Archive mensuelle de juin 2012

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Après SP et Moody’s, Fitch abaisse à son tour la note de Chypre en catégorie spéculative à « BB+ »

Après SP et Moody’s, Fitch abaisse à son tour la note de Chypre en catégorie spéculative à « BB+ »

Fitch emboîte ainsi le pas à Standard and Poor’s, qui avait fait de même en janvier et Moody’s qui l’avait fait le 13 juin. La perspective sur la note reste négative.   »L’abaissement de la note souveraine de Chypre reflète une augmentation matérielle des besoins en capital dont les banques chypriotes vont avoir besoin comparativement à l’estimation précédente », effectuée en janvier, estime Fitch dans un communiqué.  Selon l’agence, les trois principales banques du pays, qui fait partie de la zone euro et doit prendre au 1er juillet la présidence semestrielle de l’Union européenne, sont fortement exposées à la crise de la dette grecque. Il s’agit de Bank of Cyprus, Cyprus Popular Bank (CPB) et Hellenic Bank.  En plus des 1,8 milliard d’euros nécessaires à la recapitalisation de CPB, Fitch estime que les besoins totaux des banques chypriotes pourraient atteindre 4 milliards d’euros, soit 23% du produit intérieur brut du pays (PIB).  A la dévaluation des titres de dette grecs, s’ajoute une augmentation du portefeuille de crédits non performants à Chypre, même sur l’année écoulée, en raison du ralentissement de l’économie et de la hausse du chômage.  Tout en reconnaissant que les estimations sur les besoins financiers des banques chypriotes sont encore très incertaines, l’agence souligne que l’argent nécessaire devra provenir des fonds publics et que ceci pourrait propulser le ratio dette/PIB au-delà de 100%.  Fitch juge aussi que les objectifs de réduction du déficit budgétaire pour cette année ne devraient pas être atteints et que celui-ci devrait s’élever à 3,9%, alors qu’il était initialement envisagé de le ramener sous les 3%.  L’agence indique que si les besoins de refinancement du gouvernement sont couverts pour 2012, ils vont atteindre 2,5 milliards d’euros en 2013. Ils pourraient toutefois être couverts par un nouveau prêt bilatéral accordé par la Russie, comme cela avait été le cas pour cette année.  L’économie chypriote devrait continuer à stagner cette année et se redresser lentement, à condition qu’une éventuelle sortie de la Grèce de l’eurozone, pays dont Chypre est très proche économiquement et culturellement, ne vienne aggraver la situation.  Le ministère des Finances chypriote a pris acte de la décision de Fitch et reconnu que, pour la première fois, la note de l’île avait été reléguée en catégorie spéculative par les trois agences de notation internationales.   »Avec ceci à l’esprit, le ministère des Finances reconnaît les défis auxquels Chypre fait face et reste attaché à atteindre les objectifs budgétaires et à trouver les financements nécessaires pour couvrir les besoins de l’Etat », a-t-on ajouté de même source.  Le ministère a précisé que le président Demetris Christofias avait convoqué une réunion des dirigeants des partis politiques mardi pour les informer de la situation économique.  Selon une source diplomatique européenne à Bruxelles, Chypre devrait présenter lundi une demande d’aide financière à la zone euro pour renflouer son système bancaire, mais cette information n’a pas été confirmée par la représentation permanente chypriote à Bruxelles.

 

Plafond du Livret A : bien doublé mais progressivement : un transfert d’épargne d’environ 50 milliards

Plafond du Livret A : bien doublé mais progressivement : un transfert d’épargne d’environ 50 milliards

« Nous aurons une réforme globale qui ira vers le doublement du plafond du Livret A prévue par le président de la République », ce qui le fera passer de 15.300 à 30.600 euros, a affirmé le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, lundi sur i-TELE.  Déjà confirmée fin mai par son homologue chargée du Logement Cécile Duflot, cette mesure se heurte depuis plusieurs mois à l’opposition du secteur financier, qui craint de voir lui échapper une manne importante.  Banques et assureurs pourraient toutefois avoir été partiellement entendus, selon Le Journal du Dimanche, qui annonce un report de l’entrée en vigueur de cette promesse, qui n’aurait plus lieu cet été mais à la rentrée, voire à l’automne, et un étalement dans le temps du doublement du plafond.   »Plutôt que d’augmenter le plafond de 15.300 euros à 30.600 euros d’un coup, le gouvernement se serait laissé convaincre de procéder par étapes pour ne pas déstabiliser les banques », assurait dimanche l’hebdomadaire.  Dans le détail, l’idée serait de porter le plafond du livret préféré des Français à 20.000 euros dans un premier temps, indique Le JDD.  Décision « pas encore arbitrée »  Interrogé sur ces informations, M. Moscovici a expliqué que la décision n’était « pas arbitrée » et que « les annonces qui sont faites ne sont pas sérieuses ».  Cette décision « s’intègrera dans une réflexion d’ensemble de l’épargne réglementée », a ajouté le ministre.  S’il décidait d’agir par étapes, le gouvernement rejoindrait la ligne défendue par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, qui avait souhaité à la mi-mai que le doublement du plafond du Livret A ne mette pas sous tension les banques et les assureurs, et qu’ils aient le temps de s’y adapter.  Pour le secteur financier, la crainte est de voir des épargnants délaisser l’assurance-vie ou des produits d’épargne bancaire dits de bilan (principalement livrets d’épargne fiscalisés et comptes à terme) pour privilégier le Livret A et son taux de 2,25%, à un moment où sa popularité ne se dément pas.  Pour preuve, sa collecte nette (dépôts moins retraits) a franchi en mai le seuil des 10 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de l’année. En 2008, année record, elle avait atteint 18,7 milliards.  Selon le cabinet de conseil Roland Berger, un doublement du plafond du Livret A et du Livret de développement durable (LDD), également promis par le candidat Hollande, entraînerait des transferts d’épargne de 40 à 60 milliards d’euros. Cela « reviendrait à annuler les efforts des banques françaises sur 2011 pour renforcer leurs encours de dépôts et d’épargne non réglementée », a expliqué Fabrice Asvazadourian, associé senior au sein du cabinet.  Les sommes placées sur le Livret A ne sont comptabilisées que partiellement dans leur bilan, puisque 65% de l’encours sont censés être centralisés au niveau de la Caisse des Dépôts, notamment pour financer la construction de logements sociaux.  Avec sa réforme, le gouvernement espère porter à 150.000 le nombre de ces logements construits chaque année, contre 110.000 en 2011.  Mais, là aussi, les banques se montrent dubitatives face à cet objectif.  Dans une note publiée en mai, la Fédération bancaire française soulignait que « le problème du logement social ne relève pas d’une insuffisance de financement (…) mais tient davantage de la rareté du foncier, des prix élevés et de la capacité à construire ».

 

L’Espagne demande 62 milliards d’aide à la zone euru; un montant équivalent à la moitié du plan de croissance européen

L’Espagne demande 62 milliards d’aide à la zone euru; un montant équivalent à la moitié du plan de croissance européen

62 milliards, c’est ce que demande l’Espagne pour recapitaliser ses banques; c’est la moitié du montant du futur plan de croisance européen. Visiblement l’Europe prèfère sauver les banques que la croissance. Certes les banques jouent un rôle économique maisce rôle  devienet néfaste quand il se centre surtout sur la spéculation ( cas de l’Espane dans l’immobilier) . Par ailleurs le niveau d’engagemenet de fonds publics posera rapidemenet le statut de ces banques. Pour l’instant on sauve les banques mais ni les Etats, ni l’économie alors qu’il vonviendrait de prendre en compte les trois.  Le gouvernement espagnol avait annoncé jeudi que ses banques auraient besoin de 62 milliards d’euros au maximum, se basant sur les résultats des audits indépendants, tandis que la zone euro a proposé au maximum cent milliards d’euros.   »Le ministre de l’Economie, Luis de Guindos, a envoyé aujourd’hui au président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, au nom du gouvernement espagnol, la lettre de demande d’assistance financière pour la recapitalisation des entités financières qui en ont besoin », a indiqué le ministère dans un communiqué.  Ni le montant de l’aide demandée, ni les modalités du prêt, qui sera versé aux banques via le fonds public espagnol d’aide au secteur bancaire, ne sont encore définis.  M. de Guindos avait annoncé la semaine dernière qu’il pourrait s’agir d’un prêt sur plus de 15 ans, « avec des taux d’intérêt compris entre 3% et 4% ».  Le gouvernement se dit prêt dans sa lettre à finaliser les détails du prêt « avant le 9 juillet, afin qu’il puisse être discuté à la prochaine réunion de l’Eurogroupe », qui rassemble les ministres de l’Economie et des Finances des 17 pays de la zone euro.   »Le choix de l’instrument concret par lequel se matérialisera l’aide prendra en considération les différentes possibilités existantes actuellement et celles qui pourront exister à l’avenir », ajoute le ministère.  L’aide doit être en principe fournie d’abord par le Fonds de secours européen (FESF) puis par le Mécanisme de stabilité européen (MES). Ce dernier doit normalement entrer en vigueur début juillet.  Avec ce plan, l’Espagne va devenir le quatrième pays de la zone euro à bénéficier d’une aide européenne, après la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Ce prêt est cependant limité au secteur bancaire du pays, fragilisé depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008.

Sommet européen : il n’y aura pas de décision concernant la Grèce

Sommet européen : il n’y aura pas de décision concernant la Grèce

 

L’incertitude va se prolonger sur l’avenir de la Grèce qui demande une renégociation de son plan alors que l’Allemagne le refuse. L’Union européenne ne prendra sans doute aucune décision sur la Grèce lors de son sommet des 28 et 29 juin, a déclaré lundi Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement allemand, coupant court aux espoirs d’Athènes de voir les modalités de son renflouement assouplies. Prié de dire si des décisions seraient prises concernant la Grèce lors de ce sommet, le porte-parole a répondu : « Je pense que tous les partenaires européens s’en tiendront à la procédure. »

La Cour des comptes aligne la gestion de Polytechnique

La Cour des comptes aligne la gestion de Polytechnique

L’école de l’élite française est très critiquée par la cour des comptes tant en ce qui concerne sa gestion que son recrutement voire son enseignement. Pas étonnant quand on constate manière dont sont gérées certaines entreprises ou  l’Etat par certains anciens élèves de cette école.  La gestion de l’École polytechnique«n’est pas satisfaisante». La Cour des Comptes, dans un référé rendu public hier, n’y va pas par quatre chemins: rien ne trouve grâce à ses yeux, ni en interne ni dans l’encadrement des élèves. En interne d’abord. Une comptabilité analytique fiable «n’est pas encore disponible». Du coup, il est impossible de connaître le coût complet de la scolarité d’un étudiant. La politique immobilière de l’école, elle, n’est pas assez professionnalisée: la rénovation de la bibliothèque, par exemple, a dû être financée par une mesure exceptionnelle «faute d’avoir été prise en compte dans une programmation d’investissement». Quant à la gestion des enseignants, elle est jugée «trop laxiste» (Polytechnique demande à ses personnels des services nettement inférieurs à ceux des universitaires, les laisse cumuler des emplois sans autorisation, etc.).  En ce qui concerne le recrutement et la gestion des élèves, les Sages de la rue Cambon pointent d’abord une diversité «excessivement limitée». Ainsi, alors que les filles représentent 28 % des effectifs de deuxième année des classes prépas scientifiques, elles ne ­représentent, selon les années que 11 % à 18 % des polytechniciens. S’agissant de la diversité sociale, l’école n’est pas mieux notée – elle ne compte que 11 % de boursiers, alors que l’objectif fixé par le gouvernement est de 30 %. En ce qui concerne le «coûteux» recrutement des élèves étrangers (exonérés des frais de scolarité pour près de 2 millions par an), la Cour préconise davantage de «transparence». Enfin, elle souligne que les réformes et les initiatives menées depuis une décennie ont «traduit la volonté d’ouvrir et transformer l’École (…) Mais une stratégie globale reste encore à définir pour mieux figurer dans les classements internationaux» et «mieux valoriser son image».

 

Prix carburant : au plus bas depuis un an ; une conséquence du tassement de la croissance

Prix carburant : au plus bas depuis un an ; une conséquence du tassement de la croissance

 

 

Conséquence du tassement de la croissance et de la diminution de la demande, Selon le site spécialisé Carbeo, les prix des carburants en France ont retrouvé cette semaine leurs niveaux de l’été 2011. L’observatoire a relevé que le tarif moyen du gazole, le carburant préféré des Français (plus de 80% des ventes), s’établissait ce lundi matin à 1,339 euro le litre, son plus bas niveau depuis le 6 septembre 2011. Son prix moyen sur l’été dernier, à savoir du 1er juillet au 31 août, était de 1,341 euro le litre. «Lorsque les prix à la pompe ont atteint un pic mi-mars, les experts anticipaient des hausses extraordinaires pour l’été, n’excluant pas une essence à deux euros le litre», rappelle Franck Ibled, gérant de Carbeo. Or, depuis ce pic, le gazole a perdu 14,2 centimes par litre, ce qui représente «une économie proche de 8,50 euros pour un plein de 60 litres».  Même tendance pour l’essence sans-plomb dont la baisse est «très spectaculaire». D’après Carbeo, son prix a fondu de 18 centimes par litre depuis son plus haut mi-mars. La facture des Français s’est donc allégée d’environ 11 euros pour un plein de 60 litres. Ce lundi, le sans-plomb 95 (environ 15% des ventes de carburant) vaut en moyenne 1,524 euro le litre, un niveau tout proche du tarif de 1,520 euro observé l’été dernier. Quant au sans-plomb 98 (près de 5% de la consommation), il coûte 1,589 euro le litre, contre 1,562 euro en moyenne à l’été 2011. La baisse des prix des carburants, entamée il y a maintenant neuf semaines, se poursuit donc. «Le marché se régule de lui-même, alors que les tensions à l’international, notamment avec l’Iran, se tassent et que l’économie mondiale montre encore des signes de ralentissement inquiétants, particulièrement en Chine et en Inde, mais aussi aux États-Unis et en Europe», analyse Franck Ibled. De fait, le prix du pétrole de «light sweet crude» (WTI), qui a perdu un tiers de sa valeur depuis son pic du 24 février dernier à 109,65 dollars le baril. Certes, les cours de l’or noir sont repartis à la hausse vendredi, mais après avoir plongé la veille sous le seuil de 80 dollars. «A moins que les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) n’effectuent des coupes importantes dans leur production, la baisse des prix devrait s’amplifier», avertissent les analystes de Commerzbank. Si elle soulagera le porte-monnaie des vacanciers, cette accalmie devrait également faire les affaires des professionnels qui espèrent une reprise de la consommation de carburants en France. Selon l’Union française des industries pétrolières (Ufip), la consommation a en effet baissé de 2,2% sur les cinq premiers mois de l’année, alors que les Français roulent moins pour faire des économies. Sur le seul mois de mai,les livraisons de carburants sur le marché français ont chuté de 4,4%, par rapport à mai 2011, à 4,1 millions de mètres cubes.

 

 

Allemagne- Schäuble pour un référendum sur l’intégration européenne ; gros risque politique !

Allemagne-  Schäuble pour  un référendum sur l’intégration européenne ; gros risque politique !

L’Allemagne envisage de faire un referendum sur l’intégration européenne ; démocratiquement saine cette proposition n’en comporte pas moins un grand risque en effet un tel referendum pourrait également faire tâche d’huile dans les autres pays. Rien ne  dit qu’en létat actuel d’euroscepticisme beaucoup de pays serait favorable à un transfert de compétences à l’Europe. En tout cas tant que l’Europe n’aura pas démontré sa capacité à faire face à la crise financière et à la relance de la croissance. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’est montré favorable à la tenue d’un référendum afin de réviser la Constitution allemande pour permettre un transfert de davantage de compétences à Bruxelles, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Der Spiegel paru lundi. « On peut donner davantage de droits à Bruxelles mais la population allemande devra se prononcer à ce propos », a déclaré M. Schäuble, interrogé sur le fait que ce transfert de compétences, qu’il défend personnellement, se heurtera à la Constitution allemande. »Je pars de l’idée que cela peut arriver plus vite que je ne le pensais il y a quelques mois », a ajouté le ministre à propos du référendum, soulignant que les responsables européens « veulent faire des propositions concrètes pour une intégration plus prononcée » dès le sommet de jeudi et vendredi à Bruxelles. Il n’a pas souhaité évoquer un calendrier mais a estimé que cela était tout à fait envisageable avant cinq ans.

Bâtiments : 35000 emplois menacés

Bâtiments : 35000 emplois menacés

 

Les chiffres présentés la semaine dernière par la Fédération Française du Bâtiment ne sont guère rassurants. Au premier trimestre 2012, 6.800 emplois ont été supprimés en France dans le secteur. Et sur l’année, ce sont 35.000 postes qui pourraient disparaître. Les professionnels sont inquiets. Ils appellent le gouvernement, à faire les bons choix.Ecouter Eric  La Fédération française du bâtiment (FFB) s’est alarmée de l’ampleur du « dumping social » découlant de l’intervention d’entreprises étrangères sur le marché français, qui se généralise sur l’ensemble du territoire, selon son président Didier Ridoret. Des courriers pour dénoncer la situation sont adressés aux députés depuis le début de la semaine par les fédérations départementales, a précisé la FFB.  L’organisation constate notamment que des entreprises « viennent de l’ensemble de l’Union européenne, souvent de pays qui ont des coûts salariaux bas ou des situations dramatiques en terme d’activité », comme l’Espagne, a indiqué M. Ridoret lors d’une conférence de presse. Selon M. Ridoret, ces entreprises paient légalement des charges sociales moins importantes que les entreprises françaises mais au regard des faibles tarifs qu’elles pratiquent, « elles doivent tricher sur les autres points ». Ce phénomène de « dumping » recouvre notamment « l’absence de déclaration préalable à l’inspection du travail, le recours à des conditions de travail anormales, le défaut d’immatriculation et de paiement de la TVA en France », a-t-il affirmé.  Pour y remédier, elle propose « dans l’immédiat » de « développer le contrôle des entreprises étrangères intervenant en France, en particulier le week-end ». Difficilement quantifiable, souligne la FFB, il s’observe quasiment sur tout le territoire, avec une présence notable à Paris, en Ile-de-France et dans les grands bassins d’emplois. Il était jusqu’à récemment cantonné aux zones frontalières, notamment près de l’Espagne. .  L’ampleur de ce phénomène se mesure surtout par « l’intensité des offres » de main d’oeuvre émanant de sociétés d’intérim étrangères ou directement d’entreprises étrangères aux acteurs du secteur français, selon la fédération. Il s’agit « d’offres de ressources humaines à des tarifs extrêmement bas », faites « soit directement aux maîtres d’ouvrage, soit aux entreprises de bâtiment », a relevé M. Ridoret. La rentabilité des entreprises françaises de bâtiment et travaux publics (BTP) est attendue en baisse de 3% en 2012 par rapport à l’année dernière, selon une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes publiée jeudi. Les entreprises « se battent de plus en plus sur les prix », a expliqué Didier Moizo, économiste sectoriel. Le chiffre porte sur un échantillon de 125.000 entreprises.  En conséquence, l’assureur-crédit, filiale d’Allianz, s’attend à une hausse des défaillances d’entreprises de BTP de 3,5% en 2012, à 15.000, le BTP représentant par ailleurs 25% du nombre de défauts en France.

Economie politique: derniers articles

lundi 25 juin 2012

 

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Semaine très risquée avant le sommet européen ; la com. ne va pas suffire !

Semaine très risquée  avant le sommet européen ; la com.  ne va pas suffire !

Faute d’accord sur les enjeux stratégiques : la croissance, la solidarité financière, intégration européenne, on va évidemment se mettre d’accord sur un minimum lors du sommet européen. L’objectif sera surtout de faire de la com. Pour rassurer les marchés notamment pour éviter la dérive des taux en Espagne et en Italie. Pas sûr cependant que la com. suffise ; quelques mesurettes (les 120 milliards pour la relance économiques; quelques promesses pour le plus log terme concernant la mutualisation des dettes et l’intégration ne suffiront pas. Comme d’habitude, au lendemain du sommet de vendredi, on se réjouira de l’entente affichée. Dans les jours qui suivront les marchés seront en petite hausse. Mais après analyse, on va vite s’apercevoir que les décisions ne sont pas à la hauteur de l’enjeu et la baisse va reprendre avec des mouvements de yo-yo. A nouveau, on va espérer dans un nouveau sommet européen, bref le rituel habituel. Le marché parisien entamait aujourd’hui la séance avec d’autant plus de prudence que les places boursières asiatiques ont reculé plus tôt dans la journée.  Il faut dire que les investisseurs s’apprêtent à vivre « une semaine à haut risque », selon les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.   »Les Européens resteront au centre du jeu avec un sommet européen capital en fin de semaine pour mettre la première pierre d’un énième plan de sortie de crise », indiquent-ils.  Les attentes sont fortes avant le sommet de jeudi et vendredi, qui doit aux yeux des marchés traiter à la fois l’urgence de la crise en zone euro et trouver des solutions de long terme destinées à renforcer l’édifice européen.  Les sujets ne manquent pas, mais dégager des mesures consensuelles s’annonce difficile », préviennent les économistes chez Aurel BGC. Ils citent notamment l’aide à la Grèce et aux banques espagnoles, la relance économique, l’union bancaire et un calendrier vers plus de fédéralisme.   »L’euro ne sera pas +sauvé+ vendredi soir, mais l’Europe devra relever un +défi+ en termes de communication pour apaiser les craintes des marchés », selon eux.  Les débats promettent d’être vifs compte tenu des réticences de l’Allemagne, notamment sur le rachat de dette publique par le fonds de secours européen. La chancelière allemande Angela Merkel rencontrera d’ailleurs mercredi soir à Paris le président français François Hollande, pour préparer le sommet. Vendredi, les dirigeants des quatre principales économies de la zone euro (Allemagne, France, Espagne et Italie), réunis à Rome, ont appelé à mobiliser quelque 120-130 milliards d’euros en faveur de la croissance. Signe de la frilosité des marchés, le taux d’emprunt de l’Espagne se tendait à nouveau lundi matin. Madrid doit faire officiellement sa demande d’aide pour ses banques à la zone euro dans la journée, mais les détails pourraient ne pas être connus dans l’immédiat.

 

La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ?

La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ?

 

La banque des règlements internationaux par d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. Un remède pire que le mal. Le patron de la BRI, Jaime Caruana, fait la leçon. Il oublie cependant qu’il a été gouverneure de la banque d’Espagne et qu’il a largement contribué à enfoncer l’Espagne dans l’endettement et la spéculation. Il est donc mal placé pour faire la morale financière. On aurait évidemment aimé qu’il fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir pour ce technocrate de la finance. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehman Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrive à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement.

 

Moscovici : » il faut trouver 7 à 10 milliards pour 2012 » ; on en trouver la moitié et ce sera déjà pas mal !

Moscovici : » il faut trouver 7 à 10 milliards pour 2012 » ; on en trouver la moitié et ce sera déjà pas mal !

Moscovici reconnait le chiffre de 10 milliards nécessaire pour tenir les engagements du budget. La France aura besoin de sept à dix milliards d’euros d’économies supplémentaires pour atteindre son objectif de déficit budgétaire en 2012, a déclaré lundi le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici. En fait on risque de n’en trouver que la moitié. Sur le papier le compte y sera avec une surestimation de la croissance et des économies mais au final le déficit sera de l’ordre de 5% fin 2012. Pas de quoi inquiéter outre mesure Hollande qui sait parfaitement que la situation sera autrement plus grave dans nombre de pays et que l’Europe ne pourra se montrer plus sévère vis-à-vis de la France que vis à vis des pays en difficultés. Le gouvernement se réunit lundi en séminaire pour préparer le budget 2013, et doit présenter le projet de loi de finances rectificative pour 2012 le 4 juillet. Interrogé sur une fourchette d’économies supplémentaires de sept à dix milliards d’euros nécessaires pour tenir l’objectif d’un déficit représentant 4,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2012, Pierre Moscovici a déclaré : « Nous sommes entre les deux j’imagine, mais j’attends de voir les chiffres officiels. » « Si on a demandé un audit à la Cour des Comptes, c’est parce que nous voulions connaître le résultat exact de la gestion passée (…). Nous avons hérité d’une situation des finances publiques qui est assez calamiteuse », a-t-il ajouté, récusant le terme « d’austérité ». Le gouvernement prévoit de ramener le déficit, qui représentait 5,2% du PIB fin 2011 à 4,5% fin 2012 et à 3,0% fin 2013.

Une union bancaire européenne qui ne résoudra pas tout

Une union bancaire européenne qui ne résoudra pas tout

 

En panne de volonté voire de lucidité, l’Europe met peut être trop d’œufs dans le panier de l’union bancaire. Faute d’accord sur uen vraie relance, la mutualisation des dettes ou encore l’intégration, on semble se rabattre de manière excessive sur l’union bancaire. Sans doute nécessaire mais qui ne résoudra pas tout.  La création d’une union bancaire pour la zone euro permettrait effectivement de desserrer l’étau de la crise de la dette et laisserait un peu plus de temps aux Etats pour poser les bases d’une stabilité durable de l’Union économique et monétaire (UEM), déclare dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). Il faudra cependant se mettre d’accord sur les conditions de la garantie de dépôts qui implique l’existence d’un fonds de solidarité. Cette position de la BRI, lieu de dialogue des grandes banques centrales, donne du poids aux propositions visant à mettre en place une instance de supervision unique des grandes banques de la zone euro, une garantie pan-européenne des dépôts ou encore un fonds destiné à accompagner la fermeture d’établissements en difficulté. Ces idées seront discutées lors du sommet européen des 28 et 29 juin à Bruxelles, une nouvelle fois présenté comme étant vital pour résoudre une crise de la dette de la zone euro qui dure depuis deux ans et demi. La crise est compliquée par l’interdépendance entre les pays très endettés de la zone euro et leurs banques, qui achètent des obligations souveraines dont personne d’autre ne veut, mettant ainsi leur bilan en péril. « Si elles sont adoptées, les mesures peuvent mettre un terme à l’interaction négative entre les banques et les Etats (…) qui rend la crise si sévère », estime la BRI, basée à Bâle, dans son rapport annuel. Elle ajoute par ailleurs que les banques sont susceptibles d’être confrontées à un « cercle vicieux » où la nécessité d’apporter toujours plus d’actifs de qualité comme collatéral aux banques centrales et autres créanciers peut diminuer leur capacité à absorber des chocs. Cette tendance, désignée sous l’expression « encombrement d’actifs », est à l’oeuvre depuis plusieurs années, du fait de la crise de confiance qui oblige les banques à fournir une part toujours plus importante de leurs actifs comme garantie. Plus des actifs sont engagés, plus une banque est vulnérable à un appel de marge. Les banques européennes en particulier, en raison de leur exposition aux pays de la zone euro les plus en difficulté, ont été obligées d’apporter toujours plus de protection à leurs créanciers. Ceci étant la BRI minimise largement les engagements de nombre de banques sur des produits très risqués qui n’ont rien à voir avec les obligations souveraines classiques.

La récession confirmée par une une vague d’avertissements des entreprises européennes

La récession confirmée  par une une vague d’avertissements des entreprises européennes

Pas de secret, la baisse de la consommation, la réduction des échanges internationaux,  l’attentisme généralisé tuent  la croissance ; Les chiffres d’affaires des entreprises européennes sont en baisse sur les prévisions et les résultats financiers aussi. Ceci vaut aussi pour l’Allemagne dont la croissance dépend surtout de la demande extérieure.  Les entreprises européennes, en particulier les valeurs cycliques, devraient annoncer dans les semaines à venir de fortes révisions à la baisse de leurs prévisions de résultats pour 2012, affectées par le ralentissement économique mondiale et la crise en zone euro, estiment l’ensemble des analystes et gérants interrogés par Reuters. Certains groupes ont déjà ouvert le bal, comme Danone, affectées par le ralentissement de la consommation en Espagne ou encore comme le groupe suédois Volvo. Carrefour a annoncé pour sa part son retrait de Grèce, un marché jugé trop risqué. « Ce sont plutôt les valeurs cycliques qui vont souffrir, auxquelles s’ajoutent les télécoms, qui est un secteur devenu très concurrentiel avec une compression des marges », observe Matthieu L’Hoir, stratégiste actions chez Axa IM. En revanche, le secteur de la pharmacie devrait davantage résister, profitant de la nature défensive de son activité et d’un effet de change favorable, notent les analystes. Sur le plan géographique, les entreprises allemandes pourraient pâtir davantage que les autres groupes européens du ralentissement économiques des pays émergents, l’Allemagne étant, avec ses exportations vers la Chine, le pays européen le plus exposé à la croissance de ces pays, explique Jérôme Troin-Lajous, vendeur actions chez Louis Capital Markets. Selon ce dernier, les exportateurs allemands, notamment les PME, pourraient souffrir ainsi que les groupes automobiles dont l’activité a été fortement soutenue par leurs exportations vers les marchés émergents.

L’Allemagne refuse de nouveaux délais et de nouvelles aides pour la Grèce

L’Allemagne refuse de nouveaux délais et de nouvelles aides pour la Grèce

 

Il fallait s’y attendre, la discussion sera rude entre l’Allemagne et la Grèce ; Dun coté, en Grèce,  on veut renégocier le plan et de l’autre l’imposer. Le nouveau gouvernement grec devrait arrêter de demander de l’aide et plutôt mettre rapidement en œuvre les réformes prévues, en échange des plans de soutien de ses partenaires européens, a déclaré dimanche le ministre des Finances allemand. Dans un langage exceptionnellement cru, Wolfgang Schäuble a précisé au journal Bild am Sonntag que la Grèce avait perdu une bonne part de la confiance de l’Europe au cours de la crise de la dette souveraine, comme le révèle un sondage mené dans les quatre plus grandes puissances européennes, publié par l’hebdomadaire. « La tâche la plus importante à laquelle est confronté le nouveau Premier ministre (Antonis) Samaras est de vite mettre en pratique le programme qui a été convenu, sans nouveaux délais, plutôt que de demander aux autres ce qu’il peuvent encore faire pour la Grèce », a déclaré cet allié de la chancelière Angela Merkel, le plus puissant des ministres des Finances d’Europe. Le nouveau gouvernement grec de coalition a déclaré jeudi vouloir renégocier les termes de l’accord conclu en février en échange d’un plan de sauvetage de 130 milliards d’euros pour éviter le défaut de paiement. Les demandes de la nouvelle coalition dérangent particulièrement l’Allemagne, plus gros contributeur au plan d’aide, qui a proposé d’ajuster les échéances de l’accord afin de prendre en compte le temps perdu pendant les deux élections depuis le mois de mai, mais qui refuse toute révision radicale. Le gouvernement grec va demander un délai supplémentaire de deux ans, jusqu’en 2016, pour ramener le déficit budgétaire à 2,1% du produit intérieur brut (PIB). Il était de 9,3% en 2011. Ce nouveau délai coûterait 16 à 20 milliards d’euros supplémentaires en terme de financement international.

 

Eclatement de la zone euro : haut risque pour l’Allemagne, selon Schäuble

Eclatement de la zone euro : haut risque pour l’Allemagne, selon Schäuble

Progressivement l’Allemagne semble prendre conscience des conséquences de la crise de la zone euro. L’éclatement de la zone euro aurait de graves conséquences y compris en Allemagne mais l’approfondissement de la crise actuelle aussi. Le ministère allemand des Finances craint que son pays soit confronté à une importante crise économique et une montée en flèche du chômage en cas d’éclatement de la zone euro, affirme dimanche l’hebdomadaire Spiegel. Selon une étude de ce ministère, la première année après un effondrement de la zone euro pourrait voir l’économie allemande se contracter jusqu’à 10%, indique le magazine allemand dans son édition à paraître lundi. Le chômage pourrait grimper pour affecter jusqu’à cinq millions d’habitants, d’après le même scénario. En mai, le nombre total de chômeurs s’élevait à 2,855 millions, à 6,7% des actifs, un recul par rapport au mois d’avril. En fait l’Allemagne sera aussi touchée si la crise se prolonge et notamment si la zone euro s’enfonce dans la récession. Plus de la moitié de son commerce extérieur, moteur de la croissance allemande, se fait en Europe et déjà on voit les signes du net ralentissement outre-Rhin dans le cadre monétaire actuel.

Le plafond du livret A relevé à 20.000 euros seulement ?

Le plafond du livret A relevé à 20.000 euros seulement ?

 

 Le lobby bancaire est fortement opposé à la réforme du livret A ; réforme qui pourrait le priver d’une précieuse trésorerie en cette période d’assainissement. A-t-il été entendu par Hollande ? La réforme du Livret A serait repoussée à la rentrée, voire à l’automne, et le plafond ne serait pas doublé mais relevé dans un premier temps à 20.000 euros, assure le Journal du dimanche citant des sources anonymes.Parmi les promesses de campagne de François Hollande figurait le doublement du plafond des dépôts du livret A qui passeraient de 15.300 euros à 30.600 euros. Une réforme qui devait avoir lieu au mois de juillet selon le quotidien du dimanche. « Plutôt que d’augmenter le plafond de 15.300 euros à 30.600 euros d’un coup, le gouvernement se serait laissé convaincre de procéder par étapes pour ne pas déstabiliser les banques », assure le JDD. De plus, « plusieurs sources assurent que (la réforme) sera repoussée à la rentrée, voire à l’automne », indique le quotidien. Cette mesure était censée dynamiser la construction de logements sociaux. Le gouvernement espérait ainsi porter à 150.000 le nombre de constructions par an, contre 110.000 en 2011. La collecte nette (dépôts moins retraits) sur le Livret A franchi en mai le seuil des 10 milliards d’euros pour 2012 (10,42).

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dimanche 24 juin 2012

 

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« Sarkozy a installé le désordre dans sa maison »d’après Rosine Bachelot

« Sarkozy a installé le désordre dans sa maison »d’après Rosine Bachelot

(INTERVIEW Roselyne Bachelot dans le JDD) Cinquante jours seulement après la présidentielle, n’est-ce pas déplacé pour une ex-ministre de procéder à l’inventaire de la stratégie de campagne du président sortant?
J’avais anticipé la défaite de Nicolas Sarkozy. Elle me paraissait inévitable pour des raisons structurelles. Dix-sept ans après, il y avait une logique à l’alternance, ensuite, les uns après les autres les gouvernements d’Europe étaient balayés par la crise. Enfin, Nicolas Sarkozy avait commis des erreurs de comportement qui l’avaient fragilisé dans son propre électorat. À cela venait s’ajouter la stratégie que l’on a appelée la stratégie droitière, qui allait éloigner de nous des électeurs modérés et pour autant absolument pas nous rapprocher de ceux du FN.

À quoi pouvait alors servir ce livre?
Le débat idéologique fondateur de l’UMP n’a pas eu lieu en 2002. On a formé une coalition de pouvoir et le pouvoir nous a tenu lieu de ciment et de ferment. Maintenant, il est urgent de construire. Et je ne voulais pas que l’on parte sur de mauvaises bases. J’avais peur de deux choses : soit que l’on parte sur une défense sans nuances de ces dix ans de la construction de l’UMP. Je ne voulais pas non plus laisser la parole qu’aux antisarkozystes primaires. Mon livre est d’ailleurs très mesuré, il rend hommage à Sarkozy.

Vous présentez Nathalie Kosciusko-Morizet en martyre de cette campagne…
Je l’ai ressenti comme cela. Nicolas Sarkozy choisit une ligne politique, avec laquelle j’émets des réserves et il choisit un porte-parole qui est antithétique avec lui ! J’ai vu tout au long de la campagne la tension que cela avait engendrée. Ce qui fait qu’elle se fâche tout de suite avec les conseillers et que Patrick Buisson va mener contre elle une guerre déchaînée. Nicolas Sarkozy a installé le désordre dans sa maison.

Vendredi, dans une lettre aux responsables de l’UMP, Jean-François Copé a écrit qu’il « n’est pas le temps de dresser un inventaire du quinquennat passé », que tous en sont « comptables et solidaires ». Qu’en pensez-vous?
Mais si, il faut commencer à le faire cet inventaire! L’échéance de la présidence de l’UMP est dans quelques semaines. Qu’est ce qu’on va faire, on ne va rien dire? On a perdu la présidentielle et les législatives. On a laissé une centaine de nos compagnons sur le terrain, on va passer au milieu des cadavres en chantonnant? La lucidité est toujours douloureuse. Mais celui qui ne pratiquera pas la lucidité, bâtira la construction sur du sable. Je suis fascinée par ce refus de débattre de ce qu’il vient de se passer. Est-ce qu’ils se rendent compte que l’on peut mourir?

 

Europe 1 « La popularité de Hollande baisse déjà » ; toujours aussi neutre la radio !

Europe 1 « La popularité de Hollande baisse déjà » ; toujours aussi neutre la radio !

Ps atrès neutre le titre d’Europe 1 (idem pour JDD et Paris Match) ; pas étonnant. Une majorité de Français est satisfaite de l’action de François Hollande. Néanmoins la cote du popularité du président de la République a baissé depuis le mois de mai, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche. François Hollande a perdu deux points tandis que la cote de son Premier ministre reste stable. A la question « êtes-vous satisfait ou mécontents de François Hollande comme président de la République », 59% des sondés répondent qu’ils sont satisfaits, contre 61% en mai, selon l’Ifop. Les « mécontents » sont 40% ce mois-ci, contre 33% le mois dernier, ce qui s’explique par le fait que les personnes ne se prononçant pas sont moins nombreuses ce mois-ci que le mois précédent. L’Ifop voit dans cette baisse la conséquence de l’inquiétude croissante des Français devant la dégradation de la situation économique et sociale, et peut être un effet « assez limité » de l’affaire du tweet de la première dame. « On retrouve le registre de l’angoisse sociale, estime Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop. Il n’y a pas d’état de grâce. Les Français ont déjà intégré les mauvaises nouvelles. »  Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui semble moins exposé que le chef de l’Etat, reste stable pour les opinions positives avec 65% de satisfaits. En revanche, les mécontents passent de 22% à 29% en un mois, le nombre de sondés qui ne se prononcent pas diminuant de 7 points.

 

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