Archive mensuelle de août 2012

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BCE-marchés : jeu du de dupes et ça peut durer longtemps

BCE-marchés : jeu du de dupes et ça peut durer longtemps

 

Deux méthodes sont employées par les marchés pour inciter la BCE à intervenir massivement sur le marché obligataire. La première, la plus ancienne, consiste à cibler les pays les plus en difficultés et à faire monter les taux rendant même impossible toute perspective de rétablissement durable des finances et de l’économie (cas de la Grèce, demain l’Espagne ?) Du coup, on fait craindre la contagion, les autorités européennes se réunissent dans l’urgence et tentent (ou font semblant) de boucher les trous les plus importants Problème, l’offre est souvent au moins aussi importante que la demande de prêts ; Les capitaux se réfugient alors dans les zones à moindre risque quitte à accepter de très faibles taux voire des taux négatifs. Les pays qui bénéficient de taux exceptionnellement bas ne sont plus guère encouragés à la solidarité financière européenne. C’est de cette manière que la France et surtout l’Allemagne parviennent en ce moment à réaliser d’extraordinaires économies sur le finalemenet de leur prêt et même à refinancer d’anciennes ces dettes. Du coup changement de stratégie, on tente de persuader tous les acteurs que finalemenet la BCE sortira son artillerie lourde et qu’il est inutile de trop viser la zone euro. Une sorte de pression positive celle là. Mais qui alors n’encourage plus les autorités européennes à intervenir. C’est le jeu de dupes auquel on assiste entre les marchés et la zone euro depuis plusieurs semaines. L’arbitre entre ces deux stratégies risque d’être l’évolution de la croissance ; si la récession se confirme et dure, il faudra bien que les marchés ajustent à la hausse les taux pour tous les pays de la zone euro et du même coup que les autorités européennes acceptent que la BCE accepte une politique monétaire très accommodante, autrement fasse tourner la planche à billets. Un jeu de dupes en tout cas dangereux car on ne sort pas brutalement d’une récession qui de pus aggrave la crise financière; par ailleurs les prêteurs pourraient bien être remboursés avec un euro dévalué.

 

Japon : déficit commercial historique du fait de la crise mondiale

Japon : déficit commercial historique du fait de la crise mondiale

La troisième puissance économique mondiale a déploré un déficit commercial de 517,4 milliards de yens (5,2 milliards d’euros), le pire jamais enregistré pour un mois de juillet, deux fois plus élevé que les attentes des économistes.  En juillet de l’année précédente, l’archipel avait réussi à dégager un léger bénéfice commercial, quatre mois à peine après la triple catastrophe du 11 mars 2011 dans le nord-est du pays (séisme, tsunami et accident nucléaire) qui avait quasi paralysé son industrie pendant plusieurs semaines.  Mais lors de ce mois de juillet 2012, les exportations du Japon ont dévissé de 8,1% sur un an, à 5.313,3 milliards de yens (53,2 milliards d’euros).  A l’exception des voitures, tous les produits et pièces détachées japonaises faisant d’ordinaire le bonheur des clients étrangers ont été boudés.  Le repli des exportations a concerné non seulement les équipements lourds pour l’industrie (systèmes pour centrales électriques, centrifugeuses, machines textiles) et les matières premières transformées (produits sidérurgiques et chimiques, papier) mais aussi les produits électroniques (appareils photo, caméscopes) et les semi-conducteurs.  La forte baisse des revenus tirés des ventes à l’étranger provient en partie de la flambée du yen, qui a fortement grimpé notamment vis-à-vis de l’euro depuis l’été dernier.  Cette montée de la devise japonaise, prisée des investisseurs japonais et étrangers lorsque l’économie se porte mal, a réduit mécaniquement la valeur des revenus des groupes nippons à l’étranger, particulièrement en zone euro, une fois convertis en yens.  Confrontés à une grave crise d’endettement et au bord de la récession sur fond d’austérité généralisée, les pays européens ont eu de surcroît tendance à réduire leurs achats de matériel japonais.  Au final, les exportations nippones vers l’Union européenne ont plongé d’un quart et le Japon a subi avec elle un déficit commercial historique.  Plus grave encore, les effets du ralentissement économique se sont aussi fait sentir sur les livraisons à destination de la Chine (-11,9%), le premier partenaire commercial du Japon, et des quatre autres économies industrialisées d’Asie – Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong et Singapour – (-14,2%).  Les livraisons ont en revanche augmenté vers les Etats-Unis (+4,7%) grâce à une forte progression des ventes de voitures, les constructeurs nippons ayant le vent en poupe sur le marché américain.  Les importations ont pour leur part repris leur hausse, ininterrompue pendant deux ans et demi à l’exception du dernier mois de juin. Elles se sont élevées de 2,1% en juillet sur un an, à 5.830,7 milliards de yens (58,4 milliards d’euros).  Les achats de gaz naturel liquéfié (GNL) ont bondi d’un quart, en raison du besoin des compagnies d’électricité japonaises d’élever la production de leur centrales thermiques afin de compenser l’arrêt de la quasi totalité des réacteurs nucléaires du pays.  Deux réacteurs ont été relancés en juillet, 16 mois après l’accident de Fukushima qui a entraîné l’arrêt progressif du parc nucléaire soumis à de nouvelles mesures de sécurité. Les 48 autres unités du pays restent à l’arrêt pour l’instant, tandis que les autorités réfléchissent à l’avenir de l’énergie nucléaire au Japon.  L’archipel importe l’essentiel de son GNL d’Australie, de Malaisie et du Qatar.  Les importations de téléphone ont par ailleurs bondi de 35,4%, dopées par l’intérêt croissant des Japonais pour les « téléphones intelligents » américains et sud-coréens.  L’aggravation du déficit commercial nippon, s’il se confirme, risque d’amputer la croissance de l’archipel, déjà réduite au deuxième trimestre par une quasi stagnation de la consommation intérieure. Certains économistes prévoient que l’activité pourrait se contracter au Japon d’ici à la fin de l’année.

 

 

Grèce : la crise n’a rien coûté à l’Allemagne

Grèce : la crise n’a rien coûté à l’Allemagne

« On ne veuet plus payer pour les autres », une phrase très populaire (et populiste) entendue dans beaucoup de pays en France et surtout en Allemagne. En réalité on ne paye rien, on prête ; ensuite grâce à cette crise la France et surtout l’Allemagne bénéficie de conditions de financement exceptionnels, parfois à taux zéro et même négatif. Ce ne serait pas possible sans cette crise. C’est parce que les taux sont très élèves en Grèce (qui ne peut plus emprunter) ou en Italie et en Espagne que les taux en Allemagne notamment sont exceptionnellement bas. Finalemenet grâce à la crise, s’opère un transfert de taux .Il faudrait ajouter que pour la Grèce et d’autres pays en difficulté c’est grâce à l’argent empruntés que l’Allemagne a pu réaliser de tels scores en matière d’exportations. En effet  L’attention se cristallise toujours sur la facture allemande. Celle que Berlin doit acquitter pour les deux plans de sauvetage de la Grèce depuis mai 2010. L’Allemagne est le plus gros contributeur de la zone euro, avec une participation de 29 % aux programmes d’aide à Athènes. Jusqu’à aujourd’hui, elle a déboursé 46 milliards d’euros environ et doit encore signer un chèque qui fera monter la facture à 67 milliards d’euros.  Mais c’est oublier que la crise grecque, à l’origine d’une défiance générale envers la zone euro, a provoqué un mouvement de « fuite vers la qualité », qui s’est traduit par une ruée sur la dette allemande. Pour preuve, Berlin se finance sur certains titres à un taux de 0 %. Plus remarquable encore, le coût d’emprunt à deux ans sur le marché secondaire a été négatif au début du mois de juin. Ce qui signifie que les investisseurs étaient prêts à perdre de l’argent pour préserver leur capital, un peu comme s’ils louaient un coffre-fort à la banque.  Un calcul approximatif  montre que les économies générées par la baisse des coûts de financement depuis trois ans s’élèvent à 63 milliards d’euros environ. Les taux à 6 ans - ceux qui correspondent à la maturité moyenne de la dette allemande -sont en effet passés de 2,66 % en 2009 à 0,95 % en 2012. Le pays est donc assuré d’avoir récupéré sa mise sur la Grèce : la baisse de ses coûts d’emprunt compense quasiment les prêts octroyés à Athènes.  Selon le même raisonnement, la France (*), qui a vu son taux à 6 ans décliner de 2,91 % en 2009 à 1,97 % cette année, a amorti son aide à la Grèce à 80 %. Les gains théoriques réalisés sur ses emprunts représentent 38 milliards d’euros, tandis que les prêts à Athènes s’élèvent à 48 milliards, dont 33 milliards ont déjà été versés.  Il n’en reste pas moins que la contribution de l’Allemagne et la France ne s’arrête pas à la Grèce. Les deux pays soutiennent aussi l’Irlande, le Portugal et bientôt les banques espagnoles, à travers le fonds de secours européen.

 

 

Chine: écart de revenus inquiétant

Chine: écart de revenus inquiétant

Deux types d’écarts inquiétants voire explosifs, celui entre les riches – très riches même- et les pauvres ; deuxième écart, celui entre les pauvres eux mêmes selon qu’ils travaillent en zone rurale ou en zone urbaine. D’autant qu’on contraint actuellement d’anciens  ruraux venus travailler en ville à retourner en campagne par suite de la baisse de production. Un habitant des campagnes gagnera en gros deux fois plus en cherchant du travail dans une zone urbaine qu’en cultivant une parcelle agricole dans son village, a indiqué l’agence Chine nouvelle en citant le rapport.  Le coefficient de Gini, qui mesure l’inégalité dans la distribution des revenus, est monté dans les campagnes chinoises à 0,3949 en 2011, frôlant le niveau « dangereux » de 0,4, selon l’étude.  En 2011 le nombre d’habitants des villes a dépassé celui des campagnes en Chine. Le pays enregistre une envolée de l’urbanisation et un exode rural massif favorisé notamment par l’attrait que représentent les villes auprès d’une main-d’œuvre à faible coût.  Le fossé entre les riches et les pauvres est une bombe à explosion sociale que le régime communiste a promis de désamorcer dans son plan quinquennal 2011-2015. Les dirigeants promettent régulièrement un partage plus équitable des richesses, des engagements démentis par les statistiques.

 

 

Carburant : Ayrault annonce une baisse « modeste » des taxes

Carburant : Ayrault annonce une baisse « modeste » des taxes

Un président modeste, un Premier ministre modeste et une baisse des prix du carburant qui le sera aussi ! Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi une prochaine diminution « modeste » et « provisoire » des taxes sur les carburants perçues par l’Etat pour faire baisser les prix à la pompe. Interrogé sur BFMTV et RMC, il a précisé que cette mesure serait prise dans l’attente d’un mécanisme plus durable de régulation des prix. En fait, on s’est beaucoup avancé dans la campagne électorale en promettant de faire baisser le prix du carburant. Ce dernier dépend des cours du pétrole qui eux mêmes dépendent de la demande mais aussi de la situation géopolitique internationale. Or personne n’avait prévu le regain de tension entre Israël et l’Iran, d’où le remontée des cours. Second élément,  la parité euro dollar. Or la zone euro s’enfonce toujours dans l’immobilisme et ne parvient pas  à sortir du bourbier de sa crise financière ; d’où cette baisse de l’euro. Les deux font monter le prix du carburant ; mécaniquement la TVA suit. Le gouvernement est cependant coincé puisqu’il ne veut pas augmenter la TVA et la CSG ; il a donc besoin de cette ressource fiscale pour boucher les trous du budget puisque 1 cme de taxe représente 500 million. Finalemenet pas de miracle, il y aura peut-être un ou deux centimes de réduction des prix et encore pas pour longtemps si les cours repartent à la hausse.

 

Le sans-plomb 95 à 2 euros

Le sans-plomb 95 à 2 euros

Double peine pour le carburant, la montée du pétrole (du fait notamment du conflit Israël-Iran) et de la baisse de l’euro .Le carburant est tout près de ses sommets du printemps.  Selon le site carbeo.com, il coûte très exactement 2,05 euros rue Saint-Antoine dans le IVe arrondissement à Paris. Pour le blocage des prix, il faudra attendre. Une bien mauvaise nouvelle pour le gouvernement alors qu’au niveau national les prix des carburants ont frôlé les records atteints en début d’année. Au cours de la semaine écoulée, le gazole s’est renchéri d’un centime et demi à 1,4490 euro le litre, d’après les relevés hebdomadaires publiés ce soir par le ministère de l’Écologie et de l’Énergie. Le carburant préféré des Français (le diesel représente environ 80% des ventes à la pompe) s’est ainsi hissé à moins d’un centime de son record de la mi-mars, lorsqu’il avait culminé à 1,4584 euro. Les prix de l’essence ont suivi le même mouvement. Le super sans plomb 95 et le sans-plomb 98 ont augmenté de plus de 3 centimes, à 1,6349 et 1,6880 euro le litre respectivement. Là encore, ils se sont rapprochés de leurs sommets atteints en avril, à plus de 1,66 euro le litre pour le SP95 et 1,71 pour le SP98. Il s’agit de moyennes nationales calculées par le gouvernement à partir de données fournies par les stations-service, sachant que les prix varient très fortement entre les points de vente. Cette nouvelle vient accentuer encore un peu plus la pression sur le gouvernement, qui a promis, par la voix du ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, d’agir avant la rentrée pour enrayer la remontée des prix à la pompe. Un blocage temporaire des prix est envisagé. Avec la hausse du prix du dollar par rapport à l’euro et de celle du baril de pétrole, la facture pour le gouvernement risque d’être salée.

 

 

Frais rentrée scolaire : de -5 à +17% ; mais ce sont surtout les gadgets et les marques qui font exploser la note

Frais rentrée scolaire : de -5 à +17% ; mais ce sont surtout les gadgets et les marques qui font exploser la note

 

La  hausse du coût de la rentrée limitée à 2,9%, selon le 28e baromètre de Familles de France, publié mardi, qui se fonde sur une liste de 46 articles indispensables pour un nouveau collégien, des cahiers aux chaussures de sport en passant par le stylo à plume et le nouveau cartable. Ainsi, il devrait vous en coûter en moyenne 192,82 euros pour équiper votre rejeton qui entre en sixième. De son côté, le ministère de l’Éducation nationale a chiffré la hausse du coût de la rentrée scolaire à 1,9 %. Après la forte hausse constatée l’an dernier (+7%, soit trois fois le taux d’inflation, du fait notamment de l’augmentation record de la pâte à papier), il s’agit d’une bonne nouvelle. Notamment pour les familles modestes, qui reçoivent à partir de mardi le versement de l’allocation de rentrée scolaire revalorisée de 25%. Selon Familles de France, le poste de dépenses le plus important reste celui des fournitures non papetières, comme le cartable, feutres et autre tube de colle, qui pèse 100,64 euros, tandis qu’il faut compter 36,90 euros pour la papeterie et 55,21 euros en vêtements de sport. Cependant, les écarts sont importants suivant le circuit de distribution choisi, note l’association qui a relevé les prix auprès de 237 magasins dans 39 départements. C’est ainsi que la facture bondit de 18%, à 234,70 euros, dans les magasins spécialisés, de type papeterie, tandis que la hausse est de 4,08% dans les supermarchés, où l’on devra débourser 198,92 euros. Mention spéciale pour les hypermarchés, avec une facture qui recule de 4,8%, à 171,30 euros, avec une mention spéciale pour la papeterie, où le prix moyen baisse de 13%. La situation est contrastée pour les vêtements, les magasins spécialisés tirent leur épingle du jeu avec un recul moyen de 10,1% par rapport à la rentrée 2011, tandis que les prix progressent de 8,3% dans les supermarchés.  Mais le grand gagnant reste indubitablement celui qui choisira Internet pour remplir le cartable de ses enfants, note Familles de France. Même si tous les articles ne sont pas forcément disponibles, le compteur se situe entre 15% et 20% en dessous de la moyenne. Reste un piège: au-delà de ces chiffres bruts se cachent d’éventuels surcoûts dans ce traditionnel marathon des achats de rentrée, contre lesquels l’association met en garde. Car, à l’affût de la dernière tendance, nos ados sont parfois enclins à des choix qui font rapidement grimper la note, surtout lors de l’entrée au collège, où les parents peuvent être plus disposés à «craquer». Et à ce petit jeu, les fabricants et distributeurs répondent présent. Tout d’abord les licences griffent toujours les fournitures scolaires et le prix des agendas et autres cartables peut vite grimper. Les marques multiplient les fournitures aux couleurs de l’univers des dessins animés et mangas ou du sport. Autre phénomène, la personnalisation des fournitures: certaines marques proposent ainsi des cahiers ou agendas personnalisables, avec photos et autres stickers. Enfin, les marques ne sont pas en peine de nouveauté dernier cri, comme des surligneurs phosphorescents. Or, à qualité égale, Familles de France note des écarts de prix pouvant aller du simple au triple entre une même marque sur le produit dit «basique» et le gadget.

 

 

La Grèce réclame du temps … et de l’argent

La Grèce réclame du temps … et de l’argent

Le temps, c’est de l’argent, c’est vari aussi pour la Grèce car décaler les objectifs  budgétaires grecs (- 3% en 2014 !!) nécessitera une aide nouvelle de fait forcément critiquée; Des critiques fondées mais avec une récession de 5 à6%, on voit mal comment la Grèce pourrait significativement redresser ses comptes (déficit budgétaire de près de e10% en 2011). Le Premier ministre grec Antonis Samaras souhaite que les créanciers internationaux de la République hellénique lui accordent plus de temps pour qu’elle puisse se réformer, a-t-il déclaré dans un entretien dans l’édition de mercredi du quotidien allemand Bild. Antonis Samaras reçoit ce mercredi le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, avant de rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande dans le courant de la semaine. Dans l’interview publiée par Bild, il explique qu’accorder un répit à Athènes permettrait au pays de renouer avec la croissance. La Grèce traverse une cinquième année de récession consécutive et le contexte politique et social va en se dégradant à mesure que se durcissent les mesures d’austérité mises en oeuvre pour respecter le plan d’aide accordé en mars. »Laissez-moi être très explicite: nous ne demandons pas plus d’argent. Nous maintenons nos engagements. (…) Nous devons retrouver la croissance parce que cela réduit les fossés financiers. »Tout ce que nous voulons, c’est une « bouffée d’air » afin de permettre à l’économie de fonctionner et d’augmenter les revenus de l’Etat. Plus de temps ne veut pas forcément dire plus d’argent. » Beaucoup s’attendent à ce que le Premier ministre grec se fasse l’avocat cette semaine de l’octroi à la Grèce d’un répit de deux ans supplémentaires pour que son déficit budgétaire soit ramené à l’équivalent de 3% de son produit intérieur brut, ce qu’elle est actuellement censée devoir faire d’ici la fin 2014. En 2011, ce déficit représentait 9,3% du PIB.

 

 

Doublement plafond livret A

Doublement plafond livret A

 

8,6% seulement des épargnants dépassent ou égalent le plafond du livret A qui constitue le plus souvent une épargne de précaution ; le plafond devait être doublé mais il le sera sans doute progressivement. Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, dévoilera mercredi en conseil des ministres les grandes lignes du relèvement du plafond du livret A, le produit d’épargne français le plus populaire, dont François Hollande a promis le doublement, a-t-on appris mardi de source gouvernementale. De même source, on s’est refusé à confirmer des informations de France Inter selon lesquelles la hausse pourrait intervenir en deux temps, d’abord de 25%, puis de 50%. François Hollande s’était engagé lors de la campagne présidentielle à doubler le plafond du livret A, aujourd’hui fixé à 15.300 euros, pour financer le logement social. Cette réforme s’accompagnerait d’un doublement équivalent du plafond du livret de développement durable, rebaptisé livret d’épargne industrie, qui passerait de 6.000 à 12.000 euros. Initialement prévue en juillet, cette hausse a été reportée face aux avertissements des milieux financiers, inquiets de son impact sur les dépôts des banques au moment où le renforcement de la réglementation oblige celles-ci à renforcer leur ratio de liquidité, et sur l’assurance vie. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait invité le gouvernement à faire preuve de « beaucoup de prudence » dans les modalités de ce relèvement « pour ne pas déstabiliser le financement des entreprises, le financement des ménages, le financement de la dette publique » en provoquant un flux de capitaux vers ces livrets rémunérés à 2,25%. Pierre Moscovici a finalement assuré fin juillet que la promesse de François Hollande serait « tenue » mais que la hausse du plafond du livret A se ferait progressivement « au fur et à mesure des besoins ». On comptait fin 2011 61,6 millions de livrets A, selon les chiffres de la Banque de France. Seuls 8,5% de ces livrets avaient un solde égal ou supérieur au plafond.

 

 

Economie politique société: derniers articles

mardi 21 août 2012

 

 

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Pôle emploi : Sapin pour une gratuité de l’appel ; petit problème : pôle emploi est injoignable

Pôle emploi : Sapin pour une gratuité de l’appel ; petit problème : pôle emploi est injoignable

Une grande mesure, sapin veuet que les appels soient gratuits vers Pôle emploi. Un seul problème Pôle Emploi est injoignable ! Interrogé sur le fait que les chômeurs doivent payer 0,11 euros pour joindre Pôle emploi quand ils appellent depuis leur portable, Michel Sapin a répondu : « C’est 0,11 euro de trop ». « Je vais voir avec Pôle emploi où ils en sont mais je trouve pour ma part que c’est 0,11 euro de trop », a conclu le ministre du Travail.

 

Régulation du trading à haute fréquence

Régulation du  trading à haute fréquence

Le trading à haute fréquence, cette forme de trading ultra-rapide où les échanges sont réalisés en fonction de stratégies automatisées à partir d’algorithmes, est dans le viseur des régulateurs. Il a pris de plus en plus d’importance ces dernières années. Dans sa dernière « cartographie des risques« , l’Autorité des marchés financiers (AMF) estime « la part des « purs » traders à haute fréquence (c’est-à-dire des intervenants spécialisés préalablement identifiés et se reconnaissant comme tels) dans le volume de transactions sur le CAC 40 [...] à environ 17 % au dernier trimestre 2011 ; la part de ce mode de trading, utilisé aussi pour compte propre par des intermédiaires de marché traditionnels, est supérieure. Elle est estimée pour l’Europe aux environs de 30 % ». Dangereux pour certains, élément essentiel à la liquidité des marchés pour d’autres, le trading à haute fréquence est menacé de limitation de vitesse. Le projet de révision de la directive sur les marchés d’instruments financiers prévoit en effet d’imposer un temps de latence minimum pour les ordres boursiers. Autrement dit les ordres devraient rester au minimum une demi-seconde dans les carnets d’ordres. En moyenne avec le trading haute fréquence ils y restent plutôt de l’ordre de 3 millisecondes… Une telle mesure aurait un impact considérable sur les volumes échangés et les opérateurs de marché. En attendant le vote du Parlement européen en septembre ou octobre et l’adoption d’une position commune par le Conseil, le débat reste vif entre défenseurs et détracteurs du trading à haute fréquence

 

 

Le vin chinois trop concurrencé par le vin européen !

Le vin chinois trop concurrencé par le vin européen !

Le champion de la concurrence qui inonde le monde se plaint de la concurrence de l’Europe sur le vin, on croit rêver.  L’Association chinoise de l’industrie des boissons alcoolisées a demandé au gouvernement d’enquêter sur les importations de vin en provenance d’Europe, estimant que les subventions européennes portaient préjudice aux producteurs nationaux, a rapporté lundi l’agence officielle Chine Nouvelle. L’association professionnelle chinoise a exhorté le ministère du Commerce à vérifier si le vin en provenance de l’Union européenne (UE) constituait un préjudice pour le marché intérieur. « Presque chaque producteur de vin chinois a subi l’impact de l’Union européenne », a déclaré Wang Zuming, un responsable de l’association, cité par Chine Nouvelle. « L’UE accorde diverses subventions à son industrie vinicole, mettant les producteurs chinois dans une situation désavantageuse », a ajouté M. Wang. Ce dernier a confirmé à l’AFP que son association avait formulé une demande officielle auprès du gouvernement, tout en refusant de faire de plus amples commentaires. Personne n’était joignable dans l’immédiat au ministère du Commerce. Jusqu’à récemment, l’essentiel du vin chinois était issu d’une production de masse et de faible qualité, mais de plus en plus de bons vins chinois font leur apparition sur le marché, relèvent les experts du secteur. Tandis que la consommation domestique explose. Selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin, la Chine a consommé 17 millions d’hectolitres en 2011, contre 1,5 million d’hectolitres l’année précédente.  Cette demande d’enquête chinoise peut ressembler à une réponse du berger à la bergère. Bruxelles a lancé en juin les hostilités en s’irritant des contrefaçons dont est victime, en Chine, le vin européen. « Je pense qu’en septembre nous serons en mesure de signer un protocole de coopération dans la lutte anti-contrefaçon. C’est particulièrement important pour nos vins et nos spiritueux, qui représentent la part la plus importante de nos exportations (de produits agricoles) vers le marché chinois », a déclaré mi juin à Pékin Dacian Ciolos, commissaire européen à l’Agriculture. Le marché chinois est inondé de contrefaçons de grands vins. Les premières victimes de ce vaste trafic sont les crus français, les plus réputés, en particulier les châteaux du bordelais. Le montant annuel des exportations de vins et spiritueux européens vers la Chine dépasse 1 milliard d’euros et, même s’il est difficile d’évaluer les pertes dues à la contrefaçon, certains estimations évoquent des centaines de millions d’euros. Le château Lafite, célébrissime en Chine où il évoque tradition et raffinement à la française, est particulièrement copié. Selon Romain Vandevoorde, un importateur de vin à Pékin, « il y a plus de Lafite 1982 en Chine qu’il n’en a été produit en France ». Les autorités de Shanghai ont récemment saisi plus de 4.000 fausses bouteilles de château Lafite, selon un responsable du ministère chinois du Commerce. Chinois et grands crus français ne se font pas toujours la guerre. Fin juin, le géant chinois de l’agroalimentaire Bright Food a annoncé son entrée à hauteur de 70% au capital du négociant indépendant en grands vins de Bordeaux Diva Bordeaux. Depuis quatre ans, les investisseurs chinois s’implantent dans le vignoble bordelais. Plus d’une vingtaine de propriétés bordelaises sont d’ores et déjà passées sous la coupe de fortunes chinoises, et ce nombre devrait être porté à 30 fin 2012.

 

Défiscalisation des emplois à Amiens et ailleurs ?

Défiscalisation des emplois à Amiens  et ailleurs ?

Faciliter l’emploi des jeunes de zones sensibles, une bonne intention mais comment et pourquoi pas ailleurs ? On découvre la lune, défiscaliser c’est reconnaître le poids de la fiscalité qui plombe la compétitivité et l’emploi. Une semaine après les heurts qui ont secoué les quartiers nord de la ville, François Lamy était en visite à Amiens lundi. Le ministre de la Ville s’est dit favorable à des « expérimentations », notamment la mise en place d’ »emplois francs » destinés à favoriser l’embauche des jeunes des cités sensibles.  C’était une proposition de François Hollande pendant la campagne électorale : mettre en place un système d’exonérations fiscales pour les entreprises qui embauchent des jeunes issus de quartiers sensibles. Ces « emplois francs » pourraient être testés en premier lieu à Amiens. « On va travailler ici pour voir si on peut procéder à des expérimentations » a assuré François Lamy, après avoir rencontré des habitants d’Amiens Nord, des élus locaux et des représentants du monde associatif et social. Le ministre a également rappelé qu’une concertation sur la politique de la ville sera lancée à la rentrée pour « concentrer les moyens là où on en a besoin ».  Le calme est revenu dans les quartiers nord d’Amiens, où les violences ont fait la semaine dernière 17 blessés parmi les policiers. Deux hommes ont été condamnés vendredi à de la prison avec sursis pour des feux de poubelles. Des « boucs émissaires » selon certains habitants de la ville, qui dénoncent un procès « politique » pour calmer les tensions.

 

 

Carburant : les prix flambent

Carburant : les prix flambent

Cette nouvelle hausse vient accentuer encore un peu plus la pression sur le gouvernement, sommé par l’opinion de passer à l’action pour enrayer la flambée des cours du pétrole.  A son arrivée au pouvoir, le gouvernement Ayrault avait remisé provisoirement la promesse d’un blocage temporaire des prix des carburants (qui devait précéder une remise à plat de leur taxation) faite par François Hollande durant la campagne présidentielle.  Pour une raison simple : les prix de l’essence et du diesel avaient reflué en mai et juin, rendant une telle mesure complètement superflue.  Mais depuis le début de l’été, une remontée des prix du pétrole brut, conjuguée à une dépréciation de l’euro par rapport au dollar, est venue frapper de plein fouet les automobilistes-vacanciers en pleins chassés-croisés estivaux, remettant la question d’un blocage des prix sur le tapis.  La semaine dernière, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a annoncé que le gouvernement agirait avant la fin du mois pour enrayer la remontée des prix à la pompe et explorait « toutes les options à sa disposition », dont un blocage temporaire.  Plusieurs pistes sont donc envisagées mais aucune ne paraît idéale et facile à mettre en oeuvre, comme l’a reconnu lui-même le ministre.  Un blocage des prix à la pompe, tel que prôné par François Hollande, fait d’avance hurler les professionnels du secteur, chaînes de supermarchés en tête (elles réalisent plus de 60% des ventes de carburant dans l’Hexagone).  Ils préviennent que cela contraindrait certaines stations à vendre à perte et mettrait en péril plusieurs maillons d’une filière française du raffinage et de la distribution de carburants qui se plaint déjà d’être mal en point. D’autant que le secteur s’est vu imposer cet été une surtaxe de plus d’un demi-milliard d’euros par le gouvernement Ayrault.  Autre piste, un blocage non plus des prix mais des marges sur les ventes de carburant qui limiterait ces effets nocifs mais ne ferait a priori que freiner la hausse des prix à la pompe, sans l’enrayer.  L’alternative prônée par les pétroliers serait une baisse des taxes sur le gazole et l’essence, éventuellement via la réintroduction d’une taxation « flottante », dont le taux diminuerait au gré de l’augmentation des cours du pétrole brut.  Mais l’Etat se priverait ainsi de précieuses recettes fiscales, une perspective guère enthousiasmante pour l’Etat en pleine préparation du projet de budget 2013, qui va donner lieu à un sévère tour de vis. Enfin, le ministre de l’Economie a également évoqué de possibles mesures ciblées pour les ménages défavorisés.  Plus que jamais attendu au tournant, Bercy devrait dévoiler ses décisions après la remise vendredi d’un rapport sur les prix des carburants et une réunion programmée le mardi 28 avec les représentants de la filière.

 

Référendums sur l’Europe ? Irresponsables et farfelus

Référendums  sur l’Europe ? Irresponsables et farfelus

 

Des prépositions de référendum émergent dans différents pays malheureusement pas sur les mêmes préoccupations ( trop souvent électorales) et même à l’intérieur d’un même pays. En l’état de l’opinion publique ; le risque serait grand d’obtenir par ailleurs des majorités contre. Si l’Europe veut regagner, l’opinion publique  il lui faut d’abord démonter son efficacité actuellement, ensuite se mettre au clair sur son projet d’intégration, sa régulation et  sa dimension, ce qui est loin d’être le cas. Or les propositions actuelles de référendums correspondent surtout à des préoccupations électorales locales forcément contradictoires. Le fonctionnement démocratique de l’Europe est fortement déficient mais on ne le renforcera pas avec davantage de confusion. L’idée fait pourtant son chemin en Allemagne, qui veut accélérer l’intégration européenne. Membres du gouvernement ou partenaires de la coalition d’Angela Merkel, ils sont nombreux ces derniers jours à avoir délaissé leur chaise longue estivale pour monter au créneau. Dans un entretien à l’hebdomadaire Bild am Sonntag, le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s’est déclaré favorable à un référendum sur la constitution européenne. Même son de cloche du chef de file de l’Union chrétienne-sociale (CSU), alliée bavaroise de la CDU de la chancelière. Horst Seehofer plaide pour une consultation des Allemands sur les grandes décisions touchant à l’Union européenne, qui ne peut rester «le projet d’une élite», en particulier sur «le transfert à Bruxelles de compétences considérables, l’admission de nouveaux États au sein de l’Union et sur l’aide financière aux autres États membres». La question des euro-obligations pourrait aussi être tranchée par le peuple, préconise-t-il. Mais cela nécessite au préalable une modification de la constitution, très restrictive sur l’organisation de référendums nationaux. Ils sont limités à l’adoption de nouvelles lois fondamentales ou au remodelage des frontières. Cette méfiance date de l’époque des nazis, qui en ont abusé pour accroître leur pouvoir. Face à l’aggravation de la crise dans l’Europe du Sud, le sentiment antieuropéen s’est renforcé ces dernières semaines outre-Rhin. Selon le dernier sondage, paru ce dimanche, 50 % seulement des Allemands sont favorables à un maintien dans la zone euro. L’appel à référendum trouve un écho aussi en Italie. Dans un entretien à La Repubblica, le ministre des Affaires européennes, Enzo Moavero, insiste sur la nécessité «au-delà de la crise, d’un profond débat en Italie sur ce que devrait être l’Union européenne de demain (…). Le Parlement et les citoyens seront invités à s’exprimer.» Il est également plébiscité dans les rangs de l’opposition populiste de la Ligue du Nord: le secrétaire national, Roberto Maroni, a lancé l’idée d’un référendum sur Facebook pour lutter contre une ­ «Europe aux mains de banquiers dangereux». En Espagne, qui s’enfonce dans la récession et subit la pression des marchés, ce sont les syndicats qui exigent du gouvernement un référendum sur les coupes budgétaires à répétition.

 

 

 

La BCE range son artillerie lourde et les taux s’envolent

La BCE range son artillerie lourde et les taux s’envolent

On devait « faire tout » pour sauver l’euro et même sortir l’artillerie lourde de la BCE. L’arme fatale, sur les écarts de taux n’aura duré qu’une journée. L’Allemagne a ordonné de ranger l’outil fans le placard. Du coup, la BCE doit manger son chapeau et revenir à sa position initiale : l’immobilisme. Déclaration officielle : «  la BCE n’interviendra que dans la cadre de son mandat »  La Banque centrale européenne a donc promptement douché lundi les spéculations sur la forme que pourrait prendre le nouveau plan de rachats d’obligations qu’elle envisage, déclarant qu’il est « trompeur » de parler de décisions qui n’ont pas encore été prises. Dimanche, le magazine allemand Der Spiegel a rapporté que la BCE envisageait de fixer des seuils de taux d’intérêt pour les obligations souveraines de pays en difficulté et qu’elle ne rachèterait ces obligations que si elles étaient assorties d’un taux dépassant un certain seuil de prime par rapport au rendement du Bund équivalent. « Il est absolument trompeur d’évoquer des décisions qui n’ont pas encore été prises, pas plus qu’elles n’ont été discutées par le conseil des gouverneurs de la BCE, qui interviendra strictement dans le cadre de son mandat », a déclaré un porte-parole de la BCE. »S’agissant des déclarations de responsables gouvernementaux, il est également erroné de spéculer sur la forme que pourraient prendre des interventions futures de la BCE. La politique monétaire est indépendante et décidée strictement dans le cadre du mandat de la BCE », a-t-il ajouté. Un porte-parole du ministère allemand des Finances, disant lundi matin n’être au courant d’aucun projet de la BCE sur les spreads de taux, avait estimé qu’ »un tel instrument serait certainement très problématique ». L’euro a perdu du terrain après ces mises au point. Le rendement de l’emprunt d’Etat espagnol à 10 ans, repassé ces derniers temps très en deçà de la barre des 7% jugés insoutenables à long terme, il est remonté à 6,35% alors qu’il s’inscrivait à 6,25% auparavant.

 

La BCE démentie sur l’écart de taux par Berlin

La BCE démentie sur l’écart de taux par Berlin

 

 

La BCE envisageait une intervention automatique sur les marchés en cas de dépassement d’un niveau fixe d’écarts de taux (spread) de la zone euro qu’elle aurait préalablement défini. Cette information dévoilée ce lundi dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel semblait vouloir affirmer la détermination de Mario Draghi, le président de la BCE, de casser le mouvement d’éclatement des spreads (qui mesure les écarts entre taux à dix ans par rapport au taux allemand) au sein de la zone euro. Il s’agissait d’un geste nettement plus fort que celui d’une simple série d’interventions ponctuelles sur les marchés. Ce modèle est relativement cohérent avec la volonté affirmée fin juillet du président de la BCE de « tout faire » pour sauver la monnaie unique. A priori, les moyens de la banque centrale dans ce domaine sont illimités et devraient permettre de limiter les spreads. Une telle intervention aurait un double avantage : prouver aux investisseurs qu’il existe une volonté commune de la zone euro pour sauvegarder l’Union économique et monétaire et maintenir les coûts de refinancement des Etats, notamment l’Espagne et l’Italie, dans des limites supportables pour ces deux pays. Cette politique n’est possible  que par l’émission massive de monnaie. Qu’adviendra-t-il de ces liquidités ? Le calcul de Mario Draghi, c’est qu’elles ne seront pas reversées dans le circuit économique puisque les Etats concernés continueront à mener des politiques d’austérité à tendance déflationniste, ce qui brisera la tendance inflationniste de l’émission monétaire. Mais il y a fort à parier que l’euro sera néanmoins touché par ce recours à la planche à billet. Or, une dévaluation de fait de l’euro, si elle peut aider à la relance des exportations, sera également source de tensions inflationnistes. Comme le note les analystes d’Octo Finances, « il faut espérer qu’il n’y ait pas de défiance envers l’euro ». Et de résumer la situation : « la BCE lie le sort de l’Espagne et de l’Italie à celui de l’Allemagne. Tous les pays se sauveront ensemble ou tomberont ensemble. Son attitude est logique, mais elle fait trembler». UN seul problème, cette proposition à reçu immédiatement un refus net de Berlin et Draghi se trouve une nouvelle fois renvoyé à ses chères études.

 

Crise de l’euro: Berlin dit non à l’action de la BCE

Crise de l’euro: Berlin dit non à l’action de la BCE

On attendait un grand coup de la BCE ; Draghi son président s’était beaucoup avancé dans ce sens. Il était même question dune intervention quasi automatique en fonction de l’écart de taux. Nouvelle douche froide pour le président de la BCE, Berlin dit non à ce type d’intervention et affirme par ailleurs qu’il ne se passera rien dans les jours et semaines à venir. Du coup l’inquiétude va renaître sur les marchés ; inquiétude aussi  alimentée aussi par les mauvais résultats de la croissance.  Les porte-parole du gouvernement allemand se sont concertés pour faire retomber les attentes avant la visite prévue à Berlin du président français François Hollande, jeudi, et du premier ministre grec Antonis Samaras, vendredi. « Il ne faut pas attendre (de ces entretiens) que l’on prenne les décisions essentielles », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.  Son homologue du ministère des Finances, Martin Kotthaus, a embrayé en rappelant que Berlin « attendait le rapport de la troïka » avant toute décision sur la Grèce, en particulier sur un éventuel rallongement du délai imparti à Athènes pour ses réformes.  Cette phrase devenue un leitmotiv à Berlin signifie que l’Allemagne n’avalisera aucune décision avant que la troïka des bailleurs de fonds (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) n’ait achevé son évaluation des réformes grecques en septembre.  Le dossier grec est particulièrement brûlant pour la chancelière Angela Merkel, officiellement revenue de vacances la semaine dernière mais qui fera réellement sa rentrée européenne jeudi, en recevant M. Hollande.  Pour Mme Merkel, forte jusqu’ici d’une popularité inébranlable, cette rentrée politique marque le coup d’envoi de la campagne pour les élections législatives, prévues à l’automne 2013.  Et cela signifie que sa marge de manoeuvre se réduit, en particulier en ce qui concerne la Grèce, symbole en Allemagne de toutes les dérives de la zone euro.  L’aile droite de la coalition conservateurs/libéraux de Mme Merkel rejette tout délai et tout nouveau soutien financier pour Athènes.  Et l’opposition de gauche, à la traîne dans les sondages, a averti qu’elle ne voterait aucune nouvelle aide à la Grèce. Or, sans ces voix des sociaux-démocrates et des Verts, Mme Merkel risque la paralysie parlementaire.  Autre indice d’un durcissement de ton à Berlin, le porte-parole du ministère des Finances a fait lundi une entorse inhabituelle à la règle qui veut qu’en Allemagne, la politique monétaire ne fasse l’objet d’aucun commentaire du gouvernement.  Si la Banque centrale européenne (BCE) déterminait des écarts maximum de taux d’emprunt entre pays européens, au-delà desquels elle interviendrait en achetant en masse des obligations publiques, cela serait « d’un point de vue théorique très problématique », a-t-il dit.  Le porte-parole du ministère a dit « ne rien savoir » d’un tel projet, évoqué dans l’hebdomadaire Der Spiegel et très commenté sur les marchés.  Le gouvernement a bénéficié lundi du soutien franc et massif de la banque centrale allemande, qui a rappelé qu’elle était « critique » vis-à-vis des rachats d’obligations car ils contiennent selon elle des « risques élevés pour la stabilité ».  La BCE elle-même, qui d’habitude s’astreint à un silence rigoureux sur les informations de presse, s’est efforcée de calmer le jeu en déclarant lundi à propos de l’article du Spiegel qu’il était « trompeur d’écrire sur des décisions qui n’ont pas encore été prises ».  Le président de la BCE Mario Draghi avait suscité un émoi considérable début août en promettant de nouvelles mesures de lutte contre la crise de la dette, faisant miroiter des interventions massives sur le marché des obligations publiques. Il doit en dire plus le 6 septembre.  La BCE dispose déjà d’un instrument lui permettant de racheter des obligations publiques sur le marché secondaire, mais elle ne l’a pas mis en oeuvre depuis plusieurs mois, malgré une flambée des taux de l’Espagne et de l’Italie.  Fixer des écarts de taux limite reviendrait pour la BCE à institutionnaliser ce programme, censé être une mesure d’urgence temporaire. Cela serait « une étape majeure pour dissiper les tensions en zone euro et gagner du temps pour les réformes », selon Holger Schmieding, économiste de la banque Berenberg.

 

 

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lundi 20 août 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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