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La France moins attractive pour l’étranger, en cause : le coût du travail, la recherche, la formation des diplômés et l’absence de coopération grands groupes-PME

La France moins attractive pour l’étranger, en cause : le coût du travail, la recherche, la formation des diplômés et l’absence de coopération grands groupes-PME

 

la France a certes attiré 540 projets étrangers représentant 13.000 emplois l’an dernier contre 562 projets et 14.922 emplois en 2010. Mais elle a perdu pour la première fois depuis 2002 la deuxième place européenne au profit de l’Allemagne.  La patrie de la chancelière Angela Merkel a réussi à séduire 597 projets créant 17.276 emplois. «L’Allemagne a gagné la bataille des réformes de compétitivité. Elle est portée à l’export par ses PME et ses entreprises familiales. Elle bénéficie d’une cohorte de sous-traitants qui rendent son territoire attractif. Ces atouts convainquent les investisseurs internationaux», explique Marc Lhermitte, associé Ernst & Young Advisory. Malgré un léger recul, le Royaume-Uni demeure le pays européen qui continue d’attirer le plus d’implantations internationales avec 679 projets et 29.888 emplois. Soit presque autant d’emplois que la France et l’Allemagne réunies. Le recul de la France est d’autant plus inquiétant que l’Europe conserve la confiance des investisseurs étrangers. Malgré la crise, celle-ci a attiré 4% de projets en plus l’an dernier par rapport à 2010. Soit un total de 3906 projets représentant 157.824 emplois. Les États-Unis demeurent le premier investisseur sur le Vieux Continent. Mais être une terre d’accueil pour les Américains ne suffit plus. La France recule car elle perd de son crédit auprès des investisseurs des pays à forte croissance comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Elle n’a attiré que 23 implantations en provenance de ces pays alors que l’Allemagne a convaincu 69 investisseurs de ces pays. Même le crédit impôt recherche ne suffit plus pour attirer les investissements en recherche. Les groupes étrangers sont également de plus en plus indécis sur la volonté de maintenir ou de renforcer leurs activités dans l’Hexagone. Plus d’un investisseur sur deux (56%) fait de l’Allemagne le champion de l’attractivité en Europe. Ils ne sont qu’un sur quatre (25%) à croire en la France. 43% des investisseurs jugent que la France est moins adaptée aux exigences de la mondialisation que ses concurrents. Ils lui reprochent le coût du travail, un droit du travail contraignant, une recherche et une innovation insuffisantes, l’absence de coopération entre les grands groupes et les PME. Ils portent un jugement sévère sur la formation des diplômés de l’enseignement supérieur. «Les Chinois estiment que les Français ont trop souvent une vision du monde obsolète», résume François Quentin, président de Huawei France. Mais la France peut regagner les parts de marché perdu. Malgré ses handicaps, elle est le premier pays européen pour les implantations industrielles avec 170 projets créateurs de 7800 emplois en 2011 contre 121 en Allemagne et 92 au Royaume-Uni. Elle dispose de réels atouts dans des secteurs industriels comme l’aéronautique, le luxe et les biotechnologies. «La France doit jouer la carte de l’ouverture et de la flexibilité. Elle ne doit pas se laisser aller aux tentations du repli. Elle doit accueillir les talents, promouvoir la culture de l’innovation et de l’entrepreneuriat dès le secondaire. Elle doit aussi se lancer à la conquête de nouveaux marchés émergents en appuyant les entreprises à l’export», analyse Marc Lhermitte.

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