• Accueil
  • > MEDEF (université d’été) : La compétitivité d’abord

MEDEF (université d’été) : La compétitivité d’abord

MEDEF (université d’été) : La compétitivité d’abord

Pour résorber le chômage, le patronat réclame au gouvernement des gestes sur trois types de compétitivité. D’abord, la compétitivité coût. «Créer un environnement favorable pour l’emploi, cela implique de ne surtout pas augmenter les charges pesant sur le travail», prévient Laurence Parisot en visant notamment la promesse de campagne de François Hollande de supprimer les allégements de charge au-delà de 1,5 smic qui pourrait figurer dans le projet de loi de finances de Sécurité sociale.  Deuxième axe, «la compétitivité hors coût». Cela passe par une plus grande flexibilité du marché du travail. «Il faut absolument laisser à l’entreprise la possibilité de s’adapter rapidement aux creux des carnets de commandes», explique Laurence Parisot, qui juge cette philosophie compatible avec davantage de sécurité pour les salariés. Ce dossier épineux promet d’empoisonner la rentrée sociale. Lors du sommet du 9 juillet dernier, Jean-Marc Ayrault avait rejeté la demande du patronat de négocier sur la flexibilité, mais le texte transmis à l’issue de la conférence laissait planer l’ambiguïté. «À ce stade, rien ne nous assure que le mot flexibilité figurera dans le document d’orientation qui sera transmis mi-septembre aux partenaires sociaux pour servir de base à la négociation “sécurisation de l’emploi”», indique un responsable patronal. Au Medef, la ligne est claire: si ce thème est absent, il n’est pas question de s’asseoir à la table des négociations.  Enfin, Laurence Parisot entend profiter de l’université d’été pour sensibiliser le gouvernement sur «la compétitivité psychologique».«Le discours des pouvoirs publics ne doit pas laisser planer le moindre doute sur leur soutien aux entrepreneurs», rappelle Laurence Parisot. «L’entrepreneur est avant tout un pionnier. Si cette qualité ne peut plus s’exercer ou s’il s’inquiète de la politique économique du gouvernement, comment investirait-il encore, comment embaucherait-il, comment innoverait-il? Pire, il pourrait partir.» Manière d’inviter le gouvernement à garder la main légère sur la future taxe à 75 % et surtout à cesser de stigmatiser les patrons comme Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, l’a fait durant l’été avec une virulence très mal reçue par les patrons.

 

 

0 Réponses à “MEDEF (université d’été) : La compétitivité d’abord”


  • Aucun commentaire

Laisser un Commentaire




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol