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Météo de l’été : pluie de plans sociaux

Météo de l’été : pluie de  plans sociaux

La liste des plan sociaux actés, prévus ou probables est impressionnante et pourtant, le pire ce sont les licenciements non médiatisés puisqu’environ 1000 salariés perdent chaque jour leur emploi. Avec une croissance prévue de 0,4% en 2012 et un contexte électoral qui a différé plusieurs plans sociaux, la deuxième moitié de l’année s’annonce difficile sur le front de l’emploi. Air France, Cofinoga, Chomarat : plusieurs vagues de licenciements sont déjà en cours, sans oublier les entreprises où les salariés craignent le pire, à l’image de PSA ou de Castorama.

• Air France : 5.122 emplois. La direction a initié le plan Transform 2015 pour redevenir rentable et espère ne procéder qu’à des non-remplacements.
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• Conforama : 288 emplois. L’enseigne d’ameublement veut supprimer 288 postes dans son service après-vente, avec la promesse de reclassements. Les syndicats craignent 288 licenciements.

• Lafarge : 90 emplois. Bien qu’en bonne santé financière, le géant du ciment supprime 460 emplois, dont 90 en France.

• Air Méditerranée : 61 emplois. La compagnie aérienne prévoyait 85 licenciements avant de ramener le chiffre à 61 grâce à des concessions des syndicats de navigants.

• Fnac : 310 emplois. La chaîne de magasins a lancé un plan de sauvegarde de l’emploi synonyme de 310 licenciements mais ce dernier reste contesté devant la justice.

• Castorama : 1.167 emplois. Ce sont les syndicats qui avancent ce chiffre après s’être procuré un document interne dans lequel la direction du groupe d’ameublement prévoirait un tel « dégraissage  » d’ici 2015. La direction a démenti l’information.

• Carrefour : 3.000 emplois. S’appuyant sur des notes internes, les syndicats redoutent entre 3.000 et 4.000 suppressions d’emplois, le tout dans le vaste plan de redressement du groupe.

• Laboratoire Lundbeck : 200 emplois. Les salariés du laboratoire pharmaceutique danois craignent 200 licenciements en France cet été, alors que le groupe danois a annoncé son intention de supprimer 600 postes en Europe.

• Leader Price : 87 emplois. La chaîne de discount veut fermer dix magasins et supprimer 87 emplois mais la justice a annulé ses plans. Leader Price a néanmoins fait appel.

 

• Hôtel Ritz : 470 emplois. L’hôtel de luxe, propriété du milliardaire égyptien Mohammed Al Fayed, ferme ses portes cet été pour 27 mois de travaux. Résultat : 470 licenciements contestés par les syndicats. La justice doit trancher le 11 septembre 2012.

• Renault : 300 emplois. Le groupe automobile prévoit de supprimer 300 postes sur les deux prochaines années sur son site de Flins dans les Yvelines, le tout par le biais de départs en retraite anticipés et de départs volontaires.

• PSA : 3.300 emplois à Aulany, 10.000 en France ? L’usine automobile d’Aulnay-sous-Bois est l’un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis, avec 3.000 salariés en CDI et 300 intérimaires. La direction refuse pour l’instant de préciser l’avenir du site. Plusieurs sources syndicales redoutent qu’au plan national le nombre de postes supprimés n’atteigne 10.000.

• Chomarat : 182 emplois. L’entreprise ardéchoise Chomarat, spécialisée dans le textile, va licencier 182 personnes après une première vague concernant 122 emplois.
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• Aoste : 80 emplois. L’usine de salaison du groupe de charcuterie, située à Boffres, doit fermer avec 80 licenciements à la clef. Le site travaillait pour Aoste, Justin Bridou, Cochonou, Jean Caby ou encore Weight Watchers.

• Euralis : 110 emplois. La coopérative agroalimentaire supprime 110 postes au sein de son pôle alimentaire qui concentre les activités foie gras et traiteur, sans compter de nombreux reclassements internes.

• Cofinoga : 433 suppressions. La société de crédit de consommation a vu son activité chuter avec la crise. Résultat, 433 licenciements, les trois quarts à Mérignac.

• Fram : 300 à 350 emplois. En difficulté depuis plusieurs années, le voyagiste pourrait supprimer entre 300 et 350 emplois, principalement dans la région de Toulouse.

• Technicolor : 350 emplois. L’usine de matériel informatique est en redressement judiciaire depuis le 1er juin mais aucun repreneur ne s’est manifesté.

• XiloFrance : 65 emplois. En redressement judiciaire depuis l’été 2011, cette entreprise de fabrication de contreplaqué risque de fermer si aucun repreneur ne se manifeste.

• Jet Aviation : 190 emplois. La société de maintenance aéronautique veut supprimer 190 postes sur son site de l’aéroport de Bâle-Mulhouse. La direction prévoyait même 250 suppressions de postes mais ce chiffre a été revu à la baisse grâce à des mesures de chômage technique et une réorganisation interne.

• Lohr Industrie : 930 emplois. Le fabriquant alsacien de systèmes de transports va être racheté par Alstom avec l’aide du Fonds stratégique de l’investissement. Si Alstom promet de reprendre 200 salariés, l’avenir des autres emplois reste incertain, même si le ministre Arnaud Montebourg a promis de « consolider plusieurs centaines d’emplois ».

• ArcelorMittal : 550 emplois. En maintenant deux hauts-fourneaux inactifs, le groupe maintient le flou sur l’avenir d’au moins 550 employés. La direction a promis une réponse au cours de l’été.

• Paris Normandie : 111 emplois. Le quotidien régional, ainsi que Havre Libre, Le Havre Presse et le Progrès de Fécamp sont en redressement judiciaire depuis fin février.

• TRW et Cimest : 413 emplois. Ces deux sous-traitants de l’industrie automobile situés dans la même vallée des Vosges risquent la cessation de paiement. Les constructeurs automobiles ont réduit le volume de leurs commandes.

 

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