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Crise bancaire : Les créanciers des espagnoles paieront aussi ; mais risques de solvabilité accrus

Crise bancaire : Les créanciers des espagnoles paieront aussi ; mais risques de solvabilité accrus

 

L’Europe, contrairement aux Etats Unis, tentent de sauver toutes banques, finalement c’est le contribuable qui paye ou qui paiera. Choix cornélien car si le créancier est associé aux pertes, la solvabilité va être affectée, donc les taux d’intérêt payés eux par le consommateur.  Les créanciers largement sollicités en Grèce mais qui le seront aussi en Espagne. . Le mémorandum approuvé vendredi dernier par les ministres des Finances de la zone euro prévoit en effet explicitement un «partage du fardeau». Concrètement, l’Espagne rédigera très rapidement une loi qui lui permettra d’imposer des pertes aux détenteurs de titres hybrides et de dette subordonnée des banques qui seront recapitalisées. La démarche est à la fois économique et politique. Faire payer les créanciers des banques en restructuration, c’est alléger leurs dettes et donc faciliter leur redressement. C’est aussi le gage d’une meilleure acceptation par des opinions publiques convaincues qu’en matière financière on privatise les profits tandis qu’on nationalise les pertes. Ce virage espagnol s’inscrit dans le droit fil des réflexions nées en 2008 avec la crise financière. Depuis cinq ans, les autorités publiques cherchent à mettre en œuvre ce fameux «partage du fardeau». C’est d’ailleurs ce qui avait guidé la participation du secteur privé – 100 milliards d’euros d’abandon de créances – au plan de sauvetage grec. Concernant les banques, la façon la plus simple et la plus éprouvée d’y parvenir serait de les traiter comme n’importe quelle entre­prise, c’est-à-dire de les mettre en faillite. Les États-Unis, d’ailleurs, le font à une échelle industrielle: des banques y sont liquidées au rythme de deux par semaine. La méthode se heurte cependant à un écueil majeur: le risque systémique, c’est-à-dire le danger que la déroute d’une seule banque n’emporte tout le système avec elle. Outre-Atlantique, Lehman Brothers et Washington Mutual sont les seules grandes banques à avoir fait faillite, les autres ont été renflouées sans douleur pour les créanciers. En Europe, la crise des dettes souveraines a rendu toutes les banques potentiellement «systémiques», de Dexia à l’espagnole Bankia. Il n’a jamais été possible de mettre en faillite une banque européenne. Et les créanciers ont été le plus souvent épargnés (même si la Commission a imposé dans certains cas la suspension du versement des coupons sur certaines obligations). Car faire payer les créanciers des banques, c’est prendre le risque de les effaroucher au moment où les établissements du sud de la zone euro ont déjà le plus grand mal à trouver des prêteurs sur le marché. Aujourd’hui, l’argument ne suffit plus, la doctrine change. Même à la BCE, où Mario Draghi semble désormais prêt, contrairement à son prédécesseur Jean-Claude Trichet, à mettre les créanciers des banques à contribution, y compris les détenteurs de «dette senior», en principe mieux protégés que les porteurs de titres hybrides et subordonnés.

 

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