fait , on risque de connaître la récession. La problématique est pourtant simple, l’économie est plombée par la fiscalité et le chômage n’est que le résultat de cette situation ; témoin la dégradation dramatique de notre balance des échanges (qui ne date pas d’hier). Suppression de postes, cessation d’activités, délocalisation ne font que sanctionner une économie asphyxiée. L’inversion de la courbe du chômage d’ici fin 2013 est une illusion de même que la perspective de ramener le déficit à 3% du PIB en 2013. En fait Hollande ne dispose pas de marges de manœuvre car il s’est fait ligoter par la politique d’austérité européenne qui veut d’abord assainir les comptes publics avant de relancer la croissance ; Une erreur stratégique qui sera mortelle pour l’Europe et la zone euro. La FED l’a compris en venant de décider de donner la priorité absolue à l’emploi quitte à faire baisser le dollar et à le payer en termes d’inflation. Même avec la ponction de 30 milliards en 2013 (en fait 40 milliards avec les mesures déjà prises antérieurement), le budget ne pourra pas atteindre l’objectif de 3% de déficit par rapport au PIB. Cela du fait de l’insuffisance de rentrées fiscales découlant de l’absence de croissance. Par ailleurs les comptes sociaux vont fortement se dégrader notamment l’ASSEDIC et la sécu (voir autres articles) là aussi de manière mécanique. Par ailleurs, on ne voit pas l’ombre d’un projet crédible de redressement industriel (la voiture électrique, oui mais ce n’est pas avant 20 ans et d’ici là on risque de ne plus avoir de constructeurs français en France). Carence collective d’analyse, carence collective de prospective, carence collective de stratégie. Carences aussi individuelles, un avocat pour le redressement industriel, un médecin pour redresser le budget, un enseignant pour diriger le gouvernement. Ce gouvernement ne pourra pas tenir encore un an. Il sera déconsidéré bien avant cela. Ou alors il faudra prendre conscience rapidement de la nature, de l’ampleur et du rythme de cette crise systémique et aussi de la nécessité d’engager des réformes notamment en matière de politique industrielle, de compétitivité, d’innovation, de réforme sociale et de formation.

0 Réponses à “Le gouvernement tétanisé par une crise qu’il ne comprend pas”


  • Aucun commentaire

Laisser un Commentaire




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol