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Mini-sommet à Rome pour un mini accord

Mini-sommet à Rome pour un mini accord

Mario Monti reçoit cet après-midi la chancelière allemande, Angela Merkel, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et le président de la République française, François Hollande. Cette fois, l’Italie  veut lancer des passerelles entre Paris et Berlin. Le président du Conseil italien a pour lui une forte légitimité européenne et une solide crédibilité économique, acquise grâce aux réformes imprimées à son économie ces six derniers mois.  La chancelière allemande va se retrouver, une fois de plus, isolée face au tir de barrage des pays du sud de l’Europe, accrochés depuis l’élection de François Hollande à l’espoir d’une autre stratégie pour l’Europe. Le plus urgent pour ces derniers est de calmer les marchés et de faire refluer les taux d’intérêt appliqués aux titres de dettes souveraines, en particulier italienne et espagnole. Après avoir réclamé en vain l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE) - elle n’achète plus de dette souveraine -, les trois dirigeants demandent désormais que les fonds de secours européens (FESF ou MES)  jouent ce rôle. Concrètement, Rome propose que ces fonds puissent acheter sur le marché secondaire des obligations émanant de tous les pays de la zone euro, comme l’a fait cet hiver la BCE. Dans l’esprit de Mario Monti, ce serait une solution pour remplacer les euro-obligations destinées à mutualiser les dettes de la zone euro et dont Berlin fait toujours un casus belli.  Variante de ce scénario : donner aux fonds de solidarité la possibilité de prêter directement aux banques en mal de liquidité ou encore donner à ces fonds une licence bancaire leur permettant de puiser dans les liquidités à taux favorables de la BCE. Autant de mécanismes de solidarité qu’Angela Merkel refuse en bloc. La même ligne de clivage est valable sur l’union bancaire. Si les pays « du Sud » souhaitent une supervision « fédérale » des banques européennes, cette dernière doit s’accompagner à leurs yeux d’un fonds de résolution des crises bancaires et d’un fonds de garantie des dépôts bancaires communs aux pays de la zone euro. Pour l’instant, de ce triptyque, l’Allemagne retient surtout le premier élément. Finalement on va se mettre d’accord sur le minimum, un peu d’intervention sur les marchés des obligations, soutien aux banques espagnoles,  une promesse pour la croissance mais rien de significatif et plus tard encore des évolutions structurelles (euro-obligations ; rôle BCE, intégration européenne etc.) ; bref une réunion pour essayer de rassurer les marchés pas pour tenter de régler la crise financière et économique.

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