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Grèce : la dernière chance pour Jean-Claude Juncker

Grèce : la dernière chance pour Jean-Claude Juncker 

 

Un nouveau délai pour la Grèce ? Pas sûr compte tenu de la position de l’Allemagne. Si ce délai de 2 ans (réclamé par Athènes) était accordé pour atteindre les objectifs budgétaires, il y aurait un coût que l’Europe devra boucher un jour ou l’autre. Tout cela devrait toutefois se terminer par un compromis tout aussi fragile que les précédents. Résumé : la Grèce s’engagera à de nouvelles économies et les aides seront accordées sous condition. Il y a quelques jours encore, Jean-Claude Juncker déclarait qu’«une sortie de la Grèce de la zone euro serait gérable mais pas souhaitable». Pour sa première visite éclair à Athènes, depuis le début de la crise économique, en 2009, le chef de file de l’Eurogroupe n’a donc pas manqué de rappeler à Antonis Samaras, le premier ministre grec, qu’il devait respecter les engagements du pays pris envers l’Union européenne et le Fonds monétaire international. «La Grèce traverse une crise de crédibilité. Je suis venu en tant qu’ami du pays et je n’ai pas de leçons à donner aux Grecs. Il faut intensifier les réformes (…) sans trop affecter les classes les plus vulnérables de la société», a-t-il déclaré après une heure et demie d’échange entre les deux hommes et avant un dîner au Musée de l’Acropole.  Au-delà de la convivialité hellénique, Antonis Samaras, qui a annoncé «garantir personnellement qu’Athènes remboursera les aides», joue son va-tout dans son marathon diplomatique, tant sur le plan international qu’intérieur. Avant sa mini-tournée en Allemagne et en France, il voulait s’assurer d’un message fort de Jean-Claude Juncker qui s’est dit «totalement opposé à une sortie de la Grèce de la zone euro» tout en ajoutant qu’«il s’agi(ssai)t de (sa) dernière chance». L’enjeu pour la Grèce est d’obtenir le versement de 31,5 milliards d’euros, correspondant à la première tranche du deuxième prêt négocié à Bruxelles d’un montant total de 130 milliards d’euros. Pour l’obtenir, le gouvernement grec devait annoncer des mesures d’économies d’un montant de 11,6 milliards d’euros à réaliser pour les années 2013 et 2014. Mais avec les prévisions de la récession qui pourrait sévir à plus de 7 % cet hiver, au lieu des 4,5 % espérés, le gouvernement a été contraint de réévaluer le tour de vis de 2 milliards d’euros supplémentaires, soit 13,5 milliards au total.  Les nouvelles coupes drastiques prévoient, selon la presse grecque, une réduction de 20 % sur les retraites, la mise au chômage technique ou en préretraite de 40 000 fonctionnaires qui percevront 60 % de leur salaire et une baisse sur certaines grilles de revenus. Cette rigueur risque d’aiguiser la colère de l’opinion publique, exsangue face à un taux de chômage qui s’envole et touche plus de 23 % des actifs. En plus de cette pression de la rue et de l’opposition de gauche radicale, surfant sur la désespérance du peuple, Antonis Samaras, qui gouverne une coalition comprenant la gauche hostile à toute mesure impopulaire, doit affronter au quotidien les tensions au sein des membres de son gouvernement. Pour être certain de pouvoir appliquer au mieux les réformes, tout en apaisant les dissensions diverses, le premier ministre grec souhaiterait donc obtenir un délai de deux ans supplémentaires. Cela reviendrait à établir le même montant d’économies budgétaires mais jusqu’en 2016.

 

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