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PSA réplique au gouvernement et détaille ses licenciements

PSA réplique au gouvernement et détaille ses licenciements

 

La famille Peugeot, premier actionnaire de PSA Peugeot Citroën, s’est défendu mercredi en affirmant avoir «toujours donné la priorité au développement du groupe et à sa stratégie, n’hésitant pas à diluer sa participation quand la situation le requérait».  «La famille Peugeot s’est toujours efforcée de suivre les opérations financières destinées à soutenir la stratégie du groupe», ajoute-t-elle, alors que le gouvernement s’interroge sur son action. La famille Peugeot contrôle 25,4% du capital du constructeur et 38,1% des droits de vote via deux structures, Etablissements Peugeot Frères (EPF) et Société Foncière, Financière et de Participations (FFP). Mardi, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui reçoit toutes les parties prenantes au dossier PSA, et a multiplié les attaques contre la hiérarchie et la stratégie du groupe, a déclaré qu’il allait «inviter» la famille Peugeot pour les rencontrer. Mercredi matin sur France Inter, il a déclaré : «Je veux savoir ce qu’il (l’actionnaire de référence, ndlr) veut faire» dans ce groupe qui est un «symbole national». PSA Peugeot Citroën, premier constructeur automobile français, a provoqué une vive colère du gouvernement et des syndicats la semaine dernière en annoncant un plan de suppression de 8.000 postes et la fermeture programmée du site d’Aulnay-sous-Bois près de Paris. Arnaud Montebourg, dont le gouvernement s’oppose au projet du groupe privé, a reçu mardi les représentants syndicaux et devait rencontrer mercredi en fin d’après-midi Philippe Varin, le président du directoire du groupe privé.

Le calendrier des réductions d’effectifs à Aulnay et Rennes
PSA Peugeot Citroën a détaillé ce mercredi le calendrier du plan social géant qui menace les sites d’Aulnay-sous-bois et de La Janais près de Rennes. Une phase de licenciement collectif pour motif économique sera ouverte, « si à l’issue de la phase de volontariat », destinée à « éviter les licenciements », « il n’a pas pu être procédé au reclassement de la totalité des salariés concernés par la suppression des postes », 3.000 à Aulnay et 1.400 à Rennes, dit le document.

AULNAY : Les activités de production seront supprimées et recentrées « courant 2014 » sur Poissy (Yvelines), où 1.500 salariés d’Aulnay pourraient se voir proposer un poste (dont 750 début 2013). 1.500 nouveaux postes pourraient voir le jour à à Aulnay la faveur de la ré-industrialisation du site projeté par le groupe « à relativement moyen terme (2013/14)». Pour le plan social, la phase de volontariat pour les départs pourrait être ouverte jusqu’au 31 octobre 2013 et assortie de propositions aux salariés (adhérer à une mesure de départ externe, de départ volontaire en retraite, de mobilité interne ou reclassement interne). La phase de licenciements se ferait en deux phases: janvier 2014 et deuxième trimestre 2014.

RENNES : Incapable de résorber le sureffectif « dans des conditions économiques acceptables », la direction évoque « un nouvel équilibrage » rendu « nécessaire » par une baisse de cadence dès le mois de juin 2013, et mentionne « un ajustement des effectifs à l’horizon juin 2013 ». Dans l’immédiat, 1.400 postes vont être supprimés. La période de volontariat devrait être ouverte jusqu’au 30 juin 2013. En juillet, des propositions de postes de reclassement interne en France et à l’étranger seront envoyées, et au 1er octobre, les notifications de licenciement partiront.

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