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Crédit agricole « victime » de la Grèce et de l’Italie

Crédit agricole «  victime » de la Grèce et de l’Italie

 

Crédit agricole au départ au service exclusif du développement agricole s’est progressivement aventuré dans les terres de la financiarisation économique débridée et cela à l’échelle internationale. Résultat, une banque ordinaire qui fait des  placements aventureux avec l’argent de ses clients. Crédit Agricole SA, véhicule coté du groupe bancaire Crédit Agricole, a enregistré au deuxième trimestre un bénéfice net divisé par trois (-67,4%), à 111 millions d’euros, un repli principalement lié à l’Italie et à la Grèce, selon un communiqué publié ce mardi. En Italie, des dépréciations sur les titres de la banque Intesa Sanpaolo que Crédit Agricole SA détient ont pesé pour 427 millions d’euros, tandis que sa filiale grecque en difficulté Emporiki, dont le groupe étudie la cession, a représenté un coût de 370 millions.  Sur ce dernier dossier, Crédit Agricole SA indique que son conseil d’administration a étudié les offres fermes reçues le 8 août mais qu’ »aucune décision n’a été prise à ce jour pour retenir l’une ou l’autre de ces offres pour des négociations plus avancées ». Il met ce délai sur le compte des discussions en cours avec, entre autres, la Banque de Grèce et la Commission européenne concernant les modalités de l’opération. La banque ne détaille pas qui sont les prétendants mais la Banque Nationale de Grèce (BNG), première banque commerciale du pays, Eurobank et Alpha Bank ont déjà indiqué de leur côté avoir déposé chacune une offre pour le rachat d’Emporiki.  Les effets de l’Italie et de la Grèce sont en partie compensés par une réévaluation de la dette propre de Crédit Agricole SA pour 140 millions d’euros. La baisse de valeur théorique de la dette de la banque, du fait d’une dégradation des marchés, permet en effet de gonfler le résultat.  Concernant son plan d’adaptation, la banque indique avoir déjà atteint 76% de son objectif de réduction des besoins de financement fin juin et l’avoir déjà atteint en ce qui concerne les emplois pondérés (crédits pondérés du risque qui leur est associé), qui ont baissé de 48 milliards d’euros.  D’avril à juin, le résultat brut d’exploitation a, en outre, reculé de 32,8%, tandis que le produit net bancaire s’est élevé à 4,75 milliards d’euros, en repli de 14,1%. Les résultats du groupe Crédit Agricole, qui intègrent la totalité du résultat des caisses régionales, sont également en baisse, mais de manière moins marquée, à 863 millions d’euros (-2,1%). Le ratio de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) atteint 9,6% pour Crédit Agricole SA. A l’échelle du groupe, il est de 11,3%, un niveau très élevé.

 

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