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Montebourg-PSA : une explication orageuse, un dialogue de sourds et pas de déclaration

Montebourg-PSA : une explication orageuse, un dialogue de sourds et pas de déclaration

 

De toute évidence tout sépare PSA et Montebourg. PSA un des lus vieux groupe industriel connu dans le monde entier, longtemps exemplaire à tout point de vue avec toutefois une conception des relations sociales un peu rétrogrades pour ne pas dire ringardes. Pendant longtemps, il ne faisait pas bon être syndicaliste dans le groupe. De l’autre Montebourg, un avocat, aux positions marquées à gauche mais qui ne connait pas grand-chose à l’économie. Au discours volontariste mais dépourvu de moyens et sans doute aussi de compétences. Bref une vraie explication sur le fonctionnement l’économie entre Montebourg et PSA. PSA accusé d’avoir annoncé trop tard le plan de licenciements, sous Sarkozy, le PS aurait préféré mais cela ne change strictement rien, PSA accusé d’avoir distribué de l’argent aux actionnaires ; mais une distribution fondé sur les résultats précédents et non sur l’activité 2012 avec des ventes qui s’écroulent.  La surcapacité de l’outil de production est incontestable. PSA a du demander à Montebourg s’il fallait attendre les résultats de 2012 pour ajuster ces moyens. Sur le coût du travail aussi, opposition entre le gouvernement qui conteste en prenant exemple sur l’Allemagne qui ne vend pas les mêmes produits alors que Peugeot fabrique aussi dans pays à plus bas couts qu’en France. En cause aussi la stratégie industrielle de PSA, son positionnement. Finalemenet peut être pas un dialogue de sourds mais pas loin ; le besoin en tout cas de revoir sérieusement le dossier de la filière automobile et qui ne sera certainement pas prêt clé en main le 25 juillet en l’état actuel des connaissances du gouvernement. Arnaud Montebourg, qui recevait, ce mercredi après-midi, Philippe Varin, le patron du constructeur automobile, a attaqué la stratégie du groupe ainsi que la famille Peugeot. Le ton est donc monté de plusieurs crans sur le dossier PSA. Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a sorti mercredi l’artillerie lourde contre le constructeur, avant de recevoir cet après-midi son patron, Philippe Varin, prié de s’expliquer sur son plan de suppression de 8000 emplois en France. Alors que les marges de manœuvre du gouvernement paraissent limitées pour faire reculer PSA, un groupe privé en difficulté, le ministre a tenté de jeter le discrédit sur sa direction, remettant clairement en cause la famille Peugeot, premier actionnaire. Arnaud Montebourg a affirmé sur France Inter avoir «un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l’alliance avec General Motors et le comportement de l’actionnaire». Il a ajouté qu’il n’avait pas «une confiance extraordinaire» dans les affirmations de la direction, évoquant des «dissimulations» sur la santé de l’entreprise. Le ministre, qui a critiqué le versement de 78 millions d’euros de dividendes à la famille Peugeot en 2011, en discutera avec Thierry Peugeot, le président du conseil de surveillance, qu’il recevra à Bercy le 26 juillet. «Je veux savoir ce qu’il veut faire», a déclaré Arnaud Montebourg. En attendant, Thierry Peugeot s’entretiendra vendredi avec l’expert gouvernemental chargé d’établir un diagnostic sur PSA. Cet expert, qui doit décrire la «situation réelle» de l’entreprise, doit «examiner les alternatives» au plan drastique de PSA. Le gouvernement cherche aussi à mettre la pression sur le constructeur en exigeant «des contreparties» au plan de soutien à l’automobile qu’il va annoncer le 25 juillet. Ce plan n’inclura pas de nouvelle prime à la casse, mais devrait passer par un «soutien massif vers les véhicules innovants et propres, hybrides et électriques», a expliqué Arnaud Montebourg, estimant que les constructeurs français disposaient d’un «avantage compétitif très fort» sur ce type de véhicules qu’ils produisent surtout dans l’Hexagone. «Nous sommes très tentés d’accentuer les mesures liées au bonus-malus écologique», a-t-il ajouté. Le gouvernement réfléchit aussi à «une bonne mesure» qui permette «d’accéder à la voiture moins chère» sans trop accentuer «l’endettement des ménages».

 

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