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Travail au noir : 7% des entreprises, Pourquoi ?

Travail au noir : 7% des entreprises, Pourquoi ?

 

Les petites entreprises, les jeunes, les vieux, le commerce, ceux qui sont les plus concernés par le travail au noir. A noter que le BTP n’était pas l’objet de l’enquête alors que c’est sans doute là que le phénomène est le plus important. Le travail au noir est désormais une réalité chiffrée. Pour autant, on peut s’interroger sur les résultats de cette enquête officielle car ils sont vraisemblablement très en dessous de la vérité. Il s’agit du travail au noir décelé et non du travail au noir réel, une nuance statistique. La fraude a évidemment toujours existé, mais c’est son évolution qui est intéressante ; En période de crise,  nombre d’activités exercées dans les conditions légales ne peuvent dégager de rentabilité du fait du poids de la fiscalité notamment. Dès lors, l’activité pour subsister se développe hors normes. Théoriquement, c’est un manque à gagner pour les recettes fiscales ; la problématique est cependant plus complexe que cela car si l’activité perdure même hors norme elle génère une valeur ajoutée (qui ne figure pas dans la comptabilité nationale mais qui agit sur l’économie). Avec 5 millions d’inscrits au chômage, une croissance qui va tomber dans le rouge, ce phénomène va se développer. En outre, il n’y aura pas d’un coté le secteur dans les clous et de l’autre le secteur hors normes mais dans certains domaines économiques (services, bâtiments, petits sou traitants, artisans etc.) une sorte de mixité normes- hors normes.  Exemple, on ne facture officiellement qu’une partie de la prestation et le reste est réglé en liquide. C’est même parfois une question de survie pour des activités aux taux de rentabilité presque inexistant. Il faudrait pour faire un bilan économique complet prendre en compte les économies que fait l’Etat en ne versant pas d’indemnités de chômage à ceux qui travaillent au noir (non inscrits au chômage). Pour la première fois donc, une enquête sur l’ampleur du travail au noir a été menée par l’Urssaf, collecteur de cotisations sociales. L’étude, publiée jeudi 2 août dans Les Echos, révèle qu’un peu plus de 7% des entreprises opérant en France frauderaient la Sécurité sociale en ne déclarant pas un employé ou seulement une partie de son activité. Pour obtenir ces chiffres, l’Urssaf a mené des contrôles aléatoires dans un peu plus de 4 000 entreprises employant quelque 13 000 salariés Au total, ce type de fraude représente 2,4% de l’ensemble des salariés. Et parmi eux, ceux de moins de 18 ans ou de plus de 60 ans sont particulièrement touchés, notamment en raison de contrats précaires, notent Les Echos.  Premier secteur concerné : celui des hôtels, cafés et restaurants, où presque 6% des employés seraient employés illégalement en tout ou en partie. Suivent le commerce de détail alimentaire et les salons de coiffure. Parmi les bons élèves : la banque, l’assurance mais aussi l’industrie et la santé qui présentent des taux de travail dissimulé inférieurs à 1%. Le BTP, secteur très concerné, n’a pas été pris en compte dans cette étude pour des raisons techniques.

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