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Fralib : un dossier brulant de rentrée

Fralib : un dossier brulant de rentrée

 

La marque du géant anglo-néerlandais des biens de consommation Unilever (propriétaire de Lipton, Knorr, Amora, Magnum, Dove, Axe, Signal, Omo, Cajoline…) est au centre d’un conflit concernant l’avenir du site de Gémenos, près de Marseille. En septembre 2010, le groupe, qui souffre de surcapacités de production de thé en Europe, a annoncé la fermeture de cette usine, qui employait 182 personnes. Depuis, les syndicats ont multiplié les procédures et une partie des salariés occupe toujours le site, qui vient d’être racheté, machines comprises, par la communauté urbaine de Marseille. Surtout, ils défendent un projet de reprise de l’activité sous forme de coopérative (Scop) et veulent obtenir d’Unilever la cession de la marque Éléphant ainsi qu’un contrat de sous-traitance de thé pour plusieurs années. La campagne présidentielle a permis aux partisans de la Scop d’engranger de précieux soutiens. «Il faut que cette marque qui est la vôtre puisse être cédée gratuitement», a ainsi assuré François Hollande en février lors d’un meeting de soutien aux salariés de Fralib. Il y a tout juste un an, il s’était déjà rendu sur le site de Gemenos pour leur manifester son soutien. Depuis son accession au pouvoir, le dossier Fralib est resté emblématique. Tel un sparadrap, ses promesses de campagne collent aux doigts du président de la République, comme à ceux d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, qui s’est lui aussi personnellement engagé sur ce dossier. Les salariés de Fralib avaient prévu de demander au président de la République ce mercredi, jour de rentrée politique, «d’interpeller directement le président du groupe Unilever au niveau mondial» au sujet de la cession d’Éléphant et du contrat de sous-traitance. Vendredi, un rendez-vous leur a été fixé à l’Élysée pour le 31 août à 11 h 30. Paul Polman, le PDG du géant mondial des produits de grande consommation, anticipe une nouvelle sortie de l’exécutif à ce sujet. Alors qu’il avait jusqu’ici laissé le patron de la filiale française en première ligne, il monte pour la première fois au créneau, dans un entretien exclusif au Figaro. Il signifie fermement son refus de céder la marque Éléphant, tout comme celui de sous-traiter une partie de la production. Mais au-delà de ce dossier, ce patron de multinationale, qui compte 2 800 salariés et six usines dans l’Hexagone, s’inquiète du manque de compétitivité de la France et de l’impact des prises de position gouvernementales sur les investissements étrangers.

 

 

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