• Accueil
  • > Rencontre Merkel-Hollande : aucune décision à attendre

Rencontre Merkel-Hollande : aucune décision à attendre

Rencontre Merkel-Hollande : aucune décision à attendre

 

Inutile d’attendre des déclarations fracassantes de cette rencontre car les divergences sont trop importantes, sur la Grèce, sur le fonds européen (MES), sur la BCE ou sur la croissance. Comme d’habitude on fera semblant, comme au denier sommet européen décevant et ambigu.   La rencontre de jeudi intervient dans un climat d’observation entre Paris et Berlin, les avis divergeant en Allemagne sur les premiers mois de la présidence Hollande. Selon un conseiller de la chancellerie, le chef de l’Etat est « plutôt considéré positivement par Angela Merkel » et jugé prudent sur les réformes dans son pays. « Ce n’est pas un nouveau Mitterrand sur sa première année. »  Beaucoup plus critique, une autre source estime que « rien ne marche entre l’Allemagne et la France en ce moment. Et d’autres pays de la zone euro commencent à s’inquiéter du fait que l’axe franco-allemand ne fonctionne tout simplement pas. » Dans une interview à paraître jeudi dans Les Echos, le ministre des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, reconnaît que « chacun des pays de la zone euro a ses contraintes et il ne faut sûrement pas les négliger ». L’Allemagne a toujours été un partenaire avec lequel nous pouvons aller au bout de la défense des intérêts européens », ajoute le ministre. « Nous aboutissons toujours à des positions communes qui font avancer l’Europe ». La rencontre des deux poids lourds européens est au centre d’un ballet diplomatique au cours duquel pourrait être décidé un assouplissement des conditions d’austérité imposées à Athènes pour son sauvetage financier. La Grèce qui est entrée dans sa cinquième année de récession, doit réaliser 11,5 milliards d’euros d’économies à travers des coupes budgétaires drastiques et des réformes structurelles. Le Premier ministre grec Antonis Samaras voudrait obtenir un sursis de deux ans, renvoyant à 2016 le retour à l’équilibre des comptes publics jusque là prévu pour 2014. Le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker s’est quant à lui déclaré mercredi à Athènes « totalement opposé à une sortie de l’euro » de la Grèce, tout en fixant comme « priorité » au pays l’assainissement der ses finances. « Je suis totalement opposé à une sortie de la Grèce de la zone euro, cela ne l’aiderait pas et induirait des risques majeurs » pour les autres pays, a-t-il insisté. Mais l’Allemagne refuse pour l’instant toute renégociation du plan d’aide et s’est bornée à répéter ces dernières semaines qu’elle ne prendrait aucune décision avant la publication d’un rapport de la « Troïka » des créanciers internationaux (UE-FMI-BCE). Ce rapport attendu en septembre évaluera l’avancement des réformes mises en oeuvre dont dépend le versement d’une tranche d’aide supplémentaire de 31,5 milliards d’euros.

 

 

0 Réponses à “Rencontre Merkel-Hollande : aucune décision à attendre”


  • Aucun commentaire

Laisser un Commentaire




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol