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Grèce: nouvelles économies, nouvelles aides, nouveaux délais et toujours un vieux problème

Grèce: nouvelles  économies, nouvelles aides, nouveaux délais et toujours un vieux problème

 

La Grèce toujours et encore ; de nouvelles aides en contrepartie de nouveaux efforts, de nouveaux délais en contrepartie de nouveaux objectifs. En dépit de cela, la récession, le chômage, les déséquilibres financiers et la menace de sortir de l’Euro. Depuis deux ans en fait, la crise n’a nullement été résolue et s’est même approfondie. Cela en dit long sur la capacité de gestion de la zone euro ! En fait ce sont les atermoiements qui ont définitivement enfoncé la Grèce. Pris dès le départ la question était largement gérable. Il est clair que si on procède de la même manière avec l’Espagne, l’Euro est mort.  La crise de la dette publique grecque est issue de la crainte des créanciers de la Grèce sur sa capacité à rembourser sa dette publique ainsi que de payer les intérêts de cette dette. Elle résulte à la fois de la crise économique mondiale et de facteurs propres au pays : fort endettement (environ 120 % du PIB) en 2010, déficit budgétaire qui dépasse les 13 % du PIB. Cette crise a été aggravée par le manque de transparence dont a fait preuve le pays, lors de son entrée dans la zone euro, dans la présentation de sa dette notamment par la levée de fonds hors bilan et par le biais d’instruments financiers mis au point par la banque d’investissement Goldman Sachs( dirigée à l’époque par Draghi promu à la tête de la BCE, sans doute en raison de son incompétence ?), ainsi que par une sous estimation récurrente des déficits publics .  Tout en reconnaissant que les Grecs ont subi « d’importants sacrifices », le ministre a souligné que « les prochaines semaines étaient cruciales pour la survie du pays, car des choix différents de ceux que la logique impose pourraient nous conduire à une faillite et à sortir de la zone euro ».   »Le pays s’est engagé à procéder à une série de mesures et de réformes pour redresser l’économie et écarter définitivement la menace de la faillite », a rappelé M. Stournaras dans cette déclaration publiée dimanche par Ethnos.  Le ministre a entamé dimanche matin à Athènes des entretiens avec les experts des créanciers de la troïka, Poul Thomsen (FMI), Klaus Masuch (BCE), et Matthias Mors (UE), pour finaliser les économies de 11,5 milliards d’euros pour 2013 et 2014.  Est également présent à cette réunion le ministre de l’Emploi, Yiannis Vroutsis, dont le ministère doit subir d’importantes économies.  Il a un effort sérieux » pour arriver à un accord, a indiqué aux médias une source du ministère des Finances au début de cette réunion, soulignant que le climat était « bon ».  Les experts de la troïka pressent depuis deux semaines le gouvernement grec de coalition droite-gauche d’adopter de nouvelles réductions dans les dépenses publiques, incluant des coupes dans salaires et retraites.  Ces mesures sont une condition préalable, selon les créanciers, pour débloquer le versement à la Grèce d’une tranche de 31,5 milliards d’euros en septembre, provenant du deuxième prêt de 130 milliards d’euros accordé en hiver.   »Le paquet de mesures qu’on essaie d’élaborer vise à la rationalisation des dépenses publiques d’une manière juste (…) visant à regagner notre crédibilité », a noté M. Stournaras.  Le ministre espère que le pays pourra sortir de la grave récession via « l’accélération des privatisations et des réformes structurelles », réclamées également par la troïka.  En raison du manque de liquidités et d’une obligation de la BCE qui arrive à échéance le 20 août, le vice-ministre des Finances, Christos Staïkouras a de son côté indiqué dimanche que « parmi les solutions alternatives que le gouvernement étudie en coopération avec les créanciers, est l’augmentation de la somme des bons du trésor que le pays doit émettre au mois d’août.   »La situation va rester cruciale jusqu’en septembre lors de la publication du rapport de la troïka sur l’économie grecque », a indiqué M. Staïkouras au quotidien Kathimérini, en espérant que les conclusions de ce rapport seraient « positives » pour débloquer la tranche du prêt attendue par Athènes.  Une source du ministère des Finances a confié jeudi à l’AFP, que la Grèce envisageait « l’émission d’une valeur de 6 milliards d’euros » après l’accord avec la BCE.  Selon le quotidien Elefthéros Typos, le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, en tête d’un gouvernement de coalition avec les socialistes Pasok et la Gauche démocratique (Dimar), estime que ces mesures permettront d’entamer des négociations avec les créanciers pour demander un nouveau délai de deux ans », jusqu’en 2016, pour l’ajustement budgétaire du pays.

 

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