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Des affaires qui pourraient empêcher le retour de Sarkozy

Des affaires qui pourraient empêcher le retour de Sarkozy

 

 

 

Beaucoup compte à droite sur le retour de Sarkozy ; une droite qui n’a pas de leader naturel ; On compte pour cela sur la crisse qui ne manquera pas d’éclater en Europe et qui va affaiblir la gauche. Il est de plus en plus clair que Sarkozy n’a pas renoncé à a politique et qu’il compte bien profiter de cette crise inévitable- surtout si l’Europe continue d’être paralysée comme elle l’est- pour apparaître comme l’homme providentiel. Un seul obstacle à cette hypothèse : les affaires. Vendredi à minuit, Nicolas Sarkozy redeviendra un justiciable parmi les autres. Un mois après la passation de pouvoir avec François Hollande, l’ancien président de la République ne bénéficiera plus de l’immunité inhérente à la fonction. Il sera donc à la disposition de la justice, dans les affaires où son nom est évoqué. Jusqu’à maintenant, Jacques Chirac est le seul Président à avoir été condamné après ses fonctions (deux ans de prison avec sursis pour « détournement de fonds publics » et « abus de confiance » dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris). Panorama des potentielles sources d’ennuis judiciaires pour l’ex-chef de l’Etat. Au cœur de cet imbroglio judiciaire, la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, alors qu’il briguait l’Elysée. Le juge Jean-Michel Gentil, qui a en charge le dossier depuis Bordeaux, pourrait vouloir entendre l’ex-Président, soupçonné d’avoir fait financer une partie de la campagne par Liliane Bettencourt, l’héritière du groupe L’Oréal. Parmi les personnes d’ores et déjà mises en cause : Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt. Il est mis en examen pour « abus de faiblesse et abus de biens sociaux », et a été placé en détention provisoire. Eric Woerth, de son côté, est mis en examen depuis février 2012 pour trafic d’influence passif et recel de financement illicite de parti politique. Entre 2007 et 2009, quatre millions d’euros appartenant à Liliane Bettencourt ont transité de la Suisse vers la France. 800.000 € auraient pu servir à financer la campagne du candidat UMP. Les enquêteurs tentent de reconstituer le puzzle, en établissant une corrélation entre les consignes de retrait, les remises d’argent et les entrevues entre Patrice de Maistre et Eric Woerth. L’ancien président de la République pourrait notamment avoir à s’expliquer sur une visite supposée le 24 février 2007 chez les Bettencourt. Dans l’agenda de l’héritière de L’Oréal figure en effet cette mention : « A 12 heures pour Monsieur Nicolas S. Pour information». La justice s’intéresse de près à la collaboration entre l’Elysée et la société Publifact, un cabinet d’étude. En 2007, après la victoire de Nicolas Sarkozy, un marché est passé avec cet entreprise. La facture s’élève à 1,5 millions d’euros pour l’Elysée, plus 10.000 € d’indemnités mensuelles. A la tête de ce cabinet d’étude : Patrick Buisson, un des plus proches conseillers de Nicolas Sarkozy durant tout le quinquennat. Ce qui intrigue la justice, c’est qu’aucun appel d’offre n’avait été fait, ce qui est pourtant obligatoire. En 2010, l’association « Anticor » porte plainte pour « délit de favoritisme », et une procédure est donc ouverte. Ce délit est passible de deux ans de prison et 30.000 € d’amende. La cour d’appel de Paris avait cependant suspendu la procédure puisque l’immunité présidentielle bloquait toute convocation. Jusqu’à maintenant. L’ex-dictateur libyen a t-il aidé Nicolas Sarkozy à financer sa campagne en 2007 ? Un document révélé par Mediapart au mois d’avril visait à prouver que Mouammar Kadhafi avait versé 50 millions d’euros en 2006 au candidat de l’UMP. Mais l’authenticité de ce document pose problème, et n’a toujours pas été établie. Nicolas Sarkozy n’est pas nommément mis en cause dans cette affaire. Mais il a porté plainte contre le directeur de Mediapart, Edwy Plenel, pour « faux et usage de faux » et « publication de fausses nouvelles ».  C’est la campagne d’Edouard Balladur en 1995 qui est cette fois source de souci judiciaire potentiel. Nicolas Sarkozy est alors porte-parole du candidat, et ministre du Budget. La justice le suspecte d’avoir donné le feu vert afin que soit créée une structure off-shore au Luxembourg. Son rôle ? Acheminer des rétro-commissions jusqu’aux intermédiaires impliqués dans une vente d’arme au Pakistan et à l’Arabie Saoudite en 1994. C’est suite à un attentat perpétré contre des Français en mai 2002 que la justice se penche à nouveau sur l’affaire. Ce qui l’intrigue ? Un bordereau bancaire daté du 7 avril 1995, provenant d’une banque suisse. 10 millions de francs sont alors retirés. Ils réapparaissent quelques jours plus tard sur le compte de campagne d’Edouard Balladur, qui nie tout lien entre les deux mouvements bancaires. Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy est cerné par la mise en cause de ses proches. Thierry Gaubert, tout d’abord, qui était alors son directeur de cabinet au ministère du Budget. Il a été inculpé pour recel d’abus de biens sociaux, subordination de témoins et blanchiment aggravé. Nicolas Bazire, directeur de campagne de Balladur et témoin de mariage du couple Sarkozy-Bruni en 2008, est lui mis en examen pour complicité d’abus de biens sociaux.

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