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Conférence sociale : deux jours, c’est ça le dialogue social ? C’est mieux que deux heures mais quand même !

Conférence sociale : deux jours, c’est ça le dialogue social ? C’est mieux que deux heures mais quand même !

 

Un grand cirque à 300, des ateliers et dans deux jours Ayrault tire les conclusions ; Après on se revoit dans un an ! Drôle de conception du dialogue social, c’est mieux que Sarkozy mais tout juste. François Hollande n’a pas dévié de la route qu’il s’était fixée : ne pas trop se mouiller,  décliner les grands principes,  la méthode qu’il souhaite mettre en œuvre sans rien révéler de l’agenda social des prochains mois. L’agenda  social sera dévoilé mardi en fin de journée par Jean-Marc Ayrault. Dans sa conclusion, le Premier ministre est chargé de faire la synthèse des travaux menés durant deux jours. Pour ouvrir ce qu’il a qualifié de « rencontre exceptionnelle », François Hollande s’est donc contenté de démontrer tout ce que sa méthode a de nouveau. Tout d’abord, en insistant sur les différences avec son prédécesseur. Dès les premiers mots de son discours, il rend hommage aux « corps intermédiaires sans lesquels la France ne serait pas ce qu’elle est ». Des corps intermédiaires que Nicolas Sarkozy n’avait cessé de critiquer pendant la campagne présidentielle, au grand dam des organisations syndicales et patronales.  En confirmant qu’il souhaitait inscrire dans la Constitution le rôle du dialogue social et des organisations représentatives, François Hollande a, là encore, envoyé des gages de plus grand respect des partenaires sociaux. Il pose l’un des principes fondateurs de son quinquennat : permettre aux syndicats et au patronat de négocier des accords sans que le politique y mette forcément le nez.9a au moins c’est nouveau et ce sera profitable à tous car l’étatisation c’est la complexité sociaux. Enfin, dans son discours, François Hollande a pris soin de montrer qu’il ne prenait pas parti pour un camp contre un autre, qu’il souhaitait concilier compétitivité des entreprises et préservation du modèle social. Les organisations syndicales auront eu plaisir à entendre qu’il fallait lutter contre la précarité de l’emploi, mieux associer les salariés aux décisions sur la rémunération des dirigeants ou aboutir enfin sur la question de la pénibilité ; les fédérations de fonctionnaires que les ministères prioritaires où des postes seront recréés représentent 60% de l’emploi public. Quant au patronat, il aura eu la satisfaction d’entendre que la désindustrialisation est inacceptable, qu’il faut revoir le système de financement de la protection sociale pour qu’elle ne pèse plus uniquement sur le travail, surtout pour les entreprises exposées à la concurrence internationale. Ces bonnes intentions posées, il faudra demain passer aux travaux pratiques; Or précisément c’est là que le bas blesse, la concertation est un processus et non une grande messe. Il faudrait lancer un vaste débat avec les acteurs économiques en posant bien la problématique et non en restant le vague, ensuite décliner par secteur l’approfondissement des analyses et des stratégies , enfin rechercher la cohérence dans une vision stratégique globale avec des choix  ; bref un vrai travail de fond , pas sur deux jours sur un an.

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