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Economie allemande : signes de ralentissement

Economie allemande : signes de ralentissement

Baisse de la machine outil, de la chimie, du fret des signes du ralentissement en Allemagne forcément touché par l’effet systémique de la crise en particulier dans la zone euro. Pour le troisième mois consécutif, l’indice IFO du climat des affaires s’est affaissé. Et les bilans semestriels des entreprises traduisent un refroidissement des perspectives. BASF, le poids lourd de la chimie a publié des résultats en berne: -16% au deuxième trimestre avec un recul des bénéfices d’1,2 milliard d’euros. La plus grosse entreprise industrielle du pays, Siemens, a enregistré une forte baisse d’activité. Les commandes ont fléchi de 23 %, à 17,8 milliards d’euros. Les mauvaises nouvelles n’arrivant jamais seules, Siemens s’est fait damer le pion en tête des entreprises les plus lucratives. D’après le classement établi par le journal économique Handelsblatt, SAP occupe désormais la première place du palmarès de «la multinationale la plus rentable d’Allemagne». Le premier fabricant mondial de logiciels pour les entreprises dispute à Siemens le rang de première capitalisation en Bourse d’Allemagne, autour de 65 milliards d’euros. Cette prise de pouvoir à la Bourse de Francfort illustre les contrastes des bilans semestriels. Volkswagen, avec un bénéfice record de 8,8 milliards d’euros en hausse de 36 %, renforce sa position de leader européen de la construction automobile. L’horizon semble dégagé et les prévisions restent optimistes: à Wolfsburg, les préparatifs s’accélèrent avant la sortie à l’automne de la Golf série 7, fleuron de la marque. Mais l’essoufflement de l’activité transparaît dans les chiffres de sa filiale MAN. Les commandes d’autocars et de camions en provenance d’Italie, d’Espagne ou d’Amérique du Sud ont reculé de 25 à 40 % au premier semestre. Quand la conjoncture faiblit, le transport de marchandises ralentit. La Deutsche Bahn enregistre également un freinage de son activité sur le fret. La baisse des commandes de machines-outils (- 6 % au deuxième trimestre) et le plus bas niveau de l’activité manufacturière en juillet depuis trois ans illustrent également cette contraction de l’activité. Au cœur d’une zone euro frappée par la récession ou la stagnation, l’Allemagne doit compter aussi avec l’atonie des marchés émergents, gourmands en produits «made in Germany». En Allemagne, la baisse des exportations est, fait nouveau, compensée par la consommation intérieure. Le taux de chômage (6,8 %) est au plus bas depuis vingt ans, mais si la hausse enregistrée en juillet devait se transformer en tendance lourde, l’Allemagne subirait davantage les effets de la crise.

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