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Immobilier : les ventes chutent mais les prix résistent ! Tu rigoles

  • Immobilier : les ventes chutent mais les prix résistent ! Tu rigoles

Les notaires d’Ile-de-France, comme les agents immobiliers ne manquent pas d’air. Ils font vraiment tout pour faire croire que les prix se maintiennent (sur lesquels ils sont rémunérés). Certes les notaires notent un net ralentissement de l’activité du secteur immobilier. Le nombre de transactions a baissé de 20 % sur un an mais les prix, eux, se maintiennent ! Bref, c’est une nouvelle économie de marché qu’entrevoient les notaires, pas d’acheteurs, des vendeurs mais des prix qui ne bougent pas.  Meilleursagents.com annonçait il y a quelques jours un marché proche du blocage à Paris comme en banlieue, avec une baisse des transactions et des prix toujours tendus. Les statistiques publiées ce mercredi par les notaires de Paris-Ile-de-France vont dans le même sens. Du mois de février au mois d’avril 2012, 26.400 logements anciens ont été vendus en Ile-de-France, soit 20 % de moins qu’un an plus tôt à la même période (33.100 ventes), et près de 30 % de moins que pendant les années fastes de 1999 à 2007. Et c’est dans la capitale que l’écart s’est le plus creusé, avec un effondrement de 25 % sur un an et de 42 % par rapport à 1999-2007. Selon les notaires, les avant-contrats signés au mois de mai confirment la poursuite de cette tendance. Pas de quoi faire chuter les prix pour autant. Après le léger reflux de la fin d’année 2011, les notaires constatent une petite hausse au mois d’avril 2012 à Paris et une stagnation dans le reste de la région (+0,5 % en grande et petite couronne). En moyenne, le mètre carré atteint désormais 5.500 euros sur l’ensemble de l’Ile-de-France. À Paris, les 8.260 euros observés au mois de mars ont largement été dépassés en avril: le prix moyen a atteint 8.380 euros par mètre carré. Leur niveau de novembre 2011. D’après les dernières projections, Paris passerait la barre des 8.400 euros à la fin du mois d’août.  «Cette situation conjointe de baisse des volumes et de hausse des prix est paradoxale, mais ce n’est pas la première fois», analyse Frédéric Labour, notaire à Corbeil-Essonnes (91). Il explique que, traditionnellement, Paris résiste, notamment car les Parisiens ont une capacité d’endurance face à l’augmentation des prix plus importante que la majorité des Français. Mais que le rythme de hausse se poursuive malgré la baisse des ventes est «une aberration», poursuit-il. «Je ne vois qu’une seule explication à cette faiblesse des transactions: si les biens ne se vendent plus c’est tout simplement parce qu’il n’y en a plus à vendre. Les propriétaires attendent. C’est un problème de perte de confiance dans la conjoncture actuelle», explique-t-il. Frédéric Labour note également l’absence d’acheteurs, aussi attentistes. «Les vendeurs n’ont pas forcément d’effort à faire sur les prix pour le moment car la demande est aussi en baisse. La situation va forcément se dénouer, les pertes de confiance ne durent pas», ajoute-t-il. Les candidats à l’acquisition peuvent néanmoins en profiter pour tenter des négociations, notamment sur les biens en vente depuis longtemps. Quant à espérer un effondrement des prix, c’est, selon lui, peine perdue. «Il n’y a pas de bulle à Paris car les achats ne sont pas spéculatifs. Les Parisiens achètent pour se loger. S’il y avait une bulle, elle aurait éclaté en 2008, lorsque les transactions ont chuté de 45 %. Or nous n’avons constaté que des baisses de prix de l’ordre de 6 à 7 % six mois plus tard.»

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