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Prix Blé, Maïs plus de 30%, des conséquences pour l’alimentation

Prix Blé,  Maïs plus de 30%, des conséquences pour l’alimentation

 

Sur les deux derniers mois, le cours du blé a bondi dans l’Hexagone de 28 % et celui du maïs de 35 %. «Les coûts vont augmenter, il est logique qu’à l’autre bout de la chaîne, il y ait aussi une revalorisation des prix», a expliqué pour sa conférence de presse de rentrée le patron du principal syndicat agricole français. Selon lui, c’est sur les produits animaux que l’impact est le plus important et, notamment, sur le porc et la volaille, nourris avec des grains. Rappelant que l’an dernier, cette même volaille avait baissé de 4 à 5 % pour répercuter la baisse du prix de son alimentation, il appelle désormais la grande distribution à la table des négociations pour envisager une hausse. Selon les calculs de la FNSEA, pour qu’un producteur ne perde pas d’argent avec la hausse du grain, la côte de porc devrait augmenter de 6 à 8 %. «La grande distribution devra faire preuve de discernement, prévient-il, en répercutant la hausse selon la part du prix des matières premières dans le produit final. Le yaourt devrait être moins touché que la viande ou le lait.» Tout en se montrant préoccupé par la situation internationale, Xavier Beulin ne souhaite pas noircir le tableau. «Si la situation du blé et du maïs va être tendue, le riz, lui, n’a pas été touché par la météo et la récolte à venir de l’hémisphère pourrait être de meilleure facture.» Au-delà de cette crise, il estime pourtant que l’agriculture va devoir s’habituer à des prix plus volatils, comme l’avait souligné récemment le directeur de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), José Graziano da Silva. «Actuellement, certaines variations de prix agricoles au cours d’une journée dépassent celles que nous connaissions auparavant sur une année entière, relève Xavier Beulin. Le consommateur va devoir accepter des situations de baisse et de hausse même si des mécanismes tenteront de les limiter.» Puisque les changements climatiques vont peser durablement sur les cours, pour limiter l’impact de ces fluctuations, le leader syndical estime que «l’agriculture ne peut plus vivre à court terme». Il appelle notamment de ses vœux une véritable politique de stockage des produits agricoles avec des infrastructures, mais surtout une gouvernance internationale des stocks. Et au niveau des exploitants, l’avenir pourrait passer par des contrats définissant un prix moyen sur une longue période

 

 

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