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Merkel : la priorité n’est pas la croissance mais l’austérité

Merkel : la priorité n’est pas la croissance mais l’austérité

 

L’urgence pour le gouvernement allemand n’est pas la croissance. La chancelière Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble sont surtout préoccupés par le retard pris par le processus de ratification du pacte budgétaire par les pays européens. Le retour à l’équilibre budgétaire et le redressement de la compétitivité sont pour eux deux les priorités absolues qui ramèneront la confiance et peu à peu la croissance en Europe. Mais, sous la pression de François Hollande qui a mis la croissance au fronton de sa stratégie européenne et aussi de son opposition sociale-démocrate qui menace de ne pas ratifier le pacte budgétaire, Berlin s’est fendu d’une contribution au retour de la croissance. Un document élaboré par le ministère de l’Economie dirigé par le libéral Philipp Rösler et intitulé «  Plus de croissance pour l’Europe : emploi, investissements innovations », dont les premières esquisses circulent déjà, fait la part belle aux mesures structurelles et tournent le dos à des programmes dispendieux de relance de la conjoncture. «  L’expérience le montre toujours : la croissance durable ne peut être obtenue ni par des programmes de dépenses publiques ni par des interventions de l’Etat déloyales vis-à-vis de la concurrence ou encore par une politique monétariste expansive », souligne le document «. Les pays européens sont invités à mettre en place des conditions favorables à l’activité entrepreneuriale », à accélérer les privatisations, à réformer leur marché du travail. Pour l’Allemagne, «  il faut continuer à exploiter le potentiel du marché commun », par exemple avec une meilleure connexion des marchés de l’énergie, la stimulation du commerce en ligne ou encore la construction de réseaux de télécommunications à haut débit. Il faut aussi faire «  une meilleure utilisation des fonds européens ». «  Les projets d’infrastructure doivent être guidés par un besoin effectif », indique encore le texte.  Le document appelle aussi à la mise en oeuvre «  rapide » du projet-pilote d’obligations européennes dédiées aux grands projets (« project bonds ») et prône une augmentation de capital de 10 milliards d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI) rejoignant ainsi le souhait de la France et de la Commission européenne. Mais il ne mentionne nulle part, dans son état actuel, l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, alors que l’opposition sociale-démocrate et verte en fait une des conditions de son soutien au pacte fiscal. La CDU d’Angela Merkel souhaite sur ce plan une taxe aux contours assez larges et susceptibles d’être adoptée par une large fraction de pays européens. Le SPD exige aussi des mesures concrètes, promptes à soutenir la croissance économique. Le gouvernement Merkel serait prêt à faire des concessions à son adversaire politique en proposant des mesures de lutte contre le chômage des jeunes. Le gouvernement soutient ici la Commission européenne qui compte dépenser 7,3 milliards d’euros sur le budget de l’Union européenne pour la formation et la création d’emplois pour les jeunes.

 

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