Archive mensuelle de juin 2012

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La casse industrielle et sociale continue : probable fermeture des sites d’Aulnay voire de Rennes chez PSA

La casse industrielle et sociale continue : probable fermeture des sites d’Aulnay voire de Rennes chez PSA

Le directeur industriel Denis Martin, dans un entretien à l’AFP, n’a pas exclu la fermeture du site d’Aulnay –qui est l’un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis avec 3.000 CDI et 300 intérimaires– faisant valoir que « c’est dans le cadre d’une instance comme le CCE qu’une décision comme celle-ci peut être prise ».  Ce CCE sera l’occasion d’évoquer « l’avenir de l’ensemble de nos sites industriels », a expliqué M. Martin, qui a reconnu que le groupe « aura un examen plus attentif sur certains de nos sites ou certains de nos centres qui ont plus de difficulté que d’autres ».   »Il y a un certain nombre de dispositions à prendre vis-à-vis des autres établissements, entre autre l’établissement de Rennes mais aussi de nos autres sites industriels, de nos sites de recherche et développement », a-t-il averti.  Le président du directoire Philippe Varin « est en train de se préparer à l’affrontement, il sait qu’en annonçant la fermeture d’Aulnay, il nous déclare la guerre à tous », a réagi Jean-Pierre Mercier.  M. Varin a déjà préparé le terrain en recevant en début de semaine les syndicats FO et CFE-CGC et abordé avec eux les hypothèses possibles pour maintenir une activité sur le site autre que la fabrication de la C3 prévue jusqu’en 2014.  Depuis l’annonce fin février que l’Américain General Motors entrait à son capital à hauteur de 7%, avec lequel PSA va développer des voitures en 2016, les syndicats redoutent les conséquences pour l’emploi sur l’ensemble des sites de ce rapprochement, visant à améliorer la compétitivité des deux partenaires en Europe.  CGT, CFDT, CFTC, SIA (syndicat maison) et SUD ont appelé les salariés du site de Seine-Saint-Denis à la grève et à ce rassemblement « contre la casse de l’emploi ». Un porte-parole de PSA indique que l’usine d’Aulnay « tourne normalement » jeudi et ne signale pas d’impact sur les autres sites.   »On est venu (manifester à Paris, ndlr) en soutien d’Aulnay qui sera certainement le premier site touché. (…) On entend que Rennes pourrait être aussi touché, on est aux prémisses d’une grosse restructuration », dit à l’AFP Jean-Paul Guy, responsable CFTC de PSA Vesoul.   »On aimerait avoir une visibilité, sans ça, ça tend à des rumeurs folles, ce qui met dans une précarité subjective les salariés de tous les sites », estime-t-il.  Selon M. Mercier, délégué syndical CGT, la direction pourrait annoncer vendredi en comité d’entreprise à Poissy la baisse de cadence de la 208, qui permettrait une montée en puissance de la C3 sur ce site, et par ricochet une baisse du nombre de C3 produites à Aulnay.  Même si l’alliance avec GM est à l’ordre du jour du comité de groupe, la direction ne devrait pas divulguer beaucoup de détails sur le sujet.  M. Varin martèle depuis des mois que les usines ne tournent pas à plein en Europe et évalue le surplus à 20%. Les surcapacités de PSA touchent surtout les segments des très petites et petites voitures, sa spécialité.  Ce discours alimente les inquiétudes concernant le sort d’Aulnay-sous-Bois. Fin 2011, PSA avait annoncé un nouveau plan d’économies, après celui de 2009-2011, de 800 millions d’euros en 2012, portés désormais à un milliard et la suppression de 6.000 postes en Europe, dont 4.300 en France.

 

Jean-Bernard Lévy débarqué quitte la présidence du directoire de Vivendi

Jean-Bernard Lévy débarqué quitte la présidence du directoire de Vivendi

Trop disparates, pas assez claires, les activités de Vivendi vont sans doute être recentrées après le débarquement de J.B Levy ; ce dernier est également victime collatérale de Free qui a fait beaucoup de mal à SFR. Aucun des porte-parole du groupe, contactés par l’AFP, n’étaient immédiatement disponibles pour confirmer son départ.  M. Lévy, patron de Vivendi depuis dix ans, part en raison de « divergences stratégiques » avec le président du conseil de surveillance Jean-René Fourtou, selon Le Figaro.fr.  Il sera remplacé de façon transitoire par l’actuel secrétaire général de Vivendi, Jean-François Dubos.  Son départ sera validé lors d’un conseil d’administration convoqué jeudi à 17 heures, précise le site du Figaro.  Un responsable syndical a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, qu’il y avait « de fortes probabilités qu’il (M. Lévy) ne reste pas à la tête de Vivendi, ni SFR », dont il assurait depuis fin mars la présidence par intérim.   »Il y avait un comité de groupe Vivendi ce (jeudi) matin, et Jean-Bernard Lévy n’est pas venu », a indiqué à l’AFP Vanessa Jereb, responsable syndicale UNSA chez SFR.  Les délégués UNSA ont demandé s’il assisterait au comité central d’entreprise de SFR prévu le 3 juillet et « la direction a répondu qu’il ne serait pas là », selon ces délégués.  Jean-Bernard Lévy pourrait, quant à lui, reprendre une société aux États-Unis, selon la même source. Le titre du groupe diversifié Vivendi bondissait jeudi en début d’après-midi à la Bourse de Paris, en réaction à l’annonce du Figaro.fr.

Gouvernement Ayrault : ouverture mais à gauche avec Jouyet à la tête de la Caisse de dépôt

Gouvernement Ayrault : ouverture mais à gauche avec Jouyet à la tête de la Caisse de dépôt

Sarkozy avait pratiqué l’ouverture à gauche ; Hollande pratique aussi l’ouverture mais dans son camp avec la prochaine nomination de Jouyet à la caisse de dépôt. Dans un communiqué, Matignon précise que « les commissions intéressées de l’Assemblée nationale et du Sénat se prononceront sur ce projet de nomination dans les conditions prévues par l’article 13 de la Constitution, après que la commission de déontologie aura rendu son avis ».  La nomination de M. Jouyet, ancien membre du gouvernement sous la présidence Sarkozy, était pressentie depuis plusieurs semaines. Le mois dernier, le journal Le Monde avait affirmé déjà que François Hollande souhaitait nommer l’ancien directeur-adjoint de cabinet de Lionel Jospin à Matignon à la tête de la CDC, ajoutant que dans ce cas, Xavier Musca, ex-secrétaire général de l’Elysée qui lorgnait lui aussi sur ce poste, lui succèderait à l’AMF.  Plusieurs sources gouvernementales contactées par l’AFP avaient confirmé que cette nomination était envisagée « après les législatives » des 10 et 17 juin.  Aucune décision n’est prise. Le choix en revient aux autorités publiques compétentes. Ma volonté est de servir l’intérêt public comme je le fais déjà à l’Autorité des marchés financiers », avait dit à l’AFP M. Jouyet.  Nicolas Sarkozy avait décidé en janvier de geler les nominations à la tête des établissements publics jusqu’à la présidentielle, « dans un souci démocratique ». Sa décision avait entraîné la désignation d’un directeur général par intérim de la Caisse des dépôts, Antoine Gosset-Grainville, qui a remplacé, début mars, Augustin de Romanet, dont le mandat arrivait à son terme.   »La compétence (de Jean-Pierre Jouyet) est incontestable », a commenté à l’AFP le président de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini (UMP), pour qui M. Jouyet « a un très beau parcours ». Rappelant la proximité de MM. Jouyet et Hollande, issus de la même promotion Voltaire de l’Ecole nationale d’administration (ENA), M. Marini a néanmoins estimé que « compte tenu de cette situation, à chaque fois que la CDC prendra une décision, on pensera que c’est le président qui l’a prise ».   »Cela peut être tantôt une force, tantôt un handicap », a-t-il considéré.

Allocation aux adultes handicapés : 5 % bénéficiaires en plus et 7.2 milliards d’euros !

Allocation aux adultes handicapés : 5 % bénéficiaires en plus et 7.2 milliards d’euros !

 

 Comme le chômage, comme le RSA, les allocations aux personnes handicapées explosent. Près de 5 millions de chômeurs, 3 millions de bénéficiaires du RSA et 1 millions pour l’allocation handicapés. Total 9 millions ! Poussée par les revalorisations du quinquennat de Nicolas Sarkozy, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) progresse toujours vivement. Cette prestation concernait 957.000 personnes fin 2011, selon des documents budgétaires publiés cette semaine par Bercy, soit 4,6 % de plus en un an. La prestation a coûté 7,2 milliards d’euros au budget de l’Etat, 200 millions de plus que prévu dans la loi de Finances initiale. En cinq ans, le nombre de bénéficiaires de l’AAH a augmenté de 16 %. Cette progression spectaculaire ne s’explique pas, heureusement, par un boom du handicap en France. L’essentiel de la hausse est due à la revalorisation du montant de l’allocation. Elle aura progressé de 25 % entre 2007 et 2012, conformément à la promesse de Nicolas Sarkozy. Comme il s’agit d’un complément de revenus, toute augmentation de son montant maximum (760 euros par mois actuellement) permet à une population plus large d’en bénéficier. Le montant moyen de l’allocation était de 642 euros par mois l’an dernier, ce qui reste, soulignent les associations de défense de personnes handicapées, nettement en-deçà du seuil de pauvreté (950 euros). Autre explication, le recul de l’âge de la retraite accroît mécaniquement le nombre de bénéficiaires, l’AAH n’étant pas cumulable avec une pension de retraite. La progression est surtout due aux personnes souffrant d’une incapacité comprise 50 % et 80 % (+10 %), la population touchée par une incapacité supérieure à 80 % augmente beaucoup plus lentement (+2 %).

L’affaire kerviel ne peut pas se reproduire ; la preuve, JP. Morgan pourrait perdre 9 milliards de dollars !

L’affaire kerviel ne peut pas se reproduire ; la preuve, JP. Morgan pourrait perdre 9 milliards de dollars !

Alors qu’on affirme que l’affaire kerviel ne pourrait plus se dérouler comme avant et qu’on va faire porter le chapeau à ce seul bouc-émissaire, on apprend que JP Morgan va perdre 9 milliards pour des placements aussi aventureux. La première banque américaine JP. Morgan Chase pourrait au final enregistrer des pertes allant jusqu’à 9 milliards de dollars sur des transactions ayant mal tourné sur les produits dérivés, selon une projection interne du groupe obtenue par le quotidien New York Times. JP. Morgan avait révélé en mai avoir perdu 2 milliards de dollars sur des transactions complexes effectuées depuis son bureau de Londres et avait alors admis que ces pertes pourraient gonfler à l’avenir. En réalité les grosse machines bancaires ne contrôlent plus rien en dépit des contrôles sophistiqués, automatisés, informatisés. Peut-être même à cause de cette sophistication qui fait éclater les responsabilités et rend de plus en plus opaque la gestion globale. On a rien vu de la gestion de Kerviel qui a engagé deux fois 30 milliards puis une fois 50 milliards. Même chose chez JP. Morgan. La gestion très sectorialisée, automatisée montre ainsi ses limites ; Il n’y a pas en fait de gestion systémique opérée de manière transversale ; un grave déficit d’intelligence humaine dans un système aux responsabilités parcellisées et automatisés qui devient fou. La crise d’un fonctionnement du système bancaire mais au-delà d’un système économique.

Veolia vend ses bijoux de famille pour se désendetter

Veolia  vend ses bijoux de famille pour se désendetter

 

Vente de l’activité eau de Grande Bretagne pour 1.5 milliards. Veolia Environnement a annoncé jeudi la cession de son activité eau régulée au Royaume-Uni au britannique Rift Acquisitions pour une valeur d’entreprise de 1,26 milliard de livres sterling (1,54 milliard d’euros). Le spécialiste français des services collectifs précise dans un communiqué que cette opération lui permettra de réduire son endettement net d’environ 1,165 milliard de livres, soit 1,45 milliard d’euros. Cette cession n’est soumise à aucune condition suspensive et sera finalisée ce jeudi, ajoute-t-il. Elle constitue la première grande étape du programme de cessions d’actifs de cinq milliards d’euros prévu par Veolia d’ici la fin 2013.

Sommet européen -Daniel Cohn-Bendit : « la double hypocrisie européenne, la française et l’allemande »

Sommet européen -Daniel Cohn-Bendit : « la double hypocrisie européenne, la française et l’allemande »
 ( interview RTL)Vous suivrez avec attention depuis Bruxelles donc, ce sommet européen qui se déroulera à partir de ce soir entre les dirigeants des 27 pays qui forment la Communauté.

    Disons que je suivrai, d’abord, avec lassitude parce que c’est quand même le 23ème sommet depuis le début de la crise ; eh oui, je suis inquiet pour la simple raison que la crise que nous vivons, que nous suivons  -Alain Duhamel a même dit qu’elle était obscure, c’est vrai-  mais le comportement des gouvernements est on ne peut plus obscur. Et je ne crois pas qu’on sortira de la crise par un accord inter-gouvernemental les 27 gouvernement

Ce qui est assez fort dans ce que vous dites, excusez-moi : c’est la lassitude. Vous, l’Européen convaincu, vous dites : j’en ai marre !

Non, je suis lassé des sommets.

Ah oui.

Je suis lassé des sommets. Je crois que … et c’est d’ailleurs c’est le groupe Spinelli qui se réunit aujourd’hui. Il y a différents parlementaires et personnalités de Droite, de Gauche, du Centre, d’en-Haut et d’en-Bas qui se réunissent ; et nous, on propose un acte fédéral ; et on demande que la Commission prenne ses responsabilités, pose un acte fédéral avec l’Union Bancaire, l’Union Fiscale, l’Union Sociale et  l’Union Politique ; et disent, voilà la feuille de route pour, en fait, que l’Europe puisse sortir de la Crise.

Mais c’est le document des 4 ? C’est ça. Enfin, c’est ce que propose …

Ce n’est pas tout à fait le document des 4.

Bon. Il propose un saut fédéral et c’est plutôt par exemple la France qui a l’air très réticente à ce saut fédéral ?

Oui, alors deux choses d’abord pour dire la différence, c’est que ce que nous, nous proposons c’est que la commission mette ça et propose au parlement et au conseil, et donc que le Parlement la vote, par exemple, avec certains amendements, et qu’après ça sera au Conseil de réagir à une proposition de la commission et du parlement.

Oui, d’accord.

C’est un autre fonctionnement. Voilà ce que je voulais expliquer.

Mais vous n’avez pas le sentiment que la France, François Hollande, le gouvernement français sont réticents à s’engager dans une logique supra-nationale. Ce n’est pas la France qui bloque aujourd’hui ?

Enfin, les deux bloquent. Il y a une double hypocrisie : il y a une hypocrisie française, une hypocrisie allemande.
Donc, la France  ; eh bien, François Hollande est bloqué par la contradiction de son gouvernement. Vous savez que vous avez Fabius, Cazeneuve qui bloquent alors que vous auriez Moscovici, Sapin, François Hollande, je crois,  qui veulent, qui acceptent qu’en fait, le processus, il faut qu’il y ait plus d’intégration, donc que l’Europe politique doit voir le jour.

Donc, il essaie de passer entre les gouttes, si on veut, en ce moment ; ce qui ne pourra pas durer une éternité. Le problème de l’Allemagne c’est qu’en disant, il faut renforcer l’Union, elle ne répond pas à l’urgence car tout le monde sait que s’il faut mettre, commencer maintenant à penser l’Union Politique, et donc plus d’intégration, ça ne va pas se faire en 15 jours ; mais qu’il faut dans le mois à venir, il faut des mesures pour sauver le soldat Monti. Si on ne sauve pas l’Italie des taux d’intérêt et l’Espagne, aujourd’hui …

Ou l’Espagne, oui c’est ça.

… aujourd’hui,  eh bien ce n’est pas la peine de parler d’Union Politique. On ne parlera de plus rien en Europe.

Et tout le monde se dit : en fait, vous avez raison, c’est l’Urgence qui est là et c’est l’Euro qui risque de trinquer. Vous avez peur que : l’Euro peut disparaître ou pas ?

Ecoutez, moi je ne sais pas ce que c’est la peur, comme ça, en Politique. Oui, je suis inquiet ; je suis inquiet parce qu’encore une fois, les politiques, les gouvernements ne sont pas à la hauteur. Je vous donne un exemple. Aujourd’hui, tous les gouvernements nous disent : il faut une Union bancaire.

Ca a été proposé il y a deux ans ; je dis bien, deux ans, 24 mois, par le Parlement européen. Il faut une supervision européenne. Les gouvernements, l’Allemagne en tête, l’ont refusé il y a deux ans. Aujourd’hui, ils disent : il nous faut une Union bancaire ; il faut que les citoyens comprennent que ce qui bloque, ce sont les réunions inter-gouvernementales qui sont, en fait, des réunions des syndicats nationaux pour la défense d’intérêts nationaux.

Mais c’est eux qui dirigent l’Europe.

NON ; ce n’est pas eux qui  dirigent l’Europe ; justement ils ne sont pas capables. Mais c’est eux …

C’est eux qui ont le pouvoir de la diriger, disons !

Non, s’ils veulent les lois européennes, ils doivent passer par le parlement. Tout ça … Alors, évidemment, je sais qu’en France un parlement ça ne se compte pas. Ca, c’est le problème de la Vème République ; et donc, quand je vous dis : parlement, les gens écoutent. Ils disent : mais qu’est-ce que c’est ça ? Ca n’existe pas.

Nous, on a un Président, on a un gouvernement et puis une Chambre d’acclamations qui signe des textes qui ont été décidés par le gouvernement. C’est la conception française de la démocratie de la Vème République  qui, je crois aussi, est mal en point. Mais aujourd’hui de dire que ce sont les gouvernements qui gouvernent ! La preuve, c’est qu’ils n’y arrivent pas.

Hum, hum, hum … Bon.

La preuve, s’ils gouvernaient ils gouverneraient ; mais non parce que la France, il y a l ‘hypocrisie française. Par exemple, vous allez voir, ils vont discuter au sommet demain, les perspectives financières, le budget européen pour les trois prochaines, quatre prochaines années, eh bien ils sont incapables de se mettre d’accord parce qu’ils veulent : nous, on veut dépenser moins.

Donc d’un côté, ils sont complètement Schizo . Ils disent : on veut, nous, mettre moins d’argent dans l’Europe mais on veut que l’Europe dépense plus d’argent.

 

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jeudi 28 juin 2012

 

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Chômage intermittents du spectacle : déficit de 1 milliard par an ; un dossier explosif

Chômage intermittents du spectacle : déficit de 1 milliard par an ; un dossier explosif

 

Les réformes de 2003, puis de 2007, conçues pour enrayer la dérive financière, n’ont de fait rien réglé : le système affiche depuis 2007, selon le rapport de la Cour des comptes publié en février dernier, un déficit annuel supérieur à 1 milliard d’euros. « Insoutenable pour la collectivité ! », entend-on de toutes parts. Même si certains soulignent que le régime d’indemnisation des intermittents n’est pas le seul à la dérive. Celui des intérimaires coûte encore plus cher : près de 1,5 milliard d’euros en 2011, contre toujours 1,01 milliard pour les intermittents selon l’Unedic.  Coûteux, le statut des intermittents est néanmoins devenu vital pour les secteurs de l’audiovisuel et du spectacle vivant. Il constitue en effet un pilier du financement de la politique culturelle française qui fait vivre des myriades de compagnies de théâtre et de danse, d’orchestres, de sociétés de production, et permet à des milliers de festivals d’exister sur l’ensemble du territoire.  La flexibilité prévue par le régime, qui permet de gérer le caractère temporaire des projets (tournage de films, concerts, etc.) et les périodes de creux inhérentes aux activités artistiques, est jugée essentielle par les salariés dont le gros des troupes travaille dans l’audiovisuel et le cinéma. Les 52.000 employeurs recensés par Pôle emploi, qui, eux, opèrent en majorité dans le spectacle vivant, y trouvent aussi leur compte. Dans leurs rangs, on trouve aux côtés de toutes petites structures relevant souvent du champ associatif, des mastodontes de l’audiovisuel. Radio France est ainsi le premier employeur d’intermittents dans l’Hexagone, avec l’an dernier, 6.000 contrats de cette catégorie signés avec des salariés participant à la production (musiciens, artistes lyriques, comédiens, maquilleurs, etc.). Chez France Télévisions, l’intermittence - cantonnée aux techniciens (monteurs, opérateurs de prises de vue, etc.) -représente un peu plus de 10 % de la masse salariale. Autres gros utilisateurs de ces contrats, les sociétés de production qui fournissent aux chaînes de télé leurs programmes, celles qui fabriquent des films mais aussi les parcs de loisirs. En 2011, Euro Disney a ainsi recruté près de 1.500 artistes en contrat d’intermittence pour ses parades et autres spectacles.  En 2010, avec plus de 1,26 milliard d’euros de dépenses et seulement 232 millions d’euros de cotisations perçues, son déficit aurait représenté un tiers de celui de l’assurance-chômage pour 106.600 indemnisés ayant travaillé les 507 heures nécessaires (sur 10 mois pour les techniciens et 10,5 mois pour les artistes)… Quand le nombre total d’intermittents était évalué à 166.400 par Pôle emploi au troisième trimestre 2011. Les dépenses d’indemnisation représentent 40 % de leur revenu, estimait Bruno Coquet, le président du Comité de l’emploi de l’Union européenne, dans un article publié en octobre 2010 dans la revue « Futuribles ». « Cela ne peut pas continuer ainsi, alors qu’avec l’augmentation du chômage, le déficit de l’Unedic va s’aggraver dans les dix-huit prochains mois », prévient le sénateur UMP Gérard Larcher, qui a oeuvré à la réforme de 2007 en tant que ministre délégué aux Relations du travail du gouvernement Raffarin.  Par ailleurs, le recours à l’intermittence est devenu un élément clef de la survie économique de bon nombre de compagnies de spectacle vivant et de sociétés de production, en diminuant le coût de leurs dépenses de personnel. Le principe ? Le salarié est rémunéré par l’entreprise pendant les 507 heures nécessaires pour qu’il puisse accéder au régime d’indemnisation, les autres heures qu’il effectue étant payées par l’assurance-chômage. Pour Frédéric Bedin, patron de l’agence événementielle Le Public Système, ces pratiques introduisent une concurrence déloyale entre les entreprises respectueuses du droit et les autres. Mais devant les myriades de sociétés concernées, le système est difficilement contrôlable. « Il y a toute une zone grise qui fait l’objet d’une véritable omerta », relève un négociateur de la réforme de 2003.  Autre eproche, la possibilité pour les intermittents de cumuler le même mois une rémunération et une indemnité chômage. D’où l’idée défendue par la CGT-spectacle et le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) par exemple, d’instaurer un plafonnement pour éviter les abus.  Jusqu’à présent toutefois, sur les mesures à adopter pour renflouer le régime, aucun consensus n’a été possible entre organisations patronales et syndicales. En 2003, les syndicats de salariés avaient d’ailleurs affiché leurs divisions, seule la CFDT s’étant engagée pour une réforme de fond. Depuis, tout a été fait pour éviter que le sujet - explosif -revienne sur la table. Mais le bilan, lui, demeure : les tentatives menées pour rendre le système moins coûteux ont échoué. « Les effets d’adaptation font que le déficit demeure », résume l’économiste Françoise Benhamou, spécialisée dans l’économie de la culture, qui ajoute : « Il faut sortir de l’idée que le régime de l’intermittence est le seul régime possible des artistes et des techniciens du secteur culturel. On doit avoir un système plus ramassé sur un moindre nombre d’intermittents. »

 

Budget de l’Etat français: 7,5 milliards de recettes pour 2012 et 19 en 2013

Budget de l’Etat français: 7,5 milliards de recettes pour 2012 et 19 en 2013

Il sera difficile de trouver 7.5 milliards en 2012 et 19 en 2013 dans le budget de l’Etat ; c’est en tout cas ce qu’il faut afficher pour donner l’impression que les objectifs de rééquilibrage seront atteints. En réalité, on sera plus près de 5% de déficit en 2012 que des 4.5% prévus du fait notamment du ralentissement de la croissance ( 0.4% voire moins) ; Pour 2013, l’objectif de 3% est illusoire car personne ne croit à une vraie reprise. Le gouvernement français va dégager 7,5 milliards d’euros de recettes dans le cadre de ses efforts pour boucler le budget de l’année 2012, puis environ 19 milliards d’euros pour 2013, indique mercredi le quotidien Les Echos sur son site internet.  Interrogé par l’AFP, Bercy s’est refusé à tout commentaire « avant la présentation du projet de loi de finances rectificatif mercredi en conseil des ministres et aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat ».  Le collectif budgétaire « permettra de dégager 7,5 milliards d’euros de recettes cette année et environ 19 milliards à compter de l’an prochain », écrit le journal.  Ces efforts sont destinés à respecter l’objectif d’une baisse du déficit budgétaire à 4,5% du produit intérieur brut (PIB) d’ici à la fin de l’année, puis à 3% en 2013.  Cette première loi de Finances du gouvernement socialiste va représenter près de la moitié du total des hausses d’impôt prévues par le président François Hollande durant la campagne électorale.  Dans le détail, selon Les Echos, les stocks pétroliers vont être taxés à 4% pour la seule année 2012.  Les banques seront concernées via la taxe sur les risques systémiques (portant sur les fonds propres), qui va être doublée, de 0,25% à 0,5%. La taxe sur les transactions financières sera relevée de 0,1% à 0,2% dès le 1er août.  Par ailleurs, le forfait social sur la participation et l’intéressement sera relevé de 8% à 20%. Des mesures sont également prévues pour réduire l’intérêt des entreprises à s’installer dans un paradis fiscal.  Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, avait de son côté affirmé mardi que le gouvernement s’apprêtait à geler un milliard de dépenses des ministères qui devaient être engagées d’ici à la fin de l’année, dans le cadre de ses efforts pour boucler le budget de l’année 2012.  Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, avait indiqué quant à lui lundi que le gouvernement était à la recherche de 7 à 10 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année.

 

 

Air France: 5.122 postes supprimés, le prix du laxisme et du corporatisme

Air France: 5.122 postes supprimés, le prix du laxisme et du corporatisme

Environ 10% d’effectifs en moins, c’est le prix à payer pour le redressement d’Air-France condamnée sinon à mourir ou à se délocaliser. Responsables de cette situation, une direction incompétente (Gourgeon notamment), des syndicats corpos qui ont trop tiré sur la corde et l’Etat qui a lissé faire. Maintenant il y a urgence.  En janvier, Air France/KLM annonçait un plan baptisé Transform 2015 visant deux milliards d’économies en trois ans, avec des mesures immédiates (gel des embauches et des salaires en 2012 et 2013, fermeture de lignes, gel d’investissements et réduction de frais généraux), et un volet plus structurel en juin.  Dans la foulée, un vaste chantier de renégociation des accords d’entreprise (avancements, promotions, temps de travail, congés, composition d’équipage, etc.) était lancé avec pour objectif un gain de « 20% d’efficacité économique ».  La compagnie souhaite restructurer l’activité court et moyen-courrier en augmentant la productivité pour contrer les rivales low cost, redresser et repositionner sur le haut de gamme le long-courrier pour résister aux transporteurs du Golfe et asiatique.  Les discussions devraient s’achever fin juin comme défini dans l’accord de cadrage et de méthodologie entre la direction et les syndicats. L’objectif est un projet d’accord qui doit être soumis à la signature des syndicats courant juillet. Mais les accords présentés formellement au comité central d’entreprise jeudi sont « un instantané de négociations qui continuent », a affirmé la direction.  La direction devrait également détailler son projet de pôle régional regroupant Regional, Britair et Airliner, qui inquiète beaucoup les syndicats de ces filiales.  Des « négociations à reculons »  En cas de signature de 30% des voix des syndicats représentatifs, cet accord ouvrira une nouvelle série de négociations de révision des dispositions conventionnelles tout au long du second semestre.   »Les choses ne sont complètement calées. On peut avoir des textes qui sont des têtes de chapitre, mais après pour la dentelle, on repart dans un autre round de discussions qui se fait non plus dans le cadre d’une dénonciation mais dans le cadre d’une révision », explique Michel Salomon de la CFDT.  Parmi les accords qui ont été discutés figure le temps de travail: la direction entend par exemple faire voler 50 heures supplémentaires, des réductions de temps de travail en moyenne de 10 à 12 jours par agents, des incitations au temps partiel ou au « temps partagé » proposées aux pilotes et PNC (hôtesses et stewards).  Par ailleurs, Air France va supprimer 5.122 postes d’ici fin 2013, sur un effectif total de 49.301 salariés, et cela sans licenciement, sauf en cas d’échec des négociations avec les syndicats. Les modalités du plan de départ volontaire, qui concerne 3.410 postes au sol, seront discutées en juillet. Le plan pourrait coûter 300 millions d’euros, selon des syndicats.   »On paye à la fois le prix social, avec la révision des accords collectifs, et le prix de l’emploi », commente un syndicaliste qui estime que « les consultations ont été réalisées à marche forcée ».  Les réunions se sont multipliées ces derniers jours et un « gros progrès » est survenu, à savoir la garantie de la direction de ne pas licencier jusqu’à fin 2014, voire juillet 2015– et non fin 2013 comme annoncé la semaine dernière. C’était « un préalable à tout éventuelle signature », explique pour sa part Ronald Noirot, secrétaire général CFE-CGC et membre du CCE.   »Une clause de retour à bonne fortune a également été validée, ce qui signifie que si la compagnie repartait vers une activité très rentable, on reverrait certains acquis modifiés », dit M. Noirot.  A la fin des discussions marathon, la CFDT, la CFE-CGC et Unsa semblaient enclines à signer, la CGT non. L’Unsa a cependant demandé une consultation de tous les personnels au sol. Le premier syndicat de pilotes, le SNPL, interrogera ses adhérents via un referendum courant juillet, de même que les syndicats de personnels navigants commerciaux (PNC).

 

Europe : demande d’aide financière de l’Espagne acceptée

Europe : demande d’aide financière de l’Espagne acceptée

 

Les ministres des Finances de la zone euro ont accepté mercredi la demande d’aide de l’Espagne et dit qu’elle solliciterait sans doute entre 51 et 62 milliards d’euros pour renflouer ses banques, ainsi qu’une « marge de sécurité »  L’Eurogroupe précise dans un communiqué que dès que le montant exact sera établi, l’aide sera versée par le Fonds européen de stabilité financière (FESF) avant que le Mécanisme européen de stabilité (MES) ne prenne le relais. Ce montant devrait être largement dans la limite de 100 milliards d’euros que l’Eurogroupe s’est proposé de verser à l’Espagne, ajoute le texte. De son côté, Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, a dit à Reuters que la mission de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne (BCE) en Espagne entamera ses travaux mercredi soir à Madrid, le but étant de présenter un protocole d’accord à l’Eurogroupe le 9 juillet. « Le protocole d’accord comportera des conditions pour le secteur financier », a-t-il précisé, ajoutant que ce calendrier était « ambitieux, mais réalisable ». En fin de matinée, la Commission européenne a donné provisoirement son feu vert à l’aide publique espagnole à Bankia et demandé à Madrid de présenter un plan de restructuration pour la banque d’ici six mois. La mise en branle du processus d’aide pour les banques espagnoles intervient la veille d’un nouveau sommet européen censé trouver des remèdes durables à la crise de la zone euro. La somme débloquée pour le secteur financier espagnol sera affectée au fonds de restructuration des banques du gouvernement espagnol (FROB), mais Madrid « restera totalement responsable et signera le protocole d’accord », poursuit l’Eurogroupe.

«Hollande est tombé dans les pièges de Merkel» d’après Wyplosz , interview du Figaro

 «Hollande est tombé dans les pièges de Merkel» d’après Wyplosz  , interview du Figaro

Professeur d’économie à l’Institut des hautes études internationales à Genève, spécialiste des questions européenne et monétaires, Charles Wyplosz décrypte les enjeux du Conseil européen.

 

LE FIGARO.- Comment voyez-vous  ce sommet européen, quand Merkel refuse toute forme d’euro-obligation «de son vivant»?

Charles WYPLOSZ.- Merkel n’est pas une tendre jeune fille, c’est une bête politique! Elle affiche une position de négociation très dure avant ce sommet. Mais l’expérience de la crise montre qu’elle peut changer d’avis. Le problème, c’est qu’elle attend toujours le dernier moment pour agir. Ce qui prend du temps, mais lui permet de dire à son opinion qu’elle n’avait pas le choix. Mais ce sommet, ce n’est pas celui de la dernière chance! C’est le vingtième d’une longue séquence, qui est loin d’être terminée…

La relation entre Paris et Berlin  semble néanmoins très tendue…

C’est normal. Le «Merkozy», c’était Sarkozy qui suivait la ligne de Berlin et la présentait comme un compromis franco-allemand, ce qui était très confortable pour Merkel! François Hollande, lui, refuse ce jeu. Ils doivent trouver un nouvel équilibre. Ils n’ont pas d’autre choix que de s’entendre. Mais cela ne se fera pas en un dîner, ni en un sommet. Cela prendra plusieurs semaines…

Le pacte sur la croissance,  comprenant une relance  à 130 milliards d’euros, suffira-t-il  à rassurer les marchés?

Ils seront peut-être impressionnés une heure ou deux par le communiqué final, puis ils vont dire que c’est trop peu et se fâcher. Car sur le plan macroéconomique, l’impact de ce plan de relance sera négligeable. L’argent ne sera pas entièrement dépensé avant douze mois, ni même centré sur la zone euro ; il concerne l’Europe à Vingt-Sept. Ce sont des projets identifiés de longue date par Bruxelles… Mais les Allemands ont compris qu’il fallait lâcher quelque chose à François Hollande pour qu’il puisse dire «victoire! J’ai mis un terme à l’austérité!». La vérité, c’est que ce sont les Allemands qui sont à la base de ce projet. Et François Hollande est tombé dans le panneau.

Sur les euro-obligations, la France peut-elle espérer quelque chose du sommet?

La encore, il est tombé dans le panneau des Allemands. Les eurobonds, c’est un mauvais sujet, qui traduit la volonté des pays du Sud que l’Allemagne paye pour eux. C’est donc invendable pour Berlin, sauf à changer les institutions européennes. L’union politique, c’est l’antidote aux eurobonds! François Hollande s’est lancé dans ce combat pour mutualiser la dette, alors que c’était perdu d’avance…

Pour la peine, la France peut-elle consentir à donner davantage  de contrôle budgétaire à Bruxelles?

L’union budgétaire, personne n’en veut, car les Parlements nationaux ont été créés pour contrôler le budget de l’État. Ils ne vont pas se faire hara-kiri comme ça!

Reste l’union bancaire:  est-ce la solution à la crise?

C’est une très bonne idée, susurrée par Mario Draghi, qui marquerait le début de la fin de la crise. Mais ce n’est pas une solution à court terme. Transférer les pouvoirs de supervision bancaire à la BCE – ce que les marchés attendent – est un long processus. Si la BCE obtient des nouveaux pouvoirs de contrôle, si elle peut restructurer les banques en faillite, chasser leurs dirigeants, alors elle fera son travail de prêteur en dernier ressort, dont nous avons besoin.

 

Coût du Smic : Cahuzac ne sait pas !

Coût du Smic : Cahuzac ne sait pas !

La déléguée générale de l’UMP Valérie Rosso-Débord a étrillé mercredi, dans un communiqué, le ministre du Budget Jérôme Cahuzac, collé la veille sur le coût pour les finances publiques de l’augmentation du Smic, jugeant cet « amateurisme (….) lamentable ». Après avoir assuré mardi soir sur le plateau de Canal + que « la hausse du Smic n’est pas chargée de tous les péchés dont on veut bien l’accabler », Jérôme Cahuzac a concédé: « je ne peux pas vous dire combien ça va coûter à l’Etat ». « Non, on ne l’a pas calculé tout simplement parce que l’urgence n’est pas de savoir combien ça coûte », a-t-il admis. « Ce sera tout à fait modéré et supportable », a-t-il cependant assuré, soulignant que « l’urgence est au pouvoir d’achat ».  Sur ce coup Cahuzac n’a pas assuré et il mérite bien cette volée de bois vert. Sur le reste de l’interview, Cahuzac s’en est assez bien tiré (un peu arrogant au début, comme d’habitude) mais il faut reconnaître qu’il est demeuré très littéraire ; quels effets de cette augmentation du SMIC ? «  Nous ne sommes pas économistes ni moi, ni vous M. Apathie »c’est un peu juste pour un ministre du budget qui s’est emmêlé les pieds en parlant de modèles économétriques qui allaient donner des résultats prochainement. Bref tout le problème de la gauche qui évoque en littéraire des problèmes comptables. En cause sans doute, la surreprésentation des fonctionnaires dans ce gouvernement qui n’ont qu’une vague idée de l’économie réelle et quand ce ne sont pas des fonctionnaires ce sont des médecins qui en fait sont des fonctionnaires de la sécurité sociale.

Allocations chômage : + 2%

Allocations chômage : + 2%

 

Les allocations chômage seront revalorisées de 2% le 1er juillet, a annoncé mercredi l’Unedic, gestionnaire de l’assurance chômage, à l’issue d’un conseil d’administration. Elles avaient été revalorisées de 1,5% l’an dernier. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté en mai pour le 13e mois consécutif pour s’établir à 2.922.100 en catégorie A (les personnes n’ayant exercé aucune activité), le total le plus élevé depuis août 1999.

 

Allemagne- Der Spiegel sur la relance de la croissance « de la poudre aux yeux »

Allemagne- Der Spiegel sur la   relance de la croissance «  de la poudre aux yeux »

 

Peu d’observateurs fondent de grands espoirs  sur ce sommet européen ; Pour faire illusion, Hollande et Mario Monti ont souhaité  un « pacte » visant à mobiliser entre 120 et 130 milliards d’euros, soit environ 1% du PIB européen, à court terme.   »De la poudre aux yeux », a commenté mercredi l’hebdomadaire allemand Spiegel, alors que Mme Merkel estime qu’elle a envoyé « un signal fort ».  La confédération européenne des syndicats s’est dite « pas très confiante » sur une issue du sommet qui parvienne à briser « le cycle austérité-dépression ». De toute façon, « les marchés ont appris à ne pas placer trop d’espoirs dans ces » sommets, se résignaient les analystes de Commerzbank.  La France et l’Allemagne veulent « approfondir l’union économique et monétaire, demain politique », a déclaré mercredi le président français, François Hollande, lors d’une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel. « La situation est sérieuse, nous avons l’obligation de construire l’Europe forte et stable de demain », a renchéri Mme Merkel. En clair on va proposer des solutions de moyen et long terme à uen crise qui exigeraient aussi et surtout des mesures de court terme. En effet  sont des solutions à court terme qu’attendent le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, son homologue italien Mario Monti, et les marchés.  Le premier a lancé un cri d’alarme mercredi en prévenant que son pays ne pouvait pas continuer « longtemps à se financer » aux taux actuels que lui imposent les marchés, à plus de 6,8%. Le second s’est dit « prêt à travailler jusqu’à dimanche soir si nécessaire » de façon à préparer avant l’ouverture des marchés financiers un ensemble de solutions convaincantes. Les taux italiens sont eux aussi sous pression, les investisseurs doutant que le sommet apporte des solutions à la crise.  Ce sont en fait deux sommets qui vont se succéder à partir de 13H00 GMT jeudi: celui des Vingt-Sept qui traitera du long terme, suivi vendredi midi d’un déjeuner des dirigeants de la seule zone euro consacré aux moyens de parer au plus pressé, avant tout la dégradation de la situation espagnole.  Les Européens devraient adopter jeudi un pacte pour la croissance et l’emploi, basé sur la proposition des dirigeants italien, allemand, français et espagnol de consacrer 1% du budget européen, soit 120 à 130 milliards d’euros, à des projets d’investissements d’avenir.  Ils examineront aussi les propositions mises en forme par le président de l’UE, Herman Van Rompuy, pour approfondir l’union monétaire et budgétaire, en commençant par jeter les bases d’une union bancaire. Celle-ci comporterait une supervision renforcée, une garantie des dépôts et un mécanisme commun de résolution des crises. Vendredi, les Dix-sept tenteront d’affiner les contours de leur aide financière à l’Espagne et à Chypre, quatrième et cinquième pays de l’union monétaire à réclamer une aide financière de leurs partenaires.

Merkel et Hollande : une alliance de façade pour masquer les profondes divergences

Merkel et Hollande : une alliance de façade pour masquer les profondes divergences

 

Inutile de le cacher Hollande et Merkel sont en désaccord à peu près sur tout notamment sur la question de la dette et dune relance significative de la croissance. Dès lors la rencontre de mercerie ne sait pas à trouver d’impossibles compromis mais de soigner la forme ; En clair, comment donner l’impression d’une entente qui n’existe pas. Bref faire de la com. Pour masquer le fond ; Angela Merkel et François Hollande se sont retrouvés mercredi soir à Paris et ont affiché leur volonté d’ »approfondir l’union économique et monétaire, demain politique », à la veille d’un sommet européen censé apporter le salut à une Europe paniquée par l’Espagne qui vacille.  Après un entretien et un dîner de travail de plus de deux heures, Mme Merkel, qui était arrivée à 19h15 (17H15 GMT) à l’Elysée, est repartie à 21h35 (19H35 GMT), sans faire de nouvelles déclarations à la presse.  A son arrivée, la chancelière et le président se sont chacun exprimés devant les journalistes, sur le perron de l’Elysée.   »Nous sommes aujourd’hui à la veille d’un Conseil européen important, nous avons déjà bien travaillé. Il y a eu des progrès, notamment sur la croissance qui a été l’objet de nombreuses discussions qui ont abouti », a déclaré le président français.   »Nous voulons, l’un comme l’autre, approfondir l’union économique, monétaire et demain politique pour arriver à une intégration et à une solidarité », a poursuivi M. Hollande.  Qualifiant la situation de « sérieuse », la chancelière allemande a parlé de l’ »obligation de construire l’Europe forte et stable de demain ». « Il nous faut plus d’Europe, il nous faut une Europe qui fonctionne, (…) il nous faut une Europe dont les membres s’entraident les uns les autres », a-t-elle ajouté.  Avant de rejoindre l’Elysée, Mme Merkel a plaidé à nouveau pour une plus grande intégration et contre des « solutions faciles », dans un discours au Bundestag, la chambre basse du parlement.  Il n’y a « pas de solution rapide, facile à la crise », a-t-elle prévenu devant les députés allemands.  Des réformes structurelles dans les pays en difficulté seront « tout en haut de l’ordre du jour » au sommet de jeudi et vendredi à, Bruxelles, a-t-elle encore souligné, disant s’attendre à « des controverses » et à ce que « tous les yeux, ou du moins beaucoup d’yeux, soient braqués sur l’Allemagne ».  Mais les forces de la première économie européenne ne sont pas illimitées, et Berlin a déjà donné suffisamment de gages à l’Europe, a fait valoir la chancelière, qui a répété son opposition à toute forme de mutualisation de la dette en zone euro tant que les possibilités de « contrôle et d’intervention » sur les budgets des uns et des autres n’auront pas été renforcées.  Mme Merkel a d’ailleurs sévèrement critiqué l’accent mis dans le document présenté mardi par le président de l’UE Herman Van Rompuy sur la mise en commun de la dette.  Pour Berlin, toute mutualisation pré-suppose une intégration européenne poussée qui verra les pays membres de l’UE céder de plus en plus de leur souveraineté. C’est ce que Mme Merkel veut mettre sur la table à Bruxelles.  Mais si l’idée de plus d’intégration semble faire son chemin, elle reste pour beaucoup une considération de second plan au regard de l’acuité de la crise, et ce même si les Bourses européennes connaissaient un répit mercredi: à Francfort, le Dax a fermé en hausse de 1,50%, la Bourse de Paris de 1,67%.  La zone euro a annoncé mercredi envisager d’aider, en coordination avec le FMI, l’île de Chypre, devenue en début de semaine le cinquième pays de l’union monétaire à solliciter l’aide de ses partenaires.  Quant à l’Espagne et l’Italie, elles sont plus que jamais dans la tempête.  La chute du PIB espagnol s’est accélérée au deuxième trimestre, a prévenu mercredi la Banque d’Espagne. Le chef du gouvernement Mariano Rajoy a prévenu que Madrid ne pourrait pas se financer longtemps aux taux actuels. L’Espagne devait offrir mercredi 6,8% de taux d’intérêt annuel aux investisseurs sur des emprunts à dix ans.  Pour parer à l’embrasement de toute la zone euro, les Européens doivent « mener des actions pour s’attaquer au besoin de croissance, au besoin de création d’emplois », a plaidé mardi un porte-parole de la Maison Blanche, se faisant l’écho des attentes fortes nourries à l’égard du sommet de Bruxelles.  Celles-ci risquent fort d’être déçues en ce qui concerne la croissance. La semaine dernière Mme Merkel, MM. Rajoy, Hollande et Mario Monti ont donné le ton en proposant un « pacte » visant à mobiliser entre 120 et 130 milliards d’euros, soit environ 1% du PIB européen, à court terme.   »De la poudre aux yeux », a commenté mercredi l’hebdomadaire allemand Spiegel, alors que Mme Merkel estime qu’elle a envoyé « un signal fort ».  La confédération européenne des syndicats s’est dite « pas très confiante » sur une issue du sommet qui parvienne à briser « le cycle austérité-dépression ». De toute façon, « les marchés ont appris à ne pas placer trop d’espoirs dans ces » sommets, se résignaient les analystes de Commerzbank.

 

Economie politique: derniers articles

mercredi 27 juin 2012

 

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Immobilier : les ventes chutent mais les prix résistent ! Tu rigoles

  • Immobilier : les ventes chutent mais les prix résistent ! Tu rigoles

Les notaires d’Ile-de-France, comme les agents immobiliers ne manquent pas d’air. Ils font vraiment tout pour faire croire que les prix se maintiennent (sur lesquels ils sont rémunérés). Certes les notaires notent un net ralentissement de l’activité du secteur immobilier. Le nombre de transactions a baissé de 20 % sur un an mais les prix, eux, se maintiennent ! Bref, c’est une nouvelle économie de marché qu’entrevoient les notaires, pas d’acheteurs, des vendeurs mais des prix qui ne bougent pas.  Meilleursagents.com annonçait il y a quelques jours un marché proche du blocage à Paris comme en banlieue, avec une baisse des transactions et des prix toujours tendus. Les statistiques publiées ce mercredi par les notaires de Paris-Ile-de-France vont dans le même sens. Du mois de février au mois d’avril 2012, 26.400 logements anciens ont été vendus en Ile-de-France, soit 20 % de moins qu’un an plus tôt à la même période (33.100 ventes), et près de 30 % de moins que pendant les années fastes de 1999 à 2007. Et c’est dans la capitale que l’écart s’est le plus creusé, avec un effondrement de 25 % sur un an et de 42 % par rapport à 1999-2007. Selon les notaires, les avant-contrats signés au mois de mai confirment la poursuite de cette tendance. Pas de quoi faire chuter les prix pour autant. Après le léger reflux de la fin d’année 2011, les notaires constatent une petite hausse au mois d’avril 2012 à Paris et une stagnation dans le reste de la région (+0,5 % en grande et petite couronne). En moyenne, le mètre carré atteint désormais 5.500 euros sur l’ensemble de l’Ile-de-France. À Paris, les 8.260 euros observés au mois de mars ont largement été dépassés en avril: le prix moyen a atteint 8.380 euros par mètre carré. Leur niveau de novembre 2011. D’après les dernières projections, Paris passerait la barre des 8.400 euros à la fin du mois d’août.  «Cette situation conjointe de baisse des volumes et de hausse des prix est paradoxale, mais ce n’est pas la première fois», analyse Frédéric Labour, notaire à Corbeil-Essonnes (91). Il explique que, traditionnellement, Paris résiste, notamment car les Parisiens ont une capacité d’endurance face à l’augmentation des prix plus importante que la majorité des Français. Mais que le rythme de hausse se poursuive malgré la baisse des ventes est «une aberration», poursuit-il. «Je ne vois qu’une seule explication à cette faiblesse des transactions: si les biens ne se vendent plus c’est tout simplement parce qu’il n’y en a plus à vendre. Les propriétaires attendent. C’est un problème de perte de confiance dans la conjoncture actuelle», explique-t-il. Frédéric Labour note également l’absence d’acheteurs, aussi attentistes. «Les vendeurs n’ont pas forcément d’effort à faire sur les prix pour le moment car la demande est aussi en baisse. La situation va forcément se dénouer, les pertes de confiance ne durent pas», ajoute-t-il. Les candidats à l’acquisition peuvent néanmoins en profiter pour tenter des négociations, notamment sur les biens en vente depuis longtemps. Quant à espérer un effondrement des prix, c’est, selon lui, peine perdue. «Il n’y a pas de bulle à Paris car les achats ne sont pas spéculatifs. Les Parisiens achètent pour se loger. S’il y avait une bulle, elle aurait éclaté en 2008, lorsque les transactions ont chuté de 45 %. Or nous n’avons constaté que des baisses de prix de l’ordre de 6 à 7 % six mois plus tard.»

BCE: baisse du taux directeur

BCE: baisse du taux directeur

Le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE) Peter Praet a laissé entendre que le taux directeur de l’institution monétaire, à 1% actuellement, pouvait prochainement être abaissé, dans un entretien au quotidien Financial Times Deutschland à paraître jeudi.   »Il n’existe pas de doctrine qui dise que le taux directeur ne peut tomber sous 1% », a déclaré M. Praet au journal, selon un résumé de l’article diffusé par avance.   »Les baisses de taux sont autorisées quand elles contribuent à garantir la stabilité des prix à moyen terme », a ajouté le membre du directoire de la BCE, tout en mettant toutefois en garde contre « les risques et effets secondaires de taux trop longtemps très bas ».  Le taux directeur de la BCE est fixé à 1% depuis le mois de décembre 2011. Il s’agit de son plus bas niveau historique.  Ce taux avait aussi été observé entre mai 2009 et avril 2011, avant deux hausses successives qui l’avaient porté à 1,5% en juillet de la même année. Mais en raison de l’accentuation de la crise de la dette, la BCE avait été contrainte de faire marche arrière dans le resserrement de sa politique monétaire.  Cette déclaration suggère une baisse des taux de la BCE jeudi prochain, lors de la réunion de son conseil des gouverneurs.  Le mois dernier, la BCE avait maintenu son taux inchangé mais son président Mario Draghi avait déclaré que certains gouverneurs s’étaient prononcé en faveur d’une baisse.  La baisse de l’inflation en Allemagne –1,7% en juin après 1,9% en mai, soit moins que les 2% qui constituent le plafond toléré par la BCE– plaide aussi dans ce sens. La banque centrale allemande, allergique à l’inflation et l’une des principales opposante à un relâchement des taux, disposera en effet de moins d’arguments pour s’y opposer.

 

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