• Accueil
  • > Archives pour juillet 2012

Archive mensuelle de juillet 2012

Page 2 sur 27

JO: François Hollande à Londres pour quoi faire ?

JO: François Hollande à Londres pour quoi faire ?

 

Attali a raison, les JO sont une distraction (coûteuse  en ces temps de crise ; voir article). Les médailles obtenues dimanche ont sans doute encouragé le président de la république à se rendre à Londres. Le peuple aime les jeux donc les responsables politiques aussi. D’ailleurs Ayrault a même proposé les JO à Paris en 2024 (voir article). Le peuple a sans doute raison d’aimer les jeux (et le sport en général) mais on voit mal pourquoi cela mérite un déplacement de Hollande, pour quoi faire ? Pour surfer sur la vague des médailles dont on va parler pendant puiseurs jours ? Il n’a pas mieux à faire Hollande : la crise européenne, la croissance en panne, le dernier sommet européen raté, l’euro qui risque d’éclater, le chômage, la dette, les délocalisations. Oui mais les médias toute la journée vont parler de ces médailles acquises, des médailles potentielles et en même temps du soutien du président de la république, de sa présence même ; c’est de la com. On se demande si Obama ou le président chinois se rendront aux jeux ! De gaulle n’auraient vraisemblablement pas fait le déplacement ; il est vrai qu’il l’avait fait pour des motifs autrement moins distractifs. Le président François Hollande se rend  donc lundi à Londres pour encourager les athlètes français en lice aux jeux Olympiques, au lendemain d’une journée particulièrement faste pour la natation française qui a empoché deux médailles d’or.  Le chef de l’Etat est attendu en fin de matinée au village des athlètes implanté au cœur du parc olympique, dans l’est de la capitale britannique.  Accompagné de la ministre des Sports Valérie Fourneyron, il s’entretiendra avec divers sportifs et membres du staff de l’équipe tricolore, avant de partager un déjeuner en leur compagnie dans l’immense salle à manger du village, de la taille d’un terrain de football.  En début d’après-midi, M. Hollande suivra différentes épreuves dans lesquelles des Français sont engagés, notamment en boxe, escrime et judo.   Il assistera ensuite à la deuxième mi-temps du match de handball féminin France/Espagne au pavillon Copper Box.  En fin d’après-midi, il gagnera le centre aquatique à l’impressionnant toit en forme de vague, dessiné par l’architecte irako-britannique Zaha Hadid.

Croissance Espagne: la récession s’amplifie

Croissance Espagne: la récession s’amplifie

 

Sans doute un recul d’au moins 1.7% du PIB en 2012 pour l’Espagne. ..Le PIB de l’Espagne a en effet reculé de 0,4% au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, où il avait baissé de 0,3%, aggravant la récession dans laquelle est plongé le pays, selon les chiffres officiels provisoires publiés lundi.  Ce chiffre avait déjà été pressenti par la Banque d’Espagne. Le gouvernement prévoit désormais un recul de l’économie espagnole de 1,5% sur l’ensemble de l’année, puis de 0,5% en 2013, avant un retour à la croissance en 2014.  Dans un communiqué, l’Institut national de la statistique (INE) explique ce chiffre par « une baisse de la demande sur le marché intérieur, compensée partiellement par une contribution positive de la demande extérieure ».  L’Espagne, privée dès 2008 de son moteur, la construction, au moment même où éclatait la crise internationale, oscille depuis entre récession et croissance atone, tandis que le nombre de sans-emploi monte régulièrement.  Ce dernier a atteint au deuxième trimestre un nouveau taux historique, de 24,63% de la population active, dont 53% des jeunes, toujours en hausse en dépit du lancement de la saison touristique, traditionnellement propice à l’emploi.  Bien plus pessimiste que le gouvernement, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit désormais un recul du PIB de 1,7% en 2012 puis de 1,2% en 2013, contre -1,5% et -0,6% attendus auparavant.  Le FMI a publié vendredi ces nouvelles prévisions, tenant compte des dernières mesures d’austérité annoncées par le gouvernement, visant à économiser 65 milliards d’euros d’ici à la fin 2014.

 

Attali : les JO, une distraction coûteuse !

Attali : les JO, une distraction coûteuse !

 

Curieuse cette contradiction entre Ayrault qui envisage le JO à Paris pour 2024 et Attali qui décèle dans cette manifestation sportive une distraction très coûteuse. Pourtant l’un est aux « affaires » et devrait se soucier surtout de gestion. Malheureusement comme beaucoup de politiques, une fois le pouvoir conquis, o ne sait plus quoi en faire et surtout comment résoudre la crise ; Du coup, pourquoi ne pas proposer la distraction. Pendant qu’on parle des jeux, on oublie (pour ceux qui ne sont pas concernés)  les plans sociaux, les 1000 chômeurs supplémentaires par jour, la dette et la récession. Cette interview d’Attali dans le JDD est significative du décalage entre la vision gestionnaire et la vision surréaliste au sein même du PS (contradiction qui traverse tous les courants politiques et même toute la société).

INTERVIEW  – Jacques Attali, économiste et écrivain, revient sur la cérémonie des JO, ainsi que sur les enjeux économiques pour Londres.

Quatre ans après la cérémonie de Pékin, que vous a inspiré le show rock’n’roll et décalé de Londres 2012?
Cette volonté de légèreté, de dérision, correspond bien à une conception nouvelle : les Jeux olympiques sont devenus un spectacle et les athlètes, des artistes rémunérés. La cérémonie d’ouverture s’inscrit en quelque sorte comme le prélude d’une comédie musicale. En Occident, on est clairement dans l’affirmation d’un jeu qui n’est plus olympique ; c’est un jeu au sens de la distraction. Les pays du Sud, comme la Chine, n’ont pas passé cette étape. Ils sont encore dans l’expression d’une puissance et d’un nationalisme. Cela reste vrai en Occident mais autrement : lorsque le spectacle est bon, le spectateur s’identifie non pas à un des personnages, comme c’est le cas dans un roman ou au cinéma, mais à sa nation.

David Cameron a indiqué que si des économies devaient être faites, ce ne serait pas sur la cérémonie d’ouverture…
C’est un spectacle éphémère comme un autre : une bulle de savon, un feu d’artifice… Pour la Grande-Bretagne, qui est aujourd’hui confrontée à une crise économique immense et à au moins trois scandales financiers, c’est surtout une bonne façon de penser à autre chose pendant quelques jours. Ce que nous disent ces Jeux, c’est que nous avons toujours la volonté de nous distraire en période de crise. La comédie musicale n’est-elle pas née aux États-Unis pendant la crise de 1929?

La belle universalité de la cérémonie n’est-elle pas en décalage avec l’actualité?
Contrairement à ce que beaucoup de monde croit, nous sommes dans la période la plus pacifique de l’histoire de l’humanité. Il y a la guerre, évidemment tragique, en Syrie mais pas de conflit entre des pays pour la première fois depuis très longtemps. Par ailleurs, nous n’avons jamais été aussi riches. En revanche, nous sommes dans une période d’une inégalité extrême et croissante entre les riches et les pauvres à l’intérieur des pays et entre les pays. Et la crise creuse ces écarts. C’est ce que les Jeux viennent masquer parce que tous les athlètes portent le même maillot, même si la couleur n’est pas la même. Cette égalité fraternelle est une illusion.

Aujourd’hui, la Syrie, qui a envoyé des athlètes aux Jeux, lance des chars sur Alep. La trêve olympique a-t-elle un sens?
Bien sûr. Mais elle fonctionne pour des conflits entre les nations, pas pour des guerres civiles. Cependant, il est tout à fait scandaleux d’avoir admis la Syrie à ces Jeux. Mais ce n’est pas une première…

Économiquement, les Jeux peuvent-ils être un levier pour l’Angleterre?
Cet argent pourrait être beaucoup mieux utilisé : dans la lutte contre le chômage, la pauvreté, la misère… Avec ce que coûtent les jeux Olympiques, j’ai calculé que nous aurions pu donner les moyens de travailler durablement à près de 4 millions de personnes dans le monde. Accueillir les Jeux coûte beaucoup plus cher que cela rapporte et cela ne peut rapporter que s’il reste des installations pérennes qui donnent envie aux touristes de venir les voir.

Vous parlez des Jeux comme d’une distraction honorable », n’est-ce pas un peu court?
C’est une comédie plaisante qu’il faut prendre comme telle, dont les acteurs sont des personnes très honorables qui méritent pour l’essentiel la rémunération de leur travail. On ne peut pas en attendre davantage. D’autant plus que nous sommes en plein milieu d’une grande crise financière. Les Jeux ne doivent pas cacher cette réalité: nous sommes dans un moment de survie de la zone euro. Je pense que nous ferons ce qu’il faut pour éviter le pire ; l’ironie tragique serait que la monnaie unique soit menacée en plein milieu des Jeux à Londres.

 

Etats Unis : net tassement de la croissance

Etats Unis : net tassement de la  croissance

Pas de miracle non plus pour la croissance aux Etats-Unis, elle se tasse nettement pour n’atteindre que 1.5% en rythme annuel .  En cause une consommation qui s’essouffle. La croissance au deuxième trimestre n’a été que de 1,5% en rythme annuel, selon la première estimation publiée par le département du Commerce. Ce chiffre susceptible d’être révisé plusieurs fois marque un net recul par rapport aux 2% de croissance enregistrés au premier trimestre. Mais il est en ligne avec les attentes des marchés.  L’essentiel du ralentissement est lié à un tassement de la consommation. Les dépenses des Américains n’ont crû qu’au rythme de 1,5%, contre 2,4% de janvier à mars. Dans le domaine des biens durables, comme l’automobile, la consommation s’est même repliée d’1%. Si l’on ne tient pas compte de la hausse estimée des stocks, la croissance n’a même été que de 1,2%. Il faut remonter au premier trimestre 2011 pour retrouver une activité aussi fragile. Ce tableau est en gros conforme aux anticipations. Il renforce l’inquiétude des investisseurs et des autorités aux États-Unis dans la mesure où au même moment l’Europe bascule en récession alors que l’Asie est elle aussi entrée dans une phase de ralentissement. Pour autant, ces dernières indications ne sont pas mauvaises. Au point même de garantir une reprise imminente de mesures exceptionnelles par la Réserve fédérale pour faire baisser davantage les taux d’intérêt à long terme.  L’accélération des dépenses d’investissement des entreprises en équipements et logiciels de 7, 2% est même rassurante. Tout comme le gain de 9, 7% des dépenses d’investissement dans le logement. En revanche, si d’ici la mi-septembre, les indicateurs continuent de démontrer l’affaiblissement de la conjoncture, Ben Bernanke et ses collègues seront tentés de réactiver un programme de rachats nets d’obligations à long terme du Trésor (assouplissement quantitatif). Au cours des dernières semaines, les signes de net ralentissement dans l’industrie se sont multipliés. En outre, en juin, pour le troisième mois consécutif, la consommation a ralenti. On estime en effet entre 2 et 2, 5% le taux de croissance minimum nécessaire pour éviter une remontée du chômage. À 8, 2% aujourd’hui, le taux est jugé anormalement élevé par la Fed, en dépit d’un retour à la croissance depuis l’été 2010. L’inflation, d’ordinaire l’autre grand souci de la Fed, semble de moins en moins menaçante, ce qui donne un argument de plus aux tenants d’une reprise de l’assouplissement quantitatif. L’indice des prix des dépenses personnelles au deuxième trimestre n’a progressé que de 0, 7%, contre 2, 5% au cours du trimestre précédent.

 

Blair : l’Allemagne doit sauver l’Euro

Blair : l’Allemagne doit sauver l’Euro

 

Tony Blair fait la leçon aux allemands ; il a raison l’avenir de euro dépend de l’Allemagne. Tony Blair, ancien Premier ministre de Grande Bretagne,( qui n’appartient pourtant pas à l’euro) mesure bien les conséquences d’un éclatement de la zone euro. ‘Ce serait à coup sûr le repli nationaliste généralisé, une chute des échanges et des croissances ; sans doute une crise qui mettrait alors une vingtaine d’années à se résorber. L’ancien premier ministre britannique Tony Blair appelle donc les Allemands à sauver l’euro, même au prix de compromis déplaisants, dans une tribune publiée aujourd’hui par le quotidien, Bild. La crise que traverse la zone euro « est une expérience nouvelle, qu’on pourrait au mieux comparer avec celle des années 1930. Toutes les alternatives sont déplaisantes. Mais la meilleure alternative pour l’Europe, et surtout pour l’Allemagne, c’est de sauver l’euro », écrit Tony Blair. « Abandonner l’euro maintenant serait catastrophique, et notamment économiquement, pas seulement politiquement », avertit-il. Il reconnaît que l’on en demande beaucoup aux Allemands: « Financer les mécanismes de sauvetage, accepter une inflation (plus forte) et se porter garant pour des dettes de pays qui n’ont pas fait les réformes nécessaires ». Mais pour lui l’Allemagne n’a pas d’autre choix que d’accepter « une forme de mutualisation de la dette », alors que les pays en crise devront accepter les réformes et les appliquer selon un calendrier précis et réaliste, conclut-il. L’opinion publique allemande est assez largement hostile aux mesures prises pour tenter de redresser les pays en difficulté de la zone euro, surtout ceux du sud: Grèce, Portugal, Espagne.

51% des Allemands préfèrent le mark ou le repli nationaliste

51% des Allemands préfèrent le mark ou le repli nationaliste

 

Sondage révélateur, 51% des allemands préfèrent le mark ; ils pensent que la situation économique de l’Allemagne serait meilleure. Selon le sondage Emnid pour l’hebdomadaire Bild am Sonntag, 51% des Allemands pensent que l’économie de la première puissance européenne serait dans une meilleure situation si elle ne faisait pas partie des 17 pays de la zone euro. Vingt-neuf pour cent pensent que la situation serait pire. Ce sondage est pitoyable car il révèle le nationalisme allemand et son manque de culture politique. Sans doute le résultat aussi de la démagogie des partis politiques ; Que serait l’Allemagne sans l’Europe ? Sans doute nettement moins en bonne santé. Oui l’Allemagne a fait des efforts, oui l’Allemagne s’est montrée plus rigoureuse dans les entreprises comme dans les finances publiques (après toutefois avoir transgressé- avec la France- la règle des 3% de déficit public quand ça l’arrangeait !). 60% du commerce extérieur allemand s’est effectué avec l’Europe. L’Allemagne a profité de la parité de l’euro et a pu vendre partout y compris aux grecs ; Avec un mark nécessairement fort, ses exportations auraient été moins importantes (en Europe comme dans le monde). Certes les pays laxistes n’étaient pas obligés d’acheter autant à l’Allemagne, ils l’ont fait à crédit pour beaucoup. Une étude a montré qu’en cas d’éclatement de l’euro c’est l’Allemagne qui serait perdante et non l’Italie ou la Grèce du fait du différentiel de change des monnaies locales remplaçant l’euro. Bref, les allemands pensent, comme beaucoup d’autres pays que la crise de l’euro, c’est a faute du voisin. Les français eux pensent sans doute que c’est la faute aux grecs ou aux espagnols. C’est ce qu’on appelle le repli nationaliste ; chacun pour soi. C’est évidemment oublier les interconnexions complexes des économies. Dans cette crise personne ne pourra s’en sortir seul ; c’est une crise systémique et qui ne concerne pas seulement l’Europe ; Une  crise proche de celle de 1929 ou le pire des remèdes serait le repli sur soi. Ce sondage montre également que 71% des Allemands demandent que la Grèce sorte de la zone euro si elle ne tient pas ses promesses d’austérité. Le ministre allemand de l’Economie Philipp Roesler a de son côté estimé dans un entretien au journal qu’il y avait « des doutes considérables sur le fait que la Grèce tienne ses promesses de réformes ».   »La mise en oeuvre (des réformes, NDLR) est hésitante. Aucune administration fiscale fonctionnelle n’a encore été mise en place. En outre, il n’y a eu pratiquement aucune avancée dans la privatisation des biens publics promise, » a déclaré M. Roesler.  Si la Grèce ne remplit pas ses obligations, il n’y aura plus d’argent. Le pays sera alors insolvable », a-t-il ajouté.  Roesler et son parti libéral FDP, membre de la coalition au pouvoir, ont souvent exprimé leurs doutes sur la volonté de la Grèce de mener à bien les réformes douloureuses nécessaires à son maintien dans l’union monétaire.  Ravagée par la crise de la dette, la Grèce subit une lourde pression pour mettre en oeuvre un programme de réformes structurelles, contrepartie d’un programme d’aide de milliards d’euros accordé au pays depuis 2010.  Les bailleurs de fonds (UE, BCE, FMI)sont actuellement en Grèce pour évaluer les progrès du gouvernement dans la conduite de ces réformes.  Leur rapport déterminera si la Grèce recevra la prochaine tranche de 31,5 milliards d’euros du programme d’aide nécessaire pour maintenir son économie à flot.  De son côté, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a rappelé la position de Berlin, qui demande l’exécution des réformes à la lettre.   »Le programme d’aide est déjà très accommodant. Il n’y a pas de place pour de nouvelles concessions », a déclaré le ministre dans une interview à l’hebdomadaire Welt am Sonntag.

 

Le MES pour sauver l’euro : un pistolet à eau pour éteindre l’incendie !

Le MES pour sauver l’euro : un pistolet à eau pour éteindre l’incendie !

 

Après avoir vertement critiqué l’Allemagne, Juncker sort un pistolet à eau pour éteindre l’incendie de l’euro ; à savoir le MES. Le fonds européen (‘ MES qui prend la suite du FESF) n’est même pas opérationnel pour des questions techniques mais aussi de fonds ; ensuite sa capacité serait d’environ 500 milliards déjà largement hypothéqués par les différents plans de soutien. Il en este en gros la moitié. C’est bien insuffisant ne serait-ce que pour l’Espagne qui a besoin de 100 milliards pour ses banques et au moins de 300 milliards pour éviter la faillite. On cherche donc à tergiverser, le MES achèterait sur le marché primaire et la BCE sur le marché secondaire comme elle le faisait (de manière insuffisante). Ce n’est pas ce qu’attendent les marchés ; Il faut que la BCE intervienne elle-même directement, à temps et de manière significative. La zone euro est prête à agir de concert avec la Banque centrale européenne via son Fonds de secours, a promis dimanche le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, un nouveau signe de la détermination des dirigeants européens à calmer les marchés et à sauver l’euro.   »Nous agirons ensemble avec la BCE, sans toucher à son indépendance. Quand je dis +nous+, il s’agit du fonds de sauvetage FESF, c’est-à-dire des 17 gouvernements », a annoncé le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, dans une interview au quotidien français Le Figaro mise en ligne dimanche soir.  Autrement dit, la zone euro se tient prête à activer pour la première fois son Fonds de secours et lui permettre de racheter de la dette d’Etat sur les marchés.   »Nous déciderons à l’examen des marchés d’ici à quelques jours. Il n’y a plus de temps à perdre », a assuré M. Juncker, après une semaine mouvementée où les taux d’emprunt espagnols ont atteint des niveaux record, au-delà de 7,5%, avant de se replier grâce aux promesses d’intervention de la BCE.  L’institut monétaire a laissé entendre qu’il pourrait rouvrir son programme de rachat d’obligations, lancé en mai 2010 puis étendu l’été dernier pour freiner l’envolée des taux d’emprunt de l’Espagne et de l’Italie.  Ce programme avait été mis en sommeil mi-mars car la BCE estime qu’il appartient aux responsables politiques européens de résoudre la crise et aux fonds de secours, le FESF ou le MES appelé à lui succéder, de prendre le relais.  Face à l’aggravation de la crise, l’institut monétaire a toutefois envoyé un signal d’ouverture et promis cette semaine de « faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro. Et croyez moi, ce sera suffisant », a déclaré son président Mario Draghi.  Vendredi, la France et l’Allemagne avaient elles aussi affirmé être « déterminées à tout faire pour protéger » la zone euro, sans détailler leurs intentions. Elles ont été suivies ce dimanche par l’Italie à l’occasion d’un entretien téléphonique entre le chef du gouvernement italien, Mario Monti, et la chancelière allemande, Angela Merkel.  Le scénario d’une intervention du FESF sur le marché de la dette, avant une action de la BCE avait été évoqué vendredi dans Le Monde.  L’idée avancée par le quotidien français était que le FESF achète des titres de dette lors d’une émission obligataire (sur le marché primaire), avant que la BCE ne prenne le relais et intervienne sur le marché secondaire où s’échangent les titres en circulation.   »Il faut une décision politique des 17 avant une intervention du FESF, mais si la pression est là, on agira dans des délais plus brefs », confiait dès vendredi un diplomate européen de haut rang.  Le FESF n’a encore jamais acheté de dette souveraine car cela suppose la signature d’un mémorandum et la mise en place de nouvelles réformes, ce que Madrid ou Rome se sont refusés à faire jusqu’ici.  

 

Juncker (Eurogroup) se lâche : l’Allemagne responsable de la crise

Juncker (Eurogroup) se lâche : l’Allemagne responsable de la crise

 

Sans doute parce qu’il est en fin de mandat à la tête de l’Eurogroup, Juncker critique sévèrement l’Allemagne. Il considère que Merkel et son gouvernement agissent surtout en fonctions des logiques intérieures à l’Allemagne. Il dit tout aussi clairement que l’Europe est bloquée car considérée par l’Allemagne comme une simple succursale allemande Il dit tout haut ce que beaucoup pensent en Europe. A savoir l’Allemagne ne considère que ses intérêts et ses positions intransigeantes vont couler l’euro. En bref le pire danger, c’est la dictature de l’Allemagne. Il aura fallu que les marchés secouent sérieusement la zone euro pour qu’un responsable mette les pieds dans le plat. « Il n’y a plus de temps à perdre » pour l’Espagne et la zone euro est prête à agir avec la Banque centrale européenne (BCE), déclare au Figaro Jean-Claude Juncker, qui précise qu’une décision sera prise d’ici quelques jours à l’examen des marchés. « Les taux se calment depuis que le président de la BCE, Mario Draghi, a dit, sagement, que tout sera fait pour préserver l’euro. Pour ce qui est d’agir, nous déciderons à l’examen des marchés d’ici à quelques jours. Il n’y a plus de temps à perdre », dit le président de l’Eurogroup dans un entretien à paraître lundi dans le quotidien français. « Je n’ai aucun doute que les décisions prises au sommet (européen du 29 juin) seront appliquées. Nous sommes arrivés à un point crucial. Mais il reste à préciser le rythme et la mesure. Nous agirons ensemble avec la BCE, sans toucher à son indépendance. Quand je dis ‘nous’, il s’agit du fonds de sauvetage FESF, c’est-à-dire des dix-sept gouvernements », poursuit-il. « Je ne veux pas aiguiser l’appétit des marchés, mais comme l’a dit Mario Draghi, cela se traduira par des résultats », ajoute le président de l’Eurogroup, ajoutant que Mario Draghi « dit tout haut ce que les chefs de gouvernement pensent tout bas ». Jean-Claude Juncker déplore « la dictature de la courte vue », estimant que les marchés « se trompent lourdement ». Le problème de l’Espagne, souligne-t-il, « sera réglé ». « Nous n’allons pas nous agenouiller devant les faux médecins des marchés. Cela vaut aussi pour l’Italie ». Il épingle en outre l’attitude de l’Allemagne, qu’il accuse de « faire de la politique intérieure sur le dos de l’euro ». « La zone euro n’est-elle plus qu’une succursale de la République fédérale? », lance-t-il.

Selon une étude les agences de notation favorisent la spéculation

Selon une étude les agences de notation favorisent la spéculation

 

Une étude démontre que les conditions d’évaluation varient selon les pays et les périodes ; de toute évidence, des questions de méthodologies et aussi de d’éthique sont posées. Ceci étant ce n’est pas en supprimant le thermomètre qu’on supprime la fièvre. Les agences de notation ont aggravé la crise de la dette au sein de la zone euro en se montrant plus sévères dans leurs dégradations qu’elles ne l’étaient avant son déclenchement en 2009, estiment des économistes de l’université de St. Gallen dans une étude. Manfred Gärtner et Bjorn Griesbach ont examiné les liens entre l’évolution des taux d’intérêt et d’autres variables économiques et celle des notes des émetteurs souverains ainsi que l’impact des changements de ces dernières sur les coûts de financement des pays de la zone euro sur la période 2009-2011. Selon eux les agences de notation ont manqué de constance dans leurs décisions, devenant de plus en plus sévères au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise, réduisant les notes d’un cran de plus en moyenne qu’elles ne le faisaient avant son déclenchement pour un niveau comparable de taux d’intérêt. Le Portugal, l’Irlande et la Grèce, qui ont dû faire appel à l’aide internationale, ont vu leur note abaissée de 2,3 crans de plus en moyenne qu’elle ne l’aurait été si les critères prévalant avant le déclenchement de la crise avaient continué d’être appliqués.Il en a été de même pour l’Espagne qui a accepté un plan d’aide de 100 milliards d’euros maximum pour renflouer ses banques mais que la forte hausse de ses coûts de financement pourrait contraindre à solliciter un plan d’aide de plus grande ampleur. « Un grand nombre de pays de la zone euro (…) ont été traités d’une manière qui diffère de celle qui leur était appliquée avant la crise financière et de la manière dont d’autres pays sont encore traités actuellement », a déclaré Manfred Gärtner, professeur d’économie à l’université de St. Gallen.

 

Ayrault : une candidature de Paris aux JO de 2024 ; pourquoi pas en 2080 ? On veut du pain et des jeux !

Ayrault : une candidature de Paris aux JO de 2024 ; pourquoi pas en 2080 ? On veut du pain et des jeux !

 

Ayrault vient d’annoncer son souhait de voir les JO à Paris en 2024. Bravo, à défaut de s’occuper du présent et du court et moyen  terme; des problèmes de la législature, on s’occupe au moins du rêve. Pourquoi 2024 ; pourquoi pas en 2080. ? Panem et circenses : du pain et des jeux (du cirque)  (Juvénal, Satires, X,81) ; Mots d’amer mépris adressé par Juvénal aux Romains incapables de s’intéresser à d’autres choses qu’aux distributions gratuites de blé et aux jeux du cirque. Rien n’a changé ; on pratique  toujours la distribution de blé (qu’on emprunte) et le cirque médiatique (le support a changé) ; une aubaine ces jeux. Pendant une quinzaine de jours, les JO à la Une de tous les médias ; on oublie tous les problèmes, la croissance qui s’écroule, le chômage, la dette, En fait les JO occupent  l’actualité pendant au moins un mois ; quel bonheur de n’avoir pas à afficher une politique qui en fait ne sait pas où elle va, sinon dans le mur. Alors pourquoi pas revenir aux fondamentaux, «  du pain et des jeux » ; c’est sans doute le moment de proposer la candidature de la France et de Paris alors qu’on est déjà surendetté (officiellement la dette publique représente 30 000 euros par français (beaucoup plus en réalité). En général, la facture à payer après les jeux est très lourde car on parvient rarement à rentabiliser l’opération. Peu importe, il faut du rêve, pourquoi pas des jeux dans chaque grande ville de France ? Un nouveau concept ! Des stades partout pour remplacer les usines qui ferment. Bien sûr les grincheux viendront objecter qu’il faudra payer. Réponse « la BCE ou la BDF fera tout pour cela » .Jean-Marc Ayrault  se trouvait à Londres, où il a visité le club France de l’édition 2012 des Jeux olympiques. Jean-Marc Ayrault, interrogé sur sa position sur une éventuelle candidature de Paris pour accueillir les Jeux olympiques de 2024, a répondu: « Je pense que ça serait une très belle ambition pour la France ». « Je sais que c’est beaucoup d’investissements (…) mais en même temps, ça permet de rénover la ville, de l’équiper, et puis si c’est bien fait il peut y avoir non seulement un retour sur investissement mais on peut garder aussi après des équipements ou des aménagements qui vont être utiles à la société », a-t-il déclaré sur BFM-TV.    Le premier ministre a également estimé qu’un « travail d’évaluation » serait nécessaire avant de prendre une décision sur une éventuelle candidature, afin de « comprendre » les raisons des deux échecs essuyés par la capitale française pour 2008 et 2012. « Si on prend la décision d’une candidature pour 2024, il faudra la faire d’abord en ayant une bonne connaissance du paysage après la décision pour les prochains jeux, et puis il faudra que ça soit quelque chose qui soit porté par l’ensemble du mouvement olympique et sportif lui-même », a-t-il ajouté.

Les Bourses pensent que la BCE va intervenir ; la question est quand et à quelle hauteur !

Les  Bourses  pensent que  la BCE va intervenir ; la question est quand et à quelle hauteur !

Semaine agitée pour les bourses avec les craintes sur l’Espagne et cette déclaration de Draghi «  tout faire pour la zone euro ; une bouffée d’air frais aux marchés, en assurant être prêt à tout pour sauver l’euro dans le cadre de son mandat. Le problème c’est précisément que la mandat de la BCE n’est pas prévu pour aider financièrement les Etats à sortir de leur endettement sauf à la marge ; le problème c’est que la BCE n’a pas pour rôle de soutenir la croissance ; conclusion, il y aura nécessité de nouveaux débats, nouvelles oppositions, nouveaux atermoiements, nouveaux retards et finalement comme d’habitude on fera trop peu et pas dans le timing. On ne sait même pas si on veut réellement sauver la Grèce ou l’éjecter de la zone euro. Alors l’Espagne, l’Italie c’est une autre dimension.  « Les marchés attendaient un signal fort de la BCE depuis six mois. Il est possible que l’horizon commence à se dégager un peu », souligne Yves Marçais, vendeur d’actions chez Global Equities.  Ces propos sont intervenus au moment où les investisseurs estimaient qu’un des seuls moyens pour soulager la zone euro était justement une intervention de la BCE.   »Naturellement, nous sommes loin d’un apaisement durable de la crise de la dette. Mais à court terme, les pays en difficulté comme l’Espagne ou l’Italie s’offrent une bouffée d’oxygène sur les marchés obligataires », indique Fabrice Cousté, chez CMC Markets France.  Les investisseurs resteront suspendus à l’évolution des taux d’emprunt, qui font office de baromètre des tensions, après avoir atteint un plus haut depuis la création de la zone euro pour l’échéance à 10 ans espagnole lundi.   »Le marché attend désormais un peu plus et des choses concrètes pour avoir une hausse durable », estime Sébastien Duros, gérant à La Financière Responsable.  Les marchés espèrent surtout que la BCE transformera l’essai lors de sa réunion de politique monétaire jeudi prochain, d’autant que les dirigeants politiques ont pris le relais.  Le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel se sont dit vendredi « décidés à tout faire pour protéger la zone euro ». Le chef du gouvernement italien Mario Monti se rendra d’ailleurs mardi à Paris pour un déjeuner avec François Hollande.  La semaine à venir sera donc celle des banques centrales pour les investisseurs, puisqu’à la réunion de BCE s’ajoute celle de la Réserve fédérale américaine (Fed).   »L’aggravation des perspectives aux Etats-Unis et le risque venant d’Europe suggèrent que la Fed sera plus pessimiste, mais probablement pas assez pour agir », indiquent les économistes de BNP Paribas, qui attendent l’annonce d’un troisième plan de soutien à l’économie plutôt en septembre.

 

Montebourg rappelle à l’ordre Huchon qui veut délocaliser un centre d’appel

Montebourg rappelle à l’ordre Huchon qui veut délocaliser un centre d’appel

 

 

Pendant que Montebourg reçoit les opérateurs Telecom pour leur demander de rapatrier leurs centres d’appel, Huchon délocalise en Ile de France. Cela fait évidement désordre au sein du PS. Une petite revanche pour Montebourg qui n’est guère apprécié par les rocardiens ; Huchon était-il au courant ? Sans doute pas ; il ne doit pas maîtriser grand chose dans la bureaucratie régionale et le STIF (syndicats des transports qui gère les transports) fait comme les autres superstructures, ce qu’il veut. En tout cas tant que la gestion ne devient pas un enjeu politique médiatisé. Alors que dans la journée, la décision de l’organisation en charge des transports en région parisienne (le Stif) de délocaliser son centre d’appels au Maroc avait suscité des remous à gauche, Arnaud Montebourg se félicite des dernières déclarations de Jean-Paul Huchon. Ce dernier assurait en effet dans l’après-midi « reconsidérer » ce plan de la région et promettait « d’étudier toutes les voies légales possibles » pour faire face à la situation résultant du marché relatif au centre d’appels téléphoniques chargé de la gestion de la carte de solidarité transports. L’occasion d’apaiser les tensions avec son camarade socialiste et faire taire les critiques dans l’opposition. L’annonce de cette suppression de 80 emplois en France tombait mal après les remous causés par PSA. Sans parler des efforts déployés par le gouvernement pour rapatrier sur le territoire français les centres d’appels des opérateurs télécoms. François Hollande lui-même a d’ailleurs « appelé à la responsabilité », c’est à dire favoriser l’emploi en France et montrer l’exemple, même si le président de la République assure que les « règles ont été respectées » par le Stif. Le ministre du Redressement productif a également affirmé qu’il allait recevoir Jean-Paul Huchon « prochainement » afin d’ « étudier avec lui les évolutions du code des marchés publics ». Une nécessité, selon Arnaud Montebourg « pour mieux prendre en compte les conditions de localisation de l’emploi et de haute exigence sociale dans la commande publique ». La société Webhelp, retoquée par la région Ile-de-France, a quant à elle décidé d’attaquer ce marché en référé. En outre, le nom de la société finalement retenue n’a pas été rendu public.

 

71% des Européens inquiéts par la crise financière et ses conséquences

71% des Européens inquiéts par la crise financière et ses conséquences

 

 

On ne peut pas dire que les européens ne sontt pas lucides puisque 71% d’entre eux sont particulièrement inquiets de la crise et de ses conséquences. Les Européens estiment aujourd’hui à une large majorité qu’ils ont plus de risques qu’il y a cinq ans de connaître des difficultés financières et de basculer dans la précarité, en raison de la crise, selon un sondage Ipsos-Logica Business pour le Crédit Agricole Assurances. 71% des Européens ont le sentiment d’avoir plus de risque de connaître des risques financiers et 63% de basculer dans la précarité, selon ce sondage publié dans l’édition de dimanche-lundi du Monde.  A l’inverse, 17% craignent moins qu’il y a cinq ans de rencontrer des risques financiers et 20% de basculer dans la précarité.  56% (contre 20%) ont également le sentiment d’avoir plus de risques de perdre leur emploi qu’il y a cinq ans, selon l’enquête menée sur un échantillon de 7.245 personnes en France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, Grèce et Pologne, sélectionnées selon la méthode des quotas et interrogées du 2 au 5 mai par internet.  De même, les risques financiers figurent en tête de ceux qui inquiètent le plus les sondés (44%) devant les risques médicaux (40%) et de chômage (39%).  Interrogés sur le fait de savoir si le risque est plutôt un danger à éviter ou un stimulant, 77% des Grecs répondent qu’il s’agit d’un stimulant alors que 57% des Allemands et 62% des Français préfèrent l’éviter.

 

Hollande-Merkel : tout faire pour sauver l’euro ; c’est quoi ?

Hollande-Merkel : tout faire pour sauver l’euro ; c’est quoi ?

Pour que Hollande et Merkel aient enfin été contraints d’afficher leur accord, c’est qu’il y a le feu dans la maison euro ;  En réalité, cette déclaration est très vague « tout faire » ça veut dire quoi ? En fait un affichage pour essayer de rassurer les marchés qui vont comme d’habitude faire le yo-yo ; c’est à dire regrimper puis faute de précision redescendre. Le communiqué commun publié par la chancelière allemande et le président français « est au moins un tournant dans leur communication » car ils « sortent de leur silence par une déclaration claire et importante », a estimé Ulrike Guérot, experte du Conseil européen pour les relations internationales.  La France et l’Allemagne ont affirmé vendredi être « déterminées à tout faire pour protéger » la zone euro, après une conversation téléphonique entre Angela Merkel et François Hollande.   »Les marchés attendaient cette prise de position », estime Henrik Uterwedde, directeur adjoint de l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg, ajoutant « ne jamais avoir douté » de l’engagement allemand comme français en ce sens.  Cette déclaration, quelques heures après que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a affirmé que la BCE était « prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro », est un signal en direction des « pays de l’Europe du sud », Espagne, Portugal, Italie, juge Mme Guérot.  Mais il illustre surtout en quoi le duo « Merkollande » pourrait se démarquer du tandem « Merkozy », que la chancelière allemande formait avec l’ancien président Nicolas Sarkozy.   »Il s’agissait d’une déclaration franco-allemande en faveur du reste de l’Europe, pas d’une déclaration où la France et l’Allemagne décidaient contre le reste de l’Europe », analyse-t-elle.  Il s’agit du premier acte politique d’importance des deux responsables politiques, soutient M. Uterwedde. « Avant cela il y a eu des rencontres, des conférences de presse, mais il s’agit du premier signal fort », selon lui.  Le président et la chancelière « mettent fin aux petits jeux » qui ont pollué la relation franco-allemande depuis l’élection du président socialiste. Mme Merkel avait refusé de recevoir M. Hollande avant l’élection, puis celui-ci s’était affiché avec les dirigeants de l’opposition sociale-démocrate allemande, « alors que sa partenaire est et reste Mme Merkel », relève-t-il.  Mme Merkel prend d’ailleurs des risques face à des partenaires politiques, une opinion publique et une presse bien moins jusqu’au-boutiste dans le soutien à la zone euro.   »La chancelière se retrouve de plus en plus coincée. Comment compte-t-elle éviter d’être prise au mot un jour ? Comment pourra-t-elle éviter les Eurobonds si elle promet de tout faire pour sauver l’euro ? », se lamentait le quotidien populaire Bild samedi matin dans un éditorial.  Vendredi soir, réagissant à la déclaration franco-allemande, l’hebdomadaire Spiegel agitait sur son site web le spectre d’une inflation incontrôlable générée par la politique accommodante de la BCE et ses mesures d’intervention en faveur des pays  Pour M. Uterwedde, il s’agit d’un « risque calculé » de la chancelière, qui vise notamment à rappeler que le gouvernement allemand ne prend pas ses ordres chez « les faucons de la Buba », la Banque centrale allemande (BuBa), gardienne inflexible de la rigueur budgétaire, même s’il garantit son indépendance.   »La Buba est très écoutée et respectée, mais ce n’est pas elle qui décide. Après tout, on ne l’a pas écoutée non plus quand elle s’opposait à l’échange d’un mark de l’Allemagne de l’ouest contre un mark de l’est lors de la réunification », rappelle M. Uterwedde.

 

ArcelorMittal : Florange est viable mais on ne sait plus si c’est Hollande ou Montebourg qui doivent s’occuper du dossier !

ArcelorMittal : Florange est viable  mais on ne sait plus si c’est Hollande ou Montebourg qui doivent s’occuper du dossier !

Curieux ce renvoi de patates chaudes après un nouveau rapport d’experts qui démontre que Arcelor Mittal Florange est viable. Chez Montebourg, on dit que c’est le président qui va s’occuper de la question en rencontrant le patron de Mittal, lequel veut fermer définitivement Florange et l’Elysée  affirme qu’il n’est pas prévu pour l’instant de rencontrer le patron de Mittal. Bref tout cela faiat désordre et ce dossier très chaud pourrait bien commencer à inverser sérieusement les tendances politiques car la gauche à trop critiqué la droite pour ne rien faire aujourd’hui.  Le site mosellan d’ArcelorMittal, dont les deux hauts-fourneaux sont à l’arrêt depuis des mois, est « viable, fiable et rentable » et nécessite un investissement de 400 à 500 millions d’euros, selon le rapport d’une mission d’expertise sur Florange remis vendredi au ministre du Redressement productif, ont indiqué des syndicats. La mission, décidée début juin, a examiné « les évolutions du marché de l’acier en France et en Europe, puis a dégagé les pistes permettant d’assurer un avenir industriel et économique pérenne au site sidérurgique de Florange », a indiqué le ministère dans un communiqué. Les syndicats se sont réjouis de cet accent mis sur les « atouts » du site et notamment « la proximité avec les clients, la qualité de nos produits », comme l’a relevé Edouard Martin (CFDT). Il se dit « satisfait » car avec la multiplication des plans sociaux, il « craignait on essoufflement du gouvernement sur le dossier ». Pour Yves Fabbri (CGT), « c’est le troisième rapport qui arrive à la même conclusion, on est très satisfait, reste maintenant à voir quelle sera la volonté politique ». Selon les syndicats, Arnaud Montebourg leur a indiqué que le président Hollande s’occuperait personnellement du dossier et rencontrerait en août Lakshmi Mittal, le patron d’ArcelorMittal, une information toutefois démentie par l’Elysée.

 

12345...27



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol