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Parisot-Medef : le gouvernement respecte la concertation

Parisot-Medef : le gouvernement respecte la concertation

 

La patronne du Medef n’est pas d’accord avec beaucoup de réformes de Hollande mais reconnaît que le gouvernement agit jusqu’ici dans la concertation. Laurence Parisot, présidente du Medef, était l’invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro ce dimanche 27 mai 2012. Elle répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie (RTL), Yves Thréard (Le Figaro)et Eric Revel(LCI. La patronne du Medef a espéré que le nouvel exécutif, qui se dit « ouvert à une méthode très collaborative », se laissera convaincre « d’amender » des projets qui menaceraient la compétitivité et la survie des entreprises. Laurence Parisot doit en effet être reçue mardi par le Premier ministre, qui a convié successivement l’ensemble des leaders des syndicats et du patronat pour fixer avec eux sa méthode de « démocratie sociale » et l’agenda des réformes sociales. « François Hollande et son Premier ministre disent être ouverts à une méthode de travail très collaborative et, vraiment, ils inscrivent leur première démarche dans la concertation », a constaté la représentante du patronat. L’objectif de Laurence Parisot sera donc « de leur montrer » que l’augmentation des prélèvements obligatoires sur les entreprises, qu’elle chiffre à « 22 milliards d’euros », serait « insupportable », notamment pour les petites entreprises. « Je ne pense pas qu’ils souhaitent la mort de ces TPE et PME, nous allons leur expliquer et leur démontrer », « nous pensons que nous pouvons les convaincre d’amender un certain nombre de choses », a-t-elle déclaré. En dépit des critiques qu’elle avait faites à l’égard du programme de M. Hollande lors de la campagne et les points de mésentente sur la plupart des chantiers annoncés (fiscalité, retraite, Smic), Mme Parisot a estimé qu’ »il n’y a pas de raisons de partir en guerre » avec le gouvernement. « C’est un gouvernement qui n’a pas envie de voir le chômage augmenter (…) on a besoin d’échanger » et « on peut imaginer que le gouvernement (…) cherche à trouver le meilleur consensus entre la position de certaines organisations syndicales, la nôtre et sa position de départ ». Interrogée sur le contexte social, la présidente du Medef a expliqué qu’il n’y avait pas « plus de plans sociaux » que l’an dernier, de plans sociaux retenus ou de « choses cachées ». Elle en a profité pour adresser une pique à la CGT, en l’accusant de « peut-être » de faire un « habillage politique » de la situation. Le syndicat a recensé près de 45.000 emplois menacés. « Je ne crois pas qu’il y ait eu des choses cachées, et d’ailleurs, honnêtement, ce n’est pas possible de cacher, dans la vie d’une entreprise, quand les choses vont mal, tout le monde le sait », a-t-elle déclaré. Pour la patronne du Medef, « le sujet n’est pas de savoir si le chiffrage de l’un est meilleur que le chiffrage de l’autre (…) En réalité, il y a longtemps que nous-même, entrepreneurs, Medef, alertons sur les pertes de compétitivité de notre économie ». Une augmentation des charges sur les salaires pour financer le projet du gouvernement de permettre aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir à la retraite à 60 ans serait à ce titre « totalement déraisonnable », a-t-elle répété. Ce projet « n’est pas raisonnable sur le plan budgétaire dans l’obligation que nous avons d’assainir nos finances publiques » et « du point de vue de l’équité intergénérationnelle » car les retraites des plus jeunes seront « presque improbables ». Elle a réclamé que la réforme du régime général « ne s’applique pas mécaniquement » aux retraites complémentaires mais donne lieu à une « négociation ».

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