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L’Espagne veut bien l’aide européenne mais sans nouvelle austérité

L’Espagne veut bien l’aide européenne mais sans nouvelle austérité

« Ils ne veulent pas. Ils sont trop orgueilleux », a affirmé à Reuters une source du G7 en marge de la réunion du groupe mardi, à propos d’un recours au fonds de secours européen par l’Espagne. En effet, le gouvernement de Mariano Rajoy refuse tout sauvetage de son économie par les fonds européens. Mais est-ce là seulement péché d’orgueil ? La situation est certes critique. Avec le sauvetage de Bankia, la quatrième banque d’Espagne, les besoins de recapitalisation des banques pourraient s’élever à plus de 60 milliards d’euros. Trois options principales s’offrent à l’Espagne pour y faire face : l’émission de dette, mais les taux de plus de 6 % rendent ces opérations très onéreuses. « En ce moment, comme Etat, nous avons un problème pour accéder aux marchés, pour refinancer notre dette », a ainsi concédé Cristobal Montoro, ministre du Budget. Par ailleurs, l’Espagne milite pour que le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) puisse recapitaliser directement les banques sans passer par les Etats. Mais cette option n’est pas opérationnelle même si sa gestation s’accélère. Enfin, se pose la question du recours au fonds de secours dans ses conditions actuelles, mais celui-ci s’adresse seulement aux Etats et l’aide apportée est « subordonnée à une stricte conditionnalité », de nouvelles mesures d’austérité. C’est cette option que rejette l’exécutif espagnol. « L’UE pourrait imposer la hausse de la TVA, la baisse des retraites et des salaires des fonctionnaires… ce qui n’a pas d’utilité pour résoudre le problème du secteur financier », rappelle Daniel Pingarrón, chez IG Markets. « Ces solutions équivaudraient à celles de Rajoy, mais en plus strict, avec les risques d’explosion sociale qui s’ensuivent », ajoute José Ramón Pin, économiste à l’IESE. Les analystes s’inquiètent en outre de la hausse de coût de financement associée à tout sauvetage. « La perte de confiance en la dette publique s’accompagnera d’une fuite des capitaux et de la fermeture des marchés au secteur privé », explique José Carlos Díez, économiste en chef chez Intermoney. En mars, 66 milliards d’euros ont déjà été sortis des banques espagnoles. Enfin, le coût politique d’un tel sauvetage constitue en soi un puissant argument contre son recours: « Il serait compris comme un échec absolu du gouvernement de Rajoy et pourrait provoquer des élections anticipées », affirme Daniel Pingarrón. D’aucuns estiment toutefois qu’avec une majorité absolue du parti de Mariano Rajoy (PP) au Parlement, cette possibilité est écartée. Finalement, il semblerait que l’Allemagne accepte de verser une aide européenne à un fonds intermédiaire espagnol pour recapitaliser les banques ; les apparences seraient sauvées mais pas la confiance.

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