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BCE- Draghi : un numéro d’équilibriste et des propos ambigus

BCE- Draghi : un numéro d’équilibriste et des propos ambigus

 

Draghi va se livrer aujourd’hui à un véritable numéro d’équilibriste en tentant d’équilibrer la force de la forme et l’indigence du fond. Il faut s’attendre à des paroles fortes du type «  tout sera faiat pour sauver l’euro » mais rien de précis sur le quantitatif concernant le rachat d’obligations. Pas de statut de créancier privilégié ; pas de montant de rachat, pas de plan sur l’écart des taux et encore moins d’euro-obligations. Il faut dans le propos de Draghi faire plaisir à trois partenaires qui n’ont pas les mêmes intérêts. L’Allemagne qui veut que la BCE s’en tienne à son statut et au denier accord européen (en trainant les pieds). Les pays du sud et la France en leur donnant des raisons d’espérer que l’action de la BCE fera baisser les taux ; Les marchés enfin qui veulent eux des raisons de faire bouger la côte dans un sens ou dans un autre. Bref de justifier les variations qui nourrissent leur action. Autant dire un propos de sphinx de la part de la BCE qui va être sujet à beaucoup d’interrogations contradictoires ( et de variations sur les marchés). Lorsqu’il présentera jeudi les détails du nouveau plan de rachat d’obligations qu’il entend mettre en œuvre pour montrer aux marchés qu’il est en mesure d’enrayer la crise de la dette souveraine, le président de le Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi tentera de prouver qu’il peut honorer sa promesse, celle de tout faire pour préserver l’euro. Jamais dans la courte histoire la BCE, le résultat de l’une de ses réunions n’aura été aussi attendu à la fois par les investisseurs et les responsables politiques soucieux de voir s’achever une crise qui a largement débordé sur l’économie. Depuis plusieurs semaines, les articles de presse se succèdent pour essayer de déterminer quel sera le chemin choisi par l’institution monétaire, tout en relayant les tensions qui se durcissent à travers le bloc monétaire. Témoignant des lignes de friction, le journal allemand Bild rapportait la semaine dernière que le président de la puissante Bundesbank avait songé à démissionner pour protester contre l’imminence d’un nouveau plan de rachats d’obligations qui heurte la sensibilité orthodoxe de beaucoup de responsables allemands. Alors que, depuis sa création, la BCE s’était efforcée de n’agir que dans un strict cadre monétaire, ne percevant son mandat que par le prisme de la stabilité des prix, elle semble désormais désireuse de jouer un plus grand rôle pour préserver l’euro. Ceci est parfois ressenti comme une provocation en Allemagne où l’on préférerait qu’elle se cantonne aux fonctions de gardienne de l’inflation. « Evidemment, Mario Draghi doit présenter quelque chose, a dit Guillaume Menuet, économiste de Citi. « Un document, peu importe sa forme, les marchés veulent quelque chose de substantiel pour justifier leurs valorisations actuelles. »

 

 

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