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Hollande et Merkel condamnés à faire semblant de s’entendre

Hollande et Merkel condamnés à faire semblant de s’entendre

 

Pressée de toutes parts, l’Europe doit nécessairement ne pas rater complètement le sommet européen sinon la spéculation va s’accentuer ; du coup en létat des divergences franco-allemandes, on va faire semblant de s’entendre entre Hollande et Merkel ; Bref, quelques mesurettes, des promesses pour l’avenir (euro-obligations dans quelques années, intégration européenne etc.).Et surtout donner le sentiment que le dialogue continue ; reste à savoir si les marchés vont se satisfaire de perspectives trop lointaines. Pas sûr car il y a le feu sur la croissance et sur les taux. L’urgence des réponses à apporter à la crise de l’euro contraint le couple franco-allemand à abréger la phase d’observation par laquelle il passe traditionnellement après chaque changement de président à Paris ou de chancelier à Berlin. Les difficultés de l’Espagne et l’accouchement douloureux d’un gouvernement en Grèce montrent que la crise de la dette est loin d’être soldée et impose de nouveaux gestes à l’adresse de marchés financiers à l’affût du moindre signe de faiblesse. Les partenaires non européens de la zone euro, Etats-Unis et Chine en tête, ont de nouveau pressé l’Europe, lors du sommet de Los Cabos, au Mexique, d’agir énergiquement. « La première urgence est de réussir le sommet européen des 28 et 29 juin », souligne un proche de François Hollande. A chaque alternance, Paris et Berlin sont tentés de se tourner vers d’autres partenaires pour sortir du tête-à-tête franco-allemand. Mais les deux principales économies de l’Union européenne reviennent très vite à un schéma plus classique. En 2007, Nicolas Sarkozy, alors tout juste élu à la présidence française, avait regardé un temps vers le Royaume-Uni. En 2012, Angela Merkel a paru chercher un contrepoids à son successeur socialiste, François Hollande, auprès du président du Conseil italien Mario Monti. A la déception de la chancelière, le successeur de Silvio Berlusconi s’est en fin de compte rallié à des positions proches de celles de François Hollande sur la nécessité de lier maîtrise budgétaire et relance de la croissance économique. Le nouveau président français est aussi paru en quête de partenaires hors du couple franco-allemand, en particulier en Europe du Sud. « Mais c’est aussi une façon d’entrer dans la négociation avec l’Allemagne », estime Claire Demesmay, de l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP) de Berlin.Chercher à isoler Angela Merkel serait contre-productif, soulignent aujourd’hui à l’unisson l’Elysée et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, germanophone et très impliqué dans la recherche d’un modus operandi avec Berlin. Comme Nicolas Sarkozy en 2007, François Hollande s’est efforcé, dès l’entame de son quinquennat, d’imprimer sa marque sur le débat européen en plaidant pour un rééquilibrage entre discipline budgétaire et relance de l’économie de la zone euro. Il s’agit cependant plus de compléter le « pacte budgétaire » conclu début 2012 que de le renégocier comme le promettait le nouveau chef de l’Etat pendant la campagne présidentielle, ce qui avait alimenté les préventions initiales d’Angela Merkel. Des préventions également nourries par les premières mesures du nouveau gouvernement français, dont le retour partiel à la retraite à 60 ans et l’annonce d’un coup de pouce au smic.

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