Archive mensuelle de juin 2012

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Sondage : amélioration des services publics français

Sondage : amélioration des services publics français

 

Pour la première fois depuis cinq ans, l’image des services publics auprès des Français s’est améliorée selon le traditionnel baromètre sur les services publics, réalisé par BVA et l’Institut l’institut Paul Delouvrier (publié par RTL et Les Echos) auprès de 4.201 personnes, originaires d’Angleterre, Espagne, Italie France et Allemagne. A cet égard, l’étude montre que la France se singularise. Alors que le niveau moyen de satisfaction envers les services publics (tous domaines confondus) en Europe a baissé de trois points en moyenne par rapport à 2011, l’image des Français envers leurs services publics a enregistré une progression de 7 points. Il n’en reste pas moins que les Européens restent globalement sceptiques envers  l’action de l’Etat avec un niveau moyen de satisfaction de 37% dans les cinq pays étudiés. Aucun de ces cinq pays ne dispose d’une majorité de satisfaits, l’Allemagne étant en tête avec 45% de satisfaction. La France, qui était lanterne rouge l’an dernier, arrive désormais en troisième position (38%) derrière le Royaume-Uni (41%), mais devant l’Espagne (31%) et l’Italie (26%). Interrogés sur les services publics européens qu’ils jugent les plus performants, 91% des sondés citent l’Allemagne en première position, devant la France (84%), le Royaume-Uni (76%), l’Espagne (25%) et l’Italie (18%). Mais… les Français, pourtant connus pour leurs insatisfaction chronique, placent toutefois leur propre pays en tête. Face à la crise, les Européens sont manifestement à la recherche d’une protection. Sans surprise, c’est donc l’emploi qui reste leur préoccupation majeure : 52% des européens considèrent l’action publique contre le chômage comme prioritaire. Un niveau qui dépasse même les 60% dans les pays du Sud (France, Espagne, Italie). L’Education intéresse surtout les Français et les Espagnols (56% et 55%… contre 24% pour les Italiens). A l’inverse, la défense et la culture apparaissent comme les parents pauvres en termes de préoccupation des européens.

Le gouvernement va geler un milliard d’euros ; on est encore loin de l’objectif !

Le gouvernement va geler un milliard d’euros ; on est encore loin de l’objectif !

Les ministères vont devoir se serrer la ceinture. Pierre Moscovici l’avait annoncé, ce lundi 25 juin : la France doit trouver 7 à 10 milliards d’euros pour tenir l’objectif de réduction du déficit budgétaire à 4,5% du PIB en 2012. Ce cadrage budgétaire était d’ailleurs le principal sujet à l’ordre du jour lors du séminaire gouvernemental de lundi. Les suites de cette réunion ne se sont pas fait attendre. Ce mardi 26 juin, Jérôme Cahuzac a indiqué sur BFM TV-RMC qu’il était nécessaire de « corriger le budget ».« Certaines dépenses qui étaient prévues ne s’effectueraient pas dans l’immédiat et se rajouteraient au gel déjà appliqué », a-t-il ajouté.  Sans donner plus de précision sur la nature de ces dépenses, il  a simplement affirmé que « chaque ministère y contribuera (…) mais en gros, un milliard de dépenses qui devaient être engagées d’ici à la fin de l’année seront gelées ». Dans un communiqué, Matignon a précisé, lundi, que  »les dépenses de l’Etat hors charges de la dette et de pensions seront stabilisées sur la période 2013-2015″. Un effort « considérable »pour le gouvernement, comme le notait ce mardi la nouvelle députée PS des Hautes-Alpes, Karine Berger. Cette économiste proche de Pierre Moscovici assure que le gel des dépenses de l’Etat « n’a, à ce stade jamais été réalisé’’. L’ annonce est d’autant plus importante que l’objectif affiché par  l’Etat est de ne pas augmenter en valeur absolue (en non réelle) le montant de ses dépenses, ce qui élimine de facto la marge laissée par l’inflation. Ce qui doit donc aboutir à une baisse.  Hormis la charge de la dette et les pensions, le gouvernement va donc mettre à la diète ses administrations et les opérateurs de l’Etat. Certains ministères resteront toutefois sanctuarisés, comme l’Education nationale, la Justice ou l’Intérieur. Comme chaque année, une lettre de cadrage sera envoyée à chaque ministère d’ici quelques jours. Mais ce sont surtout les dotations aux collectivités locales qui devraient être les grandes victimes de ces nouvelles économies. Elles représentent actuellement 55 milliards d’euros.

 

Italie: nouvelle aide à à une banque

Italie:  nouvelle aide à à une banque

 

Le gouvernement italien a donné son feu vert mardi à une nouvelle aide, d’un montant maximum de 2 milliards d’euros, pour Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS), la plus vieille banque du monde, actuellement dans une situation délicate, a-t-il annoncé dans un communiqué. En plus de cette nouvelle aide de 2 milliards d’euros, le gouvernement italien substituera le prêt de 1,9 milliard d’euros accordé à la banque en 2009 par un nouveau prêt, ce qui portera son intervention totale à un montant maximum de 3,9 milliards d’euros.

Livret A : le PS demande le doublement « immédiat »

Livret A : le PS demande le doublement « immédiat »

Ça grogne au PS avec les atermoiements du gouvernement sur le doublement du plafond du livret A. La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, membre de l’aile gauche du PS, a réclamé mardi un doublement « immédiat » du plafond du livret A et du livret d’épargne industrie, rappelant que François Hollande durant sa campagne s’était engagé à ce qu’il intervienne avant le 29 juin. Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre du Logement, « rappelle que le doublement du livret A comme d’ailleurs celui du livret d’épargne industrie (successeur du livret de développement durable, ndlr) a été mis en avant par le président de la République François Hollande pendant sa campagne comme l’une de ses premières priorités », dans un communiqué.Elle souligne aussi que ce doublement « devait intervenir ‘entre le 6 mai 2012 et le 29 juin 2012′ tel que le mentionne l »agenda du changement’ pour la première année du quinquennat ».

L’économie britannique s’enfonce dans la récession et l’austérité

L’économie britannique s’enfonce dans la  récession et l’austérité

Cameron qui donnait des leçons de gestion à la France il y a quelques jours n’avait encore pas prévu que son pays allait s’enfoncer dans la récession. La série noire continue en effet pour le gouvernement de David Cameron. Le Royaume-Uni est  officiellement en récession, comme plusieurs autres pays européens dont l’Espagne. Le PIB du pays s’est contracté pour le deuxième trimestre d’affilée : de 0,2 % après un repli de 0,3 % lors des trois derniers mois de 2011. Il s’agit, outre-Manche, de la première récession en « double-dip » (double plongeon, c’est-à-dire un rebond très vite suivi d’une rechute) depuis les années 1970 et de la séquence de récession suivie d’un rebond faible la plus douloureuse en un siècle, soulignaient certains économistes. Cette mauvaise nouvelle tombe à un très mauvais moment pour la coalition au pouvoir, empêtrée à nouveau dans le scandale Murdoch et d’autres faux pas. La plupart des économistes s’attendaient hier à une légère progression de l’économie qui aurait évité une récession. « Le dernier indice des directeurs d’achat suggère que le PIB a crû de 0,5 % au premier trimestre », explique Chris Williamson, économiste en chef chez Markit. Las, les chiffres officiels annoncent que le secteur des services n’a réussi qu’à gratter 0,1 % de croissance quand la production industrielle s’est contractée de 0,4 % et le secteur de la construction s’est écroulé de 3 %.  A l’instar des économistes de HSBC, beaucoup de spécialistes ont noté, d’une part, des mouvements erratiques dans l’évolution des composantes de l’économie, notamment la construction. Les premières estimations d’évolution du PIB sont d’autre part connues outre-Manche pour être révisées sensiblement par la suite, notamment dans les périodes de retournement de tendance, comme cela avait été le cas fin 2009. Il est donc possible qu’on s’aperçoive dans quelques mois que la récession n’a pas eu lieu. Cependant, deux ou trois dixièmes de point de différence dans l’évolution du PIB n’empêchent pas de constater que l’économie britannique, au mieux, stagne désormais depuis près de deux ans. Le Royaume-Uni est en retard parmi ses homologues du G7 sur le chemin du retour à une économie de la taille d’avant la crise. L’austérité budgétaire, l’inflation, la faible progression des revenus, un chômage à 8,3 %, une rareté du crédit aux entreprises et les difficultés de la zone euro, le principal marché d’exportation du Royaume-Uni pèsent, explique Chris Williamson. Gerard Lyons, l’économiste en chef de Standard Chartered, s’attend à une baisse du PIB sur l’ensemble de l’année, notamment à cause de la crise en Europe. Les entreprises, qui sont pourtant les moins affectées par le désendettement généralisé et sont même assez riches, n’ont pas assez de visibilité pour investir et prendre le relais de la consommation.

Pays-Bas : Fitch confirme le triple A

Pays-Bas : Fitch confirme le  triple A

Hausses des taux dans l’Europe du sud ( voir articles Espagne, Italie) qui s’enfonce et bonne tenue dans l’Europe du nord avec notamment la confirmation du triple A des Pays –bas ; L’agence de notation financière Fitch a confirmé mardi la note « AAA » des Pays-Bas et sa perspective stable, estimant que le pays bénéficie, malgré la chute du gouvernement de Mark Rutte en avril, d’un plan crédible de réduction de son déficit public sous la limite de 3% de la zone euro.  Fitch assure dans un communiqué que les Pays-Bas, malgré la chute du gouvernement minoritaire, victime d’un désaccord sur la réduction du déficit public avec son allié, le parti d’extrême droite de Geert Wilders, disposent d’une économie « flexible, diversifiée et compétitive ».  Quelques jours à peine après la démission du gouvernement, cinq partis, dont les deux formant la coalition gouvernementale minoritaire de centre-droit ainsi que trois petits partis d’opposition, étaient parvenus à un accord visant a ramener en 2013 le déficit public néerlandais sous les 3% du PIB, contre 4,7% en 2011.  Cet accord a permis de diminuer « les inquiétudes qu’il y aurait une longue période sans plan crédible pour s’assurer que le déficit soit ramené sous la barre des 3% ».  La note du pays a également bénéficié d’institutions « fortes », de la position nette positive des Pays-Bas sur le plan des investissements internationaux et d’un « consensus public et politique historiquement large en faveur de la discipline fiscale ».  Suite à la démission du gouvernement, des élections législatives anticipées sont programmées pour le 12 septembre.

 

Commission européenne : on envisage la création eurobunds, mais pas avant des années ; quand la crise sera terminée ?

Commission européenne : on envisage la création eurobunds, mais pas avant des années ; quand la crise sera terminée ?

 

La zone euro pourrait créer un Trésor pour la monnaie unique et émettre des euro-obligations au stade final d’une union budgétaire dont la construction pourrait mettre des années, selon un document préparé pour le sommet   »Dans une perspective de moyen terme, l’émission de dette commune pourrait être explorée comme un élément d’une union budgétaire et serait subordonnée aux progrès de l’intégration budgétaire », est-il écrit dans ce rapport obtenu par Reuters. « Les étapes vers l’introduction d’euro-obligations pourraient être envisagées, aussi longtemps qu’un cadre robuste de discipline budgétaire et de compétitivité est en place pour éviter l’aléa moral et renforcer la responsabilité et le respect des règles. » Le document a été préparé par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président du Conseil européen Herman van Rompuy, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi et le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Le but de ce document est d’identifier quels sont les éléments que la zone euro pourrait mettre en place sur plusieurs années pour compléter l’union économique de ses 17 pays membres, jugée essentielle pour assurer l’avenir de l’euro. Certains éléments pourraient être instaurés dès l’année prochaine, d’autres prendront probablement plus de temps puisqu’ils nécessiteront des changement importants du Traité de Lisbonne en cours de ratification. Les auteurs du document insistent sur la nécessité pour la zone euro d’avancer vers une union bancaire, une union budgétaire et une politique économique commune. Elle doit aussi garantir que ces changements se font démocratiquement -à savoir que les électeurs des Etats membres acceptent une perte de souveraineté en faveur de Bruxelles. Pour rendre une émission de dette commune possible, les pays de la zone euro doivent être capables de fixer des objectifs de déficit annuel et de demander des changements budgétaires si un pays ne parvient pas à respecter ses engagements en la matière.

 

Espagne et Italie : toujours la hausse des taux

Espagne et Italie : toujours la hausse des taux

 Les deux émissions étaient de nature différente (l’Espagne a emprunté sur des échéances courtes à 3 et 6 mois, tandis que l’Italie étaient sur des émissions à plus de deux ans), elle se sont traduites pour les deux émetteurs par la même conséquence : une forte hausse des taux qui ont été servis. C’est l’Espagne qui a le plus souffert ce mardi matin. Les marchés ont visiblement fait payer au prix fort l’incertitude qu’entretient Madrid. Car si le gouvernement espagnol a formellement demandé hier l’aide de la zone euro pour renflouer ses banques, il joue la montre en ayant décidé d’attendre le 9 juillet prochain, lors de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, pour donner « un ordre de grandeur » du montant qu’il réclamera. Dans cet attente, si Madrid a réussi à emprunter plus de 3 milliards d’euros, le taux des titres à trois mois a été multiplié par trois (à 2,362% contre 0,846% ) et celui des titres à six mois par deux (à 3,237%, contre 1,737%). Si l’Espagne est parvenu à emprunter le montant désiré, dans le même temps l’italie n’y est pas parvenue. Elle a récolté 3,9 milliards d’euros, soit un peu moins que les 4 milliards espérés. Là encore, les taux ont été fortement orientés à la hausse même si la progression constatée est sans commune mesure avec celle qui a touché l’Espagne.  Dans le cadre de sa principale émission, le Trésor italien a emprunté 2,99 milliards d’euros de certificats du Trésor à échéance 2014 à un taux de 4,712% contre 4,037% le 28 mai. Il a émis en outre 626 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2016 à un taux de 5,20% contre 4,39% le 28 mai, et 290 millions de bons indexés sur l’inflation à échéance 2026 à un taux de 5,29% pour laquelle il n’y a pas de base de comparaison

Economie politique: derniers articles

mardi 26 juin 2012

 

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Moral des ménages juin : toujours dans les chaussettes sur le chômage

Moral des ménages juin : toujours dans les chaussettes sur le chômage

 

La  grande inquiétude reste l’emploi. « En juin, les ménages sont nettement plus nombreux qu’en mai à anticiper une augmentation du chômage. Après avoir reculé de 6 points en mai, le solde correspondant bondit de 11 points et se situe sensiblement au-dessus de sa moyenne de long terme » expliquent les experts de l’Insee. Bon an, mal an, et si l’on excepte une petite poussée d’inquiétude au mois d’avril, le solde d’opinion des ménages sur la situation de l’emploi avait tendance à s’améliorer depuis décembre 2011. A cette époque le solde d’opinion des ménages calculé par l’Insee atteignait 68 points, son plus haut niveau depuis la fin 2009. Il faut dire qu’après plusieurs mois d’amélioration, le chômage s’est fortement dégradé en France. Il a même atteint, à la fin du premier trimestre son plus haut niveau depuis 1999, selon les données publiées par l’Insee en tenant compte des méthodes de calcul du Bureau international du travail (BIT). Il atteint 9,6% en France métropolitaine et 10 % en incluant les départements d’outre-mer, en hausse de 0,2 point par rapport au quatrième trimestre, également au plus haut depuis 1999. Et au cours des derniers mois la situation a continué à se dégrader. En avril, dernier mois connu, le chômage a ainsi augmenté pour le douzième mois consécutif en France, se maintenant à son plus haut niveau depuis septembre 1999. La dégradation a en particulier touché les travailleurs les plus âgés et les chômeurs de longue durée, la situation des jeunes s’améliorant tout en restant très maussade sur un an. Les mois à venir permettront donc de savoir s’il ne s’agit que d’une bouffée d’inquiétude ou un véritablement retournement de tendance. Malheureusement, la morosité des perspectives économiques tant en France qu’au delà des frontières, risque de faire pencher la balance du mauvais côté

 

Logements neufs: la crise persiste avec un recul de 20%

Logements neufs: la crise persiste avec un recul de 20%

Les mises en chantier de nouveaux logements ont de nouveau plongé de 19,8% en France pour la période allant de mars à mai 2012, comparé à la même période en 2011, malgré un léger mieux en variation par rapport au mois précédent, a annoncé mardi le ministère du Logement.  Le nombre de permis de construire pour ces mêmes logements neufs est, lui, toujours dans le rouge, en baisse de 2,7%, contre 2,0% le mois dernier, précise le ministère dans un communiqué.  Les chiffres du mois dernier, qui couvraient la période de février à avril, avaient révélé une chute de 22,5% du nombre de mises en chantier de logements neufs pour représenter en cumul 76.215 unités. Cette fois, le nombre de mises en chantier de logements neufs atteint en cumul 72.020.  Le nombre de permis de construire, qui a baissé de 2,7%, représente désormais en cumul 102.690 logements, au lieu de 101.945.  Au cours des douze derniers mois (juin 2011 à mai 2012), le nombre de mises en chantier de logements neufs reste dans le vert, mais la hausse ralentit (+1,2%, contre +5,1% le mois dernier) par rapport à la même période il y a un an, pour atteindre en cumul 349.514 logements.   Le nombre des permis de construire sur douze mois suit la même tendance. Il augmente de 10,7% (12,2% le mois dernier) pour atteindre 461.793 logements.

 

30 euros d’augmentation pour le SMIC et 100 000 euros de primes pour les bleus ! la justice sociale quoi !

30 euros d’augmentation pour le SMIC et   100  000 euros de primes pour les bleus ! la justice sociale quoi ! 

Les premières sanctions viennent de tomber pour le comportement des bleus lors de l’Euro ; ils vont bien toucher 100 000 euros de primes. La justice est passée. Pou Kerviel, comme pour les bleus, la sanction est sévère. L’un va payer pendant 400 000 ans pour rembourser la Société générale ; les autres empocher 100 00 euros pour avoir atteint les objectifs de la même inconséquence, avec le ridicule en plus. Les deux affaires n’ont aucun lien ; elles démontrent simplement comment se gère l’équité dans notre pays. La ministre des sports interrogée sur Canal hier n’a pas mâché ses mots face au scandaleux comportement des bleus : «  je vis en discuter avec le président de la fédération qui lui même va s’en entretenir avec Laurent Blanc ». Une sanction quand même excessive ! En attendant on va bien donner la prime de 100  000 euros à ces gosses incompétents, paresseux et mal élevés. La France peut se le permettre ; elle a les moyens. La preuve on va relever le SMIC mais seulement de 2% compte tenu de la situation catastrophique de l’économie ( ( exactement 0.6% compte tenu de l’inflation), même pas 30 euros ; On peut éventuellement comprendre que l’environnement économique justifie cette maigre augmentation mais plus difficilement cette prime de 100 000 euros payés par le contribuables à des joueurs déjà surpayés dans leurs clubs et en fait aussi subventionnés indirectement. par la collectivité en France comme à l’étranger y compris en Espagne. L’Espagne à laquelle l’Europe va consentir dans un premier temps 60 milliards de prêts et dont les clubs espagnols (à Barcelone comme à Madrid détiennent aussi des records de déficits).

Kerviel : à nouveau condamné à 390 000 ans de salaires ; et bientôt aux travaux forcés à perpétuité ? Une victoire pour la justice !

Kerviel : à nouveau condamné à 390 000 ans de salaires ; et bientôt aux travaux forcés à perpétuité ? Une victoire pour la justice !

 

Le ridicule ne tue pas, ni la Société générale, ni la justice. Il est probable que la sentence sera la même en appel pour Kerviel : une condamnation à 4.9 milliards de dommages et intérêts. Comme Kerviel ne travaille pas ; il devra rembourser pendant environ 400 000 ans. Une sorte de condamnation à vivre longtemps très longtemps. La justice française s’américanise en prononçant des peines impossibles à assumer. Logiquement on devrait aussi le condamner non pas à trois ans de prison ferme mais à au moins 5000 ans ferme. Quand on a un bon bouc émissaire, autant s’en servir. Sans doute irresponsable, il n’a fait qu’amplifier à l’excès les dérives des banques pour les produits à risque ; les patrons des banques eux ne sont pas inquiétés, pire ils ont en général bénéficié de retraites chapeaux. Kerviel, lui ne s’est même pas enrichi ; un comble qui démontre vraiment son irresponsabilité et son inconséquence. On espère que le président de la république pourra commuer sa peine, par exemple en travaux forcés à perpétuité dans l’ile de Ré ou à Cayenne. La justice coupée le plus souvent des réalités économiques sociales et financières montre son grand courage en tapant sur un pauvre type qui n’a même pas eu l’intelligence de mettre de coté queues profits de ses extravagances. Quel délice pour la justice de juger les pauvres, les incompétents, les marginaux du système.   La Société Générale ne change pas de stratégie. Lundi, elle a demandé à la cour d’appel de Paris de condamner Jérôme Kerviel, son ancien trader, à payer 4,9 millions d’euros de dommages et intérêts. Cette somme correspond au montant de la perte historique pour laquelle Jérôme Kerviel, aujourd’hui âgé de 35 ans, est poursuivi. C’est aussi la somme à laquelle il avait été condamné en 2010, en première instance, en même temps que cinq ans de prison dont trois fermes. 4,9 millions d’euros, cela équivaut à 390.000 ans de Smic. Autrement dit, il s’agit d’une somme qui n’est évidemment pas remboursable, comme l’a reconnu l’un des avocats de la Société Générale, Me Jean Viel, lundi, au cours de sa plaidoirie. Pour sa défense, Jérôme Kerviel a théorisé au cours de son procès en appel le scénario d’une machination, selon laquelle la Société Générale aurait profité de cette affaire pour masquer ses pertes dans la crise des « subprimes » américains, en 2008. Une théorie vivement rejetée par la banque. Bah voyons !

Budget : équilibre littéraire mais pas forcément comptable !

Budget : équilibre littéraire mais pas forcément comptable !

 

Quand les chiffres deviennent trop impitoyables mieux vaut leur substituer des formules littéraires plus accommandantes. Ainsi ce qui ressort du séminaire du gouvernement, c’est la détermination du gouvernement de parvenir à l’équilibre prévu mais pas de faon comptable et aveugle !  A défaut de chiffres on a les mots. Une novelle manière sans doute de gérer les comptes ; en fait non, une manière traditionnelle en France où les mots tentent de masquer la désespérantes réalités des chiffres  Le gouvernement français prévoit une stabilité des dépenses et des effectifs de l’Etat sur la période 2013-2015 afin de respecter son objectif d’équilibre budgétaire en 2017, a annoncé lundi Matignon à l’issue d’un séminaire gouvernemental. Tous les ministres, silencieux devant la presse, ont participé à cette réunion de près de trois heures qui a permis au gouvernement d’afficher sa détermination et son volontarisme face à une situation budgétaire dégradée. Dans un communiqué avare en chiffres et où les mots rigueur et austérité n’apparaissent pas, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault réaffirme son objectif de réduire la part de la dette dans la richesse nationale en 2013, avec un déficit public à 3%. Un gage de crédibilité européenne important à trois jours d’un sommet européen crucial pour l’avenir de la zone euro. « La maîtrise des finances publiques ne sera pas définie de façon comptable et aveugle », promet le Premier ministre. Concernant les dépenses de l’Etat, la stabilité s’établira « en valeur et hors charge de la dette et de pensions » sur la période 2013-2015. Pendant la campagne présidentielle, l’équipe de François Hollande avait annoncé vouloir limiter à 1,1% en moyenne par an la croissance des dépenses publiques totales en volume. Sous son prédécesseur Nicolas Sarkozy, le gouvernement avait lui aussi retenu comme objectif une stabilisation en valeur des dépenses de l’Etat, hors charge de la dette et pensions. Le président sortant s’était engagé à aller vers une réduction des dépenses en toute fin de quinquennat. Pour ce qui est des fonctionnaires, le gouvernement annonce une « stabilité globale » des effectifs. « Les créations d’emplois seront réservées à l’enseignement, à la police, la gendarmerie et la justice », ajoute-t-on dans le communiqué.

 

Chypre : demande d’environ 10 milliards d’aides européennes ; à la veille de prendre la présidence de l’Union européenne !

Chypre : demande d’environ 10 milliards d’aides européennes ; à la veille de prendre la présidence de l’Union européenne !

 

Après l’Espagne, c’est au tour de Chypre de formuler sa demande d’aide notamment pour recapitaliser ses banques. Chypre, c’est le cinquième pays de la zone euro à se faire appel à une aide financière de l’Union européenne, pourrait avoir besoin d’une somme représentant plus de la moitié de son produit intérieur brut (PIB), rapporte mardi la presse locale. Nicosie a formellement présenté lundi sa demande d’aide sans en préciser le montant mais en expliquant avoir besoin de fonds aussi bien pour protéger son secteur financier exposé à la Grèce que pour combler son déficit budgétaire. Fortement exposé à la crise grecque, Chypre doit trouver au moins 1,8 milliard d’euros – soit 10% de son produit intérieur brut (PIB) – d’ici à samedi pour recapitaliser Cyprus Popular Bank, numéro deux de son secteur bancaire. Le ministre des Finances, Vassos Shiarly, a en outre déclaré que le pays demanderait une somme suffisante pour l’aider à couvrir ses besoins de financement. La presse chypriote rapporte que le montant total de l’aide, que Nicosie définira dans les semaines à venir, pourrait être compris entre six et 10 milliards d’euros. D’après le journal Phileleftheros, les sommes demandées devraient dépasser six milliards tandis que le quotidien Politis évoque une aide pouvant aller jusqu’à 10 milliards. Avec 17,3 milliards d’euros de produit intérieur brut, Chypre figure parmi les trois plus petites économies de la zone euro, avec Malte et l’Estonie. Avant Chypre, la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne ont déjà dû solliciter un plan de sauvetage, Madrid ne s’y étant toutefois résolu que pour ses banques. La demande à l’Union européenne intervient au moment où Nicosie s’apprête à en prendre la présidence tournante le 1er juillet.  

 

Merkel réaffirme à la veille du sommet européen : non à la mutualisation de dettes

Merkel réaffirme à la veille du sommet européen  : non à la mutualisation de dettes

 

Pas de fausses espérances pour le sommet européen, c’est le message de Merkel. Pas question d’une solidarité financière vis-à-vis des dettes. On se limitera donc à une mini relance économique, à la perspective d’une union bancaire, au projet lointain d’une intégration européenne et tout aussi lointain le projet de résorption des dettes. Bref des réponses pour le moyen et long terme à des questions de court terme. La chancelière allemande Angela Merkel a estimé lundi qu’un partage du fardeau de la dette au sein de la zone euro serait « économiquement erroné » et « contre-productif », réaffirmant, à quelques jours du sommet européen, une position tranchée. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union débattront jeudi et vendredi de la faisabilité d’une union bancaire, d’une intégration budgétaire accrue et de la possibilité d’un fonds de « rédemption » de la dette, autant d’options considérées par certains comme indispensables pour résoudre la crise de la zone euro. « Quand je pense au sommet, je crains qu’une fois encore, nous nous attachions trop aux différentes manières de partager la dette », a dit Angela Merkel lors d’une conférence à Berlin. La mutualisation des dettes au sein de la zone euro ou la création d’un fonds de rédemption seraient inconstitutionnelles, a-t-elle ajouté. « Je considère en outre qu’ils seraient économiquement erronés et contre-productifs », a-t-elle dit. Son porte-parole avait auparavant déclaré que la chancelière rejetait les appels en faveur de solutions « faciles » à la crise de la zone euro. « Notre union monétaire (…) est clairement en difficulté et les taux d’intérêt que certains pays doivent payer font partie de cette difficulté. Le gouvernement allemand le sait bien et est déterminé à trouver une solution satisfaisante pour sortir de la crise », a dit Steffen Seibert. « Mais la chancelière s’inquiète du fait que, juste avant le sommet européen, certains expriment encore le souhait de solutions prétendument faciles, plus particulièrement le souhait d’une responsabilité partagée », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. « Si le gouvernement allemand y est opposé, c’est sur la base de la législation européenne et de la constitution allemande, mais aussi parce que c’est notre conviction économique et politique la plus profonde que la responsabilité et le contrôle doivent toujours aller de pair », a poursuivi Steffen Seibert.

 

Révision de la prévision de croissance pour 2013 par le gouvernement ; au doigt mouillé comme d’habitude !

Révision de la prévision de croissance pour 2013 par le gouvernement ; au doigt mouillé comme d’habitude !

 

 

La prévision de croissance pour 2013 apparaît bien obsolète, d’autant que les organismes de prévision ne cessent de revoir à la baisse leurs projections. Le FMI ne prévoyait en avril que 1% pour la France en 2013 d’autres beaucoup moins ; Le ministre français en charge des relations avec le Parlement, Alain Vidalies l’a reconnu lundi ;  le gouvernement devrait procéder à une révision à la baisse de la prévision de croissance pour 2013 fixée à 1,7%, en notant que la fourchette des experts était comprise entre 0,9 et 1,3%.  En fait on risque de faire comme d’habitude, avec quand même une surestimation de la croissance autour de 1,3%. Une raison officielle, se montrer optimise pour ne pas désespérer les acteurs économiques, une raison officieuse doper artificiellement les recettes fiscales pour faire semblant de mieux équilibrer les comptes publics.  En réalité aucun organisme ne peut prévoir si il y aura bien une croissance en 2013 car la crise de l’euro pourrait bien annuler toute perspective de relance. « Pour 2013, aujourd’hui, quand on regarde ce que disent les experts, c’est vrai que probablement on sera amené, dans la loi de finances 2013, à prendre en compte la réalité aujourd’hui de la croissance », a déclaré M. Vidalies sur i>TELE après un séminaire gouvernemental sur les orientations budgétaires 2013-2015.   »Aujourd’hui ça varie entre 0,9% pour les plus pessimistes, et 1,3%. On était à 1,7%. On verra à l’automne », a-t-il précisé. L’exécutif veut ramener le déficit à 3% du PIB en 2013.  Le ministre a insisté sur le fait qu’une éventuelle baisse de la prévision de croissance interviendrait dans le cadre de la loi de finances ordinaire à l’automne, et non lors du collectif budgétaire en juillet.  Dès cette première échéance estivale devant le Parlement, le gouvernement doit trouver de 7 à 10 milliards d’euros supplémentaires pour ramener le déficit à 4,5% du PIB d’ici la fin de cette année.   »Il y a des économies qui seront faites, mais pas simplement au sens strict sur la fonction publique, mais sur un certain nombre d’opérateurs (de l’Etat, ndlr) », a-t-il précisé.

 

Banques Espagne: 28 sociétés dégradées par Moody’s

Banques Espagne:  28 sociétés dégradées par Moody’s

 

L’agence de notation Moody’s a annoncé lundi qu’elle abaissait de un à quatre crans la note de long terme de la dette de 28 banques espagnoles et de deux émetteurs de crédits. »Cette décision fait suite à l’affaiblissement de la qualité du crédit du gouvernement espagnol, comme le reflète l’abaissement le 13 juin de la note » d’endettement de long terme de l’Espagne de trois crans, à « Baa3″, juste au dessus de la catégorie « spéculative », explique le communiqué. L’agence de notation avait alors précisé qu’elle pourrait encore abaisser cette note. Moody’s indique que l’abaissement de lundi souligne également l’affaiblissement de la solidité du crédit des banques « concernées en tant qu’organisations autonomes », indépendamment de la position de crédit du gouvernement. « Moody’s s’attend à ce que l’exposition des banques à l’immobilier commercial accroisse encore leurs pertes, ce qui pourrait augmenter leur besoin de recourir à du soutien financier extérieur », poursuit l’agence. Sur les 28 notes de banque sous revue lundi, 16 pourraient encore être abaissées à court ou moyen terme, précise l’agence de notation.

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lundi 25 juin 2012

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Karachi : une relation entre l’attentat et l’assassinat du journaliste Daniel Pearl

Karachi : une relation entre l’attentat et l’assassinat du journaliste Daniel Pearl 

 

 En janvier 2002, le journaliste américain Daniel Pearl, marié à une Française, est enlevé au Pakistan. Et décapité le mois suivant. Le 8 mai à Karachi, un attentat à la voiture piégée contre un autobus transportant des ingénieurs français de la DCN (Direction des constructions navales) fait 15 morts dont 11 salariés de la DCN. Dans les deux affaires, la piste des islamistes radicaux est privilégiée durant des années. Avant que de nouveaux éléments n’amènent à réorienter les deux enquêtes, et à penser que les deux affaires pourraient être liées. L’hypothèse privilégiée aujourd’hui est la suivante : l’assassinat du reporter du Wall Street Journal aurait constitué un « avertissement » avant l’attentat de Karachi. Car dans les deux affaires, des contrats d’armement signés avec le Pakistan n’étaient plus honorés. La livraison, par les Etats-Unis, de chasseurs F-16 était bloquée. Et côté français, le versement de commissions liées à l’achat de sous-marins (contrat dit Agosta) avait été stoppé. Dans ces deux affaires, ce n’est donc pas la main d’Al-Qaïda qui aurait frappé, mais celle des services secrets pakistanais. L’hypothèse avait déjà été évoquée en 2008 dans un rapport remis à la DCN, le rapport dit Nautilus, établi par ancien agent de la DST. Hypothèse corroborée par l’authentification des mails de revendication de l’enlèvement de Daniel Pearl. Deux mails signés de nationalistes pakistanais, réclamant aux Américains la livraison des F-16. Aux Etats-Unis, l’enquête Pearl a été rouverte. En France, le juge Marc Trévidic poursuit sur la voie ouverte par le rapport Nautilus, longtemps caché aux familles des victimes par la DCN. Il l’a confirmé ce matin aux survivants et aux familles des victimes de l’attentat de Karachi, au cours d’un rendez-vous annuel de point sur l’enquête. Parallèlement, deux magistrats du pôle financier cherchent à démontrer si des rétrocommissions versées en marge de ces contrats d’armement auraient pu contribuer au financement occulte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

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