Archive mensuelle de juin 2012

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Grèce -Christine Lagaffe: regrets de crocodile !

Grèce - Christine Lagaffe:  regrets de crocodile !

Regrets de crocodile pour Christine Lagaffe. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, regrette la polémique provoquée par ses propos récents invitant les Grecs à « s’entraider collectivement », a déclaré jeudi à Washington un porte-parole de son organisation. Mme Lagarde a dit devant le Conseil d’administration du Fonds « qu’elle regrettait que ses remarques aient été mal comprises et qu’elles aient offensé », a déclaré ce porte-parole, Gerry Rice, lors d’un point de presse.   »Cela n’était pas son intention », Mme Lagarde et le FMI ont toujours dit qu’ils éprouvaient « un grand respect pour la Grèce et son peuple, et les sacrifices que de très nombreux Grecs consentent pour surmonter la crise économique », a ajouté ce porte-parole.  Le FMI a annoncé le 17 mai qu’il s’était mis en retrait de la Grèce, qu’il refusait de travailler avec le gouvernement transitoire à Athènes et qu’il attendait les élections de juin pour reprendre éventuellement le versement de son aide au pays, dont une nouvelle tranche aurait dû en théorie être débloquée jeudi. Christine Lagarde a encore commis une grave erreur de com. en critiquant les grecs qui ne payent pas d’impôts ; elle qui n’en paye pas ! Sur le fond, elle a raison car le système fiscal grec est complètement défaillant par ailleurs de potentiels gros contributeurs sont exonérés. Sur la forme, c’est détestable car on ne peut traiter un pays comme la Grèce de la même manière qu’un pays comme Haïti. Habitué surtout à traiter les dettes des pays pauvres, le FMI éprouve des difficultés à trouver la bonne alchimie entre le traitement et la pédagogie ; S’y ajoute l’incompétence totale de Lagarde.

Safran : indemnités de départ du PDG rejetés par l’AG

Safran : indemnités de départ du PDG rejetés par l’AG

 

Les actionnaires de Safran ont rejeté jeudi deux résolutions accordant une indemnité de départ et une retraite chapeau à Jean-Paul Herteman, PDG de l’équipementier d’aéronautique et de défense. L’Etat, qui détient 30% du groupe, a voté contre ces résolutions et le ministre de l’Economie s’est « félicité » du rejet. « Le gouvernement donne ainsi, à nouveau, un signal fort de sa volonté de changement sur la question des rémunérations », écrit Pierre Moscovici dans un communiqué. Cette décision intervient en pleine polémique sur la prime de non-concurrence de 400.000 euros touchée par l’ancien directeur général d’Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, à son départ en octobre 2011, prime dont la ratification sera soumise aux votes des actionnaires ce jeudi après-midi. Les résolutions repoussées par les actionnaires de Safran prévoyaient d’octroyer à Jean-Paul Herteman une indemnité équivalant à deux années de rémunération fixe et variable en cas de cessation anticipée de son mandat, ainsi que d’une retraite supplémentaire. La première a été rejetée à 55% des voix et la seconde à 56% des voix, a déclaré une porte-parole du groupe. Ces dispositions avaient été prises après le changement de gouvernance de Safran en 2011, à l’issue duquel Jean-Paul Herteman est devenu PDG et non plus président du directoire. Jean-Paul Herteman a touché 1,43 million d’euros en 2011, dont une part fixe de 730.000 euros. Le nouveau gouvernement s’est engagé à lutter contre les écarts importants de rémunération, en particulier dans les entreprises à capitaux publics. Le président François Hollande a promis d’imposer une échelle des salaires de un à 20 dans ces entreprises et a justifié son projet de créer une tranche d’imposition à 75% au delà d’un million d’euros par la volonté de dissuader les entreprises de payer autant leurs dirigeants.

 

Croissance : l’industrie s’écroule en mai

Croissance : l’industrie s’écroule en mai

 

L’industrie manufacturière s’enfonce nettement dans le rouge en mai. L’activité s’est fortement contractée en mai selon les résultats définitifs de l’enquête Markit auprès des directeurs d’achats publiés vendredi. L’indice PMI s’est établi à 44,7 (contre 44,4 en première estimation « flash » et 46,9 en avril), atteignant son plus bas niveau depuis mai 2009. L’indice n’a pas dépassé le seuil de 50 qui distingue croissance et contraction depuis juillet 2011. L’indice de la production manufacturière a baissé à 43,6 après 47,5 en avril, un chiffre conforme à l’estimation flash. A 41,6, l’indice des nouvelles commandes recule (il était à 43,5 en avril) et se situe à son plus bas niveau depuis avril 2009. L’indice de l’emploi est à 45,8, au plus bas depuis septembre 2009. « La crise s’intensifie dans le secteur manufacturier français », déclare Jack Kennedy, économiste senior chez Markit. Il souligne des divergences entre les secteurs : les fabricants de biens intermédiaires et de biens d’équipement signalant un nouveau repli de la production tandis que l’activité progresse dans le secteur des biens de consommation. « Le faible niveau de confiance des entreprises semble donc fortement peser sur la performance actuelle du secteur, l’incertitude économique croissante incitant les fabricants à différer leurs dépenses et leurs projets d’investissements », ajoute-t-il.

 

Air-France : la tragi-comédie de la prime Gourgeon

Air-France : la tragi-comédie de la prime Gourgeon

 

Le gouvernement avait d’abord décidé de s’abstenir pour le vote de la prime de 400 000 euros à Gourgeon ; il s’est ravisé et a décidé de voter contre comme les actionnaires d’Air France-KLM ont refusé jeudi massivement d’avaliser la prime de non-concurrence versée à l’ancien directeur général du groupe, qui peut toutefois juridiquement conserver cette indemnité très controversée au moment où l’entreprise est dans la tourmente. L’indemnité de 400.000 euros versée à Pierre-Henri Gourgeon après son éviction en octobre 2011, en échange du respect d’une clause de non-concurrence pendant trois ans, a alimenté la polémique alors que le nouveau gouvernement veut limiter les rémunérations des patrons des entreprises publiques. L’Etat français, qui détient 15,9% du deuxième groupe aérien européen, a voté contre cette résolution, rejetée à 78,80% des suffrages. Cette prime s’ajoute à une indemnité de départ de 1,125 million d’euros. Un scandale évidemment car la gestion de Gourgeon a été lamentable au point de faire replonger Air France dans la tourmente financière. Redressée habilement par Spinetta, Air –France est menacé dans son existence même du fait du laxisme de Gourgeon. Il faut en effet souligner que l’Etat ne détient plus que 15.9% du capital d’Air France et que la tentation est grande de délocaliser la compagnie sous des cieux plus  fiscalement plus cléments (Air France a déjà essayé en délocalisant des pilotes en Irlande) ; En outre la compagnie n’est pas à labri d’une prise de contrôle surtout si les comptes continuent de se dégrader. Attribuer de telles primes de départ à un dirigeant qui a autant échoué témoigne de la solidarité corporatiste de la caste des dirigeants français ; Pour justifier cette prime, on indique que Gourgeon aurait été contacté par des compagnies étrangères ! Sans doute des compagnies suicidaires ; une tragi-comédie représentative de la manière dont certaines entreprises françaises sont gérées, représentative aussi de la morale de ces dirigeants.

 

Fuite des capitaux en Espagne et ailleurs

Fuite des capitaux en Espagne et ailleurs

 

Le sujet est tabou mais la crise de la dette fait fuir les capitaux en Grèce bien sûr mais aussi en Italie et en Espagne ; (voir article). Par exemple Les transferts d’argent à l’étranger des Espagnols ont atteint un niveau record, selon des chiffres publiés jeudi, sur fond de crise bancaire et de dégradation de la note de huit régions autonomes. La recapitalisation des banques et les besoins de liquidité des régions menacent de faire plonger les finances de l’Etat davantage dans le rouge, ce qui a poussé le coût de la dette souveraine espagnole au bord du seuil au-delà duquel le pays pourrait devoir demander un plan de sauvetage. La Commission européenne a volé au secours de Madrid mercredi, en proposant une aide directe du Fonds de soutien européen pour recapitaliser ses banques et en accordant au gouvernement davantage de temps pour réduire son déficit budgétaire. Cette initiative a permis d’enrayer l’accroissement de l’écart de rendement de l’obligation souveraine espagnole à dix ans par rapport à l’allemande, mais celui-ci demeure à un niveau record depuis l’adoption de l’euro. Le coût de financement que doit supporter l’Espagne a légèrement reculé jeudi, mais, à 6,6%, il reste proche du niveau de 7% qui avait contraint l’Irlande et le Portugal à se tourner vers une aide internationale. Le Fonds monétaire international (FMI) ne travaille pas à l’élaboration d’une assistance financière pour l’Espagne, a déclaré Christine Lagarde, directrice générale du FMI, démentant à son tour un article de presse en ce sens. Fragilisées depuis l’explosion de la bulle immobilière en 2008, les banques espagnoles n’inspirent plus confiance aux épargnants, qui ont transféré une somme nette de 66,2 milliards d’euros à l’étranger en mars, principalement sur des comptes sur livret dans les pays du nord de l’Europe, selon les chiffres de la Banque d’Espagne. Il s’agit d’un record depuis que cette statistique a été créée en 1990. Il y a un an, l’Espagne avait bénéficié de rentrées nettes de 5,4 milliards d’euros.

 

La sécurité routière, une « priorité » pour Hollande mais des objectifs encore vasouillards

La sécurité routière, une « priorité » pour Hollande mais des objectifs encore vasouillards

Le président François Hollande annonce dans une lettre à une association que la sécurité routière, dont le nouveau responsable politique a été nommé mercredi, sera une « priorité » de son mandat durant lequel l’accent sera mis sur l’alcool au volant, la prévention et la formation.   Jusque-là directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, haut fonctionnaire proche de Nicolas Sarkozy, est le nouveau délégué interministériel à la Sécurité routière.  Avant même son entrée en fonction lundi, sa probable feuille de route est décrite dans une lettre envoyée à la Ligue contre la violence routière (LCVR) par François Hollande le 25 avril, avant son élection.  M. Hollande sera « intransigeant avec le respect des règles », notamment sur l’alcool, « principale cause d’accidents ». Il juge la présence obligatoire d’éthylotests dans les voitures « pas toujours adaptée », car « la très grande majorité des accidents est le fait de conducteurs qui savent être au-dessus de la limite légale ».  Concernant les véhicules, il faudra « engager des négociations avec les constructeurs » sur leur équipement: « limiteurs de vitesse, détecteurs de fatigue, répondeurs-enregistreurs spécifiques pour le téléphone en voiture ».  Il ne prévoit donc pas d’interdire le portable au volant.  De manière générale, il estime que la sécurité routière doit comprendre, outre la répression, « deux autres volets » : « la prévention » et « l’éducation routière », « grands oubliés » de l’ère Sarkozy. De plus, le permis est « trop cher » et il faut changer son apprentissage fondé « sur le bachotage ».  Par exemple, « certaines collectivités (…) ou associations ont mis en place des échanges de services et de prestations en contrepartie de la prise en charge partielle ou totale du permis ». Il propose également que « les volontaires en service civique bénéficient d’une aide de l’Etat pour financer leur permis ».  Il souhaite aussi une formation routière « tout au long de la scolarité », surtout « pour les 15-25 ans », pour qui les accidents de la route restent la première cause de mortalité. Bref on sent que la philosophie en la matière est très vasouillarde ; ce n’est pas nouveau car le tabou automobile empêche de traiter la question de manière approfondie.

CGT- Succession Thibault: un enjeu pour le de la modernisation des rapports sociaux

CGT- Succession Thibault: un enjeu pour le de la modernisation des rapports sociaux

 

La crise à la CGT pour la succession de Thibault constitue un enjeu central pour la modernisation des rapports sociaux en France. Le Comité confédéral national de la CGT (CCN, « parlement ») a en effet rejeté la candidature de Mme Prigent par 304 mandats (255 pour, 73 abstentions), selon l’édition en ligne de Libération. Ces chiffres ont été confirmés de source interne. Réunie mercredi soir, la Commission exécutive avait proposé la candidature de Mme Prigent pour succéder à M. Thibault l’an prochain. L’insistance du numéro un pour qu’une femme prenne les rênes de la centrale – ce qui serait une première – s’est heurtée aux partisans d’Eric Aubin, chargé du dossier de la retraite et patron de la Fédération de la construction. La Commission exécutive avait rejeté une première fois, vendredi dernier, la candidature de Mme Prigent, membre du bureau confédéral, qui avait été proposée par Bernard Thibault (par 21 voix, contre 20 et 5 abstentions), désavouant ainsi le secrétaire général. Ce vote avait envenimé la crise. Mercredi à la suite d’une première journée de débat à huis clos au CCN, la direction avait décidé de convoquer une nouvelle fois la Commission exécutive tard dans la soirée pour tenter de débloquer la crise de succession. A cette réunion, M. Thibault avait mis tout son poids dans la balance pour faire adouber Nadine Prigent. Finalement à l’issue de longs débats, un vote positif avait été émis en faveur de l’ex-infirmière de 54 ans. Mais pour le choix du secrétaire général de la confédération qui sera proposé au congrès, c’est le CCN qui a le dernier mot. Quelque 130 personnes – les premiers dirigeants des Fédérations (une trentaine) et des Unions départementales (une centaine) – ont le droit de vote et leurs mandats sont fonction de l’importance de leurs fédérations ou unions. Pour schématiser il sait de choisir entre une fonctionnaire et un représentant du privé. Choisir une fonctionnaire c’est prendre le risque de ratatiner l’action de la CGT sur la défense des mieux protégés alors que c’est le privé qui sera le plus exposé dans la période ( chômage, retraites etc.). Choisir un représentant du privé c’est l’opportunité de prendre une part active dans la modernisation du dialogue sociale à partir des réalités économiques. Dune certaine manière c’est aussi l’avenir de la CGT qui est posé ; la CGT comme tous les autres syndicats subit une très forte érosion de ses effectifs ; sur la tendance les syndicats pourraient ne devenir que des micros associations de fonctionnaires et se faire éjecter du débat social au profit en particulier d’organisations locales.

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