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Filière automobiles : un plan de bricolage de court terme

Filière automobiles : un plan de bricolage de court terme

Le plan annoncé demain sera forcément du bricolage car l’analyse stratégique du secteur, sa situation financière, le mâché n’auront pas été analysés ; On s’oriente vers des bonus vers les véhicules nom polluants notamment électriques alors que ce segment de marché est insignifiant. Evidemment pas de remise cause de la fiscalité globale qui plombe la compétitivité ; pas de remise en cause plus fondamentale sur le concept même de l’automobile (voir articles).La journée du 25 juillet 2012 sera assurément éprouvante pour le secteur automobile français. Le même jour, le gouvernement va dévoiler en Conseil des ministres son plan d’action pour relancer la filière automobile française, tandis que PSA présentera en Comité central d’entreprise son plan massif de suppressions de postes portant sur plus de 8000 emplois. Pour l’heure, difficile de savoir précisément ce que le gouvernement a concocté, mais les grands leviers du plan sont déjà connus. L’Expansion.ocm fait le point.  C’est la seule piste qui a commencé à être détaillée par le gouvernement. Le 18 juillet, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a déclaré que le gouvernement souhaitait soutenir « les véhicules propres et innovants » et qu’il était « très tenté d’améliorer le bonus-malus écologique », qui permet de subventionner la construction de voitures électriques et hybrides. Ce dispositif devrait en très grande partie bénéficier à Renault, qui produit plusieurs de ses modèles électriques en France, et à PSA, dont l’ensemble des hybrides diesel sortent de ses usines hexagonales. Aujourd’hui, les voitures rejetant moins de 50 g de CO2 par km sont éligibles à un bonus écologique de 5000 euros, contre 2000 euros pour celles émettant moins de 110 g de CO2/km, en l’occurrence les hybrides comme les Peugeot 3008 et 508 hybrides. Le gouvernement pourrait donc décider de modifier le barème pour rendre ces technologies plus abordables. Le bonus maximum pourrait par exemple être relevé à 7000 euros, mais avec un seuil plus restrictif afin de le réserver aux seuls véhicules 100 % électriques. Cela ne devrait même pas coûter très cher à l’Etat, étant donné la faiblesse des ventes!  C’est d’ailleurs la limite qui est mise en avant par certains observateurs. « Même dans les hypothèses optimistes, l’hybride ou l’électrique seront encore très minoritaires à l’horizon 2020″, estime ainsi Carlos da Silva, analyste au cabinet IHS Automotive. Le marché des véhicules verts a beau être porteur, il peine aujourd’hui à décoller. La question des infrastructures de recharge notamment reste centrale dans le déploiement de ces technologies, et c’est pourquoi le gouvernement sera également très attendu sur ce point.  Le fonds de modernisation des équipementiers automobiles devrait également être renforcé, selon plusieurs sources de presse. Ce fonds a été créé en janvier 2009 en pleine crise du secteur auto, pour sécuriser les approvisionnements des constructeurs et des grands équipementiers (Valeo, Faurecia, Bosch…). Il est doté d’environ 600 millions d’euros, et financé par le Fonds stratégique d’investissement, PSA et Renault, à hauteur d’un tiers chacun. Par la suite, il avait été complété par les garanties apportées par Oséo afin de permettre aux PME de continuer à accéder au financement bancaire. Pour le gouvernement, il est absolument impératif de trouver une solution aux difficultés de ce secteur qui employait 85.000 personnes fin 2011, contre 108.000 deux ans plus tôt selon la Fiev. Depuis quelques semaines, plusieurs sous-traitants automobiles se sont retrouvés au bord du dépôt de bilan, affectés par la chute du marché européen. Pour les syndicats, il est donc urgent d’agir. Mais selon Philippe Portier, de la CFDT métallurgie, le secteur ne s’en sortira pas sans « réviser la relation donneurs d’ordre/sous-traitants ».  Autre piste possible, le recours au grand emprunt pour favoriser la R&D dans le domaine des technologies vertes. Le crédit impôt recherche, qui doit être bientôt révisé, pourrait lui aussi être remobilisé en faveur de l’industrie automobile.  Une chose est sûre: le retour de la prime à la casse n’est clairement plus une option, comme l’a confirmé François Hollande lors de son interview du 14-Juillet. Le dispositif qui a permis au marché de ne pas s’effondrer en 2008 coûterait trop cher à mettre en place (elle a déjà coûté un milliard d’euros). Les experts estiment également que son caractère temporaire n’est pas adapté aux problèmes structurels que rencontrent aujourd’hui l’industrie automobile. Certains fabricants, comme PSA, estiment même qu’il a donné de mauvaises habitudes aux consommateurs en les déconnectant du « juste prix ». Selon les Echos, l’Etat pourrait envelopper tout ça dans une grande campagne de communication destinée à renforcer le made in France. Quoi qu’il en soit, ce plan de soutien ne se fera pas sans contreparties. Le gouvernement a suffisamment insisté sur ce point. Mais ces contreparties dépendront également des aides qui pourraient être accordées de façon plus ou moins directes aux constructeurs.  L’hypothèse des prêts bonifiés de l’Etat, comme ceux accordés dans le cadre du Pacte automobile 2009, n’est toujours pas exclue. Mais les aides spécifiques aux constructeurs ne devraient pas être dévoilées demain. Le gouvernement devrait en effet attendre la fin de la mission d’expertise sur PSA, dont les conclusions seront rendues le 31 juillet, pour présenter d’éventuelles mesures personnalisées…

 

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