Archive mensuelle de août 2012

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Moody’s contre le relèvement du plafond du livret A

Moody’s contre le relèvement du plafond du livret A

 

 

Le relèvement du plafond du Livret A et du Livret de développement durable (LDD), annoncé la semaine dernière par le gouvernement, constitue un élément négatif pour la note des banques françaises, a estimé lundi l’agence de notation Moody’s Investors Service.  Ce relèvement, qui devrait également affecter « marginalement » les assureurs, va amoindrir la capacité des banques françaises à augmenter leur financement grâce aux dépôts, à un moment où elles essaient de réduire leur dépendance au financement sur les marchés, a expliqué Moody’s dans un communiqué.

 

 

Prix Carburant : un observatoire, pour quoi faire ?

Prix Carburant : un observatoire, pour quoi faire ?

 

Un observatoire pour quoi faire ? Le carburant est cher en raison de la raréfaction de la ressource, des marges du raffinage, de l’environnement géopolitique et surtout des taxes (plus de 50%°).Il ne fauta donc pas attendre grand chose des distributeurs.  Un rapport de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), daté du 10 avril dernier, confirme  «  La marge brute de transport/distribution est en augmentation non pas du fait de l’augmentation de la marge nette distributeur mais de l’augmentation des charges d’exploitation et des obligations réglementaires », affirme ainsi la DGCCRF. Et la direction de la concurrence, validant ainsi les arguments des distributeurs, énonce une longue liste de nouvelles réglementations et de taxes qui alourdissent les charges des stations-service : « la nouvelle réglementation applicable en matière de mise aux normes environnementales des stations, l’augmentation de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) (…), les certificats d’économie d’énergie, dont le coût d’obtention est répercuté sur les prix , l’augmentation des stocks de réserves (répercussion de la hausse des redevances à la SAGESS), l’augmentation de la taxe organique sur le chiffre d’affaire (en hausse du fait de la hausse des prix des carburants), l’interdiction de la vente d’alcool dans les stations services (pertes compensées par les distributeurs dans le prix des carburants) , la hausse des redevances sur les concessions d’autoroutes ». Dans ce document, la DGCCRF valide également la marge nette de 1 centime d’euro par litre que revendiquent les pétroliers en mentionnant une « marge commerciale nette de 1ct/l très comprimée par une forte concurrence de la grande distribution) ». Autre sujet de satisfaction pour les distributeurs de carburants : la direction de la concurrence balaie les soupçons de spéculations sur les stocks. « Les distributeurs suivent de manière permanente les évolutions conjoncturelles des cotations Platt’s pour recalculer quotidiennement le prix à la pompe tout en tenant compte du comportement de la concurrence dans la zone de chalandise. Le prix affiché est donc une valeur de remplacement, sans jeu sur des stocks spéculatifs (les capacités de stockage sont de toute façon faibles et de l’ordre de quelques jours de consommation) », affirme la DGCCRF dans ce rapport. Enfin, analysant l’épineuse question du délai de répercussion sur les pompes des variations des prix sur les marchés financiers, la DGCCRF conclut : « les variations des prix des cotations internationales sont répercutées dans les prix au détail de façon décalée dans le temps, et parfois lissée ». En expliquant : « dans le cadre d’une gestion intégrée de groupe, les stations-services reçoivent chaque jour des instructions d’ajustement en fonction des fluctuations internationales des prix du produit raffiné mais aussi de la concurrence locale et des coûts spécifiques de la station. Le produit est acheté à la cotation internationale du jour J et répercuté à J+1 ou J+2, jour de livraison dans les stations. Ainsi, un délai de répercussion de quelques jours est nécessaire pour répercuter les hausses et baisses constatées. ». « Certaines stations effectuent également un lissage des hausses et des baisses dans le temps : c’est-à-dire qu’elles ne répercutent pas la totalité de la hausse des prix des produits raffinés, telles que constatée avec la cotation Platt’s et lissent la hausse sur plusieurs jours : elles accumulent donc un « retard de répercussion » à la hausse. Si la baisse des prix s’amorce, alors qu’elles n’ont pas répercuté toute la hausse, les stations-service font repartir leurs prix à la baisse, et ne répercutent pas toute la baisse. Pris sur une période assez longue, le différentiel hausse-baisse est bien répercuté sur les prix mais avec une moindre amplitude », poursuit la DGCCRF. « Il est nécessaire de prendre un pas de temps suffisamment long pour analyser les répercussions », précise la direction de la concurrence. « en effet, sur une période courte, non prise dans la globalité de la période hausse/baisse, il est possible de conclure hâtivement que les distributeurs ne répercutent pas toute la baisse (alors que cette affirmation en soi exacte est à mettre en corrélation avec le fait qu’ils n’ont également pas répercuté toute la hausse précédente) », ajoute-t-elle. Reste à savoir si les ministres de l’économie, de la consommation et de l’énergie qui doivent rencontrer les distributeurs de carburants mardi matin à Bercy, pour leur demander « un effort », seront aussi sensibles à leurs thèses que la DGCCRF.

 

 

Nucléaire : Montebourg contre les verts

Nucléaire : Montebourg contre les verts

 

«Le nucléaire set une filière d’avenir pour Montebourg (BFM) même s’il doit être   »rééquilibré ». Une sortie qui fait grincer des dents les écologistes. Lundi matin sur RTL, le député Noël Mamère dénonce une nouvelle provocation, une entorse très sérieuse avec l’accord de la majorité. Il exige donc un démenti de la part du Président François Hollande. « Avec une augmentation continue de la consommation des ménages et industrielle, même en maintenant notre parc de centrales actuel », la question est de savoir « si nous allons continuer à investir », a déclaré Arnaud Montebourg. « Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d’avenir ». Le ministre a nuancé, en expliquant que s’ »il ne s’agit pas d’abandonner le nucléaire », il faut le « rééquilibrer ».  Arnaud Montebourg a également rappelé l’intérêt économique du nucléaire. « Nous avons besoin d’énergie et pas trop chère », a-t-il expliqué, et « la France a un atout extraordinaire entre ses mains qui lui a permis de bâtir son industrie ».  Grâce au nucléaire, l’industrie française a pu « passer les épreuves, y compris les chocs pétroliers, la crise ». « Notre choix d’avoir une énergie pas chère, abordable et en quantité est stratégique », a-t-il insisté rappelant que plusieurs pays européens revenaient au nucléaire, « même le Royaume uni, droite, gauche confondues ». Immédiatement sollicité, EELV a refusé de polémiquer avec le ministre. « Nous réagissons en n’attachant pas plus d’importance que cela » au propos d’Arnaud Montebourg « que nous connaissions déjà comme étant pro-nucléaire », a réagi Jean-Philippe Magnen, porte-parole du parti. Ce dernier a tenu à rappeler que « le Président a annoncé un grand débat national sur l’énergie ». « Il a pris un certain nombre d’engagements de réduire la part du nucléaire ». EELV est un partenaire de la majorité actuelle, et compte plusieurs ministres dans le gouvernement Ayrault. Pour sa part, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Delphine Batho, avait également dit qu’il n’avait « jamais été question ni de sortir ni d’abandonner le nucléaire ». Pendant sa campagne, le candidat Hollande n’a eu de cesse de répéter son engagement à réduire à 50% -contre 75% actuellement- la part du nucléaire dans la production d’électricité, à l’horizon 2025. En revanche il n’avait pas repris dans ses 60 engagements le volet de l’accord de gouvernement PS-EELV prévoyant la fermeture progressive d’une vingtaine de réacteurs nucléaires. Le Président a déclaré qu’il fermerait durant son quinquennat une seule centrale, celle de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire hexagonal.

 

Baisse du Carburants: quelques centimes, provisoirement et pas toute de suite !

Baisse du Carburants: quelques centimes,  provisoirement et pas toute de suite !

 

D’après des sources gouvernementales, la baisse de taxe, qui devrait porter sur la TICPE (ex-TIPP, qui représente environ 61 centimes par litre d’essence et 43 centimes pour le gazole) risque d’être limitée à quelques centimes, histoire de ne pas trop léser les finances publiques, en ces temps de disette budgétaire. Le manque à gagner serait tout de même de plusieurs centaines de millions d’euros, sachant que la TICPE a rapporté l’an dernier 25 milliards.  Mais ce coup de pouce aux automobilistes ne pourra entrer en vigueur au plus tôt que fin septembre, car il devra être inclus dans le projet de loi de finances pour 2013, attendu dans un mois.   »Réguler » Or, le gouvernement s’est engagé à agir contre la cherté des carburants avant la rentrée. Dans l’immédiat, il devrait donc demander aux détaillants (pétroliers et groupes de grande distribution) d’accepter de bloquer, voire de diminuer légèrement, les prix à la pompe.  Des négociations qui s’annoncent ardues. Sans surprise, le secteur traîne des pieds, sachant qu’il s’est déjà vu imposer une surtaxe de plus d’un demi-milliard d’euros cette année. Le raffinage bat de l’aile et les stations-service mettent en avant leurs maigres marges (de l’ordre d’un centime par litre, selon les professionnels), bien loin des énormes profits réalisés par Total dans la production de pétrole brut.  La principale organisation pétrolière, l’Ufip (Union française des industries pétrolières), satisfaite d’échapper au gel des prix qu’elle avait farouchement combattu, s’est dite ouverte à la discussion, mais les enseignes de la grande distribution Carrefour, Auchan, Casino et Cora, regroupées au sein de l’Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP), se sont montrées beaucoup plus réservées.  Parallèlement, les relevés hebdomadaires des prix à la pompe, qui seront diffusés lundi soir par le ministère de l’Ecologie, devraient maintenir la pression sur le gouvernement. Sauf surprise, gazole et essence resteront tout près de leurs records atteints en mars-avril, les cours du pétrole brut s’étant maintenus à des niveaux très élevés ces derniers jours.  Selon un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche, une majorité de Français (55%) se dit « plutôt mécontente » de la mesure proposée par le gouvernement et juge que « l’effort financier de l’Etat (n’est) pas suffisant ».  Les réunions à Bercy pourraient également donner lieu à des échanges sur la volonté du gouvernement de « réguler » le prix de l’essence, au-delà de la baisse de taxe.  Le Premier ministre s’est contenté d’évoquer un « mécanisme qui régule le prix des carburants », tout en écartant le retour d’une taxe « flottante », qui protégerait les consommateurs en cas d’emballement de l’or noir mais priverait alors l’Etat de milliards d’euros.

 

 

Unilever : »s’adapter car l’Europe redevient pauvre »

Unilever : »s’adapter car l’Europe redevient pauvre »

Le responsable pour l’Europe du géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever estime que « la pauvreté  va revenir » sur le continent, et veut adapter en conséquence sa stratégie. « La pauvreté revient en Europe », déclare Jan Zijderveld au quotidien allemand Financial Times Deutschland, ajoutant: « Si un Espagnol ne dépense plus en moyenne que 17 euros quand il fait les courses, je ne vais pas lui proposer un paquet de lessive qui coûte la moitié de son budget ».Jan Zijderveld dit vouloir s’inspirer désormais en Europe des méthodes utilisées par Unilever dans les pays asiatiques en développement, en vendant des produits meilleur marché car en plus petit conditionnement. « En Indonésie nous vendons des échantillons individuels de shampoing pour 2 à 3 centimes pièce et pourtant nous gagnons de l’argent », dit le responsable en Europe d’un groupe chapeautant des marques telles que Dove (savon), Magnum (crème glacée), Knorr (épicerie) ou Cajoline (adoucissant). Le Financial Times Deutschland rapporte qu’Unilever a par exemple commencé à vendre en Espagne de petits paquets de lessive ne permettant de faire que cinq machines. « Les marchés en Europe sont un peu les jeux Olympiques de la distribution: le plus difficile! Qui se sort d’ici, celui-là y arrivera partout », a déclaré Jan Zijderveld.

 

Règle d’or: 72% des Français veulent un référendum

Règle d’or: 72% des Français veulent un référendum

Hollande voulait faire adopter discrètement et vite  la traité relatif à la règle d’or européenne ( équilibre budgétaire à partir de 2016) ; pas de chance car ce traité est maintenant contesté par l’aile gauche du PS, par le front de gauche et une partie de l’opinion. Du coup, la voie parlementaire choisie par François Hollande pour l’adoption du nouveau traité européen semble loin de faire l’unanimité. Près des trois quarts des Français déclarent en effet souhaiter l’organisation d’un référendum sur ce traité instituant la « règle d’or » d’équilibre budgétaire, selon un sondage CSA pour l’Humanité à paraître lundi. 72% des personnes interrogées répondent « oui » sur le souhait d’un tel référendum, assortie d’une explication sur la règle d’or qui « prévoirait un retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2016 et s’imposerait donc au budget de l’Etat voté chaque année au Parlement ». 23% répondent non, 5% ne se prononcent pas. C’est parmi les sympathisants du PS que la proportion de personnes favorables à ce mode de ratification est la plus faible (66%) et parmi ceux du Front de Gauche (PCF + Parti de gauche notamment) qu’elle est la plus forte (80%). De leur côté, les sympathisants de droite sont 75% à dire oui un référendum. Sans attendre la publication de ce sondage, Jean-Luc Mélenchon a appelé dimanche, en clôturant dimanche les Estivales citoyennes du Front de gauche à Saint-Martin-d’Hères, en Isère, à une manifestation nationale à Paris pour réclamer un référendum sur sa ratification. Il s’agit de « montrer la force qui dit ‘non’ « , a-t-il aussi déclaré, sans préciser la date qu’il souhaitait pour cette mobilisation.

 

 

Merkel veut un nouveau traité européen

Merkel veut un nouveau traité européen

 

Un nouveau traité pour remplacer celui de Lisbonne et une vraie intégration européenne, c’est la proposition de Merkel. Reste à savoir si le moment est bien choisi en période de crise et d’euro scepticisme » généralisé. De toute manière il faudra des années pour l’adopter  et des mesures plus urgentes risquent d’être nécessaires d’ici là. La chancelière allemande Angela Merkel souhaite d’abord une la création « convention » destinée à dessiner les contours d’un nouveau traité permettant une intégration politique européenne approfondie afin de surmonter la crise que traverse le bloc monétaire, rapporte dimanche Der Spiegel. L’Allemagne plaide depuis un certain temps en faveur de transferts de souveraineté vers les institutions européennes, en particulier sur la question des budgets, mais cette idée est combattue par d’autres Etats membres de l’Union européenne. Angela Merkel espère qu’un sommet prévu en décembre puisse être l’opportunité de fixer un point de départ pour la convention sur un nouveau traité, écrit Der Spiegel. Cette idée, que le conseiller de la dirigeante allemande chargé des affaires européennes, aurait, selon le journal, lancée lors de réunions organisées à Bruxelles, rappelle une convention signée en 2011 par plus d’une centaine de parlementaires européens inspirée par la Convention de Philadelphie qui a mené à l’adoption de la constitution fédérale américaine. La convention signée par les députés européens a abouti à la création d’une charte, rejetée ensuite par les électeurs français et néerlandais. Elle a toutefois pris ensuite la forme du Traité de Lisbonne, en vigueur actuellement. De nombreux Etats membres, qui ont encore à l’esprit les longs débats et les nombreux contretemps qui ont précédé l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne sont réticents à l’idée de s’embarquer dans un nouveau processus de réformes institutionnelles. Certains pays, comme l’Irlande, devraient en tout état de cause faire valider tout nouveau texte par référendum. Un nouveau texte pourrait par ailleurs accentuer la pression en Grande-Bretagne, où toute idée d’un renforcement de l’intégration politique est très impopulaire, en faveur d’une sortie pure et simple de l’Union européenne. L’Allemagne estime toutefois que l’approfondissement de l’intégration budgétaire et politique, avec une supervision de l’Union européenne sur les budgets nationaux, est indispensable pour garantir que les Etats membres mettent de l’ordre dans leurs finances et pour restaurer la crédibilité de la zone euro.

 

 

Economie politique société: derniers articles

dimanche 26 août 2012

 

 

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La zone euro s’enfonce dans la récession qui va tout faire exploser

La zone euro s’enfonce dans la récession qui va tout faire exploser

 

 

La zone euro plonge,  le troisième trimestre va conformer cette tendance. Une récession d’au moins 0.5%. Cette récession va évidemment se prolonger du faiat de l’effet amplificateur de l’attentisme(Le taux d’épargne en hausse témoigne des craintes sur le futur). Une récession qui remettre en cause beaucoup de choses : les perspectives budgétaires, l’endettement, le chômage, la consommation, les investissements, le commerce international et au bout la croissance mondiale. Bref autant dire qu’il faudra tout remettre à plat d’ici quelques mois quand o aura constaté que c’est le monde entier qui est concerné par cette crise systémique. On assistera alors à de nouvelles réunions d’urgence du G20 et des institutions européennes. Sans doute trop tard. La situation sera alors difficilement maîtrisable.  Mi-août, l’office européen de statistique Eurostat avait publié une première estimation du Produit intérieur brut de la zone euro montrant un recul de 0,2% au deuxième trimestre après une stagnation au premier, et les analystes avaient alors unanimement averti que le recul du PIB devrait se poursuivre au troisième trimestre. Or une période de récession correspond techniquement à deux trimestres consécutifs de repli du PIB.  L’indice PMI, qui mesure l’activité du secteur privé, publié jeudi, a apporté de l’eau à leur moulin en affichant une contraction de l’activité dans la zone euro pour le septième mois consécutif.   »Ensemble, les indices de juillet et d’août semblent conformes à une baisse trimestrielle du PIB de l’ordre de 0,5 ou 0,6% » au troisième trimestre, et « il faudrait donc un rebond substantiel en septembre pour contredire ces prévisions », selon Rob Dobson, analyste de la société Markit, qui publie cet indice.  Une récession serait la seconde en trois ans pour la zone euro, qui était revenue à la croissance au troisième trimestre 2009. Une nouvelle plongée a été évitée de justesse jusqu’ici puisque le PIB a été négatif au quatrième trimestre 2011 (-0,3%) et nul au premier trimestre de cette année.  Mais désormais l’Allemagne, qui a jusqu’ici bien résisté à la morosité économique à l’inverse des pays du sud de la zone, avec une progression du PIB de 0,3% au deuxième trimestre, commence à montrer des signes de fragilité.  Markit souligne ainsi que si l’activité recule dans les deux principales économies de la région, ce repli ralentit en France tandis qu’il s’accélère en Allemagne.  La contraction de l’activité observée outre-Rhin pour le septième mois consécutif « laisse penser que la modeste progression de l’économie observée au deuxième trimestre ne se répétera pas au troisième », juge Jonathan Loynes de Capital Economics.  L’indice PMI des services est même « tombé bien en-dessous du seuil de 50, à 48,3 pour la première fois depuis l’été 2009, signe que la consommation des ménages allemands pourrait s’affaiblir après un très bon deuxième trimestre », souligne de son côté Julien Manceaux, d’ING.  L’indice PMI signale une progression de l’activité lorsqu’il dépasse 50 et une contraction en-dessous de ce seuil.  Pour cet analyste, de manière générale « la combinaison entre tensions sur les marchés financiers et austérité budgétaire demeure un frein important à la demande intérieure dans la zone euro, et la demande extérieure est trop faible pour avoir un effet compensateur ».  Il estime qu’un « revirement du sentiment économique ne pourra intervenir que lorsque l’avenir de la zone euro commencera à paraître moins incertain », ce qui « malheureusement, ne devrait pas arriver de sitôt ».

 

 

Crise: le Portugal, comme la Grèce, demande des délais

Crise: le Portugal, comme la Grèce, demande des délais

Le Portugal ne teindra pas ses délais en matière d’objectifs budgétaires, comme la Grèce le Portugal demande des délais (et donc un nouveau plan d’aide). Le Portugal, dont l’objectif de déficit public semble compromis cette année en raison d’une baisse de recettes fiscales, pourrait être contraint, à l’instar de la Grèce, de demander plus de souplesse dans la mise en œuvre du plan d’austérité imposé par ses créanciers, selon les analystes.  D’après la direction générale du budget, les recettes fiscales ont reculé sur les sept premiers mois, de 3,5% sur un an, en raison notamment d’une forte baisse de la consommation sur fond de récession, avec une contraction de l’économie prévue de 3% cette année et un taux de chômage record, actuellement à 15%.  Dans ce contexte, le gouvernement ne sera pas en mesure de respecter l’objectif de déficit public de 4,5% du PIB à la fin de l’année, s’accordent à dire de nombreux analystes et il devra trouver entre deux et trois milliards d’euros pour compenser cet écart budgétaire.  Le ministre des Finances, Vitor Gaspar, « a perdu le combat », affirme le quotidien Diario Economico ajoutant qu’il n’a pas su « prévoir l’impact de la récession dans les recettes fiscales ». « Ces chiffres préparent les responsables nationaux et internationaux à une plus grande souplesse du plan d’ajustement budgétaire » du Portugal, a indiqué à l’AFP l’économiste Paulo Mourao de l’Université du Minho.  Le Portugal a obtenu en mai 2011, de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, un prêt de 78 milliards d’euros, en échange d’un programme de rigueur et de réformes visant à assainir ses finances publiques et relancer son économie.  En échange, le gouvernement s’était engagé à ramener son déficit public à 3% du PIB en 2013, après un résultat meilleur que prévu en 2011, à 4,2%, grâce à des mesures exceptionnelles.  Mais la mesure phare de la politique d’austérité du gouvernement de centre droit, qui consistait à supprimer les 13e et 14e mois des fonctionnaires et des retraités gagnant plus de 1.000 euros par mois en 2012, 2013 et 2014, a été jugée anticonstitutionnelle.  L’exécutif, qui va commencé à préparer le budget 2013 à la rentrée, devra ainsi trouver une mesure équivalente équitablement répartie pour compenser le manque à gagner.  La troïka UE-FMI-BCE, représentant les bailleurs de fonds du pays, a déjà exprimé sa préférence pour des mesures axées sur les baisses des dépenses et les réformes structurelles.  Le gouvernement, qui maintient pour l’instant officiellement ses objectifs budgétaires pour cette année, a toutefois déjà admis en juin dernier que l’ »effort nécessaire sera très important ».  Une source du ministère des Finances, citée jeudi par l’agence de presse Lusa, a reconnu que pour corriger l’écart budgétaire d’ici à la fin de l’année, le gouvernement devra adopter des mesures de rigueur supplémentaires ou obtenir un assouplissement des objectifs.   »Nous nous attendons à ce que le Portugal demande bientôt une extension du plan de sauvetage », a estimé récemment la banque américaine Citigroup dans un rapport, prévoyant que Lisbonne « manque l’objectif de déficit » en 2012.   »Cet échec budgétaire pourra avoir des conséquences dans la crédibilité externe du pays auprès des investisseurs internationaux, compliquant ainsi un retour déjà difficile aux marchés en septembre 2013″, comme le prévoit le plan d’assistance, a affirmé Bruno Proença, directeur du Diario Economico.  Mais selon lui, de nouvelles mesures de rigueur, « ne résoudront rien et ne feront que plomber davantage l’économie ».

 

 

Grèce: Hollande ne se mouille pas

Grèce: Hollande ne se mouille pas

Ne pas fâcher les grecs, ne pas fâcher Merkel et cela donne une déclaration ambigüe. Sur la même ligne que Berlin, François Hollande a maintenu samedi la pression sur la Grèce et refusé de s’engager immédiatement sur le sursis réclamé par Athènes pour assainir ses finances publiques, mais le président français s’est voulu attentif aussi aux souffrances du peuple grec.   »Pour moi (la question) ne se pose pas, la Grèce est dans la zone euro et la Grèce doit rester dans la zone euro », a-t-il martelé à l’issue d’une première rencontre d’une heure avec le nouveau Premier ministre grec Antonis Samaras.  Pour autant, a-t-il enchaîné, la Grèce « doit faire la démonstration, encore, de la crédibilité de son programme et de la volonté de ses dirigeants d’aller jusqu’au bout ».  L’avertissement est clair mais il a été assorti d’un mot de compassion à l’adresse de l’opinion publique grecque qui a déjà consenti des efforts « douloureux »: si des efforts financiers et des « réformes structurelles » sont encore nécessaires de la part d’Athènes, il faut faire « en sorte que ce soit supportable pour la population ».  Paris entend éviter à tout prix une nouvelle crise politique et sociale qui porterait vraisemblablement le coup de grâce à l’économie grecque et aurait des conséquences délétères pour la zone euro.  Une préoccupation partagée au premier chef par Antonis Samaras. Elu en juin, celui-ci a fait samedi de la préservation de « la cohésion sociale » dans son pays un « objectif » tout aussi prioritaire que le retour à la croissance.  Désormais, le calendrier européen est clair. Comme la chancelière allemande qui avait reçu M. Samaras la veille à Berlin, le président Hollande a répété que les partenaires européens de la Grèce attendraient le rapport de la troïka des créanciers (FMI, BCE et UE) qui doit être publié fin septembre avant que l’Europe ne fasse « ce qu’elle doit » faire pour aider davantage Athènes.  François Hollande et Angela Merkel avaient scellé cette position commune jeudi lors d’un dîner de travail à la chancellerie qui avait préparé ces rencontres avec Antonis Samaras.   »Il n’y a plus de temps à perdre » et « le plus tôt sera le mieux » pour prendre des décisions, « c’est-à-dire après le rapport de la troïka au Conseil européen » des 18 et 19 octobre, a cependant insisté le président français.  En réponse, Antonis Samaras a multiplié les assurances: Oui, « la Grèce y arrivera », oui, elle « restera dans la zone euro » et jouera même « un rôle important dans l’Union européenne ».

 

Carburants: un petite réduction

Carburants: un petite réduction mais pas de blocage, par de TICP flottante

 

Pas de blocage, pas de TICP (TIPP) flottante mais une petite réduction (un ou deux centimes ?) . Pas étonnant que le mécontentement soit grand sur ce dossier qui avait faiat l’objet de beaucoup de démagogie pendant la période électorale. Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a assuré samedi à la Rochelle que les prix des carburants allaient baisser la semaine prochaine, sans même attendre les entretiens prévus lundi et mardi avec les industriels et la grande distribution.   »Je le dis ici, les prix des carburants baisseront par un effort partagé. Je m’y engage maintenant, ce sera chose faite la semaine prochaine », a lancé M. Moscovici à l’Université d’été du Parti socialiste, selon un document vidéo d’une rencontre plénière visionné par l’AFP.  Interrogé ensuite par l’AFP, le ministre n’a pas souhaité confirmer la teneur de cette déclaration, alors que des annonces étaient jusqu’alors attendues pour mardi soir.   »Il y aura des décisions qui seront prises, qui marqueront la volonté du gouvernement que le prix du carburant soit plus faible qu’il n’est aujourd’hui, soit inférieur. Il y aura, j’espère, un effort partagé. Nous voulons convaincre. Et je souhaite que cette décision soit applicable, très vite, immédiatement », a-t-il alors déclaré.  En dévoilant les grandes lignes de son plan contre la flambée des prix à la pompe, Jean-Marc Ayrault avait évoqué mercredi une diminution « modeste » et « provisoire » de taxe et appelé les autres parties prenantes, les pétroliers et les distributeurs, à fournir « leur propre part d’effort ».  Le gouvernement est sous pression sur ce sujet, après avoir renoncé à la promesse d’un gel temporaire des prix prise par François Hollande avant son élection, trop coûteux pour les caisses de l’Etat.  Un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche indique aussi qu’une majorité de Français (55%) se disent « plutôt mécontents » sur ce dossier et jugent que « l’effort financier de l’Etat (n’est) pas suffisant ». De surcroît, cette baisse de taxe ne peut pas entrer en vigueur avant fin septembre, au plus tôt, car elle devra être au préalable incluse dans le projet de loi de finances pour 2013, attendu dans un mois, alors que le gouvernement avait promis d’agir avant la rentrée.

 

Traité européen : l’aile gauche du PS contre

Traité européen : l’aile gauche du PS contre

 

 Marie-Noëlle Lienemann une des animatrice de l’aile gauche du PS  a clairement dit qu’elle refuserait de voter ce texte. «J’étais opposé à ce texte avant, j’y suis toujours opposé, il faut être cohérent, même si je salue l’action de François Hollande sur ce texte qui a permis de commencer à lever le couvercle», explique de son côté Jérôme Guedj, qui a déposé une contribution avec la sénatrice de Paris. «C’est un non exigeant de soutien à François Hollande et un non pro-européen», promet-il. Car c’est un «non» qui aidera François Hollande à négocier d’autres textes européens en s’appuyant «sur ce rapport de force», veut-il croire. Un autre fédéralisme est possible», assure-t-il. «C’est le texte de Merkozy, pas celui de Hollande», insiste-t-il. Marie-Noëlle Lienemann rappelle que 30% des électeurs qui ont voté François Hollande ont hésité avec Jean-Luc Mélenchon, notoirement opposé à ce texte. Un rejet du texte lui «ferait tellement plaisir. Cela permettrait à François Hollande de reprendre son bâton de pèlerin pour renégocier le texte», imagine-t-elle, avant de qualifier ce scénario de «chimères». Au-delà des convictions, l’aile gauche vend un bon coup tactique au moment où Mélenchon se met à taper comme un sourd sur le gouvernement. «Il ne faut pas externaliser à l’extrême gauche la contestation à la construction européenne. Politiquement, il ne faut pas qu’il y ait une césure entre le PS et le reste de la gauche», assure-t-il. «La gauche est menacée par le conformisme, la pensée unique et le doigt sur le pantalon», plaide-t-il encore. Mais sans «donner de leçon ni avoir un ton comminatoire». Les deux assurent que leur refus de voter le texte ne mettra pas à mal la solidarité gouvernementale. «Il ne faut être ni un parti godillot, ni un parti guérilla», glisse Jérôme Guedj. «François Hollande a assez de science politique pour savoir gérer à certains moments des désaccords et faire le rassemblement», espère Marie-Noëlle Lienemann. On ne sait pas si le chef de l’Etat a prévu de faire appel à son fameux sens de la synthèse mais Martine Aubry, vendredi soir, a mis les choses au clair devant les journalistes qu’elle recevait pour son traditionnel pot: «Si j’étais au gouvernement et si je ne partageais pas une décision aussi importante, j’en tirerais moi-même les conséquences». La question portait sur les écologistes, et notamment sur les ministres écologistes, mais le rappel à l’ordre vaut pour les socialistes, a-t-elle précisé.

 

Traité européen : des parlementaire socialistes demandent à Hollande de s’expliquer

Traité européen : des parlementaire socailistes demandent à Hollande de s’expliquer

 

Préciser sa « vision du futur » sur l’Europe et éclairer sa position vis-à-vis du Traité budgétaire européen. C’est ce qu’ont demandé quinze parlementaires socialistes à François Hollande dans une lettre datée du 22 août. Ces « parlementaires socialistes de la Gauche durable », qui vont avoir à se prononcer sur le traité au début de la session ordinaire d’octobre, réclament que le chef de l’Etat ait « une parole publique forte ». « Les Français et beaucoup d’Européens espèrent encore plus de vous et de la France », écrivent-ils. « Ces citoyens veulent surtout que se dessine une perspective durable pour l’Europe et pour la France dans l’Europe. Ils veulent savoir quelle vision du futur inspire chaque étape, pour comprendre le moment présent ». Christian Paul, député de la Nièvre, a précisé : « nous avons la conviction que le traité peut emporter une majorité s’il est éclairé par l’étape d’après ». « Si les Français veulent adhérer, il faut que le dessein européen que présente la France soit clairement énoncé devant le pays à la veille de la ratification », a-t-il poursuivi. « Il faut créer l’adhésion ». Pour la sénatrice de l’Oise Laurence Rossignol, également signataire de la lettre, « la question du vote à l’Assemblée ne se réglera pas avec des menaces et des gros yeux. Tous ces parlementaires qui vont devoir se prononcer, il faut les inscrire dans un processus ambitieux pour l’Europe ». Parmi les signataires figurent des élus « n’ayant pas pris position sur le traité », comme Philippe Baumel (Saône-et-Loire). D’autres « sont enclins à le voter, car voter ‘non’ n’aurait pas un débouché politique immédiat, c’est mon cas », a souligné Christian Paul. D’autres signataires, comme Barbara Romagnan (Doubs), Olivier Dussopt (Ardèche), et Pouria Amirshahi (Français de l’étranger, Afrique du Nord), ont pour le moment une « grande réticence à voter le texte », a-t-il précisé. La liste comprend des eurodéputés, comme Pervenche Bérès

 

 

Placé (EELV) voit le retour de Sarkozy

Placé (EELV) voit  le retour de Sarkozy

Placé (les Verts) pronostique le retour de Sarkozy d’ici 4 ans ; Une prévision vraisemblable ca tout indique que la crise va s’approfondir, que le gouvernement va choisir l’immobilisme et que la côte de Hollande risque de dégringoler très rapidement et bien avant la fin du mandat. C’est sans doute aussi l’avertissement que lance indirectement Placé à  l’égard de Hollande. Jean-Vincent Placé, président du groupe Europe Ecologie-Les Verts (EELV) au Sénat, s’est dit samedi « certain » que l’ex-président Nicolas Sarkozy reviendrait en politique. Interrogé par France Inter sur cette éventualité, l’élu de l’Essonne a répondu: « J’en suis certain ». « Il a très, très bien réussi sa sortie, il a pesé ses mots au millimètre dans sa déclaration lors de sa défaite », « c’est quelqu’un qui a est passionné de la politique, qui a le virus de la politique ». Le responsable d’Europe Ecologie-Les Verts a encore mis en avant le score réalisé le 6 mai par le candidat UMP (48,38%) au bout de dix ans au gouvernement, « c’est-à-dire mieux que Valéry Giscard d’Estaing en 1981″ (48,24%). « De ce que je vois de son impatience à commenter de façon totalement à côté de la plaque la situation syrienne pendant l’été », « dans quatre ans vous vous souviendrez » de ce pronostic, a assuré Jean-Vincent Placé.

 

 

Traité européen : Ayrault sermonne les écolos

Traité européen : Ayrault sermonne les écolos

Mise en garde contre les écolos mais sans doute aussi l’aile gauche du PS concernant le contesté traité européen. Un traité qui a du mal à passer. Un traité qui devait être renégocié et qui en faiat es resté en létat avec seulement un tout petit volet de croissance dont l’essentiel était déjà prévu. Ayrault aura du mal à faire croire que le traité européen a réellement été renégocié. Jean-Marc Ayrault prévient donc, dans le Journal du dimanche, les écologistes d’EELV qui veulent voter contre le traité européen qu’ »on est solidaire quand on est membre du gouvernement » et veut conjurer « le risque d’une crise européenne ». Plusieurs parlementaires d’Europe Ecologie-Les Verts, une formation qui compte deux ministres dans ses rangs, veulent voter contre le traité européen, qui sera débattu en octobre au Parlement. A la ministre du Logement et ancienne patronne d’EELV, Cécile Duflot, Jean-Marc Ayrault « demande, comme à tous (ses) amis écologistes, d’expliquer ce que signifie la participation gouvernementale et de faire comprendre ce que signifierait l’ouverture d’une crise européenne aujourd’hui ». « Les écologistes, comme tous les autres ministres, sont entrés au gouvernement en connaissant les engagements du président pris devant les Français », prévient-il. « La discussion au Conseil des ministres est libre, mais une fois que la décision est prise, la règle, c’est la solidarité gouvernementale », dit encore le Premier ministre. »Dans toutes les démocraties, on est solidaire quand on est membre du gouvernement. Personne n’est devenu ministre contre son gré », affirme-t-il. « Au sein des groupes parlementaires, j’ai toujours accepté la discussion. Je n’ai pas une conception caporaliste de la politique. Mais lorsqu’une décision sur une question aussi importante est prise, elle doit être respectée », poursuit Jean-Marc Ayrault, pour qui « il faut des limites ».

 

Carrefour suppression de 1.000 postes ?

Carrefour suppression de 1.000 postes ?

Victime de la baisse de la consommation et surtout de la concurrence Carrefour s’apprêterait à supprimer jusqu’à 1000 emplois administratifs. Les syndicats FO et CFDT du groupe de distribution Carrefour, premier employeur privé de France, craignent la suppression de 600 à 1.000 postes administratifs sur les neufs différents sièges du groupe, la direction se refusant de son côté à tout commentaire.   »Nous avons la certitude qu’il y aura entre 600 et 1.000 suppressions de postes sur un total de près de 7.000 postes-siège, soit plus de 10% des effectifs-siège », a assuré vendredi à l’AFP Bruno Moutry, délégué CFDT du groupe Carrefour qui a vu sa rentabilité chuter en 2011.  Pour le syndicaliste, qui évoque des « sources internes au plus haut niveau », « ce n’est pas vraiment une grosse surprise ».  Le 18 juin, devant l’assemblée des actionnaires, le nouveau PDG du groupe, Georges Plassat, avait dit que le groupe de distribution devait réduire ses frais généraux beaucoup trop importants et les coûts liés aux structures centrales et au marketing, au bénéfice des magasins.  Contactée par l’AFP, la direction de Carrefour, s’est refusée à tout commentaire.   »Nous avons cependant la garantie que cela se fera à partir d’un plan de départs volontaires. Mais il est évident pour nous, que s’il n’y a pas suffisamment de gens qui acceptent de partir, on ira vers un plan social », s’inquiète M. Moutry.  Selon les syndicats, une réunion des élus des comités d’entreprise concernés doit avoir lieu à 17H30 le 29 août, une heure avant un comité de groupe extraordinaire dont l’ordre du jour porte sur « la situation et les perspectives économiques et sociales pour Carrefour en France concernant les sièges ».   »On sait ce qu’il y a derrière, M. Plassat ne s’en est d’ailleurs pas caché. Il fera lui-même une annonce le 30 août au matin », a indiqué le syndicaliste. Ce jour-là, Carrefour doit annoncer ses résultats semestriels. Le groupe de distribution, qui compte 412.000 collaborateurs dans le monde, dont 115.000 en France et qui est le numéro deux mondial du secteur, a vu son bénéfice net chuter de 14,3% en 2011.

 

Wall Street : l’espoir en la FED fait vivre

Wall Street : l’espoir en la FED fait vivre

Faute de bons indicateurs économique, on se rabat sur les éventuelles intentions des banques centrales ; Une manière de se raccrocher à quelque chose de positif. En Chine, l’activité manufacturière a continué à se contracter au mois d’août pour le neuvième mois consécutif; en Europe, l’activité du secteur privé dans la zone euro a encore décliné en août; et aux Etats-Unis, les inscriptions au chômage la semaine dernière se sont de nouveau inscrites en hausse.  Autant de signes qui constituent « un environnement extérieur moins bon pour les entreprises américaines », a relevé Evariste Lefeuvre, de Natixis.  L’évolution de la situation dans la zone euro était une autre préoccupation essentielle des opérateurs cette semaine.   »Les dirigeants européens sont revenus de vacances et les rencontres se sont multipliées » pour tenter de trouver une issue à la crise de la dette, a noté Christopher Low, de FTN Financial.  Le Premier ministre grec Antonis Samaras a notamment engagé un ballet diplomatique dans l’espoir d’obtenir des concessions sur le programme de rigueur imposé à son pays, rencontrant cette semaine le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, la chancelière allemande Angela Merkel et samedi le président français François Hollande.  Parallèlement, les taux d’emprunt en Espagne et en Italie ont une nouvelle fois grimpé vendredi sur le marché obligataire, « suggérant une possible contagion de la situation grecque », a souligné Christopher Low.  Le courtiers sont très attentifs à toutes ces nouvelles car « les répercussions d’une dissolution de la zone euro irait bien au-delà de l’Europe », a relevé l’analyste.  De l’autre côté de l’Atlantique, les minutes de la dernière réunion de la Fed, du 31 juillet et du 1er août, diffusées mercredi, ont marqué la semaine.   »Les indices avaient beaucoup monté en anticipation d’une Fed assez offensive, annonçant la possibilité d’un QE3″, une nouvelle phase d’assouplissement monétaire, a noté M. Lefeuvre.  Mais si les responsables de la Fed ont indiqué dans ce document ne pas exclure d’augmenter « sous peu » leur soutien à l’économie américaine, en cas d’un ralentissement persistant de l’économie, plusieurs signaux contrastés ont été envoyés depuis par plusieurs de ses dirigeants.  Les marchés d’actions sont donc désormais « sceptiques » sur une possible intervention de la Fed, mais « les marchés obligataires sont encore optimistes », a relevé M. Low, notant que les rendements des bons du Trésor américain avaient beaucoup baissé. Ils étaient vendredi à 1,678% contre 1,816% la semaine précédente.   »Comme le message envoyé par les minutes était loin d’être clair, le marché est maintenant focalisé sur Jackson Hole », dans le Wyoming, a relevé M. Lefeuvre.  Le 31 août, le président de la Fed, Ben Bernanke, doit y intervenir lors d’un séminaire international de politique monétaire organisé par la Fed. Il a ces dernières années utilisé cette tribune pour poser les bases de sa politique avant la rentrée.

 

 

Samsung doit verser un milliard de dollars à Apple

Samsung doit verser un milliard de dollars à Apple

Le verdict est tombé dans la nuit de vendredi à samedi : Samsung, reconnu coupable de violation de brevets, est condamné à verser à son concurrent plus d’un milliard de dollars, soit environ 800.000 euros.  Cette victoire de la firme américaine contre son homologue sud-coréenne pourrait entraîner une interdiction pure et simple des ventes de certains produits phares de Samsung aux Etats-Unis et, par conséquent, consolider la domination d’Apple sur un marché en pleine expansion dans le monde. Un juge américain tranchera cette question le 20 septembre à la demande d’Apple. Qu’est reproché à Samsung ? Principalement d’avoir copié le « rebond » en bas de page quand on scroll et les fonctions de zoom, à deux doigts et en double-cliquant. Pire, le jury, qui a pris ces décisions après moins de trois jours d’étude du dossier, a estimé que Samsung avait copié « en connaissance de cause ». Maigre consolation toutefois pour la firme sud-coréenne, le jury a considéré que le design de sa tablette, la Galaxy Tab, n’était pas inspiré de l’iPad. « Il ne s’agit pas du dernier mot dans cette affaire ni dans les batailles en cours devant les tribunaux à travers le monde, dont certains ont déjà rejeté de nombreuses plaintes d’Apple », a réagi Samsung, qui déposera un recours contre cette décision. Le premier vendeur de téléphones dans le monde considère que ce jugement constitue « une perte pour le consommateur américain » car il va brider l’innovation et entraîner une hausse des prix. Chez Apple, cette victoire totale pourrait donner des ailes dans la lutte contre le système Android. Avant son décès en octobre 2011, Steve Jobs avait déclaré à son biographe vouloir mener une guerre « thermonucléaire » contre Android.

 

Grande-Bretagne : récession confirmée

Grande-Bretagne : récession confirmée

Le PIB britannique s’est contracté de 0,5% au deuxième trimestre, tant trimestriellement qu’annuellement, a annoncé vendredi l’Office national de la statistique. En première estimation, il avait été annoncé en contraction de 0,7% d’un trimestre sur l’autre et la révision est conforme au consensus des analystes. La baisse de 0,5% du PIB entre avril et juin est toutefois la plus importante enregistrée depuis le premier trimestre de 2009. « La nouvelle est un peu moins effrayante mais le bilan est à peu près le même: l’économie britannique a reculé sur trois trimestres consécutifs », a observé Vicky Redwood, chez Capital Economics. « Etant donné le poids du resserrement budgétaire, la crise de la zone euro et l’endettement élevé du pays, nous doutons toujours qu’une reprise économique forte nous attend », a ajouté l’économiste. La livre sterling a touché un plus bas de deux semaines face à l’euro à l’annonce des chiffres du PIB, tandis que, sur les marchés de taux, le contrat septembre sur le gilt a grimpé. Certains investisseurs avaient parié sur une révision à la hausse encore plus importante. La révision à la hausse de l’activité économique britannique au deuxième trimestre s’explique par la baisse moins prononcée que prévu du secteur de la construction et de la production industrielle. Néanmoins, la baisse de 3,9% de la production dans le BTP (-5,2% en première estimation) constitue la principale contribution négative au PIB.  

 

 

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