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Schäuble et Draghi pour une intégration européenne qu’ils ne favorisent guère et dont la France ne veut pas

Schäuble et Draghi pour une intégration européenne qu’ils ne favorisent guère et dont la France ne veut pas

 

Contradictoire Europe qui veut davantage d’intégration mais ne fait pas grand-chose pour la favoriser ; Draghi et Schäuble en particulier ont chacun lancé un appel pour cette intégration. Malheureusement ni la BCE, ni l’Allemagne ne profitent de la situation pour rendre irréversible la solidarité européenne. Un engagement massif de la BCE- que l’Allemagne refuse- pourrait être assorti immédiatement d’une contrepartie en termes d’intégration. Or on veut l’intégration politique avant la solidarité financière alors que les deux doivent être gérés dans le même tempo. Dernier contradiction, la France n’est pas enthousiaste, elle le sera sans doute davantage quand elle aura besoin du soutien financier de l’Europe vers la fi de l’année. Le président de la Banque centrale européenne et le ministre allemand des Finances poussent en faveur d’un renforcement de l’intégration politique européenne, que la France n’envisage pour le moment qu’avec prudence. Mario Draghi et Wolfgang Schäuble se sont exprimés samedi dans deux quotidiens français – Le Monde pour le premier et Le Figaro pour le second – au lendemain d’un accord de l’Eurogroupe sur les conditions d’une aide européenne à la recapitalisation des banques espagnoles. Ils laissent l’un et l’autre entendre que l’une des leçons à tirer de la crise de la dette souveraine dans la zone euro est la nécessité de renforcer l’intégration européenne. « Tout mouvement vers une union financière, budgétaire et politique est à mon sens inévitable et conduira à la création de nouvelles entités supranationales », dit le président de la BCE. « Dans certains pays, le transfert de souveraineté (…) que cela implique est un enjeu majeur », admet Mario Draghi. Mais « avec la mondialisation, c’est précisément en partageant la souveraineté que les pays peuvent mieux la conserver ». Pour le patron de la BCE, pas de doute : « A long terme, l’euro doit être fondé sur une plus grande intégration. » Un avis partagé par le ministre allemand des Finances, depuis longtemps militant d’une Europe plus fédérale. « Nous devons continuer à travailler aujourd’hui sur ce qui n’était pas faisable à l’époque de la création de l’euro : une coopération plus étroite en matière de politique économique et financière », explique-t-il dans une interview au Figaro.

 

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