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Encore un G vain pour la régulation financière

Encore un G vain  pour la  régulation financière

Au plus fort de la crise de 2007, fortes et nombreuses étaient les intentions de réguler le système financier ; depuis peu de chose dans les faits. JPMorgan est une parfaite illustration de la marge de progression de la régulation internationale de la finance: une banque américaine qui a pris des positions démesurées sur des marchés de dérivés opaques dans des opérations menées depuis Londres. Ces positions, les régulateurs américains en ont pris connaissance en lisant le Wall Street Journal.  Toutefois, la transparence dans les dérivés n’est pas pour tout de suite.  L’Union européenne, qui se veut en pointe sur la question, a indiqué fin mai qu’elle ne tiendrait pas son engagement de rendre obligatoire au 1er janvier le passage des transactions sur les dérivés par une chambre de compensation. Et les Etats-Unis progressent lentement sur le sujet.  Le Conseil de stabilité financière, un forum de régulateurs financiers, propose au G20 de donner un identifiant standardisé à ces produits dérivés. Il reconnaît aussi combien il va être difficile de faire adhérer le secteur privé à ce projet titanesque.  La présidence mexicaine du G20 n’a généralement pas fait de la régulation financière une de ses priorités.  D’autre part, après les déclarations des sommets, le suivi est plus problématique. Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire s’en est inquiété, dans un rapport publié à une semaine de Los Cabos.   »Il y a une possibilité que la mise en oeuvre nationale soit plus faible que les normes qui ont fait l’objet d’un accord mondial dans certains domaines-clés », a écrit ce comité de banques centrales.   »Le Comité de Bâle exhorte les dirigeants du G20 à appeler les différents pays à tenir leurs engagements pris [en novembre lors d'un sommet] à Cannes de mettre en oeuvre Bâle III en intégralité et de manière cohérente, ainsi que conformément au calendrier convenu », a-t-il ajouté.  D’autres nobreux sujets du ressort du G20 avancent lentement aussi.  L’idée de réguler les rémunérations semble passée de mode dans beaucoup de pays. Le G20 l’avait lui-même reconnu à Cannes, et il est peu probable qu’elle ait encore de l’écho à Los Cabos.

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