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Draghi : après les déclarations fracassantes, l’immobilisme

Draghi : après les déclarations fracassantes, l’immobilisme

« On fera tout pour sauver l’euro », cette déclaration avait surpris plutôt agréablement ; sauf que ce type de prise de position est à double tranchant quand on ne fait rien. C’est ce qui se passe actuellemenet.Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), avait lui-même fait monter la pression. Les Européens, et lui le premier, se sont relayés pour affirmer que tout sera fait pour « sauver l’euro ». Un message qui a été interprété comme une promesse d’intervention de la BCE dans les marchés. En réalité du vent puisqu’on n’est pas même capable de mettre en œuvre le piteux accord du dernier sommet européen. Ce qui a fait d’ailleurs réagir Monti avec vigueur contre cet attentisme entretenu par l’Allemagne.  Résultat : les taux espagnols à 10 ans se sont envolés au-dessus de 7 %, grimpant de plus de 40 points de base, et ceux de l’Italie ont bondi à 6,28 %. La Bourse de Madrid a décroché de 5,16 %, celle de Milan de 4,6 %, et toutes les places de la zone euro ont perdu du terrain, entraînées par les valeurs financières, qui ont été sévèrement chahutées. L’euro a aussi été ébranlé. Perdant 1,18 % en fin de séance, à 1,2155 dollar.  La BCE promet cependant de façonner de nouvelles armes pour contrer tous ceux qui parient contre la zone euro mais  Il lui faudra quelques semaines pour être prête, a assuré Mario Draghi. Elle pourrait alors intervenir autant que nécessaire sur le marché (secondaire) de la dette souveraine, mais à condition que les gouvernements fassent aussi leur travail. Ce qui veut dire qu’elle n’agira pas sans que l’Espagne - qui n’a jamais été explicitement citée mais qui est au centre du débat -ne fasse une demande d’aide auprès des fonds de secours européens. Pour que cette aide soit activée- ce qui permettra au Fonds de stabilité d’acheter de la dette espagnole sur le marché primaire à partir de la rentrée (l’Espagne ayant effectué sa dernière émission de l’été hier) - le pays devra respecter des conditions strictes en matière de réformes et de respect des objectifs budgétaires. « La demande d’aide auprès du Fonds est une condition nécessaire, mais pas suffisante », a précisé Mario Draghi, qui ne veut pas avoir les mains liées. Autant de quoi refroidir les éventuelles demandes. Faire une demande d’aide, c’est en effet avouer officiellement le manque de solvabilité, donc affoler les marchés et encourager la montée des taux. En outre, comme cette demande n’est pas sure d’être satisfaite, double peine sur les taux.

 

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