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PSA: l’Etat promet d’agir ou de s’agiter ?

PSA: l’Etat promet d’agir ou de s’agiter ?

« L’Etat ne laissera pas faire ? » Ça veut dire quoi ? De l’action ou de l’agitation. Soyons clair, en l’état de l’environnement juridique, l’Etat ne peut rien faire pour Aulnay. Seulement aider à éviter les licenciements secs et éventuellement faciliter la reconversion industrielle du site (pour quand en 2017 ? et avec 300 salariés au lieu de 3000 ?). Le plan de 8.000 suppressions d’emploi de PSA « n’est pas acceptable en l’état, il faut en améliorer considérablement la qualité », a pourtant répété dimanche le ministre de l’Economie et des Finances. Malheureusement, il n’y aura rien de spécifique pour Aulnay, ni pour PSA, on va sa borner à limiter les licenciements secs, point final.  PSA a provoqué un choc national en annonçant 8.000 suppressions de postes en France, la fermeture en 2014 de l’usine d’Aulnay en Seine-Saint-Denis (3.000 salariés) et la disparition de 1.400 nouveaux postes à Rennes.  Au total, environ un emploi sur dix dans l’activité automobile de PSA en France va disparaître.  L’intervention du chef de l’Etat samedi n’a pas rassuré sur les moyens d’action que le gouvernement est à même de déployer à l’égard d’un groupe dont l’Etat n’est pas actionnaire.   »M. Hollande a jugé inacceptable le plan de licenciements +en l’état+. Pour nous, c’est le plan de licenciements tout court qui est inacceptable », a réagi samedi Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT à l’usine d’Aulnay estimant « insuffisants » les propos du président.  L’Etat a « les moyens d’interdire la fermeture » de l’usine en Seine-Saint-Denis, a-t-il insisté.  Mais François Hollande n’a pas entretenu cet espoir: le gouvernement ne peut pas interdire la fermeture du site, mais « nous pouvons faire en sorte qu’Aulnay reste un site industriel », a-t-il dit.  La « concertation » devra aboutir à « ce qu’il n’y ait aucun licenciement sec » et que « chaque salarié » se voit proposer « des solutions », a souhaité le président.  Selon un sondage IFOP pour le quotidien L’Humanité à paraître lundi, les Français sont plus nombreux à estimer que le gouvernement doit s’assurer d’abord que toutes les solutions du dialogue social ont été explorées (38%) qu’à souhaiter qu’il oblige la direction à revenir sur les suppressions (28%), apporte une aide financière (21%) ou n’interfère dans les affaires d’une entreprise privée (13%).  François Hollande s’est montré particulièrement virulent à l’égard de la direction, l’accusant de « mensonge » sur ses véritables intentions ces derniers mois.   »Il n’avait jamais été question d’un plan de cette ampleur », a affirmé dimanche l’ex-ministre de l’Economie François Baroin.  Le gouvernement a chargé un expert d’examiner la situation financière du groupe pour évaluer avant fin juillet si les mesures radicales prévues « sont nécessaires et proportionnées aux difficultés alléguées », selon la feuille de route. Le diagnostic qui sera tiré sera un élément de poids dans la négociation qui va s’engager

 

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