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Retraites : la France dit non à Bruxelles

Retraites : la France dit non à Bruxelles

 

 La Commission européenne a critiqué en particulier la retaite à 60 ans  qu’elle voit comme préjudiciable pour le retour à l’équilibre des finances publiques et la stabilisation de la zone euro.  « Ce sera fait et ce sera fait dans les prochaines semaines. La retraite à 60 ans, à taux plein pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui ont travaillé longtemps, oui, ce sera fait dans les prochaines semaines », a insisté Pierre Moscovici sur France Inter.  « Bien que l’objectif de 4,4% du PIB de cette année paraisse atteignable, l’écart avec le seuil de 3% du PIB reste considérable », mettait en garde la Commission européenne mercredi, estimant que des « efforts supplémentaires pourraient être nécessaires ». Bruxelles demande à Paris de « préciser les mesures nécessaires pour s’assurer que le déficit excessif soit résorbé d’ici à 2013″. La France doit « réagir rapidement » si elle veut atteindre ses objectifs budgétaires en 2013, mais c’est « tout à fait faisable », a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn. Elle s’inquiètait de la « viabilité à long terme du système des retraites » et estimait que son retour à l’équilibre envisagé par les autorités françaises d’ici à 2018 « ne peut être assuré ». Ce à quoi le ministre avait répondu dès mercredi soir : « nous tiendrons les objectifs pour 2013, 3% ».  La gauche présente cette mesure comme une correction de la réforme de Nicolas Sarkozy ayant porté l’âge minimal de départ à la retraite à 62 ans, puisque dans le cas où on a commencé à travailler à 18 ou 19 ans, cette règle oblige ces salariés à cotiser plus longtemps que les autres pour partir. Prié de dire si le rétablissement du départ à 60 ans pourrait s’étendre aux personnes ayant commencé à travailler à 20 ans, Pierre Moscovici ne s’est pas prononcé. « J’ai vu qu’il y avait des collègues qui l’avait évoqué, on parlera et il faudra chiffrer tout ça », a-t-il dit. Une discussion est prévue durant l’été avec les syndicats de salariés et le patronat. La discussion devra aussi dire si les périodes de chômage et de congé maternité seront ou non prises en compte dans le calcul des trimestres comptant pour la pension.  La mesure, promesse de campagne de François Hollande, était censée au départ coûter cinq milliards d’euros par an en fin de quinquennat, mais on ignore l’évolution de ce chiffre si la réforme est élargie. Le gouvernement prévoit de la financer par une hausse de cotisations.

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