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Quel avenir pour l’automobile en France ?

Quel avenir pour l’automobile en France ?

C’est en général la question posée et les réponses tournent autour des voitures plus propres notamment électriques, des voitures à haute valeur ajoutée ou encore des voitures citadines. Des solutions partielles pour le court et moyen terme mais qui ne pose pas du tout la question fondamentale de l’avenir tout court de l’automobile en France et ailleurs. Or à long terme la voiture classique, même plus propre, plus économe n’a sans doute pas d’avenir. Trop chère, trop lourde, trop encombrante. Trop chère d’abord car compte tenu de la crise durable que vivent les pays développés, les acheteurs potentiels ne voudront et ne pourront payer des véhicules de 10 000 à 20 000 euros (moyen et bas de gammes). L’investissement est trop important et le coût même de fonctionnement tout autant. Trop lourde et trop encombrante, la voiture n’est pas dimensionnée à l’usage moyen courant. En moyenne, le taux d’occupation d’une voiture este de 1,2 passager (conducteur compris) pour un poids d’un peu plus de 100kgs. L’essentiel des parcours est effectué en zone urbaine à des vitesses moyenne très faibles du fait d’une part de la congestion, d’autre part des limitations de vitesses. La voiture du futur doit donc être entièrement repensée en fonction de son usage (incluant la question du stationnement). La problématique est différentes sur les matchés émergents mais la question du coût économique est identique sinon plus difficile encore. Pour illustrer l’inadaptation de la voiture individuelle, il suffit de comparer son rendement avec celui d’un camion. En moyenne un camion transporte 1 tonne (cu)  avec 1 litre d’essence ; disproportion aussi de la surface d’une voiture par rapport à son utilisation si on compare à un car ou un camion. Bref la voiture actuelle est obsolète sur le plan technique, économique, environnemental et même social aussi sens large si long tient compte de son impact sur l’urbanisme et la qualité de vie. Penser l’avenir de la voiture c’est aussi penser la politique de transport afin de rationaliser l’usage des différentes  techniques via l’ intermodalité. La question n’est donc pas seulement d’imaginer des véhicules plus propres  ; c’est le concept même qui est à mettre en question, un concept qui pourrait par ailleurs être mieux adaptés aux pays émergents. Aujourd’hui PSA Peugeot Citroën et Renault privilégient leurs usines françaises pour leurs véhicules « propres » et à haute valeur ajoutée, une politique jugée utile mais insuffisante pour maintenir la production automobile dans l’Hexagone.  Renault, dans son plan à moyen terme présenté début 2011, assurait que « 80% de (ses) véhicules électriques vendus dans le monde seront produits en France en 2015″. A cela doit s’ajouter la production de batteries et de moteurs électriques, dévolus respectivement aux usines de Flins (Yvelines) et de Cléon (Seine-Maritime).  Ses voitures haut de gamme seront produites à Douai (Nord).  PSA mise beaucoup, pour sa part, sur la « montée en gamme » de ses deux marques, avec des modèles plus équipés, vendus plus chers et donc plus rentables. L’exemple le plus révélateur est la ligne Citroën DS, pour l’instant uniquement produite en France.  Mais Flavien Neuvy, de l’Observatoire spécialisé Cetelem, met en garde contre la tentation du « premium », « un petit bout du marché sur lequel les allemands sont présents depuis longtemps et où la concurrence est féroce ». L nouveau gouvernement veut des véhicules plus propres et plus innovants. Mais si les mesures gouvernementales s’en tiennent là, elles seront insuffisantes pour répondre à la question de l’avenir de l’industrie automobile française, avertissent les experts.

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